Où l’on découvre de manière très
concrète l’activité de nos députés. Alors que le seul parlementaire de gauche du Loiret, le socialiste Jean-Pierre Sueur, publie chaque année deux volumineux comptes-rendus
d’activité et chaque semaine un lettre électronique d’information, il est plus difficile de savoir comment les députés d’Orléans honorent leur mandat. Dans le numéro spécial de L'Express
consacré à Orléans, on peut lire que l’UMP Serge Grouard « passe indéniablement plus de temps à l’Assemblée Nationale ». Une affirmation qu’il est désormais possible de vérifier sur un
site très bien fait, www.nosdeputes.fr, qui présente de manière détaillée, l’activité de chacun de nos députés. On constate certes un certain regain
d’activité du maire d’Orléans au Palais Bourbon… après une quasi absence de décembre 2008 à avril 2009. Sans doute son obstination à vouloir faire adopter un amendement supprimant l’avis préalable des Architectes des bâtiments de France (ABF) n’y
est-elle pas pour rien. D’ailleurs l’item « ABF » apparaît dans lle champ lexical (« ABF armée bâtiments eau livre loi de programmation madame la présidente militaire programmation
programmation militaire taxe ») du député de la 2e circonscription du Loiret. Instructif.
Qui a dit que les policiers municipaux avaient tendance à jouer les cow-boys ? Nouvelle illustration
du zèle inébranlable de nos agents locaux de tranquillité publique que nous narre Anthony Gautier dans La République du Centre de ce 15 octobre. Version : j’y suis, j’y reste. En résumé
(lire le billet) : une voiture de la police municipale en faction rue de la République a refusé de se déplacer pour
laisser passer une ambulance. Le tout, juste en face de l’agence locale du quotidien régionale. C’est quand même pas de chance !
Wait ans see. On a vu, entendu aussi. Et on n’a pas attendu longtemps pour que la police municipale débarque. Vendredi 9 octobre, le Petit Bouchon avait programmé un concert d’un jeune groupe orléanais, les Wait ans See. Forcément,
deux guitares, une basse, une batterie et un chanteur, ça fait un peu de bruit. Même porte fermée. Il n’était même pas 21h30 quand, alertés par des voisins, les "cow-boys" (comme les appelle le
préfet) de Florent Montillot ont rappliqué pour remettre un peu d’ordre dans ce débordement acoustique. Pas question de continuer à faire du bruit. Faut la mettre en sourdine. Tenez, il n’y a qu’à
ne plus utiliser la batterie ! Se sentant sans doute menacés par à peine deux dizaines de clients dépités mais calmes, deux autres véhicules de la police municipale sont arrivés rue de la Lionne.
On ne sait jamais. Les quatre musiciens et leur chanteur, eux, ont plié bagage. Pas évident de jouer du rock en sourdine. Il n’était pas encore 22 heures et rue de la Lionne à Orléans, l’ordre
avait été rétabli.
Une fois de plus,
aux grands maux, les faux remèdes. La récidive d’un ancien détenu, surtout si elle est violente et sordide, suscite – outre la douleur justifiée des victimes – un
concert d’indignation des partisans d’une justice plus dire qu’elle ne l’est déjà. Mais en accusant les juges – laxistes, forcément laxistes -, d’être responsables de cette récidive, on se trompe
évidemment de coupable. Car la faute principale – et les accusateurs le savent très bien aussi qui jouent les vierges effarouchées – en revient bien entendu à notre système carcéral. Tous les
rapports internationaux, toutes les statistiques, toutes les enquêtes, tous les témoignages, le prouvent : la prison est criminogène. Et le peines alternatives, elles, ont le sait
encore bien plus efficaces quand les peines-plancher de Perben-Sarkozy remmplissent nos prisons de quasi primo délinquants qui découvrent là l'école du crime.
La réponse ne s’est pas faite attendre. Elle est cinglante. Dans La République du Centre du 30 septembre,
Florent Montillot se plaignait de « l’application de [ses] instructions » par la direction publique de la sécurité publique concernant l’expulsion des gens du voyage
installés sur la stade de l’lle-Arrault. Serge Grouard, pour faire bonne figure, a bien essayé de rattraper la bourde. Mais, piqué au vif et solidaire de la Police nationale mise en cause, le
préfet du Loiret, Bernard Fragneau a répliqué vertement dès le lendemain en rappelant que « la police nationale est placée sous l’autorité du préfet et non de l’adjoint au maire, ce qui me
rassure ». Avant de déplorer le manque de compétence du nouveau président du Nouveau Centre et de l’inviter « à faire preuve de responsabilité ». A vouloir trop jouer au shérif,
Florent Montillot finit par se faire taper sur les doigts. « Nous ne sommes pas au pays des cow-boys a d’ailleurs ajouté, lucide, le préfet. Il n’y a pas d’un côté le shérif et
des cow-boys de l’autre ».
Décidément, après la station d’épuration et le grand équipement sportif, cette île Arrault n’est qu’une source d’ennuis pour Serge Grouard.
A tous les coups on y a droit. Parlez de « mandat unique
» et vous n’y coupez pas, on trouve toujours « quelques » cumulards pour brandir l’argument choc de « l’ancrage local », du
« terrain », mot très en vogue dans le rayon « tarte à la crème ». Si l’on écoute bien ces tenants d’un cumul établi, on ne pourrait être un bon parlementaire sans être maire,
adjoint au maire, président ou vice-président d’un Conseil régional ou général ? Autrement dit, les députés ou sénateurs qui aujourd’hui n’auraient pas cette double étiquette ne pourraient pas
faire leur travail correctement ? Autrement dit, être conseiller municipal ne suffirait pas à un parlementaire pour avoir un ancrage local ? Quel mépris pour les uns et les autres.
humaines les plus difficiles. Parlementaire est,
j’en suis persuadé, un « emploi » à temps plein. Y ajouter la lourde charge d’une grande ville (et souvent, en même temps, d’une agglomération), d’un département ou d’une région, revient soit à
déléguer beaucoup, soit à ne pas être assez disponible pour l’un des deux mandats, voire aux deux.Je ne résiste pas au plaisir de reproduire intégralement le « Mot de l’agglo » intitulé « Florent Montillot n'aime pas être "catalogué" », publié dans La République du Centre du 26 septembre. D’ici à ce que l’adjoint sécuritaire intente un procés en diffamation ! Il y a des jours comme ça où l'on a plaisir à lire son quotidien local.
Le nouveau président départemental du Nouveau Centre, élu jeudi soir, a eu la dent dure contre La Rep', le soir de son investiture, en
ironisant à l'envi sur une question posée le jour même dans le journal au président national du parti Hervé Morin. La question portait sur son appréciation de la sensibilité politique de Florent
Montillot « parfois catalogué à la droite de la droite». Et l'intéressé, fougueux à souhait, irrité par si peu de complaisance (et tant d'audace) à son encontre, n'a pas manqué de brandir la
coupure de presse devant la petite centaine de militants réunis alors, et de fustiger sans égard une telle liberté de propos. Ah ces journalistes qui se permettent encore de poser des questions
qui n'ont rien de flatteuses...
Anthony Gautier signe dans La République du Centre de ce jeudi 24 septembre un reportage
qui fait honneur à la presse et à la presse quotidienne locale en particulier.
Une association « totalement
apolitique » dirigée par trois militants du Nouveau Centre (qui vient d'élire l'infréquentable Florent Montillot à sa tête dans le Loiret) : Martin Bertholot,
président, Thibaut Grillon, secrétaire général - et porte parole (sic) – et Paul-Loup Pigois, trésorier.
Dans un français assez approximatif et pompeux, ces trois jeunes « apolitiques » expliquent benoîtement que « la direction » de l’association « Objectif Orléans » « est composée de
trois membres du bureau actifs qui s’acharnent (re sic) en permanence afin de faire évoluer l’association ainsi que de pouvoir mettre en œuvre de nombreux projets comme par exemple des
visites ailleurs que dans notre ville. (Assemblée Nationale, Sénat, Parlement européen, Panthéon, Louvre, Versailles,...) », avec, pour but, « d’effectuer une ouverture
d’esprit chez les jeunes orléanais sur la culture et l’actualité à travers des conférences, des débats, des soirées et des visites ».
N’allez surtout pas voir dans cet « acharnement » une quelconque arrière pensée politique. N'allez donc pas imaginer que leur objectif ets de garder Orléans à droite. Puisqu’on vous dit qu’ils
sont « totalement apolitiques ».
Mais peut-être ces « acharnés » ont-ils une autre idée derrière la tête : offrir aux sauvageons qui sauvageonnent sur le quai du Châtelet un alternative culturelle à leurs agapes ligérienne. ET
rendre ainsi service à leur héraut, Florent Montillot, incommodé par cette jeunesse en déshérence.
« L’inauguration » de l’association Objectif
Orléans aura lieu le vendredi 2 octobre à 18h au bar « O’Lodge », place de la République à Orléans.
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