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Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
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Au lieu de s’acharner sur un blogueur potache, Serge Grouard ferait
bien mieux de balayer devant sa porte. Quentin Thomas, conseiller municipal majoritaire d’Orléans, membre du Mouvement de la France a validé sur son blog (Orléans par
passion) un commentaire qui pue l’antisémitisme. Adossé à un article sur la victoire de Barack Obama, le texte – anonyme – s’appuie sur une rhétorique bien connue des milieux
« provie » (lire ci-dessous l'article de ProChoix) : il assimile ni plus ni moins l’IVG à l’holocauste juif, accusant Simone Veil, présidente de la Fondation pour la
Mémoire de la Shoah d’avoir « organisé l’extermination de plus de six millions d’enfants depuis 34 ans », date de la reconnaissance en France du droit à l’avortement.
Plantes carnivores. D’une extrême gravité, le commentaire a donc été accepté sciemment par Quentin Thomas qui modère son blog, autrement c'est lui qui, en cliquant sur « accepter », en autorise ou non la publication. Mis en ligne le 8 novembre 2008 à 17h27, le texte d’un certain « nepanthes » (du nom d’une variété de plantes carnivores – sic) y est resté jusqu’à ce mercredi 12 novembre. J’ai personnellement posté sur le blog deux mises en demeure invitant Quentin Thomas à retirer ce commentaire. Il s’est bien gardé de les publier. Je sais aussi que, de son côté, Antoine Bardet, la blogueur poursuivi par le maire d’Orléans, a envoyé au militant MPF un e-mail à ce sujet.
Mea culpa. Il faut croire que ces pressions, ou d’autres, ont eu raison de cette ignominie. Mais le mal est fait. On est alors en droit d’attendre du
jeune militant politique un mea culpa en bonne et due forme mais aussi une condamnation sans ambigüité de la part de Serge Grouard. On risque d'attendre logntemps.
Quoi qu’il en soit, pour avoir ainsi validé un tel message et pour l’avoir laissé quatre jours en ligne, Quentin Thomas pourrait être poursuivi. Cette attaque infâme contre Simone Veil, une grande dame qui fait honneur à la politique, mérite d'être punie. Cette dernière, ainsi que les associations qui
pourraient ester en justice ont en tout cas été alertées.
D'autant que Quentin Thomas est un récidiviste. En juin 2007, déjà, il avait publié sur un précédent blog « Jeune pour la France du Loiret » un article homophobe. Officiellement et après de nombreuses protestations,
le blog avait été fermé. Officiellement, car il est en réalité toujours en ligne. Ca fait beaucoup de ménage en perspective pour le député-maire d'Orléans .
>> Lire l'article de Mourad Guichard sur LibéOrléans
Extrait de ProChoix n°3, février 1998 : Le révisionnisme provie, par Fiammetta
Venner
On connait bien les dérapages « provie » tendant à assimiler les fœtus à des personnes... Ce que l’on sait moins, c’est que ce postulat est loin d’être un simple
argument de lutte contre l’avortement. En fait, il sert surtout la soupe à un relativisme historique de premier ordre. Car une fois les fœtus assimilés à des personnes et donc les fœtus avortés à
des enfants assassinés, les « provie » ont très tôt développé des comparaisons systématiques entre leur sort et celui connu par les juifs sous le nazisme. Or si les fœtus avortés sont
des juifs, les fœtus non avortés deviennent dès lors des « survivants », les « provie » défendant les fœtus des « résistants » et les partisans de l’avortement, des nazis. Après quoi,
les mécanismes bien huilés du relativisme s’emballent un peu plus... Aboutissant comme souvent à une banalisation et parfois même à une négation de la Shoah au profit du « plus grand crime contre
l’humanité » : l’avortement. La rhétorique et le champ lexical développés par les « provie » constituent à ce jour l’un des laboratoires les plus vivaces du négationnisme. En vingt ans,
elle a su faire basculer un nombre considérable d’opposants à l’IVG dans l’antisémitisme et le relativisme.
Après le sénateur Michel Charasse, suspendu du Parti socialiste le 15 avril dernier
pour cause d’insubordination, c’est au tour du sénateur Jean-Luc Mélanchon de quitter, de son plein grè lui, le PS. La question qui se pose alors – et qui a été posée par exemple lors du congrès
départemental du Parti socialiste du Loiret, samedi 8 novembre – est de savoir quelle légitimité ces deux parlementaires ont à conserver leur mandat jusqu’à son terme. Comme à tous les niveaux de
notre démocratie – et le PS est le seul parti de France à le faire de manière aussi systématique – ces deux personnages ont pu être élus parce que, au préalable, ils ont été désignés à cette
candidature par un vote de tous les militants concernés, à bulletin secret. Ils tiennent leur mandat de ce choix et du parti auquel ils appartenaient. Ils devraient donc, en toute logique,
démissionner, et rendre ainsi leur mandat au Parti socialiste et à ses militants. On peut rêver.
Afin de s’assurer que la gauche, ne fasse pas, aux prochaines élections régionales prévues en 2010, le
même quasi grand schelem, qu’en 2004, certains, à l’UMP, imaginent carrément de supprimer les conseillers régionaux. C’est l’idée centrale de la proposition de loi déposée, notamment, par le sénateur Eric Doligé, président du Conseil général du Loiret, attelé, pour l’occasion, au peu fréquentable Charles Pasqua.
L’ancien ministre de l’Intérieur, est, il vrai passé depuis longtemps grand maître de la manipulation électorale.
Considérant, dans ses attendus que « les conseillers régionaux sont élus au scrutin de liste proportionnel. Ce type de scrutin a conduit à l'instabilité des exécutifs qu'il a fallu corriger
par un système complexe et à une faible représentativité des élus, peu connus de leurs électeurs. Au contraire, les conseillers généraux puisent leur légitimité dans le scrutin cantonal
uninominal majoritaire à deux tours qui fonde sans conteste leur représentativité », Pasqua et consorts proposent de « confier à des conseillers territoriaux le soin d'assurer à la fois
le mandat départemental et le mandat régional. Au chef-lieu de département, ils régleront par leurs délibérations les affaires départementales et les affaires régionales au chef-lieu de région,
en lieu et place des conseillers régionaux. »
« Afin de ne pas écarter le scrutin proportionnel, garant de la diversité, poursuivent les auteurs hypocritement, les communes de plus de 30 000 habitants pourront élire leurs
conseillers territoriaux sous cette forme après un découpage des territoires pour les rendre homogènes. »
Ainsi, depuis de nombreuses années, on s’interroge – on s’indigne parfois –
sur la pertinence d’un mode de scrutin départemental archaïque et injuste parce qu’il institue une surreprésentation du monde rural par rapport aux zones urbaines. Or, au lieu de tenter de
corriger cette injustice et de rééquilibrer les pouvoirs locaux, Eric Doligé et Charles Pasqua proposent ni plus ni moins d’aggraver la situation.
Minorités. Parler de « système complexe » relève de la plus
sournoise des manipulations politiques. Le mode d’élections des conseillers régionaux est en effet calqué sur celui des conseillers municipaux, selon le principe suivant : assurer une majorité
stable tout en permettant l’expression des minorités. Eric Doligé et Charles Pasqua, envisagent-ils, ensuite, de revenir aussi à une élection des conseillers municipaux par un scrutin uninominal
à deux tours ?
Chacun constatera que, sous des discours d’efficacité, ces durs de l’UMP cherchent (avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy ?) à supprimer ces contre-pouvoirs gênants que représentent, pour eux
les conseils régionaux, de surcroit lorsqu’ils sont quasi exclusivement de gauche.
Si cette proposition de loi devait être adoptée, la démocratie locale serait menacée. Une fois de plus, comme c’est désormais fréquemment le cas depuis l’élection de Nicolas
Sarkozy.
La victoire de Barack Obama laisse Serge Grouard sans voix. On ne savait pas le député-maire d’Orléans si concerné par ce scrutin. Interrogé par La
République du Centre « il n’a pu donner suite » indique laconiquement le quotidien départemental dans son édition du 6 novembre. Quand le président UMP du conseil général,
Eric Doligé, semble se réjouir de cette élection (« probablement un atout pour le monde »), Serge Grouard ne semble lui pas concerné par cet événement historique dont on aurait
espéré qu’il le laissât plutôt sans voie, que sans voix. A moins que le maire d’Orléans n’ait espéré la victoire de McCain et que, devant l’ampleur de la défaite du candidat conservateur, il ait
choisi de rester discret.
2011, 2012… 2013. Le
délai de construction de la seconde ligne de tram s’allonge régulièrement d’une année supplémentaire. Serge Grouard l’a clairement laissée entendre lors de la visite de Jean-Louis Borloo à Orléans,
le 3 novembre, en raison, explique sans rire le maire d’Orléans « de l’ampleur des travaux ». Il aura donc fallu sept ans pour que Serge Grouard se rende compte de ce que
représente un tel chantier. Il ne serait sans doute pas si ignorant s’il avait été plus assidu aux réunions du comité de pilotage de cette seconde ligne. On aurait, en outre, aimé que le
tracé s'allonge lui aussi dans les même proportions.
Apprenant ce matin par la radio que Barack Obama venait d'être élu président des Etats-Unis d'Amérique, je me précipite sur la
télécommande de ma télévision, impatient de voir les images de cette victoire.TF1, France 2, France 3, Arte (même Arte !), M6 : rien, nada, si ce n'est les habituels dessins animés niais et les
insipides soap opéra du mercredi matin. Sans doute les journaux du matin avaient-il longuement évoqué cet événement. Mais on aurait pu attendre des éditions spéciales à la hauteur de ce moment
historique. Cité par Le Monde, Frédéric Martel, auteur de De
la culture en Amérique (Gallimard, 2006), parle de « 11-Septembre à l'envers ». Ce jour-là, toutes les télévisions du monde – y compris en France – s'étaient mises en quatre
pour relayer ce terrible attentat, jusqu'à l'écoeurement. L'élection de Barack Obama est – en positif – un événement aussi considérable pour le monde que la destruction des twin towers.
Mais le positif, c'est bien connu, ça ne paye pas.
Il pouvait gagner, il devait gagner, il a gagné. Le
quadragénaire métis Barack Obama est devenu le 44e président des Etats-Unis d'Amérique. Une victoire sans appel, totale, qui, quarante
ans après l'assassinat du pasteur Martin Luther King apparaît comme une formidable revanche de l'histoire. Un événement digne de l'élection, en 1994, de Nelson Mandela à la tête de l'Afrique du Sud libérée de l'apartheid. Dans un pays qui a connu la traite des Noirs,
l'esclavage, le Ku Klux Klan et la ségrégation raciale, l'élection de Barak Obama, qui a
encore une grand-mère au Kenya, est une véritable révolution. Un ami, métis lui aussi, me disait ce matin : « Je suis fier d'être noir ». Et moi de lui répondre, tout à ma joie :
« Je suis fier de l'humanité ». Les nombreux reportages sur tous ces citoyens noirs se rendant aux urnes radieux et déterminés avait quelque chose de jubilatoire. Cité par
Le Monde, Frédéric Martel, auteur de De la culture en
Amérique (Gallimard, 2006), parle de « 11-Septembre à l'envers ».
Peine capitale. Avec d'autres sans doute aussi, j'attends de cet homme de progrès ,de ce
citoyen universel, de ce président multicolore qu'il révise ses opinions sur la vente des armes et surtout sur la peine de mort. On peut penser – espérer - que la position officielle d'Obama sur ce
sujet est d'abord dictée par des raisons électoralistes tant il semble impossible d'être aujourd'hui président des Etats-Unis tout en étant ouvertement contre la peine capitale. Une pratique qui
continue de classer les USA dans le camps des pays barbares. On peut légitimement croire que l'humaniste Obama, qui se réclame de Martin Luther King, est, au fond de lui, abolitionniste. Pour
tout cela, ça va être très dur d'attendre le 20 janvier, date officielle d'entrée en fonction du nouveau président de « la plus grande démocratie du monde ».
La politique est
aussi question de symboles. L’organisation à Vichy, par l’auvergnat Brice Hortefeux, de la troisième conférence européenne sur l’intégration, sonne comme une provocation,
venant d’un ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire (ouf !) particulièrement dur en la matière. Toutes choses égales par ailleurs,
acceuillir dans la ville qui porte le nom des lois les plus discriminatoires et honteuses de l’histoire de notre pays à quelque chose d’indécent, au moment même où des familles sont obligées de se
rentrer dans la clandestinité pour ne pas être expulsées, où des citoyens français se mettent en infraction en cachant des sans-papiers et où, à Paris, une employée municipale dénonce à la police l’inscription dans une école d’un
enfant de sans-papiers.
Serge Grouard est un sacré farceur. Voilà qu'il vient d'obtenir de Jean-Louis Borloo qu'il revienne à
Orléans donner son absolution à sa politique de développement durable. Au menu, explique Mourad Guichard sur LibéOrléans : « La thématique des villes durables et des transports collectifs en
site propre ». C'est le comble. Celui-là même qui, en 2001, a fait campagne contre la seconde ligne de tramway vient aujourd'hui s'enorgueillir de cet équipement qu'il a tant combattu
et décrié. Rappelons nous toute l'énergie déployée par le maire d'Orléans pour empêcher le choix du tramway comme mode de transport pour la seconde ligne de tramway. Puis, toutes ses manœuvres
pour retarder sa réalisation au point que l'on ne sait plus vraiment aujourd'hui quelle année elle entrera en service. Enfin toutes ses fins de non recevoir à vouloir privilégier le site propre
(faubourg Madeleine et rue des Carmes).
Pour donner un peu de réalité à un discours qui promet d'être très virtuel, Serge Grouard pourra toujours resservir au ministre, pour la énième fois, la pile à combustible installée dans un HLM
de la Source et qui, malgré son succès interplanétaire, n'a malheureusement pas, pour le moment, fait école à Orléans même.
>> Voir La saga du tramway
Sous le titre énigmatique « Les CAP, c'est comme un jeu de
hasard... tu gagnes ou tu gagnes pas », le syndicat CFDT de la Ville d'Orléans offre au personnel municipal, à l'occasion des élections aux commissions administratives paritaires (CAP),
un billet de tombola qui permet de gagner... des places pour le cinéma Pathé ! Quelques semaines après que le gérant des complexes en question s'est répandu en insultes contre la presse locale et contre Jean-Pierre Sueur, on aurait pu attendre du syndicat un peu plus de discernement. Pour garder
une saine distance vis à vis d'un individu assez peu fréquentable et pour soutenir, de préférence, un cinéma qui risque aujourd'hui de fermer ses portes. Qui plus est, compte tenu du nombre
d'agents que compte notre ville, les vingt places à gagner constituent une maigre loterie. On aurait pu espérer plus de générosité. Pas malin, plus radin.| Février 2012 | ||||||||||
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