Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
Le GIE des
Halles-Châtelet, explique Olivier Boureau, son président dans La République du Centre du 2 mars, « réclame un marché de centre-ville le samedi matin, sur une
partie des quais ». Je ne sais pas vous, mais, à moi, cette idée de « marché de centre-ville », ça me dit vaguement quelque chose. Non ? La halle de la Charpenterie. Celle sui
avait été conçue, en lien avec les maraichers, pour accueillir le marché de centre-ville qui avait été provisoirement déplacé quai du roi. Contre l’avis des maraîchers eux-mêmes qui, aujourd’hui,
ne veulent plus en partir ! Vous suivez ? Cependant, le municipalité actuelle ayant décrété lors de sa première campahne électorale que cette Halle était une hérésie, elle ne pouvait pas se
démentir. Elle l’a déjà fait, la mort dans l’âme, avec le tramway. Il ne faut quand même pas demander l’impossible. Question d’honneur ! Résultat, ce magnifique bâtiment est aujourd’hui saccagé de
l’intérieur et reste, désespérément, une coquille vide.
Florent Montillot aime les coloriages. L'adjoint à la
sécurité qui aime les choses bien ordonnées, a découpé Orléans en soixante îlots d'évaluation de la délinquance, auxquels ils attribue une couleur en fonction des statistiques obtenues. Le bleu est
sa préférée. Jusqu'à cinq faits maximum par quinzaine. C'est précis, net, sans bavure. Florent Montillot aime ce qui est propre, ce qui est net, classé, répertorié. Et, ce qu'il redoute, ce qui
exècre, c'est le marron : délinquance maximum.
On comprend mieux désormais pourquoi Nicolas Sarkozy a nommé Martin Hirsch comme Haut commissaire à la Jeunesse : pour qu'il en bave ! Baisse des subventions aux
centres régionaux d'information jeunesse (CRIJ), aux comités locaux pour le logement autonome des jeunes (CLAJJ), aux associations complémentaires à l'école : le gouvernement a décidé de sabrer.
Sans ménagement. Rien que pour les CRIJ, c'est -7% dès 2009 et – 38% en 2010 ! A l'heure où la crise risque de toucher encore plus durement les jeunes, on peut dire que la droite a vraiment choisi
son moment pour sacrifier sur l'autel du libéralisme des aides essentielles à la jeunesse, à son orientation dans la vie, à son autonomie, à son éducation, à son épanouissement culturel.
« La prison la plus surpeuplée de France » annonçait La République
du Centre dans son édition du 27 février. Avec un taux d'occupation de 253% chez les hommes, la Maison d'arrêt d'Orléans ajoute un nouveau et peu glorieux record au palmarès sécuritaire de
notre ville. Si l'on compte bien, cela fait sept détenus dans une cellule prévue pour trois ou cinq dans une espace censé en accueillir deux.
Petite illustration de l’état de retard qui
caractérise le chantier de la nouvelle gare d’Orléans : l’état de l’actuelle « liaison tram train » (photo ci-contre). Pendant longtemps, « grâce » à l’incurie urbanistique qui a prévalu sous l’ère
Douffiagues, les voyageurs qui débarquaient à Orléans tombaient face à un mur gris et sale. Désormais, ceux qui veulent rejoindre la station tram-bus sont contraints à un parcours du combattant qui
les fait passer par des endroits sales, nauséabonds, plein de courants d’air, de fuites d’eau et de vitrines aux rideaux de fer désespérément fermés (l’ancienne agence commerciale de la SEMTAO).
Ils disaient comment Serge Grouard, pendant le premier mandat : Orléans, une ville qui s’embellit ?
Il n’y aucun doute : Nicolas Sarkozy a du
talent. Jeudi 5 février, le président de la République nous a fait son numéro, menant sa barque seul et maitrisant totalement son jeu servi par des journalistes quasiment
absents, pour ne pas dire complaisants. Même Alain Dumahel – à qui on ne la fait plus – faisait bien pâle figure, arrivant difficilement à en placer une. Personne pour lui demander d’expliquer
comment il va compenser, dans les caisses des collectivités locales, la suppression de la taxe professionnelle. Personne encore pour lui faire remarquer que ce qu’il dit de la nomination du
président de France Télévision est juridiquement faux. Dans un communiqué, le Syndicat national des journalistes – CGT a estimé que la profession de journaliste ne « sortait pas grandie » de
l’interview de Nicolas Sarkozy dénonçant une « mascarade » et une « insulte » au métier : David Pujadas, Laurence Ferrari, Guy Lagache et Alain Duhamel ont « parfaitement
joué leur rôle de fou du roi » car le chef de l'Etat les a « adoubés ».
Paradis fiscaux. Il faudra attendre le débat organisé après le show présidentiel pour que cela devienne vraiment intéressant et que
l'on découvre enfin que « le roi est nu ». Les interventions des journalistes Nicolas Domenach (Marianne) et Edwy Plenel (Médipart) vont permettre de bousculer et
ordre bien établi et de pointer les incohérences du discours sarkozyste. Ainsi quand il sera question du double langage à propos des paradis fiscaux. Le président de la République les dénoncera
avec véhémence alors même que son ami Bolloré – vous savez, celui qui lui paie ses voyages ou lui prête son yacht – profite largement du système. En face, Sylvie Pierre-Brossolette du
Point et Nicolas Beytout, des Echos avaient bien du mal à défendre la rhétorique présidentielle. Quand à l’animateur du débat lui-même, Yves Calvi, il nous avait habitué à un
esprit plus incisif. Le 5 février, il a poursuivi dans la même veine que les « fous de roi » de la première partie, se faisant ouvertement et presque systématiquement l’avocat du discours
officiel. A croire qu’il y avait un mot d’ordre. Ordre ?
Le problème avec Bernard Kouchner n’est pas qu’il ait pu ou pas profiter de sa position pour gagner beaucoup d’argent, plus ou moins honnêtement. J’ai
personnellement le sentiment que le ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy ne mange pas de ce pain-là. Je suis en revanche extrêmement peiné par ses mauvaises fréquentations avérées
(il les a reconnues lui-même), en dehors, bien entendu, des relations qui relèvent de ses fonctions ministérielles et diplomatiques.
Car enfin, comment le défenseur des droits de l’homme qu’il est, l’inventeur du « droit d’ingérence », peut-il travailler avec ou pour des hommes aussi sulfureux qu’Omar Bongo au Gabon
(qu’il tutoie !) ou que le rwandais Paul Kagame ? C’est une question d’éthique personnelle. Il y a sur cette planète des personnages infréquentables. Sans jouer les ingénus, je trouve
totalement indécent que quelqu’un d’aussi respecté que l’ex french doctor puisse s’acoquiner avec des chefs d’Etat dont la terrible réputation n’est plus à faire. Le vrai scandale
Kouchner est là.
S’agissant de la lenteur, pour ne pas dire l’immobilisme
dont font preuve Serge Grouard et Charles-Eric Lemaignen, La Tribune d’Orléans en remet une bonne couche. L’hebdomadaire gratuit daté du 5 février consacre un article très documenté à la liaison tram-train de la nouvelle
gare d’Orléans. Ou plutôt à l’absence de cet équipement essentiel et attendu – il n’y a pas que les trains qui soient en retard. On y apprend que, pour l’instant, tout est bloqué en raison d’un
différend autour d’une dizaine de places de parking et que, à contrario, à avoir voulu précipiter l’inauguration de l’édifice, on a bâclé et le toit (dont il a fallu réparer les fuites) et la
dalle (dont il n’est pas exclu qu’il faille la refaire entièrement).
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, on découvre dans la même page de La Tribune que le chef de projet de la seconde ligne de tram a été débarqué parce qu’il ne croyait pas –
contrairement à son employeur Charles-Eric Lemaignen – que la dite ligne puisse être mise en service avant 2013 quand le président de l’Agglo continue de l’annoncer pour l’été 2012. Jouons à un
jeu : quels seront, selon vous, les prochains retards ? Le grand équipement sportif ? L’université en centre-ville ? La nouvelle maison d’arrêt ?
>> Lire aussi : Orléans en panne de jeunesse
A celles et ceux qui doutent encore de la remise en cause quotidienne
et insidieuse de nos libertés par l’Etat Sarkozy, je conseille vivement la lecture d’un article du Monde intitulé La France gardée à vue et signé Yves Bordenave, Isabelle Mandraud, Alain
Salles et Laetitia Van Eeckhout. Sur la base d’exemples concrets et détaillés, les quatre journalistes y décrivent un univers de l’arbitraire et du sordide. « Jeunes habitants des quartiers
difficiles, infirmières, syndicalistes, agriculteurs, étrangers en situation irrégulière, enseignants... la garde à vue concerne toutes les catégories de la population. » indiquent les
enquêteurs. C’est sans doute cette généralisation qui motive ce cri d’alarme tant il est vrai que les conditions de garde à vue ne se sont pas dégradées d’hier. Mais le fait est que cette pratique
- « une forme d'enfermement qui vise à exercer des pressions » affirme dans l’article un avocat ancien élu UMP – a tendance à être de plus en plus utilisée par la police nationale.
« Dans la période récente, les militants associatifs et syndicaux, mais aussi les journalistes, ont été visés » note Le Monde. Au délit de faciès, l'Etat policier du
président Sarkozy ajoute peu à peu le délit d’opinion.
On nous avait dit : vous allez voir ce que vous allez voir. La démocratie municipale allait être un des
grands chantiers du second mandat de Serge Grouard. Neuf mois après leur élection, le député-maire UMP et son équipe ont accouché d’une « Charte de la participation citoyenne ». Un document à lire en creux. Car il y a dans
cette charte un grand absent : le fait associatif. Il y est plus précisément fait référence à deux reprises. Page 10, article 6 : les conseils consultatifs de quartier « entretiennent un
partenariat actif avec tous les habitants, les acteurs économiques, les institutions publiques et les associations intervenant sur le quartier » et, article 7, « les
comités de mobilisation et d’animation comptent chacun jusqu’à 23 membres » dont « 5 à 7 personnes-ressources, choisies en fonction de leur compétence dans des domaines d’activité municipale, dont
des personnes pouvant appartenir au secteur associatif ». Et encore l’insertion de la fin de cette phrase a-t-elle arrachée de haute lutte par l’opposition municipale.| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires