Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
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Il était
sans mandat depuis sa double défaite aux municipales et aux cantonales en mars dernier. Grégoire Mallein, avocat plaidant à Paris, habitant le centre-ville d’Orléans, ancien
conseiller général éphémère de l’Argonne, est désormais conseiller municipal d’opposition à Saint-Jean de Braye. Par la grâce du jeu des chaises musicales et de la démission de Jacques Chevalier,
maire sortant et sorti. L’inclassable électron libre du petit monde politique orléanais, membre du parti radical valoisien, retrouve ainsi un ancrage politique dans l’agglomération, au moment même
où un autre figure agitée, le sécuritaire Florent Montillot, recentre son image pour mieux cacher ses idées extrêmes.
African footprint. « Empreinte de pied
africain ». Samedi 18 octobre, Patrick Sébastien nous a encore étonnés. Parmi les trouvailles, ce soie-là, une
troupe de jeunes danseurs-bruiteurs de Soweto : African footprint. Une équipe « rouge » et une « jaune ». Du vrai spectacle. Du genre qui donne ses
lettres de noblesse à la télévision publique. Car, en voyant ces jeunes sud-africains, j'ai aussitôt pensé, par contraste, à Koh Lanta (TF1) d'une part et Incroyables talents
(M6), d'autre part. Deux facettes de cette pseudo téléréalité qui envahit nos petits écrans, les gangrène chaque jour un peu plus. Du factice, de l'émotion préfabriquée, du vrai-faux spectacle où
les images sont montées, manipulées, tronquées pour correspondre à un produit calibré destiné à trouver sa place entre plusieurs écrans publicitaires.
Névroses sublimées. A l’inverse, Patrick Sébastien – dont on peut
critiquer le style mais qui, à l’instar d’un Michel Drucker, n’a jamais succombé aux sirènes de la télévision privée – est un formidable découvreur de talents. Il nous offre chaque mois du
spectacle vivant, où les artistes ne servent ni de faire-valoir, ni de sujet de dérision et de moquerie à des pseudo-juges, artiste hasbeen en mal de notoriété, transformant les
spectateurs – consentants- en complice d’un voyeurisme malsain ; un divertissement où ceux qui se produisent sont des artistes à part entière, qui ne sont pas là pour étaler devant des millions
de téléspectateurs consommateurs passifs leurs névroses sublimées par des images trafiquées.
« Tout ça pour ça » écrit Anne-Marie Coursimault dans son billet de La République du Centre de ce vendredi 17 octobre. La
veille, aux alentours de 8h, un conducteur de bus alerte la police municipale pour un chahut qui se déroule à l’intérieur du véhicule. « Un simple chahut » . Toutes sirènes hurlantes, la
cavalerie débarque. Mais dans l’impossibilité de poursuivre leur chevauchée sur la chaussée, ils s’engagent « carrément sur la petite esplanade réservée aux piétons, située juste devant le
faubourg Bannier, qui facilite la traversée nord du carrefour » (photo ci-contre) raconte la chef d'agnce de La Rep', obligeant des piétons à s’arrêter précipitamment.
Le jeune supporter d’origine tunisienne interrogé
hier soir mercredi 15 octobre au « 20 heures » était certes accablant et pathétique. Justifier la bêtise d’un « effet de foule » absurde par « c’est pas la France qu’on sifflait mais
l’équipe de foot » ne tient pas la route, surtout, quand il reconnaît, tout de suite après, qu’il n’aimerait pas que l’hymne tunisien soit ainsi insulté. Au lieu de calmer le jeu, il en
rajoutait une couche.
Tout se complique. Il y a d’abord cette Halle de la Charpenterie, défigurée par l’obstination grouardienne et dont l’avenir immédiat semble compromis.
Il se dit de plus en plus fort en effet, que, suite à l’annulation, par le Conseil d’Etat, de l’autorisation d’implantation d’un hypermarché Leclerc à la Chapelle Saint-Mesmin, le patron orléanais du grand distributeur ne serait plus très chaud pour installer un espace culturel place de la Loire. Ce qui, évidemment, bloque l’ensemble du
projet.
réinstaller
dans deux endroits proches : le Jardin de la Charpenterie donc, et, en contrebas du quai du Châtelet, rue de la Pierre-Percée, dans la somptueuse « Maison de la Coquille » (vous suivez
?). Mais là aussi, ça coince. Un conflit opposant le propriétaire de cette bâtisse du XVIe siècle à l’entrepreneur chargé de la rénover, Philippe Bardeau aurait pour l’instant tout mis en stand-by.
Cette saga de la Charpenterie prouve une fois de plus
l’incapacité de cette municipalité – très à l’aise en revanche pour communiquer - à mener concrètement à bien des projets de grande envergure. En cette matière comme d’en d’autres,
« rien n’est simple » il est vrai. Mais là, vraiment « tout se complique » (Sempé).
Voila une crise qui tombe à pic. On ne peut affirmer, bien entendu, que Nicolas Sarkozy a souhaité cette crise, même si sa politique libérale n’arrange rien.
Cependant, au moment où la plupart des clignotants économiques sont au rouge en France, ce cataclysme financier arrive à point nommé. Comment le président de la République et son gouvernement –
conseil d’administration auraient-ils fait pour expliquer l’échec patent de leur politique sans cette « providentielle » crise ? Ils auraient dû justifier l’injustifiable, à grand renfort de langue
de bois. Désormais, plus besoin. Telle Toinette à Argan dans Le Malade imaginaire qui rend malicieusement le poumon responsable de tous les maux de son maître, Nicolas Sarkozy, le « fort-en com' » peut répéter à
l’envi : la crise, la crise, la crise !
Marques de rouge à lèvres sur la joue en sueur du boxeur. « Je les embrasse pour m’excuser du mal que je
leur fais ». Cette phrase de Nong Toom, champion travesti de boxe thaïlandaise - interprété par Asanee Suwan - dans Beautiful boxer résume à elle seule le film qui a clos dimanche 12 octobre le 3e festival de films gays et lesbien d’Orléans : le contraste entre la violence de ce sport
et la tendresse profonde du héros.
Serge Grouard devrait pourtant le savoir : dans le forum de la
démocratie, la République des blogs orléanais, a, depuis belle lurette, un temps d'avance. Ce qu'il pense avoir gagné au Palais de justice, le maire le perd aussitôt sur la
blogosphère. A commencer par le règlement des frais de justice et amendes auxquels Antoine Bardet doit faire face : la solidarité – ô la belle valeur de gauche – s'organise.
Sur les front des idées, en réponse aux attaques du citoyen
député-maire, Antoine Bardet, alias Fansolo, a décidé de publier, sur le site de Reporters sans frontières, les propos incriminés.
N'étaient les ennuis personnels d'Antoine, on aurait envie de rire à la lecture de ces blagues. Cette judicieuse publication met en tout cas en exergue le caractère disproportionné, ridicule,
puéril – et méchant - de la joute grouardienne.
Caricature plastique. Il faut le redire ici : si la justice condamne Antoine Bardet, elle doit aussi mettre au pilori toute l'équipe des Guignols de l'Info,
qui usent et abusent avec talent et délectation de l'usurpation d'identité, du dénigrement, tant avec les mots qu'avec la caricature plastique des personnages mis en scène chaque soir sur
Canal +. Interrogé un jour sur le portrait fait de lui par les marionnettistes les plus célèbres de France, Jacques Chirac avait répondu : « On n'attaque pas
l'humour ». « Mieux vaut un excès de caricature à un excès de censure », a même déclaré un jour Nicolas Sarkozy. Plutôt que de perdre son temps dans des procédures
qui vont finir par le ridiculiser, Serge Grouard aurait gagné à méditer les sages affirmations de ses mentors politiques.
« Allez-y : buzzez, reprenez, exploitez : il faut impérativement que le plus de monde possible sache ce qu'il y avait dans ce blog et mesure ainsi toute la disproportion de
l'affaire » lance Antoine dans un message largement diffusé. Alors oui, face à ceux qui cherchent à « fuzoloer »* Fansolo, buzzons, buzzons.
* Lors de l'audience au TGI, l'avocat de Serge Grouard,
Me Guy Lemaignen, qui avait mal révisé son dossier, a appelé Fansolo, « Fuzolo »
>> Vous pouvez aussi signer la pétition de soutien à Antoine Bardet
« Alors, sans avoir rien que la force d'aimer, nous aurons dans nos mains, amis, le monde entier
». Quand on n'a que l'amour est, à mes yeux – et à mes oreilles – la plus belle
chanson d'amour du monde. Jacques Brel nous quittés il y a tout juste trente ans. J'avais 15 ans. Il aura fallu toute l'émotion de sa disparation pour que je découvre l’immense artiste qu’il était.
Avec un grand regret : ne pas l’avoir aimé suffisamment à temps pour pouvoir aller assister à un de ses concerts. Brel chantait avec ses tripes. Il disait même que je jour où il n’aurait pu envie
de vomir avant d’entrer en scène, il arrêterait d’en faire.| Février 2012 | ||||||||||
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