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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /Mars /2009 18:52
Le GIE des Halles-Châtelet, explique Olivier Boureau, son président dans La République du Centre du 2 mars, « réclame un marché de centre-ville le samedi matin, sur une partie des quais ». Je ne sais pas vous, mais, à moi, cette idée de « marché de centre-ville », ça me dit vaguement quelque chose. Non ? La halle de la Charpenterie. Celle sui avait été conçue, en lien avec les maraichers, pour accueillir le marché de centre-ville qui avait été provisoirement déplacé quai du roi. Contre l’avis des maraîchers eux-mêmes qui, aujourd’hui, ne veulent plus en partir ! Vous suivez ? Cependant, le municipalité actuelle ayant décrété lors de sa première campahne électorale que cette Halle était une hérésie, elle ne pouvait pas se démentir. Elle l’a déjà fait, la mort dans l’âme, avec le tramway. Il ne faut quand même pas demander l’impossible. Question d’honneur ! Résultat, ce magnifique bâtiment est aujourd’hui saccagé de l’intérieur et reste, désespérément, une coquille vide.

Fragile édifice. Ce serait, selon Olivier Carré, le premier maire-adjoint d'Orléans, la faute à ceux qui, odieusement manipulés par le manichéen Jean-Pierre Sueur, ont esté en justice contre la vente, à un prix dérisoire, de la Halle au groupe Apsys. Lequel sénateur a sans doute aussi dicté à Olivier Bourreau les hautement subversives paroles précitées. Un marché en centre-ville à Orléans ? Quelle idée !! Car, bien entendu, le rejet, par le Conseil d’Etat, de l’autorisation de création d’un hypermarché Leclerc à La Chapelle Saint-Mesmin n’est pour rien dans tout ce cafouillage urbanistique. La valse hésitation du patron des Lerclerc de l’agglomération quand à l’implantation d’un « espace culturel » au cœur de la Halle remet en cause tout le fragile édifice élaboré par Apsys et la municipalité UMP. La Halle de la Charpenterie est aujourd’hui un immense chantier au ralenti où les excusables (cité par La République du Centre) n’en finissent pas de faire des cartons dans l’attente d’un relogement : 2007, 2009, 2010… A croire, une fois de plus, que si cette municipalité est très douée pour changer la couleur des lampadaires ou même pour faire fabriquer une coquille de noix à un million d’euros, elle est vite dépassée dès que ça devient trop compliqué. Faut pas jouer les forts quand on manque d’ambition !
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 19:18
Florent Montillot aime les coloriages. L'adjoint à la sécurité qui aime les choses bien ordonnées, a découpé Orléans en soixante îlots d'évaluation de la délinquance, auxquels ils attribue une couleur en fonction des statistiques obtenues. Le bleu est sa préférée. Jusqu'à cinq faits maximum par quinzaine. C'est précis, net, sans bavure. Florent Montillot aime ce qui est propre, ce qui est net, classé, répertorié. Et, ce qu'il redoute, ce qui exècre, c'est le marron : délinquance maximum.
Il me vient une idée. Pourquoi ne pas adapter de type de découpage-coloriage à d'autres aspects de la vie urbaine : la qualité de l'air, le confort du logement, les équipement publics, l'accessibilité aux personnes handicapées, la mixité sociale, les espaces verts, la desserte des transports en commun, etc. ? On pourrait ensuite publier dans Orléans-Mag ces plans vierges d'Orléans et demander à nos concitoyens des les colorier en fonction de la manière dont ils ressentent leur environnement immédiat. Même, on pourrait leur fournir les crayons de couleur... estampillés « DD »* bien entendu !


* DD comme Dévéloppement Durable, la mascotte écolo de Serge Grouard
Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 23:40
On comprend mieux désormais pourquoi Nicolas Sarkozy a nommé Martin Hirsch comme Haut commissaire à la Jeunesse : pour qu'il en bave ! Baisse des subventions aux centres régionaux d'information jeunesse (CRIJ), aux comités locaux pour le logement autonome des jeunes (CLAJJ), aux associations complémentaires à l'école : le gouvernement a décidé de sabrer. Sans ménagement. Rien que pour les CRIJ, c'est -7% dès 2009 et – 38% en 2010 ! A l'heure où la crise risque de toucher encore plus durement les jeunes, on peut dire que la droite a vraiment choisi son moment pour sacrifier sur l'autel du libéralisme des aides essentielles à la jeunesse, à son orientation dans la vie, à son autonomie, à son éducation, à son épanouissement culturel.
Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /Fév /2009 21:33
« La prison la plus surpeuplée de France » annonçait La République du Centre dans son édition du 27 février. Avec un taux d'occupation de 253% chez les hommes, la Maison d'arrêt d'Orléans ajoute un nouveau et peu glorieux record au palmarès sécuritaire de notre ville. Si l'on compte bien, cela fait sept détenus dans une cellule prévue pour trois ou cinq dans une espace censé en accueillir deux.
Faut-il rappeler que, de surcroît, la moitié des hommes et des femmes incarcérés dans ce funeste lieu sont des « prévenus », autrement dit, en vertu de notre loi républicaine « présumés innocents ».
Je l'ai dit et redit, et je le reredis : la prison est un honte pour nos sociétés dites développées. Elle est en outre, chacun le sait mais feint de l'ignorer, criminogène : traitez les humains comme des animaux, laissez-les se traiter entre eux comme des animaux... ils finissent par devenir des animaux. Si la prison servait à quelque chose, ça se saurait. Elle est la solution de facilité alors qu'elle devrait être l'exception.

Audace réformatrice. Et dans ce domaine, gauche et droite n'ont jamais fait preuve d'un grand courage. Si les politiques sécuritaires et répressives des conservateurs ne font qu'aggraver la situation en remplissant à outrance les établissement pénitentiaires, le progressistes n'ont, depuis le travail d'intérêt général de Badinter-Mitterrand, pas fait montre d'une grande audace réformatrice. C'est un euphémisme. Alors qu'il faudrait s'atteler à une réflexion approfondie sur la punition, on continue à enfermer sans vergogne. Parmi celles et ceux - juges, gendarmes, policiers, jurés, parlementaires, ministres – qui prennent à un moment donné part à une décision d'incarcération, combien ont, un jour de leur vie, mis les pieds dans une prison ? Combien ont vu les conditions de vie dans ces lieux souvent sordides ? Combien ont entendu le bruit des portes qu'on referme à clé ? Combien ont ressenti cette étrange et  humiliante sensation de ressortir d'une prison en y abandonnant tant de malheureux ?
A l'instar du sénateur du Loiret, Jean-Pierre Sueur, qui s'y rend tous le ans, d'autres élus de la République usent de cette prérogative due à leur fonction. Histoire de savoir de quoi ils parlent lorsqu'ils s'expriment sur la justice. Quand les autres parlementaires du Loiret ont-ils visité la Maison d'arrêt d'Orléans pour la dernière fois ?

Par Prison d'Orléans - Publié dans : Orléans
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /Fév /2009 10:59
Petite illustration de l’état de retard qui caractérise le chantier de la nouvelle gare d’Orléans : l’état de l’actuelle « liaison tram train » (photo ci-contre). Pendant longtemps, « grâce » à l’incurie urbanistique qui a prévalu sous l’ère Douffiagues, les voyageurs qui débarquaient à Orléans tombaient face à un mur gris et sale. Désormais, ceux qui veulent rejoindre la station tram-bus sont contraints à un parcours du combattant qui les fait passer par des endroits sales, nauséabonds, plein de courants d’air, de fuites d’eau et de vitrines aux rideaux de fer désespérément fermés (l’ancienne agence commerciale de la SEMTAO). Ils disaient comment Serge Grouard, pendant le premier mandat : Orléans, une ville qui s’embellit ?
Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 17:33

Il n’y aucun doute : Nicolas Sarkozy a du talent. Jeudi 5 février, le président de la République nous a fait son numéro, menant sa barque seul et maitrisant totalement son jeu servi par des journalistes quasiment absents, pour ne pas dire complaisants. Même Alain Dumahel – à qui on ne la fait plus – faisait bien pâle figure, arrivant difficilement à en placer une. Personne pour lui demander d’expliquer comment il va compenser, dans les caisses des collectivités locales, la suppression de la taxe professionnelle. Personne encore pour lui faire remarquer que ce qu’il dit de la nomination du président de France Télévision est juridiquement faux. Dans un communiqué, le Syndicat national des journalistes – CGT a estimé que la profession de journaliste ne « sortait pas grandie » de l’interview de Nicolas Sarkozy dénonçant une « mascarade » et une « insulte » au métier : David Pujadas, Laurence Ferrari, Guy Lagache et Alain Duhamel ont « parfaitement joué leur rôle de fou du roi » car le chef de l'Etat les a « adoubés ».

Paradis fiscaux. Il faudra attendre le débat organisé après le show présidentiel pour que cela devienne vraiment intéressant et que l'on découvre enfin que « le roi est nu ». Les interventions des journalistes Nicolas Domenach (Marianne) et Edwy Plenel (Médipart) vont permettre de bousculer et ordre bien établi et de pointer les incohérences du discours sarkozyste. Ainsi quand il sera question du double langage à propos des paradis fiscaux. Le président de la République les dénoncera avec véhémence alors même que son ami Bolloré – vous savez, celui qui lui paie ses voyages ou lui prête son yacht – profite largement du système. En face, Sylvie Pierre-Brossolette du Point et Nicolas Beytout, des Echos avaient bien du mal à défendre la rhétorique présidentielle. Quand à l’animateur du débat lui-même, Yves Calvi, il nous avait habitué à un esprit plus incisif. Le 5 février, il a poursuivi dans la même veine que les « fous de roi » de la première partie, se faisant ouvertement et presque systématiquement l’avocat du discours officiel. A croire qu’il y avait un mot d’ordre. Ordre ?

Par DAZIBAO - Publié dans : Politique nationale
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 15:47

Le problème avec Bernard Kouchner n’est pas qu’il ait pu ou pas profiter de sa position pour gagner beaucoup d’argent, plus ou moins honnêtement. J’ai personnellement le sentiment que le ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy ne mange pas de ce pain-là. Je suis en revanche extrêmement peiné par ses mauvaises fréquentations avérées (il les a reconnues lui-même), en dehors, bien entendu, des relations qui relèvent de ses fonctions ministérielles et diplomatiques.
Car enfin, comment le défenseur des droits de l’homme qu’il est, l’inventeur du « droit d’ingérence », peut-il travailler avec ou pour des hommes aussi sulfureux qu’Omar Bongo au Gabon (qu’il tutoie !) ou que le rwandais Paul Kagame ? C’est une question d’éthique personnelle. Il y a sur cette planète des personnages infréquentables. Sans jouer les ingénus, je trouve totalement indécent que quelqu’un d’aussi respecté que l’ex french doctor puisse s’acoquiner avec des chefs d’Etat dont la terrible réputation n’est plus à faire. Le vrai scandale Kouchner est là.

Par DAZIBAO - Publié dans : Politique nationale
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 16:34

S’agissant de la lenteur, pour ne pas dire l’immobilisme dont font preuve Serge Grouard et Charles-Eric Lemaignen, La Tribune d’Orléans en remet une bonne couche. L’hebdomadaire gratuit daté du 5 février consacre un article très documenté à la liaison tram-train de la nouvelle gare d’Orléans. Ou plutôt à l’absence de cet équipement essentiel et attendu – il n’y a pas que les trains qui soient en retard. On y apprend que, pour l’instant, tout est bloqué en raison d’un différend autour d’une dizaine de places de parking et que, à contrario, à avoir voulu précipiter l’inauguration de l’édifice, on a bâclé et le toit (dont il a fallu réparer les fuites) et la dalle (dont il n’est pas exclu qu’il faille la refaire entièrement).
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, on découvre dans la même page de La Tribune que le chef de projet de la seconde ligne de tram a été débarqué parce qu’il ne croyait pas – contrairement à son employeur Charles-Eric Lemaignen – que la dite ligne puisse être mise en service avant 2013 quand le président de l’Agglo continue de l’annoncer pour l’été 2012. Jouons à un jeu : quels seront, selon vous, les prochains retards ? Le grand équipement sportif ? L’université en centre-ville ? La nouvelle maison d’arrêt ?

>> Lire aussi : Orléans en panne de jeunesse

 

Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 11:27
A celles et ceux qui doutent encore de la remise en cause quotidienne et insidieuse de nos libertés par l’Etat Sarkozy, je conseille vivement la lecture d’un article du Monde intitulé La France gardée à vue et signé Yves Bordenave, Isabelle Mandraud, Alain Salles et Laetitia Van Eeckhout. Sur la base d’exemples concrets et détaillés, les quatre journalistes y décrivent un univers de l’arbitraire et du sordide. « Jeunes habitants des quartiers difficiles, infirmières, syndicalistes, agriculteurs, étrangers en situation irrégulière, enseignants... la garde à vue concerne toutes les catégories de la population. » indiquent les enquêteurs. C’est sans doute cette généralisation qui motive ce cri d’alarme tant il est vrai que les conditions de garde à vue ne se sont pas dégradées d’hier. Mais le fait est que cette pratique - « une forme d'enfermement qui vise à exercer des pressions » affirme dans l’article un avocat ancien élu UMP – a tendance à être de plus en plus utilisée par la police nationale. « Dans la période récente, les militants associatifs et syndicaux, mais aussi les journalistes, ont été visés » note Le Monde. Au délit de faciès, l'Etat policier du président Sarkozy ajoute peu à peu le délit d’opinion.
Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 17:03
On nous avait dit : vous allez voir ce que vous allez voir. La démocratie municipale allait être un des grands chantiers du second mandat de Serge Grouard. Neuf mois après leur élection, le député-maire UMP et son équipe ont accouché d’une « Charte de la participation citoyenne ». Un document à lire en creux. Car il y a dans cette charte un grand absent : le fait associatif. Il y est plus précisément fait référence à deux reprises. Page 10, article 6  : les conseils consultatifs de quartier « entretiennent un partenariat actif avec tous les habitants, les acteurs économiques, les institutions publiques et les associations intervenant sur le quartier » et, article 7, « les comités de mobilisation et d’animation comptent chacun jusqu’à 23 membres » dont « 5 à 7 personnes-ressources, choisies en fonction de leur compétence dans des domaines d’activité municipale, dont des personnes pouvant appartenir au secteur associatif ». Et encore l’insertion de la fin de cette phrase a-t-elle arrachée de haute lutte par l’opposition municipale.

Démagogique. A l’instar de ce que la droite locale a déjà fait avec les parents d’élèves (passant outre les organisations représentatives) ou encore le collectif pour la seconde ligne de tram (ignorant aves mépris les 11 000 signatures obtenues pour la pétition en faveur de cette seconde ligne), la ville d’Orléans continue de nier la légitimité et la compétence associatives dans le jeu de la démocratie municipale. Il s’agit là de vieux dogmes populistes - la démocratie directe sans corps intermédiaires - et de pratiques démagogiques éculées : pour la droite, le collectif est à priori dangereux, car il est organisé et donc moins manipulable que l’individu-citoyen.
L’opposition de gauche a bien tenté de faire revenir par la fenêtre le monde associatif sorti par la porte. Ainsi, dans la liste de personnes-ressources qu’ils ont proposée, les élus socialistes ont fait figurer nombre de responsables et militants associatifs mais aussi les conseils généraux (y compris l’UMP Jean-Louis Bernard). Tous, ou presque, ont été recalés.

Agenda 21. Curieusement, la société Etik Presse, omniprésente – et parfois omnipotente – pendant toute l’élaboration de cette charte – dans certaines réunions de travail, ses responsables semblaient diriger la manœuvre en lieu et place des élus chargés de cette responsabilité – n’est même pas mentionnée dans le document final. Sur son site même, la
page d’actualité consacrée à sa mission orléanaise est désespérément vide.
Au début du mandat précédent, lors d’une réunion sur l’Agenda 21, l’un de ses dirigeants m’avait confié en aparté, en substance : « Vous savez, je suis de gauche mais vous allez être étonnés par les propositions qui vont être faites ». Quelques années plus tard, on est effectivement étonné. Amèrement étonné.

Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Liaison tram train

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