Ainsi, il y
aurait des présidents d’associations « au-delà du chiant ». C’est François Camé, d’Etick-Presse, qui le dit. Certes, on peut concevoir qu’il existe des présidents
associatifs de cet acabit, tout comme il est arrivé à chacun d’en rencontrer dans d’autres univers : les élus, l’entreprise… Mais est-ce une raison pour jeter ainsi l’opprobre sur ces militants
associatifs ? Qui plus est dans une réunion pompeusement baptisée « forum citoyen ».
Il s’agissait, explique Anne-Marie Coursimault dans La République du Centre du 1er juillet, pour le municipal M. Loyal de l’agenda 21 de la Ville d’Orléans « d’expliquer que les
associations n’ont pas réponse à tout » (sic). Au nom de quoi elles ont été sciemment exclues de toute la procédure de constitution des comités de mobilisation et d’animation des
conseils de quartier (CMA). Serge Grouard, a une explication toute simple : le forum citoyen misait sur « une démocratie participative » et non « représentative ».
Cette conception prétendument intégrale de la démocratie a un avantage pour la droite orléanaise : elle dilue le pouvoir des citoyens qui, considérés individuellement, sont moins forts que
rassemblés et organisés. Diviser pour régner. En outre, elle peut rapidement tourner à la démagogie, voire au poujadisme : « Je vous ai écoutés puisque tout le monde a eu la parole
».
Crainte culturelle. En matière d’indifférence, voire de négation, à
l’égard des corps intermédiaires, le député-maire d’Orléans est un récidiviste. Il a déjà fait le coup, notamment, avec les associations de parents d’élèves. Pour Serge Grouard, qui manifeste une
crainte culturelle à l’égard du milieu associatif, une bonne association et une association qui ne conteste pas.
Au-delà de ce déni de démocratie, cette manière d’agir nie totalement l’expertise associative (comme on a pu le voir avec le Collectif pour la seconde ligne de tram) : des citoyens qui s’organisent et
réfléchissent ensemble – plutôt que de ne parler qu’en leur nom propre – sont plus pertinents et plus intelligents. C’est cela qui doit faire peur à Serge Grouard.
>> Lire aussi sur ce blog : Orléans, la démocratie en creux
Par Pascal Martineau
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Quel embarras, cette affaire de burka. Il n’y a pas de bonne solution. Soit on
l’interdit au risque d’enfermer purement et simplement chez elles ces femmes que leurs maris ne laisseront alors plus sortir, soit on laisse faire et on admet que des femmes soient ainsi, par cet
indigne accoutrement, réduites à des sous-êtres. Car, en ce qui me concerne, j’enrage lorsque je croise dans la rue, dans le bus, le tram ou le train une de ces femmes enfermées derrière une
burka ou un niqab – version moyen-orientale qui ne laisse voir que les yeux.
Mais c’est bien le but des intégristes de tout poil : obliger nos sociétés démocratiques à stigmatiser, à réduire nos libertés individuelles, à exclure encore plus ceux qui le sont déjà, afin de
créer une société encore plus compartimentée et inégalitaire, terreau de tous les intégrismes. Véritables prisons ambulantes pour les femmes contraintes à nier leur corps et leur féminité sous
cette cage de tissus, la burka ou le niqab sont aussi des pièges pour nos sociétés démocratiques.
Par Pascal Martineau
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Ambiance surchauffée ce vendredi soir au Zenith d’Orléans plein a craquer pour le concert de
Tryo. Dans la "fosse", la moyenne d'âge ne dépasse pas 20 ans. Une jeunesse qui semble vibrer aux discours militants du groupe des années 90 qui offre à Greenpeace une
formidable tribune, par la présence d’un stand de l'ONG dans le hall d'entrée, par un film de promotion diffusé avant que les artistes n'entrent en scène, par les mots des chanteurs eux-mêmes
durant le concert. On aimerait évidemment que les mains qui de lèvent le vendredi soir pour applaudir ces discours engageants prennent le dimanche un bulletin de vote pour le dépose dans l'urne
du scrutin européen. Joindre le geste aux paroles.
Dans la salle, les cigarettes aux odeurs illicites s'allument aussi vite que les portables. « Je veux fumer de l'herbe de qualité/Boucher le trou de la sécu en fumant mon tarpé » chante
le groupe dans La main verte.
Sur scène, les trois chanteurs, visiblement étonnés par l'enthousiasme des spectateurs, font vibrer leur voix et les nombreuses percussions qui rythment leur prestation endiablée. Il y a du
Higelin dans leurs chansons parfois. On aime. Hommage réussi à Gainsbourg le grand. On aime. La chanson engagée a encore de beaux jours devant elle
Juste « pour rire » et parce que je ne peux pas m’en
empêcher : ce soir là on a pris un tram surdimensionné* pour aller au Zénith surdimensionné* et plein à craquer. Au retour on a pris, à minuit, la dernière rame d’un tram surdimensionné et plein
à craquer. Est-ce à cause du « dénigrement » dont fait preuve Tryo à l’égard de Sarkozy que l’agglo n’a pas jugé utile d’ajouter au moins une rame supplémentaire vers 0h30. La décision, sans
doute, eût été surdimensionnée.
* c’est ce qu’avait dit une certaine droite orléanaise au moment où ces équipements ont été décidés.
Par Pascal Martineau
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