Mardi 13 octobre 2009
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10:38
Wait ans see. On a vu, entendu aussi. Et on n’a pas attendu longtemps pour que la police municipale débarque. Vendredi 9 octobre, le Petit Bouchon avait programmé un concert d’un jeune groupe orléanais, les Wait ans See. Forcément,
deux guitares, une basse, une batterie et un chanteur, ça fait un peu de bruit. Même porte fermée. Il n’était même pas 21h30 quand, alertés par des voisins, les "cow-boys" (comme les appelle le
préfet) de Florent Montillot ont rappliqué pour remettre un peu d’ordre dans ce débordement acoustique. Pas question de continuer à faire du bruit. Faut la mettre en sourdine. Tenez, il n’y a qu’à
ne plus utiliser la batterie ! Se sentant sans doute menacés par à peine deux dizaines de clients dépités mais calmes, deux autres véhicules de la police municipale sont arrivés rue de la Lionne.
On ne sait jamais. Les quatre musiciens et leur chanteur, eux, ont plié bagage. Pas évident de jouer du rock en sourdine. Il n’était pas encore 22 heures et rue de la Lionne à Orléans, l’ordre
avait été rétabli.
Par DAZIBAO
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Jeudi 1 octobre 2009
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12:03
La réponse ne s’est pas faite attendre. Elle est cinglante. Dans La République du Centre du 30 septembre,
Florent Montillot se plaignait de « l’application de [ses] instructions » par la direction publique de la sécurité publique concernant l’expulsion des gens du voyage
installés sur la stade de l’lle-Arrault. Serge Grouard, pour faire bonne figure, a bien essayé de rattraper la bourde. Mais, piqué au vif et solidaire de la Police nationale mise en cause, le
préfet du Loiret, Bernard Fragneau a répliqué vertement dès le lendemain en rappelant que « la police nationale est placée sous l’autorité du préfet et non de l’adjoint au maire, ce qui me
rassure ». Avant de déplorer le manque de compétence du nouveau président du Nouveau Centre et de l’inviter « à faire preuve de responsabilité ». A vouloir trop jouer au shérif,
Florent Montillot finit par se faire taper sur les doigts. « Nous ne sommes pas au pays des cow-boys a d’ailleurs ajouté, lucide, le préfet. Il n’y a pas d’un côté le shérif et
des cow-boys de l’autre ».
Décidément, après la station d’épuration et le grand équipement sportif, cette île Arrault n’est qu’une source d’ennuis pour Serge Grouard.
Par Pascal Martineau
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Mardi 29 septembre 2009
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11:51
Serge Grouard, qui ne recule devant aucun sacrifice pour
défendre l’avenir de notre planète, est intervenu lors de la 9e conférence des villes, organisée par l’association des maires des grandes villes de France sur le thème : « Le modèle urbain
éco-responsable : reste-t-il à réinventer ? ». Le député-maire a déjà une proposition à faire : supprimer les prérogatives des Architectes des Bâtiments de France qui l’empêchent de démolir la
rue des Carmes. Mais on peut parier qu’il n’a même pas évoqué cette audacieuse idée devant ses collègues maires !
Par DAZIBAO
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Mardi 29 septembre 2009
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11:33
Je ne résiste pas au plaisir de reproduire intégralement le « Mot de l’agglo » intitulé « Florent Montillot n'aime pas être
"catalogué" », publié dans La République du Centre du 26 septembre. D’ici à ce que l’adjoint sécuritaire intente un procés en diffamation ! Il y a des jours comme ça
où l'on a plaisir à lire son quotidien local.
Le nouveau président départemental du Nouveau Centre, élu jeudi soir, a eu la dent dure contre La Rep', le soir de son investiture, en
ironisant à l'envi sur une question posée le jour même dans le journal au président national du parti Hervé Morin. La question portait sur son appréciation de la sensibilité politique de Florent
Montillot « parfois catalogué à la droite de la droite». Et l'intéressé, fougueux à souhait, irrité par si peu de complaisance (et tant d'audace) à son encontre, n'a pas manqué de brandir la
coupure de presse devant la petite centaine de militants réunis alors, et de fustiger sans égard une telle liberté de propos. Ah ces journalistes qui se permettent encore de poser des questions
qui n'ont rien de flatteuses...
Par DAZIBAO
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Jeudi 24 septembre 2009
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/2009
16:39
Anthony Gautier signe dans La République du Centre de ce jeudi 24 septembre un reportage
qui fait honneur à la presse et à la presse quotidienne locale en particulier.
Alors que rien dans l’actualité ne l’y oblige et que du côté du quai Châtelet, la ville d’Orléans fête son fleuve, le journal publie en page 2, en départementale donc, une pleine page consacrée à
la situation des prostituées à Orléans. Celles-là même qui ont été chassées il ya quelques des quais mitoyens.
Sans juger, avec délicatesse et bienveillance même, mais sans masquer la crudité de leur « métier », le journaliste décrit la détresse de ses femmes qui vendent leur corps toutes les nuits ou
quelques-unes de temps en temps, pour arrondir les fins de mois.
Le reportage vient aussi confirmer ce que d’aucuns ne cessent de répéter et de craindre depuis plusieurs années : les arrêtés anti-prostitution pris par Serge Grouard et Florent Montillot n’ont en
rien changé le problème. Il n’a fait que le repousser. Au « mieux », les prostituées ont changé de trottoir, au pire elles se sont réfugiées en zones non urbaines, réduisant ainsi les possibilités
– pour associations comme Le Nid – de prendre contact avec elles et augmentant les risques d’agressions.
La qualité de ce reportage met cruellement en relief l’inefficacité de la politique sécuritaire et hygiéniste de Sarkotillot. Nul doute que cet article dérangeant n’agace un peu plus le
député-maire, tout à ses affaires médiatiques avec le Festival de Loire.
Par DAZIBAO
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Jeudi 24 septembre 2009
4
24
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/2009
12:41
Une association « totalement
apolitique » dirigée par trois militants du Nouveau Centre (qui vient d'élire l'infréquentable Florent Montillot à sa tête dans le Loiret) : Martin Bertholot,
président, Thibaut Grillon, secrétaire général - et porte parole (sic) – et Paul-Loup Pigois, trésorier.
Dans un français assez approximatif et pompeux, ces trois jeunes « apolitiques » expliquent benoîtement que « la direction » de l’association « Objectif Orléans » « est composée de
trois membres du bureau actifs qui s’acharnent (re sic) en permanence afin de faire évoluer l’association ainsi que de pouvoir mettre en œuvre de nombreux projets comme par exemple des
visites ailleurs que dans notre ville. (Assemblée Nationale, Sénat, Parlement européen, Panthéon, Louvre, Versailles,...) », avec, pour but, « d’effectuer une ouverture
d’esprit chez les jeunes orléanais sur la culture et l’actualité à travers des conférences, des débats, des soirées et des visites ».
N’allez surtout pas voir dans cet « acharnement » une quelconque arrière pensée politique. N'allez donc pas imaginer que leur objectif ets de garder Orléans à droite. Puisqu’on vous dit qu’ils
sont « totalement apolitiques ».
Mais peut-être ces « acharnés » ont-ils une autre idée derrière la tête : offrir aux sauvageons qui sauvageonnent sur le quai du Châtelet un alternative culturelle à leurs agapes ligérienne. ET
rendre ainsi service à leur héraut, Florent Montillot, incommodé par cette jeunesse en déshérence.
« L’inauguration » de l’association Objectif
Orléans aura lieu le vendredi 2 octobre à 18h au bar « O’Lodge », place de la République à Orléans.
Par DAZIBAO
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Lundi 21 septembre 2009
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/2009
11:00
Créée en 2000 à l’initiative de Lionel Jospin par une loi adoptée à l’unanimité
du Parlement, l’institution du Défenseur des Enfants est aujourd’hui en sursis.
Un projet de loi du gouvernement Sarkozy-Fillon en prévoit en effet la dilution dans un nouveau « machin » : le « défenseur des droits » (qui absorbe aussi le Médiateur de la
République). Autrement dit, une disparition pure et simple. En niant une place spécifique et indépendante aux droits et à la cause des enfants, cette mort annoncée constitue une régression
supplémentaire de notre société. Une de plus. Alerte. « Alertez les bébés ».
Plutôt que de longs discours, je publie ci-dessous le communiqué du Comité des Jeunes du Défenseur des enfants.
J’invite chacun et chacune à signer la pétition s’opposant à la suppression du Défenseur des Enfants.
Le Défenseur des enfants est amené à disparaître sur décision du Conseil des ministres datant du 9 septembre 2009.
Une suppression du Défenseur sans concertation ni consultation, alors même que nous fêtons cette année le 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE).
Cette suppression pose un problème : comment une grande machine regroupant le Médiateur de la République, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) et le Défenseur des Enfants,
pourrait avoir l’humanité, le temps et la patience nécessaire pour recueillir la parole de l’enfant et agir dans son intérêt ?
Au nom de tous les enfants de France, nous demandons aujourd’hui au gouvernement et au président de la République de revenir sur leur décision. L’enfance a besoin, pour la défendre et agir dans
son intérêt, d’un Défenseur des enfants clairement identifiable et indépendant.
Le Comité des Jeunes du Défenseur des enfants
>> Signez la pétition en ligne
>> Sur Twitter
>> Sur Facebook
>> Le communiqué de presse intégral :
Contacts :
Allan TRAN - SAM : allants@free.fr // 06.67.09.29.61
Clément RAFFENOUX : clement.raffenoux@gmail.com // 06.89.10.52.92
Par DAZIBAO
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Mercredi 16 septembre 2009
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17:04
Au Festival de Loire, il y a des
mariniers qui en avaient marre de faire des ronds dans l’eau. « Plutôt qu’un festival où l’on est contraint de tourner en ronde pendant une semaine entre deux ponts, on
préférerait s’investir dans une manifestation moins statique » ironise, dans La République du Centre de ce 16 septembre, Jean-Louis Sénotier, président des l’association combleusienne
« Les Chemins de l’eau ». Il ajoute, lucide : « Dépenser deux millions d’euros pour une fête de quelques jours ; ca peut en choquer certains. Les associations ont bien essayé de revenir à
une manifestation plus raisonnable. Mais sans succès ».
Il est comme ça Serge Grouard, il faut qu’on en ait plein les yeux ! Quel que soit le prix, y compris écologique. Car pour que la fête soit réussie, le député-maire d’Orléans n’hésite pas à faire
pomper l’eau de la Loire – qui n’en peut mais – pour remplir un canal à sec. Sa manière à lui, sans doute, de mettre en œuvre, à Orléans, le Grenelle de l’Environnement.
Par DAZIBAO
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Mardi 8 septembre 2009
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12:07
Un festival de Loire « entre tradition et histoire ».
Tout est dit sur cet événement avec ces quelques mots manuscrits de Serge Grouard imprimés sur le programme rutilant de cette quatrième édition. Tout autre grande ville, en effet, fière de son
passé mais tournée vers l’avenir, aurait écrit « entre tradition et… modernité ». Mais à Orléans, depuis 2001, on n’a pas fait que retourner la ville vers la Loire, ce qui en soit est
une bonne idée. On l’a fait en empruntant les chemins du passé jusqu’à glorifier, à l’occasion des fêtes de Jeanne d’Arc, un Moyen-Age sanglant et amoral. Même le label « Développement durable »
n’arrive pas à faire entrer ce festival dans la modernité. Le transport par la route et le grutage sur la Loire de dizaines de bateaux n’a vraiment de très écologique. Même si le programme nous
annonce, sans preuve, « la compensation des émissions de carbone produites par le transport de bateaux ».
Par DAZIBAO
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Lundi 7 septembre 2009
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16:47
Dans l’article de La République du Centre consacré le 7
septembre à la situation économique dans le Loiret, deux élus sont cités comme agissant pour sauvegarder des emplois : le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur et le sénateur
et président du conseil général du Loiret UMP Eric Doligé. Cherchez l’absent.
L’agglomération d’Orléans et son président, Charles-Eric Lemaignen ne semblent pas concernés par le problème. Pour avoir siégé dans cette assemblée, je sais combien la situation d’entreprises du
Loiret ne semble pas émouvoir outre mesure la majorité UMP – particulièrement libérale – de l’agglomération. C’est la loi du marché non ? On peut aussi penser que le président de l’agglo a déjà
beaucoup à faire avec ses propres entreprises en difficultés : la gare d’Orléans, le tram ou encore la station d’épuration de l’Ile Arrault. Jamais avare de superlatifs, Charles-Eric Lemaignen a
pourtant qualifié (La République du Centre du 5 septembre) cette dernière opération de « topissime ». Pourquoi, alors, ne pas oser un « nullissime » pour son action économique
?
Par DAZIBAO
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