Les 14 et 21 mars, pour des régions solidaires et écologiques, je vote socialiste, je vote François Bonneau.
Les 14 et 21 mars, pour des régions solidaires et écologiques, je vote socialiste, je vote François Bonneau.
Ainsi Florent Montillot se verrait bien «
nouveau-centriste ». Viré de l’UMP par un Eric Doligé qui n’avait pas supporté sa trahison lors des dernières élections législatives, l’adjoint à la sécurité se dit prêt à rejoindre
les rangs du Nouveau Centre, au nom, notamment, tenez-vous bien, de son « humanisme ». Fichtre ! Au cas où cela aurait échappé à certains, l’ancien conseiller régional d’Ile de France est
un humaniste car, explique-t-il dans La République du Centre du 12 septembre, « quand on défend la sécurité », on défend « les plus humbles ». Et puis, se justifie le M.
Propre orléanais, « j’ai été plus de vingt ans à l’UDF ». C’est sans doute pour nous rassurer sur ses prétendues racines centristes. « Sarkotillot » nous montre au moins une chose : il
sait naviguer au gré des vents politiques porteurs. Quitte, par ambition personnelle, à trahir ses amis d’hier… et de demain. D’ailleurs, il annonce qu’il pourrait revenir à l’UMP… quand Eric
Doligé n’en sera plus le patron dans le Loiret.
On imaginait Florent Montillot plus dans les petits papiers du préfet. Dans une ville qui a tendance à s’endormir trop tôt, Serge Grouard et son shérif avaient mis en place dès 2001 une charte qui permettait à des établissements servant de l’alcool d’ouvrir jusqu’à 2h du matin en été. Quarante-trois bars et restaurants l’avaient signée. Débutée en juin, l’ouverture estivale devait être prolongée jusqu’au 8 novembre. Mais pour la préfecture, cette charte – dont elle n’est plus cosignataire depuis cette année * - n’a pas de valeur juridique. Une demande individuelle de dérogation, accompagnée d’une onéreuse étude acoustique, doit désormais être formulée pour espérer obtenir ce droit. Une trentaine d’établissements n’ont pas fait la démarche et sont donc contraints de baisser le rideau dès une heure du mat’. Ca fait désordre. On a un peu de mal à comprendre qu’aucune information n’ait circulé entre la place de l’Etape et la rue de Bourgogne toute proche afin que Ville et Etat accordent leurs violons. Mais notre « Sakotillot » était sans doute trop occupé à libérer les bords de Loire pour aller s’occuper du respect de la parole donnée de la Ville d’Orléans.
*Dans La Tribune d’Orléans, la préfecture, qui était cosignataire depuis 2001, explique qu'elle a refusé de s'engager « par avance dans un régime dérogatoire automatique ».
Mourad Guichard, correspondant de Libération à Orléans me l'a annoncé ce samedi 6 septembre
par téléphone depuis Paris où toute l'équipe du quotidien national planchait sur son avenir : Laurent Joffrin , le patron du journal, est revenu sur sa décision et accepte de rouvrir le site
LibéOrléans.
Mais où est passé Jean-Marc Sylvestre ? Le militant-chroniqueur économique a disparu de la grille de France Inter. Ouf ! Enfin ! Depuis des années, ce zélateur du néolibéralisme, ce porte-parole non
officiel du Medef, ce pourfendeur des 35 heures sévissait tous les matins sur notre grande et belle radio nationale de service public. Comme une « tâche » dans cette station dont la qualité de
l’information n’est plus à prouver. On a pu croire un temps, après qu’il eut frôlé la mort* et découvert la qualité du service public de santé français, qu’il allait mettre un peu d'eau dans son
vin. Cela n’a pas duré longtemps. Chassez le naturel, il revient au galop. Il a en particulier déployé tous ses talents de héraut du libéralisme sous Jospin – pour le critiquer sans réserve
– puis sous Raffarin – pour l’encenser sans pudeur.
Un autre son de cloche. J’avais souvent écrit et téléphoné à la rédaction de France Inter pour me plaindre du
parti pris outrancier et unilatéral du désormais directeur adjoint de l’information de TF1 (voila un poste qui correspond mieux aux idées qu’il défend). Il m’est même arrivé de couper la
radio pendant sa chronique tellement cela m’agaçait. Il faut croire que je n’étais pas le seul. Depuis un an en effet, il était précédé, dans les matinales de France Inter, par Bernard Maris qui donne de l’actualité économique un tout autre son de cloche. Or, en cette rentrée 2008-2009, exit Jean-Marc
Sylvestre. Bernard Maris, lui, est toujours là. Avec, désormais, pour lui donner la réplique, un journaliste du quotidien Les Echos, Dominique Seux. Lequel, dégâts du sarkozysme oblige,
la joue beaucoup plus profil bas. Il n’a, surtout, pas l’arrogance, la condescendance et la suffisance de son prédécesseur.
* En 2003, Jean-Marc Sylvestre publie Une petite douleur à l'épaule gauche. Ce livre raconte comment, suite à une
hospitalisation pour ce qui n'était qu'une "petite douleur", il a frôlé la mort en contractant une maladie nosocomiale. Source : evene.fr
Depuis de nombreux mois, il fait partie de notre paysage
médiatique. Comme une bouffée d’air dans l’univers souvent fermé de l’information locale. Aujourd’hui, LibéOrléans, le site animé
par le militant journaliste Mourad Guichard, risque tout bonnement de disparaître de notre horizon informatique. Cette fermeture des sites locaux de Libération est la conséquence d’un plan
d’économie engagé par le quotidien national. Outre que cela risque de poser des problèmes financiers à l’auteur-animateur de ce site, il réduit un peu plus le pluralisme de la presse dans notre
département.
Fière de ses bords de Loire (dites BDL) – heureusement – débarrassés de ses
voitures, la municipalité d’Orléans ne s’imaginait sans doute pas qu’ils deviendraient un lieu de regroupement juvénile nocturne. Voire de beuverie. Un groupe « Pour L'interdiction aux racailles
sur les BDL » s’est même constitué sur facebook. Le titre – provocateur – était en fait ironique.
Après le projet – heureusement - avorté de
parking souterrain sous le mail Aristide-Briand, celui de la place du Cheval Rouge était, à la fin du mandat précédent de Serge Grouard, le seul projet concret en la matière. Des
crédits d’études avaient même été votés dans cette perspective. Il faut croire que les études en question n’ont pas permis d’aborder tous les problèmes. En effet, selon Yves Broussoux, le
président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) du Loiret, interrogé par La
République du Centre, « le schéma sur lequel nous étions en train de travailler depuis quelques temps ne peut pas se mettre en place pour des raisons d’ordre uniquement
juridique et administratif ». Résultat, des cinq millions d’euros qu’elle avait prévus d’investir dans ce parking, la CCI réduit sa participation à deux millions. On est en droit de se
demander comment et pourquoi une telle difficulté n’a-t-elle pas été relevée plus tôt par la Ville d’Orléans et/ou par la CCI.
Autant dire que, comme pour « l’affaire Leclerc », ce revirement n’est sans doute pas du goût du député-maire d’Orléans. «
On a perdu trois ans » reconnaît François Foussier, adjoint au maire chargé du commerce. L’ancien président des Vitrines d’Orléans ne mâche pas ses mots : « Peut-être certains élus de la
CCI, non commerçants, n’ont pas compris l’intérêt du commerce en France ». Fermez le ban.
La pagaille. Le problème, pour Orléans et son maire, c’est que ce parking devait alléger les « souffrances » des
automobilistes pendant les travaux de la seconde ligne de tram. Aujourd’hui, ils risquent de se dérouler… en même temps. On imagine la pagaille. A moins que le chantier du tram est-ouest prenne
lui aussi, et une fois de plus, du retard. Alors, que Serge Grouard ne s’inquiète pas : Orléans finira bien par récolter une distinction, celle de la capitale du retard et de l’incurie.
Voila qui ne va pas arranger les
affaires de Serge Grouard. Le député-maire d’Orléans s’était, début 2007, présenté en personne – ce qui est exceptionnel – devant le Commission nationale d’équipement commercial
(CNEC) pour plaider la cause du projet de supermarché Leclerc à La Chapelle Saint-Mesmin, sur la friche Michelin. Las, saisi notamment par des commerçants chapellois, le Conseil d’Etat a annulé
la décision de la CNEC.
ne perd pas espoir pour autant. Selon La Tribune d’Orléans, il compte en effet sur l’assouplissement des
règles en la matière, promis par le gouvernement Fillon, au nom de la libre concurrence (sic). En attendant, le gâchis continue dans la Halle de la Charpenterie. Faute d’avoir obtenu gain de cause
à La Chapelle, le géant de la distribution a-t-il toujours l’intention se s’installer au cœur d’Orléans ?
Certes, avec sa fontaine et la station de tram,
l’esplanade qui fait face à la cité administrative ne manque pas de cachet. Mais derrière cette vitrine, là où le concours d’architecture prévu par l’ancienne
municipalité aurait donné au projet une vraie cohérence d’ensemble, on ne peut constater – déplorer - qu’une juxtaposition de bâtiments sans véritable lien entre les uns et les autres. Comme si la
seule contrainte imposée aux différents promoteurs n’avait été que la hauteur maximale des édifices. A voir la forme que prennent les immeubles de bureau actuellement en construction, on a
l’impression de se retrouver dans certaines communes riches de l’ouest parisien (comme Levallois par exemple) qui ont bâti des quartiers entiers tout de verre réfléchissant et d’acier. Quand à la
préoccupation de développement durable, elle semble totalement absente de ce vaste chantier. Il y avait l’opportunité, avec un tel projet, pour le maire autoproclamé écolo d’Orléans, de passer des
paroles aux actes. Où sont les panneaux solaires, les éoliennes horizontales et autres innovations écologiques ? Ne cherchez pas, il n’y a rien à voir.
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