Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
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Serge Grouard nous fait le coup de la
panne. Et ça ne fait rire personne. Orléans est en panne. La Charpenterie et le quartier des Halles, le mail Aristide-Briand, la tête nord du pont de l’Europe, la
rénovation du quartier de l’Argonne, la liaison tram-train de la gare, sans parler du tram lui-même dont la seconde ligne a pris le retard que l’on sait, au cause, en grande partie, des
réticences de la ville-centre : autant de chantiers essentiels à Orléans et qui sont aujourd’hui en stand by ou au ralenti.
Attentisme. Le meilleur exemple en est le quartier des Halles et de la
Charpenterie - emblématique de la rénovation urbaine version Grouard et Carré - où l’attentisme (pour ne pas dire le retrait) de Leclerc et de son « espace culturel » remet en cause l’ensemble du
projet. Au point que la frêle embarcation à un million d’euros amarrée tout près de là est sur le point de « couler » financièrement. Dénoncé en son temps par l’opposition socialiste au
conseil d’agglomération pour son coût exorbitant, le bar à tapas, sans cuisine, sans réfrigérateur ni véritable terrasse n’aura duré que le temps d’une crue.
Face à cette inertie qui commence à se voir de plus en plus, Serge Grouard, comme toujours, tente de masquer son incurie par un écran de com’. C’est le sens de son annonce récente d’un grand
équipement sportif à l’Ille Arrault. Une idée lancée comme ça, sans véritable assurance quand à la constructibilité et sans avoir consulté ni les partenaires potentiel (Conseils régional et
général) ni même le conseil municipal d’Orléans.
Inventer l'avenir. Il ne faudra pas s’étonner, ensuite, qu’Orléans, qui
a gagné constamment de nouveaux habitants pendant les douze années de « l’ère Sueur » en perde désormais. Ainsi, selon les chiffres les plus récents du recensement national officiel, entre 1999 et 2005, la population des ménages a diminué de 788
personnes, soit une baisse de 0,7%. Une réalité qui en cache une autre plus inquiétante : si la tranche des plus des 40 ans augmente, celle des 0-39 ans est en baisse. A force de se tourner vers
son passé plutôt que d’inventer l’avenir, Orléans vieillit.
« C’est votre première excécution ?
» demande avec compassion le prêtre à Charles Berling, alias Robert Badinter, dans le téléfilm éponyme en deux parties adapté de L’Abolition. Dans ce livre
autobiographique, l’ancien Garde des Sceaux, père de l’abolition de la peine de mort en France en 1982, raconte son combat homérique contre cette abomination. Regardant le visage que fait
Berling-Badinter alors que son client, Bontemps, s’apprête à se faire couper la tête pour un crime qu’il n’a pas commis, regardant ce visage, on souffre avec lui et on comprend qu’à partir de ce
moment-là, celui qui est aujourd’hui sénateur socialiste des Hauts de Seine n’aura de cesse de faire disparaître de notre code pénal ce droit officiel de tuer en temps de paix. Un combat qui, dans
la lignée des Schœlcher (abolitionniste de l’esclavage) fait de Robert Badinter l’un des hommes politiques les plus courageux et les plus illustres de l’histoire de France.
« Le Pacs est certainement l'un des textes les plus stupides, les plus néfastes qui aient été votés dans la
cadre de la Ve République. C'est une loi absolument désastreuse, qui torpille la famille ». Interrogé par Le Journal du Dimanche à l'occasion des dix ans du PACS, Christian
Vanneste récidive. L'homophobe député UMP du Nord en rajoute un couche, bien lourde, bien grasse. Blanchi par la cour la Cassation le 12 novembre 2008 de sa
condamnation pour injures homophobe, il se croit désormais tout permis. Tout y passe : le choix – être homo ne serait un, la « normalité », la supériorité de la famille et du
mariage hétérosexuels...
Dans le même dossier, relevé par le site d'information GayClic, le socialiste François Rebsamen, heureusement, relève le niveau et rétablit la vérité : le PACS, explique le sénateur-maire de Dijon « ne porte pas du
tout atteinte à l'institution traditionnelle qu'est le mariage. Cela permet à des personnes, quel que soit leur sexe, qui souhaitent vivre ensemble selon une forme légale différente du mariage,
de pouvoir le faire en toute sérénité, avec des garanties juridiques. »
A l'instar du socialiste Georges Frêche, suspendu du PS – certes, on aurait dû l'en exclure – on est en droit
d'attendre de l'UMP qu'il condamne une fois pour toutes cet horrible personnage. Il faut pour cela poser la question au chef suprême, qui décide de tout et en tout lieu. Comme à la
cour du roi Soleil, ce lui qui fait et défait les carrières et les réputations.
Si l'on avait des doutes sur la fin de Vatican II, il n'y a désormais plus aucune raison d'en avoir. Benoît XVI s'apprête en effet à lever
l'excommunication qui frappe la Fraternité sacerdotale Saint Pie X. Les intégristes schismatiques de Mgr Lefebvre
avaient été exclus de l'Eglise catholique en 1988 par Jean-Paul II. L'un des quatre évêques ordonnés par le prélat rebelle a tenu mercredi 21 janvier sur une chaîne suédoise des propos
révisionnistes niant l'holocauste juif. Ce sont ces chrétiens-là, souvent proches de l'extrême-droite, opposés aux avancées fondamentales du concile de Vatican II que le pape Benoit XVI veut
ramener dans le giron du catholicisme. Si ces croyants d'un autre âge représentaient des légions entières de soldats de Dieu, on pourrait comprendre la complaisance papale par des souci
démographiques. Mais ces gens-là sont extrêmement minoritaires. Quel est donc le sens de ce grand pardon, sinon la volonté du pape lui-même, comme il en a déjà donné des signes à plusieurs
reprises, de faire faire à l'Eglise toute entière un grand pas en arrière. Pour récupérer quelques brebis galeuses, Benoît XVI prend le risque de voir de nombreux chrétiens s'éloigner de cette
Eglise dans laquelle ils ne se reconnaissent plus.
Christian Houssack est un homme pressé. Pressé de... gagner de l'argent. Dans les deux
complexes cinématographiques qu'il dirige dans l'agglomération d'Orléans, les films – tournés à 24 images par seconde - sont diffusés au rythme de 25 images/sec. Gagner du temps, pour diffuser plus
de pub et vendre plus de confiseries, de pop corn. Le patron des Pathé a, on le constate une fois de plus, une haute idée du 7e art. Imaginez des musées qu'il faudrait visiter au pas de course ou
des pièces de théâtre qu'on jouerait avec un texte amputé d'un mot sur vingt-cinq.
C'est tout l'art des humoristes : nous faire rire de l'actualité tout
en nous aidant à la décrypter. Ce mercredi à 7h55 sur France Inter, Stéphane Guillon nous a livré une humeur matinale pas piquée des hannetons : Nicolas Sarkozy mais aussi Ségolène Royal en
prennent pour la grade. Avec talent. J'en connais qui ont porté plainte pour dénigrement pour beaucoup moins que ça.
Julien Dray avait « décidé de [se]
faire plaisir en famille ». Un plaisir à 6 356 euros la facture d’hôtel à Monaco. On se fait du bien à moins que ça. Si les révélations sur le train de vie du
député socialiste choquent assurément, ses explications embarrassées, postées sur le site desirdavenir.com sont affligeantes. Elles témoignent en tout cas du décalage abyssal qui existe entre le
monde dans lequel vit le dirigeant socialiste et la « vraie vie ». Comment être crédible sur le partage des richesses lorsque l’on est capable de dépenser des milliers d’euros dans des
montres, des vêtements et des chaussures de luxe ? « Tracfin (la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, ndlr) a relevé, explique le journaliste Eric Nicolas dans le quotidien L’Est
Républicain, que le député socialiste, sur les 313 000 euros dépensés avec sa carte en titane (véridique...), 131 000 l'ont été pour des montres. Pour un total de trente achats. Ce qui nous
donne un ticket moyen, pour le cadran et les deux aiguilles, de 4 360 euros. ». Les révélations faites dans la presse sont plus écœurantes les unes que les autres. Tant d’indécence donne la
nausée.
L’adaptation de l’œuvre est en
cours, avec Josiane Balasko dans le rôle de la concierge érudite. Sans préjuger du résultat, une chose est indispensable : le scénario doit conserver le haut niveau de langue
française qui fait la qualité de L’élégance du hérisson. Le second roman de Muriel Barbery, prix des libraires 2007, est un pur bijou de littérature. Les mots y sont ciselés, choisis,
assemblés avec talent et audace. On s’en délecte les neurones comme d’un plat de choix dans un restaurant gastronomique. A consommer sans modération, chaud, froid ou même réchauffé.
Brice Hortefeux est content. Il a fait du chiffre : 29 796 reconduites à la frontière d'étrangers sans
papiers, soit bien plus que les 26 000 réclamés par le président Nicolas Sarkozy. Brice Hortefeux est content. Des vies brisées, des familles séparées, des grands-pères arrêtés à la sortie de
l’école, des désespérés défenestrés, des miséreux renvoyés à leur misère, des persécutés à leur persécution, des malades à leur maladie, des interpelés en centres de rétention. Brice Hortefeux est
content. Des hommes et des femmes condamnés à la clandestinité, au travail au noir. Des non-expulsables non-régularisables renvoyés à une non-vie. Brice Hortefeux est content. C’est un bon élève.
Nicolas doit être content de lui. Il va sans doute avoir un bon point. Voire une belle image. Tenez : un beau charter plein de sans-papiers qui s’envole de Roissy. Les bons points seront pour les
services de l’Etat qui ont permis au ministre de l’immigration de présenter un si bon bilan. Faire du chiffre. C’est tellement plus simple et plus gratifiant que faire de l’humain. Pas de cas de
conscience. Du chiffre, additions de vies soustraites. Des vies dont je parle en connaissance de cause : ces hommes et ces femmes, je les reçois régulièrement dans mon bureau.
Chômeurs radiés. Pour Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile cité par
l’agence Reuters, la politique mise en œuvre par Brice Hortefeux « confine à l'absurde et à l'inefficacité » : « Il gouverne son ministère l'œil rivé sur les sondages et l'oreille
branchée sur l'Elysée ».
Au milieu d'une ville aux trottoirs jonchés de sacs poubelle
éventrés, Charles-Eric Lemaignen est droit dans ses bottes fourrées. Le président de l’agglomération ne comprend vraiment pas qu’on puisse s’offusquer de son intransigeance à
l‘égard des éboueurs grévistes auxquels il refuse toute augmentation de salaire alors même qu’il s’est lui-même augmenté de 38% en juillet dernier, faisant passer son indemnité nette mensuelle de 2
675 à 3 700 €. « Je travaille deux fois plus qu’eux et j’ai deux fois moins de congés » a-t-il expliqué, en substance, ce vendredi matin 9 janvier sur l’antenne de France Bleu Orléans. A
ce tarif là, on se demande pourquoi tout le monde n’aspire pas à être éboueur. Tandis que, bien entendu, la place de président de l’agglomération n’est convoitée par personne. Charles-Eric
Lemaignen s’est pour ainsi dire dévoué, faute de volontaires. Si la situation n’était pas si grave, on en rirait. Mais le cynisme du président de l’Agglo ne fait rire personne. D’autant que le
militant UMP omet de préciser qu’il perçoit également des subsides comme adjoint au maire d’Orléans et comme conseiller régional.| Février 2012 | ||||||||||
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