Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
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Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
Le quotidien régional La République du Centre
publie dans son édition du 14 février un portrait de moi en tant qu'écrivain public.
Merci à Richard Zampa d'avoir su, lui aussi, trouver les mots justes pour dire mon amour des mots.
Un petit erratum cependant. Contrairement à ce qui a été écrit par erreur, je ne brigue nullement la présidence de l'Académie des écrivains publics de France. je suis simplement candidat pour faire partie, à partir du 17 mars (date de l'assemblée générale) du conseil d'administration de l'association.
A propros des écrivains publics, j'apparais également dans un récent reportage réalisé et diffusé par France 3 Centre le 9 février
Il est quand même un peu paradoxal d’entendre – y compris dans la bouche de
certains commentateurs avisés – que le débat sur la proposition de loi sur le droit des étrangers serait inopportun. Nul doute que parmi ces éminents observateurs on n’en trouve qui déplorent
ailleurs que les hommes politiques ne tiennent jamais leur promesse. Or ce droit de vote est une promesse faite en 1981 par François Mitterrand puis renouvelée très fréquemment depuis trente ans.
Mais jusqu’à présent, le Sénat bloquait cette réforme d’ordre constitutionnel et qui demande donc un vote positif des deux chambres. Il était donc logique que la Haute assemblée, désormais
majoritairement à gauche, décidât de mettre en application cette promesse. Comme le fit en son temps une majorité de députés de gauche avant que les sénateurs d’alors ne la rejettent.
Mais au-delà de cette polémique sur l’opportunité, ce débat oppose deux conceptions de notre démocratie. Il s’agit en effet de savoir si l’on peut dissocier citoyenneté et nationalité. Autrement dit, faut-il avoir une carte d’identité bleu-blanc-rouge pour être reconnu comme citoyen de France. Le principe de la séparation entre citoyenneté et nationalité est inscrit dans l’histoire de notre pays depuis la Révolution Française. Mais la droite d’hier et d’aujourd’hui s’est toujours opposée à cette idée et en particulier cette vieille droite dont le corpus génétique contient une volonté, plus présente que jamais, de remettre en cause les acquis de 1789.
Impôts. Outre qu’il est contraire aux intuitions initiales de notre démocratie, ce refus d’accorder le droit de vote aux étrangers non communautaires pose plusieurs problèmes.
D’abord, les opposants à cette réforme dénient des droits à ceux-là mêmes auxquels ils imposent néanmoins des devoirs liés à leur présence en France, à commencer par celui de payer des impôts.
De plus, pour nombre d’entre eux, il s’agit d’hommes (pour l’essentiel) et de femmes que la
France est allée chercher dans ses anciennes colonies pour venir, durant les trente glorieuses, construire nos routes, nos immeubles, nos voitures, etc. Leurs enfants sont devenus français pour
la plupart (par le droit du sol avant que la même droite ne remette aussi en cause cette intuition de 1789). Ils ont donc le droit de voter. Mais pas leurs parents qui vivent parfois en France
depuis bien plus longtemps. Ce qui n’empêche pas la toujours même droite réactionnaire de faire de grands discours sur l’intégration ratée de ces fils et filles d’immigrés. Quelle France
intégrationniste leur donne-t-on à voir, à aimer et à respecter si l’on refuse ce droit le plus élémentaire à leurs parents ?
Enfin, si c’est la nationalité qui est la clé de la citoyenneté, pourquoi accorder le droit de vote aux ressortissants étrangers de l’Union européenne ? Certes, c’est le cas partout en Europe. Mais cela revient alors à reconnaître le principe – que je valide totalement – d’une citoyenneté européenne. Je doute cependant que l’idée emporte l’adhésion de cette droite réactionnaire et souvent nationaliste qui s’oppose depuis toujours dans notre pays à toute avancée de notre démocratie.
Revenu stable. Ainsi donc, cependant, la nationalité serait la clé. Encore faudrait-il qu’on l’accorde à ceux qui en font
la demande et qui répondent aux grands principes de ce droit. Or celui-ci aussi est bafoué. Des directives du ministère de l’intérieur, qu’aucun parlementaire n’a jamais validé, ordonnent
actuellement aux services compétents de ne pas accorder la nationalité française à des hommes et des femmes qui ne pourraient pas justifier d’un revenu stable et convenable depuis au moins trois
ans ! Il y a ainsi cette femme à qui l’on refuse le droit d’être française à cause de sa situation précaire et dont la fille encore mineure, sportive de haut niveau, ne peut intégrer
l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) parce qu’elle n’est pas française. A ellee aussi, on reprochera sans doute un jour de ne pas vouloir s’intégrer ! Il y
a des footballeurs qui n’ont pas tant attendu pour obtenir la nationalité française. Mais eux, bien sûr, ne connaissent pas la précarité. Loin s’en faut !
On connaît l’habitude qu’a le Front National de déclarer personna non grata des
médias jugés trop critiques. On n’oublie pas aussi, dans une moindre mesure, les frasques d’un Jean-Luc Mélenchon prêt à en venir aux mains avec des journalistes qui ont le don
d’énerver sa majesté du Front de Gauche. On pourrait encore rappeler les attaques répétées de Nicolas Sarkozy contre la liberté de la presse dans notre pays.
On a désormais, de surcroît, Serge Grouard, député-maire d’Orléans, élu de la République, garant de la Constitution qui se pose en censeur de la
déontologie journalistique, en procureur des crimes de lèse-Grouard.
Non content d’avoir interdit l’accès à une conférence de presse sur l’affaire Bardet à Mourad Guichard, le premier magistrat d’Orléans a porté, en
public, lors du conseil municipal du 21 octobre dernier, de graves accusations contre le journaliste du quotidien Libération, non sans avoir insulté la conseillère municipale, Corinne
Leveleux-Teixeira, qui l’interpellait à ce sujet. Mourad Guichard va porter plainte contre Serge Grouard. Qui a décidément le don pour donner de notre ville une image exécrable.
La vidéo de l'échange musclé entre Serge Grouard et Corinne Leveleux-Texeira le 21 octobre
La magazine municipal de Saran, Repères, a accordé une large place, dans son numéro de
novembre 2011, à mon activité d'écrivain public. Un grand merci à Arnaud Guilhem pour son article.

«Leader incontesté», «candidat naturel» : des militants aux dirigeants, l’UMP n’est pas avare d’expressions plus lyriques, plus définitives les
unes que les autres pour dénigrer les primaires citoyennes et expliquer que, chez eux, le chef a toujours raison. Car dans cette histoire, contrairement à 2007, c’est la droite qui est à la
traine. Autopersuadée que ces primaires seraient un fiasco, elle n’a pas vu le coup venir. Elle s’en trouve aujourd’hui fort dépourvue. Au point que, faute de propositions crédibles à opposer à
celles des candidats socialistes, les ténors de l’UMP tirent sur tout ce qui bouge dans notre démocratie ravivée par ces primaires, jusqu’à couvrir les timides voix qui s’élèvent dans leur camp,
pour reconnaître, que, quand même, ces primaires, ça n’est pas si mal. Et celles aussi de ceux qui, à demi-mots, commencent à dire que Nicolas Sarkozy ne serait peut-être pas si « naturel
» et « incontesté » que cela. Des voix s’élèvent pour dire l’évidence que beaucoup semblent feindre : le roi est nu.
Que n’a-t-on entendu à droite – et à gauche aussi parfois – sur ces primaires ! Ca allait être la pagaille, la foire d’empoigne, la
débandade même. Les journalistes en mal d’infos croustillantes, après avoir abusé du cas DSK, attendaient les candidats au tournant. On espérait des coups bas pour mieux les dénoncer ensuite.
Rien de tout cela n’est arrivé. Au grand dam d’une certaine presse et d’une grande partie de la droite et de l’extrême gauche sans doute aussi.
Mieux, les primaires ont rencontré un succès quasiment inespéré. Une fois de plus, le Parti socialiste, nonobstant tous ses travers inhérents à tout
groupe humain, a prouvé une fois de plus qu’il était le parti le plus démocratique de France.
Je me rappelle de la joie que j’avais ressentie lorsqu’en 2005, au congrès du Mans, l’italien Romano Prodi avait parlé avec enthousiasme de l’expérience
transalpine des primaires et de la « Fabrica ». Ce jour-là, j’ai rêvé – avec beaucoup d’autre sans doute – que notre parti ait un jour l’audace de tenter pareille aventure. Martine Aubry, avec
d’autres, a eu cette audace. Le Parti socialiste, ses militants, ont eu cette audace. Rien d étonnant. Non-cumul des mandats (il y a encore beaucoup à faire), financement des campagnes
électorales et des partis politiques, élections internes au suffrage « universel » à bulletin secret : c’est, depuis toujours, le Parti socialiste qui fait avancer la démocratie dans notre pays.
Et pas seulement dans le domaine électoral bien sûr.
Aussi ai-je vécu ce premier tour des primaires citoyennes avec une grande fierté. Fier d’avoir modestement contribué à faire grandir notre démocratie.
Fier d’avoir donné la possibilité à des hommes et des femmes qui se reconnaissent dans nos valeur de d’exprimer. En toute liberté.
C’est la victoire de la liberté
d’expression contre une conception étriquée de la caricature politique. C’est la victoire des Daumier, Plantu et autres Guignols de l’Info contre les censeurs de tout poil.
Antoine Bardet, alias Fansolo, a gagné en Cassation contre Serge Grouard. Le député –maire d’Orléans lui avait intenté un procès pour « usurpation d'identité dans l'intention de nuire », suite à
la mise en ligne, durant la campagne des élections municipales de 2008, par Fansolo, d’un faux blog des amis de Serge Grouard. Un site Internet contenant des articles satiriques et volontairement
bourrés de fautes. Le candidat – ou le maire, on ne sait plus – s’était senti offensé et avait engagé des poursuites contre Antoine Bardet bien après sa réélection.
Chacun connait le côté soupe au lait* de Serge Grouard qui s’énerve très facilement. Mais il s’agissait là d’une décision réfléchie. L’acharnement
judiciaire – empreint d’une incompréhensible haine – avait fait perdre son emploi à l’ancien colistier de Jean-Pierre Sueur et l’avait contraint à quitter Orléans avec femme et enfants. Les juges
orléanais avaient donné raison au maire d’Orléans en première instance et en appel. Mais la Cour de Cassation, dans sa grande sagesse, vient, dans un arrêt définitif et irrévocable, de
casser le jugement de la Cour d’Appel d’Orléans et de condamner Serge Grouard aux dépends et à payer une amende de 3 000 euros.
Reste une question : qui va payer ? Le député-maire-vice président de l’agglo avec les deniers publics ou l’offensé citoyen Grouard sur ses fonds
propres ?
*Se dit d’une personne particulièrement susceptible et qui s’emporte rapidement.
photo : (c) Mourad Guichard - Libération
>> L'arrêt de la Cour de Cassation
>> Lire aussi, à ce sujet : Le maire et le citoyen et l'article très complet de Corinne Leveleux-Teixeira
Pour tenter de contrer une inexorable montée de la gauche au Sénat depuis plusieurs scrutins successifs, Nicolas Sarkozy avait,
comme le fait toujours la droite en pareil cas, changé la règle du jeu. En rehaussant à quatre sièges de sénateurs (au lieu de trois en 2011) le seuil à partir duquel l’élection avait lieu à la
proportionnelle, l’Etat UMP a essayé de limiter les dégâts. Perdu ! Avec 177 sièges, la gauche socialiste, verte, communiste et radicale emporte la majorité au Sénat.
Dans le Loiret, l’élection dès le premier tour du sénateur socialiste sortant Jean-Pierre Sueur était aussi inattendue que savoureuse. Elle le fut
d’autant plus que le président UMP du Conseil général, Eric Doligé, a dû attendre le second tour pour retrouver son siège et que son compère Jean-Noël Cardoux fait son entrée au Palais du
Luxembourg sans savoir obtenu la majorité absolue. L’ancien maire de Sully a pour ainsi dire donné le « la » de son mandat en refusant l’invitation de France Bleu Orléans, lundi 26 septembre, au
motif que : « Moins je parle à la radio, mieux je me porte » (sic). Cruel pour un département réputé conservateur.
Mais ici comme ailleurs, les grand électeurs ont sanctionné un gouvernement englué dans les affaires, qui ne cesse de ponctionner le budget de l’Etat –
et donc les aides aux collectivités locales – pour faires des cadeaux fiscaux aux plus riches ; un gouvernement qui, sous couvert de décentralisation, réduit en réalité les marges de liberté de
communes.
Don d'ubiquité. Dans le
Loiret, le vote des grands électeurs en faveur de Jean-Pierre Sueur marque aussi un rejet de la campagne arrogante et mensongère menée par Eric Doligé qui n’a rien trouvé d’autre, pour expliquer
la victoire di socialiste sortant, que de moquer son « don d’ubiquité ». Comme pour mieux cacher, sans doute, son propre don d’invisibilité. Le succès de l’ancien maire d’Orléans
sanctionne aussi le mandat fantôme de la très conservatrice Jeannine Rozier.
Mais surtout, les grands électeurs ont validé le travail considérable et dénué de tout sectarisme accompli par Jean-Pierre Sueur pendant dix ans tant au
Sénat que dans le Loiret. N’oublions jamais qu’il est arrivé en 2010, premier sur 343, dans le classement établi par le magazine Lyon Capitale de tous les sénateurs, sur le travail
parlementaire.
La victoire de Jean-Pierre Sueur l’est aussi à l’intérieur du Parti socialiste, dans le Loiret en particulier, où certains et certaines n’ont de cesse,
depuis quelques années, de tenter de le dénigrer et de le déboulonner, lui et ceux qui lui sont fidèles.
Nationalement, on peut espérer que le groupe socialiste du Sénat, à l’instar des grands électeurs du Loiret, reconnaisse à sa juste valeur à la fois
l’importance de la victoire de Jean-Pierre Sueur et le travail qu’il a accompli, pour le Loiret, ses communes et ses habitants, pour la démocratie, pour le Parti socialiste. Vœu pieux
?
>> Voir la déclaration de Jean-Pierre Sueur sur son site
PS : après de longs mois d'absence, me voici de retour sur mon blog. En espérant pouvoir à nouveau l'alimenter régulièrement.
Comment justifier le fait qu’un être humain puisse, contre rémunération, prendre possession
du corps d’un de ses semblables ? Je le dis sans hésiter : le projet de pénaliser les clients des prostitués et des prostituées est une bonne idée. La principale organisation de défense des
personnes prostituées, le Mouvement du Nid, ne dit pas autre chose : dans un
communiqué, il « se félicite du soutien apporté par Roselyne Bachelot au projet de pénalisation des clients prostitueurs, une mesure qu’il réclame depuis 2007 ».
Les opposants à une telle mesure – aux arrière-pensées pas toujours très honorables – trouveront mille raisons à la dénoncer.
On entend aussi très facilement que beaucoup pratiqueraient cette activité par choix délibéré. C’est tellement rassurant. Et certes, on pourra toujours
en trouver un ou deux spécimens du genre. Mais c’est l’arbrisseau qui cache la forêt. Car, pour qui s’intéresse un peu à la question, il est facile de constater, que, dans la très grande majorité
des cas, ce « métier » qui n'en n'est pas un n’est pas choisi. Soit parce qu’il se fait sous la contrainte d’un proxénète, soit parce qu’il constitue le seul moyen d’acheter de la drogue ou, tout
simplement, de survivre.
Ainsi, s’il l’on a un peu d’humanité, on ne peut, à mon sens, supporter l’idée qu’un homme ou une femme puissent être considérés comme une marchandise,
au même titre qu’un animal de compagnie ou qu’une voiture de location.
« L’achat d’un acte sexuel n’est rien de moins que la mise à disposition contrainte du corps des femmes pour les hommes, indépendamment du désir de
celles-ci, dans la lignée du « droit de cuissage » et du viol, écrit encore le Nid. Loin d’être réductible à une transaction entre deux individus, au « consentement » de l’une à se plier
aux exigences de l’autre, il s’agit d’un rapport fondamentalement inégalitaire, inscrit dans la domination sexiste. »
A mes yeux, et au risque de choquer, le client d’une personne prostituée est l’auteur d’un « crime contre l’humanité », contre l’humanité de
celui ou de celle dont il achète le droit de disposer de son corps.
Serge Grouard n’est pas à une contradiction près. Après
nous avoir rebattu les oreilles avec un « agenda 21 » dont l’essentiel des mesures inventoriées relèvent soit du gadget soit de l’effet d’annonce, le député-maire d’Orléans refuse de considérer
els 4x4 comme de super pollueurs urbains. Il a ainsi déclaré à La République du Centre (datée du 15 avril), sans rire que « quand on regarde objectivement les choses, les
gaz à effet de serre, c’est quand même limité ». On note pourtant, sous le chapitre « Se déplacer autrement » du précédemment cité catalogue de bonne intentions, la
volonté de la ville « de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre ». Celui qui s’est autoproclamé chantre de l’écologie urbaine a, semble-t-il, mis du CO2 dans sa
menthe à l’eau.
Mais sans doute ne faut-il pas froisser les propriétaires-conducteurs-électeurs de droite de ces gros engins polluants et accidentogènes.
Serge Grouard, comme à son habitude, dit ne pas vouloir contraindre. Quelle étonnante logique ! Comme si le « vivre ensemble », le
respect de l’environnement pouvaient se passer de contraintes. Installer des feux rouges, des sens interdits, des priorités à droite, planter la ville de parcmètres, ne serait-ce pas de la
contrainte. Sans parler de celles et ceux qui, faute de revenus suffisants, sont « contraints » de se déplacer en transports en commun voire à rester chez eux, eu égard à l’heure précoce à
laquelle la Semtao cesse ses services de bus. Mais c’est la dure loi du libéralisme : le plus fort et le plus riche a toujours raison.
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