Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
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Pourquoi Israël se plierait-il à une résolution des Nations Unies quelques jours après
avoir sciemment bombardé une école gérée par l’ONU, tuant quarante personnes ? Il y a longtemps que l'état hébreu passe outre les résolutions internationales… que l’ONU se garde bien, de
son côté, de faire appliquer, la communauté internationale, USA en tête, n’ayant jamais eu le courage, comme elle l’a pourtant fait dans de nombreux conflits, d’envoyer en Palestine des Casques
bleus.
En 2009 ? De la liberté d’abord. Cette valeur essentielle absente ou remise en cause un peu partout sur
notre planète, du Palais de l’Elysée au Zimbabwe en passant par Gaza, l’Irak et Pékin. La liberté. Pas celle de la « loi de la jungle » qui autorise à nier l’humain, par la guerre, la haine,
l’appât du gain, le chacun pour soi.
Celle qui donne à l’Homme le droit de s’exprimer et de vivre en paix avec autrui et avec tous les peuples et en harmonie avec notre planète. Celle qui donne le droit à l’Homme de se cultiver, de
penser, de créer, de désobéir, de refuser, de manifester, de proposer, de marcher à contre-courant, de dénoncer, d’apostropher, de rire.
A l’heure où le volcan israëlo-palestinien est à nouveau en furie mais aussi au moment le président Barak Obama entre en fonction aux Etats-Unis d’Amérique, je cite volontiers Martin Luther King
pour qui « la race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l’agression et l’esprit de revanche. Le moyen d’en sortir est l’amour ». Au risque de l’utopie, j’affirme
avec le pasteur noir américain que « la non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie. C’est une épée qui guérit ».
A tous et à chacun, je nous
souhaite donc pour 2009, un monde plus libre et beaucoup d’amour.
Thierry Esther, auteur de Liberté, la toile ci-contre, expose Galerie Médiart à Paris du 12 au 23 janvier et au bÔbar à Orléans du 16 janvier au 17 avril.
Sur ses toiles, il capte les ombres et les âmes. L’âme, ombre de notre humanité. Avec Clair -
Obscur, qui débute au bÔ bar le 16 janvier, Thierry Esther nous invite à un voyage tout en nuances autour de la Terre, de l’Orient à Tchernobyl en passant par l’Irlande du Nord. Il
nous donne à voir et à explorer l’image qu’il nous renvoie, par sa peinture, des êtres et des lieux qui le hantent ou l’animent, faisant naître, émerger sur la toile, des désirs de peindre enfouis
depuis longtemps parfois et qui trouvent enfin leur expression depuis qu’il a – récemment – décidé, de ressortir ses pinceaux. Par ce jeu de « miroirs », il nous révèle à chaque fois un peu de
lui-même.
« A l'occasion du renouvellement de l'ensemble des sanitaires
de la Ville, et considérant l'intérêt d'augmenter la fréquentation de ces équipements pour facilier l'entretien de l'espace public, il est proposé au conseil municipal de
décider de la gratuité d'accès aux sanitaires publics à compter du 1er janvier 2009 ». La délibération est à l'ordre du jour de la réunion du conseil prévue ce vendredi 19 décembre. Voilà
une mesure qui, sans aucun doute, mériterait d'être ajoutée au catalogue déjà pléthorique de l'Agenda 21 de la Ville d'Orléans. Elle aura sans doute pour effet de réduire les
pollutions anarchiques et nauséabondes qui agressent parfois nos narines dans quelque angle de murs discret.
Nicolas Sarkozy invente l'application de la loi par anticipation. Le
président de la République avait décidé que la suppression de la publicité à partir de 20 heures sur France Télévision prendrait effet dès le 5 janvier 2009. Passant outre que le fait que la loi
ad hoc ne sera discutée au Sénat qu'après cette date butoir, Nicolas Sarkozy a demandé au président de France Télévision d'appliquer cette disposition de la loi avant qu'elle ne soit
définitivement adoptée. Faisant, par là-même, d'une pierre deux coups : cette injonction élyséenne préfigure en effet un autre aspect de la future loi : la nomination du président de France
Télévision directement par le chef de l'Etat. D'aucun, à droite, ont pourtant tenté de nous faire croire que cette réforme relevait du « bon sens » et même de la « modernité »,
quand elle nous fait revenir au temps de l'ORTF, où un « ministre de l'information » était relié par une ligne directe aux dirigeants des chaines publiques (elles l'étaient toutes à
l'époque). En pire. Grignotant peu à peu nos libertés publiques, Nicolas Sarkozy, en inquiétant président-monarque en voie de « berlusconisation », vient, par anticipation, et avec la
complicité de Patrick de Carolis, de créer, comme l'ont dénoncé les députés socialistes, l'Office de Radio Télé Sarkozyste.
Laurent Girault a démissionné du conseil municipal d’Orléans. Le vendredi
28 novembre, le délégué à la prévention et élu de l’Argonne avait été remplacé sur las bancs de la majorité par Gérard Besson, ancien président de l’université d’Orléans. Placé sous la
responsabilité de Florent Montillot, le président de l’Union pétanque argonnaise, officiellement parti « pour raisons personnelles », aurait-il démérité ? Ou bien l’homme, plutôt connu
avant les élections de 2001 pour ses idées de gauche, aurait-il été remercié pour bons et loyaux services ? Autrement dit, après avoir joué le rôle de ramasseur de voix dans le quartier populaire
de l’Argonne, Serge Grouard a-t-il considéré que la mission de Laurent Girault était terminée et qu’il devait désormais laisser la place à Gérard Besson qui n’attendait que ça. On imagine en
tout cas que, quoi qu’en ait dit l’intéressé pendant la campagne électorale, la cohabitation avec l’adjoint à la sécurité n’ait pas été de tout repos. C’est une raison suffisante
pour démissionner.
Serge Grouard est un rêveur. Après nous avoir, au début du précédent mandat,
fait pétiller les oreilles avec ses discours lyriques sur le « jardin-lumière » qu’il voulait réaliser place Aristide-Briand (après avoir un temps envisagé de couper tous les arbres),
voilà que le maire d’Orléans sort de son chapeau onirique un « grand équipement sportif et culturel » en bord de Loire. Du niveau, dixit Serge Grouard himself (La République
du Centre du 9 décembre) du musée Guggenheim de Bilbao en Espagne. Bigre, quelle
ambition : digne d’un pont de l’Europe signé Calatrava. Comme un Palais de Mille et une nuits en lieu et place de l’actuel hippodrome de l’Ile Arrault. Autrement dit, en zone A – aléa 4 (très fort)
– du Plan de prévention du risque d’inondation (PPRI) de la Vallée de la Loire.
Pylônes. Et
le rêve devient cauchemar. Et le conte un simple formulaire administratif. Car le règlement du PPRI,
approuvé par arrêté préfectoral du 2 février 2001 ne laisse aucun doute. La zone A est « à préserver de toute nouvelle urbanisation ». En aléa 4, seuls peuvent être admis, sous certaines
conditions, des aménagements de type abris, clôtures ou pylônes. On a du mal, alors, face à de telles contraintes, à imager que le – beau – rêve de Serge Grouard puisse un jour devenir réalité. A
moins d’un – improbable – coup de baguette magique. De deux choses l’une. Ou bien Serge Grouard croit encore au Père Noël, ou bien, plus vraisemblablement, il tente de nous faire croire que le
rouge barbu à la hotte bien garnie existe.
Maurice Pelloux-Prayer a réagi vivement à mon article intitulé Le réquisitoire du procureur Pelloux-Prayer. A 16h30, jeudi 20 novembre, le militant du Mouvement pour la France a débarqué dans mon
bureau, sur mon lieu de travail, pour m'insulter copieusement. « Si vous n'étiez pas une lavette, je vous mettrais mon poing dans la figure » m'a-t-il lancé rageusement, en
présence de ma collègue éberluée. Ce qui fait dire à Antoine Bardet que le MPF serait plutôt « Mon Poing dans la Figure ».
Pour ma part, sur les conseils de quelques amis, je suis allé déposer une main courante pour « intimidation et
menaces » au poste de la Police nationale de la gare d'Orléans. La violence est un aveu d'impuissance.
Une fois n'est pas coutume, je ne résiste pas à reproduire, sans commentaire, l'intégralité de la chronique matinale de Simon Tivolle, ce jeudi 27 novembre sur France Inter (à podcaster éventuellement sur le site de la radio).
Je ne sais pas si vous
avez entendu cette nouvelle : Bush gracie une dinde ! Au début, pour rigoler, je me suis demandé un moment si ça n'avait pas un rapport avec les frasques de Sarah Palin…
Ben non.
Et puis en réfléchissant…vraiment… ça fait un drôle d'effet de savoir que le président des Etats-Unis, qui a provoqué des dizaines de milliers de morts en Irak… a gracié une dinde.
Que celui qui a laissé griller sur la chaise électrique des dizaines d'hommes… a gracié une dinde.
Que le Commandant en chef de l'armée la plus puissante du monde, qui a défendu la torture et Guantanamo… a gracié une dinde.
Bien sûr, je sais, ça n'a rien à voir ! C'est une tradition depuis Lincoln : le président reçoit une dinde. Et depuis Truman, il la gracie. Obama fera pareil. Aux Etats-Unis, ça fait partie de
ces coutumes que nous avons du mal à apprécier, à l'occasion de la fête de Thanksgiving.
Thanksgiving, qu'on traduit en français par la fête de l'Action de Grâce…
Indiens. C'est encore une
affaire de puritains à la sauce américaine. En 1620, les premiers pèlerins meurent de faim. L'année d'après, des Indiens les aident à se nourrir, et pour les remercier les Blancs les invitent à
manger. C'est le premier Thanksgiving. Comme par la suite les Indiens seront exterminés, l'histoire officielle n'a retenu que le remerciement à Dieu pour des récoltes abondantes…
Et du coup, ce sont les dindes… qui trinquent ! Aujourd'hui, pas moins de cinquante millions de dindes vont passer à la casserole ! Oui, cinquante millions ! Thanksgiving,
le quatrième jeudi de novembre, est un jour férié aux Etats-Unis. Les bestioles sont dégustées en famille. Dinde farcie avec de la sauce aux airelles, et une tarte à la citrouille.
Culs-bénis. Bush gracie la dinde… la dinde glougloute…et ils sont nombreux les dindons de la farce… Au pays des culs-bénis de tous poils, aujourd'hui le président Bush va
également remercier Dieu pour les bonnes récoltes… De l'humour, sans doute, alors que la dépression économique gagne la planète.
Et demain, après Thanksgiving, commencent les soldes !
Le vendredi, début de la période des achats de Noël, est sans doute le jour de plus grande activité commerciale de l'année, on l'appelle d'ailleurs le vendredi noir, le Black Friday. Avec la
crise, on annonce des déstockages massifs… dès l'aube, il y aura la queue devant de très nombreux magasins…
Dans sa grande clémence, avant de gracier une grosse dinde, George W a promulgué une loi qui prolonge les indemnités de chômage pendant la période des fêtes. Sympa. De plus, 16 000
propriétaires incapables de rembourser leurs prêts immobiliers ont appris qu'on ne peut pas les mettre à la porte… jusqu'au 9 janvier. Un soulagement de courte durée - juste pour laisser croire
aux enfants que le Père Noël existe toujours.
Pioupious. En 2003, le
président Bush était allé en Irak manger de la dinde avec les pioupious américains qu'il avait envoyés sur place quelques mois plus tôt. Il voudra peut-être faire la même chose, demain, cinq
ans après… Pas sûr que les dindes, les pioupious et les Irakiens lui disent merci.
En Caroline du Nord, un malfrat a essayé de voler une voiture sur un parking… Pas de chance, un homme est intervenu et a assommé le voleur… à coup de dinde congelée !
Celle-là, au moins, elle a servi à quelque chose ! Bush a bien fait de ne pas la gracier !
102 voix d'avance. En toute logique, le Conseil national du Parti
socialiste a validé, ce mardi 25 novembre, le vote des militants intervenu le 21 novembre : Martine Aubry est désormais la Première secrétaire du principal parti de gauche
en France. Elle est, depuis la création du PS en 1971, la première femme à occuper cette responsabilité. Si certains des proches (ah le vilain mot de « lieutenant ».. pourquoi pas caporal !) de la
présidente de Poitou-Charente jouent encore les va-t-en guerre, Ségolène Royal elle-même semble vouloir choisir la voie de l'apaisement : « Nous ferons en sorte d'être une force de
transformation à l'intérieur du PS, a-t-elle affirmé à l'issue du Conseil national (...) Nous allons continuer à nous investir dans le PS dont nous représentons la moitié des forces
militantes » rapporte le quotidien Le Monde.
Des propos qui contrastent fortement avec la partie de poker qu'elle avait engagée avec son équipe depuis la nuit du vendredi 21 au samedi 22 novembre. Comme si, ayant peur de perdre (ou sachant
qu'elle avait perdu) elle essayait, par ce coup de bluff, de changer le cours des choses en obtenant l'organisation d'un nouveau vote, avant la réunion du Conseil national qui devait, à coup sûr,
compte tenu de sa composition issue du vote du 6 novembre, et sauf fraude majeure, entériner la victoire de Martine Aubry. Le Parlement du parti l'a fait par 159 pour et 76 contre.
Plaies. Ainsi, après plusieurs et plusieurs nuits de grande turbulence, le Parti de François Mitterrand va pouvoir retrouver un peu de sérénité. J'en m'en réjouis pour Martine Aubry que j'ai soutenue non pas
contre Ségolène Royal mais pour les idées qu'elle défend et pour la manière dont elle les défend. Je le crois capable de nous sortir de ce bourbier. Je m'en réjouis aussi pour le parti qui est le
mien, tant il est vrai que le spectacle navrant de ces derniers jours va laisser des traces et des plaies qu'il faudra du temps pour cicatriser. Juste un exemple, parce qu'il me touche. Aurélien
Chevallier, mon collègue assistant parlementaire au Sénat, a été envoyé par l'équipe de Martine Aubry, à Montpellier, pour s'assurer du bon déroulement du scrutin dans la très
« ségolèniste » fédération de l'Hérault.
Fraude électorale.
« Quand je suis arrivé, raconte Aurélien à Libération, un homme m'a empoigné et m'a jeté
dehors ». Robert Moralès, conseiller général et secrétaire de la section où Aurélien avait été dépêché comme observateur, lui a carrément refusé l'accès au bureau de vote, avec force de
grossièretés (lire ci-dessus et voir aussi ci-dessous le reportage de France 3 Langedoc-Roussillon). C'est ce genre d'événement, associé à toutes les dénonciations, avérées ou non,
de fraude électorale, qui a gravement dégradé l'image de notre parti. Beaucoup plus que le score serré. Car enfin, ne sont-ce pas là les risques de la démocratie ? Des désagréments qui ne
menacent en tout cas pas l'UMP où la démocratie n'est
guère à la mode. Ce qui n'empêche pas certaines de ses grandes gueules de railler le PS et le triste spectacle qu'il a donné. Au royaume de Sarkozy, l'ironie est mal placée.
Heureusement, avant même d'être officiellement désignée Première secrétaire, Martine Aubry en avait endossé les habits. Elle est allée cet après-midi, en compagnie de Benoît Hamon, soutenir les
salariés de l'audiovisuel en grève. C'est là que sont les vrais causes et les vrais combats. Pour la démocratie et la justice.
Le reportage de France 3 Langedoc-Roussillon sur le scrutin du 20 novembre dans l'Hérault, le département de l'infréquentable Georges Frêche... que Ségolène Royal prévoyait, en cas de victoire, de réintégrer dans le Parti socialiste.
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