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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 13:14
Il était sans mandat depuis sa double défaite aux municipales et aux cantonales en mars dernier. Grégoire Mallein, avocat plaidant à Paris, habitant le centre-ville d’Orléans, ancien conseiller général éphémère de l’Argonne, est désormais conseiller municipal d’opposition à Saint-Jean de Braye. Par la grâce du jeu des chaises musicales et de la démission de Jacques Chevalier, maire sortant et sorti. L’inclassable électron libre du petit monde politique orléanais, membre du parti radical valoisien, retrouve ainsi un ancrage politique dans l’agglomération, au moment même où un autre figure agitée, le sécuritaire Florent Montillot, recentre son image pour mieux cacher ses idées extrêmes.

Belles paroles. Comme toujours, Grégoire Mallein tient un discours très soft : « Modérer et contrôler » confie-t-il à Sandrine Séon dans La République du Centre du jeudi 23 octobre. Mais il se méfier des apparences comme des belles paroles. Et celles et ceux qui connaissent un peu le personnage savent très bien que derrière un profil apparemment lisse se cache un homme aux idées parfois assez dures, en particulier sur les questions économiques.
Reste que ce nomadisme politique est toujours déconcertant. Qu’il soit de droite ou de gauche (rappelons-nous Jack Lang quittant Blois pour une circonscription du Pas-de Calais gagnée d’avance). Car, pour ma part, je reste persuadé qu’un ancrage prolongé sur un territoire où l’on habite réellement est une condition indispensable à l’exercice d’un mandat électoral local efficace.

Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 12:56

African footprint. « Empreinte de pied africain ». Samedi 18 octobre, Patrick Sébastien nous a encore étonnés. Parmi les trouvailles, ce soie-là, une troupe de jeunes danseurs-bruiteurs de Soweto : African footprint. Une équipe « rouge » et une « jaune ». Du vrai spectacle. Du genre qui donne ses lettres de noblesse à la télévision publique. Car, en voyant ces jeunes sud-africains, j'ai aussitôt pensé, par contraste, à Koh Lanta (TF1) d'une part et Incroyables talents (M6), d'autre part. Deux facettes de cette pseudo téléréalité qui envahit nos petits écrans, les gangrène chaque jour un peu plus. Du factice, de l'émotion préfabriquée, du vrai-faux spectacle où les images sont montées, manipulées, tronquées pour correspondre à un produit calibré destiné à trouver sa place entre plusieurs écrans publicitaires.

Névroses sublimées. A l’inverse, Patrick Sébastien – dont on peut critiquer le style mais qui, à l’instar d’un Michel Drucker, n’a jamais succombé aux sirènes de la télévision privée – est un formidable découvreur de talents. Il nous offre chaque mois du spectacle vivant, où les artistes ne servent ni de faire-valoir, ni de sujet de dérision et de moquerie à des pseudo-juges, artiste hasbeen en mal de notoriété, transformant les spectateurs – consentants- en complice d’un voyeurisme malsain ; un divertissement où ceux qui se produisent sont des artistes à part entière, qui ne sont pas là pour étaler devant des millions de téléspectateurs consommateurs passifs leurs névroses sublimées par des images trafiquées.

Par DAZIBAO - Publié dans : Culture
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Mercredi 22 octobre 2008 3 22 /10 /Oct /2008 12:27
Depuis tout ce temps que j’habite à Orléans, je ne m’en étais pas encore rendu compte : il y a une rue Adolphe Thiers à Orléans, dans le quartier du Châtelet. Bien entendu, cette appellation ne date pas d’hier. Chef de l’Etat et du gouvernement réfugié à Bordeaux après l’invasion prussienne, il conclut le traité de Francfort avec Bismarck en 1871. Les Parisiens refusent ce traité et s’insurgent. La « Commune de Paris » sera réprimée dans le sang par Thiers. Georges Clemenceau, maire de Montmartre pendant la Commune dira de lui : « Thiers, le type même du bourgeois cruel et borné qui s’enfonce sans broncher dans le sang ».
On imagine facilement qu’un tel baptême a eu lieu sous une municipalité de droite. Mais on aurait pu penser que le nom de ce triste sire fût effacé des murs de notre ville depuis.
Certes, de nombreuses villes, en France, de droite comme de gauche, comptent une rueThiers. D’autres, même encore, une rue Staline. Il y a quelques années, le maire UMP de Chartres a débaptisé la place François-Mitterrand de sa ville. Non pas à cause de l’attitude équivoque que l’ancien président de la République a pu avoir durant l’Occupation. Mais par un puéril antisocialisme revanchard.
Avec Thiers ou Staline, on est dans un tout autre cas de figure. Il n’y a pas de honte à changer le nom d’une voie lorsque celle-ci fait injure à l’histoire.


Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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Vendredi 17 octobre 2008 5 17 /10 /Oct /2008 15:28
« Tout ça pour ça » écrit Anne-Marie Coursimault dans son billet de La République du Centre de ce vendredi 17 octobre. La veille, aux alentours de 8h, un conducteur de bus alerte la police municipale pour un chahut qui se déroule à l’intérieur du véhicule. « Un simple chahut » . Toutes sirènes hurlantes, la cavalerie débarque. Mais dans l’impossibilité de poursuivre leur chevauchée sur la chaussée, ils s’engagent « carrément sur la petite esplanade réservée aux piétons, située juste devant le faubourg Bannier, qui facilite la traversée nord du carrefour » (photo ci-contre) raconte la chef d'agnce de La Rep', obligeant des piétons à s’arrêter précipitamment.
Qui n’a pas jamais vu les voitures la police municipale débouler à toute vitesse dans les rue d’Orléans ? Comme on dit aujourd’hui, « ils s’y croient » ! Avec à leur tête le shérif Montillot, nos « cow-boys » municipaux ont parfois tendance à dépasser la ligne… blanche.

Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 17:44
Le jeune supporter d’origine tunisienne interrogé hier soir mercredi 15 octobre au « 20 heures » était certes accablant et pathétique. Justifier la bêtise d’un « effet de foule » absurde par « c’est pas la France qu’on sifflait mais l’équipe de foot » ne tient pas la route, surtout, quand il reconnaît, tout de suite après, qu’il n’aimerait pas que l’hymne tunisien soit ainsi insulté. Au lieu de calmer le jeu, il en rajoutait une couche.
Il n’est pas le seul. Le tohu-bohu sarkozien autour de cette Marseillaise sifflée ne fait rien pour apaiser les esprits. Intervention fulgurante, convocation sine die de Roselyne Bachelot, promesse d’interruption des matches si ça se reproduit (alors que c’est du seul ressort des arbitres)…On n’est pas loin de « la patrie en danger ».

Haine. Remarquez, ça n’est pas tellement le fait que l’on vilipende la Marseillaise qui me gêne, tant ses paroles haineuses et sanglantes font « tâche » sur un terrain de sport où on en appelle sans cesse au fair-play. Mais toute cette haine déversée sur la pelouse du Stade de France a quelque chose d’inquiétant.
Aussi, au lieu de se contenter de jouer les vierges effarouchées, on devrait, en haut lieu, s’interroger sur les causes d’un tel phénomène. D’autant que le monde du football n’en est pas, en ce domaine, loin s’en faut, à son premier coup d’éclat.

Drapeau tricolore. Comment, en effet, tant de jeunes supporters, français pour la plupart en arrivent à rejeter autant leur terre natale ? Pourquoi ne trouvent-ils de refuge identitaire que dans une communauté étrangère qui n’est pas, au départ, la leur ? Mais on préfère sans doute agiter frénétiquement le drapeau tricolore et se draper dedans l’air outragé plutôt que de se poser les questions qui fâchent. Le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'idendité nationale et du développement solidaire (des mots qui renvoient tous au clash de France-Tunisie), Brice Hortefeux, peut tranquillement poursuivre sa sale besogne.

Par DAZIBAO - Publié dans : Politique nationale
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Jeudi 16 octobre 2008 4 16 /10 /Oct /2008 16:31
Tout se complique. Il y a d’abord cette Halle de la Charpenterie, défigurée par l’obstination grouardienne et dont l’avenir immédiat semble compromis. Il se dit de plus en plus fort en effet, que, suite à l’annulation, par le Conseil d’Etat, de l’autorisation d’implantation d’un hypermarché Leclerc à la Chapelle Saint-Mesmin, le patron orléanais du grand distributeur ne serait plus très chaud pour installer un espace culturel place de la Loire. Ce qui, évidemment, bloque l’ensemble du projet.
Ensuite, juste en face, accroché à l’est du jardin de la Charpenterie, un bâtiment flambant neuf a été construit qui devait, dans un premier temps, accueillir un espace public dédié aux nouvelles technologies de l’information. Mais comme il fallait bien redonner un toit au chef étoilé Philippe Bardau pour cause de destruction des Antiquaires et du Next Door (dans la cadre de la restructuration du quartier), la mairie a proposé au cuisinier orléanais de se réinstaller dans deux endroits proches : le Jardin de la Charpenterie donc, et, en contrebas du quai du Châtelet, rue de la Pierre-Percée, dans la somptueuse « Maison de la Coquille » (vous suivez ?). Mais là aussi, ça coince. Un conflit opposant le propriétaire de cette bâtisse du XVIe siècle à l’entrepreneur chargé de la rénover, Philippe Bardeau aurait pour l’instant tout mis en stand-by.

Incapacité. Après le départ de Bouchara de la place du Châtelet, tout cela fait vraiment très désordre, s’agissant d’un projet qui se voulait être une vitrine d’Orléans et de la politique de rénovation conduite par Serge Grouard.
Cette saga de la Charpenterie prouve une fois de plus l’incapacité de cette municipalité – très à l’aise en revanche pour communiquer - à mener concrètement  à bien des projets de grande envergure. En cette matière comme d’en d’autres, « rien n’est simple » il est vrai. Mais là, vraiment « tout se complique » (Sempé).

Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /Oct /2008 17:37
Voila une crise qui tombe à pic. On ne peut affirmer, bien entendu, que Nicolas Sarkozy a souhaité cette crise, même si sa politique libérale n’arrange rien. Cependant, au moment où la plupart des clignotants économiques sont au rouge en France, ce cataclysme financier arrive à point nommé. Comment le président de la République et son gouvernement – conseil d’administration auraient-ils fait pour expliquer l’échec patent de leur politique sans cette « providentielle » crise ? Ils auraient dû justifier l’injustifiable, à grand renfort de langue de bois. Désormais, plus besoin. Telle Toinette à Argan dans Le Malade imaginaire qui rend malicieusement le poumon responsable de tous les maux de son maître, Nicolas Sarkozy, le « fort-en com' » peut répéter à l’envi : la crise, la crise, la crise !
Par DAZIBAO - Publié dans : Politique nationale
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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /Oct /2008 10:57
Marques de rouge à lèvres sur la joue en sueur du boxeur. « Je les embrasse pour m’excuser du mal que je leur fais ». Cette phrase de Nong Toom, champion travesti de boxe thaïlandaise - interprété par Asanee Suwan - dans Beautiful boxer résume à elle seule le film qui a clos dimanche 12 octobre le 3e festival de films gays et lesbien d’Orléans : le contraste entre la violence de ce sport et la tendresse profonde du héros.

Beau travail. Ce long métrage signé Ekachai Uekrongtham fait partie de ces petits bijoux – du cinéma asiatique en l’occurrence - que le Groupe Action Gay et Lesbien (GAGL) du Loiret et Christel Grillard en particulier, ont le don d’aller nous dénicher depuis trois ans. Primé dans de nombreux festivals, Beautiful boxer raconte l’histoire vraie d’un boxeur thaïlandais qui a décidé de devenir un champion pour pouvoir se payer l’opération qui lui permettra d’accorder son corps à son « âme » féminine. Avec des images d’une grande beauté qui font penser tantôt à Beau travail de Claire Denis, tantôt aux dessins animés de Michel Ocelot (Kirikou en particulier), Ekachai Uekrongtham nous transporte dans univers haut en couleurs, mêlant violence, humour, émotion et tendresse.

Confidentiel. Une fois de plus, Le GAGL a su, pour cette 3e édition, nous concocter une programmation de grande qualité. Cependant, malgré une fréquentation en hausse constante d’année en année, ce festival reste encore trop confidentiel, eu égard au niveau cinématographique qu’il propose. Les films projetés au cinéma des Carmes sont des histoires d’hommes et de femmes confrontés ou impliqués dans des relations homosexuelles. Mais ce sont avant tout des histoires accessibles à tous et qui peuvent émouvoir tout un chacun, homo ou hétéro. Le public de ce festival est donc encore très identifié. « Pire », on observe même un clivage entre garçons et filles, les premiers étant largement majoritaires pour voir les films gays et les secondes lors des projections de films lesbiens. Une habituée faisait même remarquer qu’elle ne voyait certaines lesbiennes qu’une fois par an, à l’occasion du festival. Il reste donc encore beaucoup à faire pour décloisonner le cinéma gay et lesbien, y compris à l’intérieur même de la communauté LGBT. Histoire de ne pas passer à côté de petits chefs d’œuvre du 7e art que nous offre chaque année cet incontournable festival.

>> Je signale, pour ceux qui voudraient faire oeuvre pédagogique en matière de lutte contre l'homophobie (y compris auprès d'un public d'enfants) le court-métrage Gelée précoce de Pierre Pineaud
Par DAZIBAO - Publié dans : Culture
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Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /Oct /2008 15:01

Serge Grouard devrait pourtant le savoir : dans le forum de la démocratie, la République des blogs orléanais, a, depuis belle lurette, un temps d'avance. Ce qu'il pense avoir gagné au Palais de justice, le maire le perd aussitôt sur la blogosphère. A commencer par le règlement des  frais de justice et amendes auxquels Antoine Bardet doit faire face : la solidarité – ô la belle valeur de gauche – s'organise.
Sur les front des idées, en réponse aux attaques du citoyen député-maire, Antoine Bardet, alias Fansolo, a décidé de publier, sur le site de Reporters sans frontières, les propos incriminés. N'étaient les ennuis personnels d'Antoine, on aurait envie de rire à la lecture de ces blagues. Cette judicieuse publication met en tout cas en exergue le caractère disproportionné, ridicule, puéril – et méchant - de la joute grouardienne.

Caricature plastique. Il faut le redire ici : si la justice condamne Antoine Bardet, elle doit aussi mettre au pilori toute l'équipe des Guignols de l'Info, qui usent et abusent avec talent et délectation de l'usurpation d'identité, du dénigrement, tant avec les mots qu'avec la caricature plastique des personnages mis en scène chaque soir sur Canal +. Interrogé un jour sur le portrait fait de lui par les marionnettistes les plus célèbres de France, Jacques Chirac avait répondu : « On n'attaque pas l'humour ». « Mieux vaut un excès de caricature à un excès de censure », a même déclaré un jour Nicolas Sarkozy. Plutôt que de perdre son temps dans des procédures qui vont finir par le ridiculiser, Serge Grouard aurait gagné à méditer les sages affirmations de ses mentors politiques.
« Allez-y : buzzez, reprenez, exploitez : il faut impérativement que le plus de monde possible sache ce qu'il y avait dans ce blog et mesure ainsi toute la disproportion de l'affaire » lance Antoine dans un message largement diffusé. Alors oui, face à ceux qui cherchent à « fuzoloer »* Fansolo, buzzons, buzzons.

* Lors de l'audience au TGI, l'avocat de Serge Grouard, Me Guy Lemaignen, qui avait mal révisé son dossier, a appelé Fansolo, « Fuzolo »


>> Vous pouvez aussi signer la pétition de soutien à Antoine Bardet

 

 

 

 

Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 /10 /Oct /2008 00:41
« Alors, sans avoir rien que la force d'aimer, nous aurons dans nos mains, amis, le monde entier ». Quand on n'a que l'amour est, à mes yeux – et à mes oreilles – la plus belle chanson d'amour du monde. Jacques Brel nous quittés il y a tout juste trente ans. J'avais 15 ans. Il aura fallu toute l'émotion de sa disparation pour que je découvre l’immense artiste qu’il était. Avec un grand regret : ne pas l’avoir aimé suffisamment à temps pour pouvoir aller assister à un de ses concerts. Brel chantait avec ses tripes. Il disait même que je jour où il n’aurait pu envie de vomir avant d’entrer en scène, il arrêterait d’en faire.
Depuis, j’écoute toujours le Grand Jacques avec une émotion intacte. Il est impossible de citer ici toutes les chansons que je préfère. Mais je vibre tout particulièrement aux paroles et la musique de Ces gens-là, une complainte sociale incisive mais empreinte d’un tel besoin d’amour quand il parle de Frida « qui m’aime comme un soleil et que j’aime peut-être, même si les autres veulent pas ».

Satires sociales. Durant mon enfance, j’ai baigné dans la culture de la chanson engagée (Maxime Le Forestier, Moustaki, Leny Escudero…). Sans doute Brel n’apparaissait-il pas comme faisant partie de cette espèce. S’il est vrai que ça n’est pas ce qui le caractérise le plus, nombre de ces textes sont des satires sociales, comme Les Bourgeois bien sûr ou encore Au suivant qui est allé droit au cœur de l’objecteur de conscience que j’étais.

Bouquet de lilas. Au lycée, pour le bac de français, j’avais réussi à faire accepter par mon prof le choix d’un recueil de chansons-poèmes de Brel parmi les textes que je pouvais moi-même sélectionner. Inutile de dire que l’examinateur ne m’a pas interrogé sur le poète franco-belge.
La même année, je ne sais plus dans quel cadre exactement, j’ai été amené, à ma demande, à jouer Madeleine (celle qui veut prendre le tram 33 pour aller manger des frites chez Eugène) devant ma classe. J’avais même, pour l’occasion, confectionné un bouquet de lilas en papier : « J'en apporte toutes les s'maines, Madeleine elle aime bien ça ». Il y a, dans cette chanson, comme dans beaucoup d’autres, tout ce qui caractérisait Brel dans son rapport aux femmes : du grand amour et beaucoup la souffrance.


Par DAZIBAO - Publié dans : Culture
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