Jeudi 25 septembre 2008
4
25
/09
/2008
10:54
Au royaume de la bagnole, le gâchis est roi. Ce jeudi matin sur France
Inter, Patrick Grivaz jubilait totalement à la perspective du premier grand prix de Formule 1 en nocturne, qui va avoir lieu à Singapour le 28 septembre prochain. Selon Wikipédia, «
l’intérêt est de permettre aux téléspectateurs européens de la suivre à une heure raisonnable et d'atténuer l'influence du climat tropical sur les hommes et la mécanique ».
J’avais déjà du mal avec la débauche de vroum-vroum, de gaz à effet de serre, de tôles froissées, de corps brûlés et d’accidents mortels qui font l’actualité du sport (sic) automobile. Mais avec la
version by night, on atteint un niveau insupportable de gâchis écologique. Il va falloir en effet dépenser des milliers de kilowatts pour éclairer le circuit. Quel cynique pied de nez à
notre planète qui se réchauffe. Pour quelques ronds bruyants, polluants et nauséabonds sur Terre.
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Monde
1
-
Partager
Mardi 23 septembre 2008
2
23
/09
/2008
12:00
Le Ville d’Olivet devra, en 2009, 2010 et 2011, payer quelque 90 861 euros de
pénalités à l’Etat pour non respect de la loi de Solidarité et de renouvellement urbain (SRU) qui oblige les communes de plus de 3 500 habitants à atteindre au plus vite une
proportion de 20% de logements sociaux dans le parc locatif de leur territoire. Nul doute que cette riche commune de l’agglomération orléanaise – et nombre de ses habitants – préfèrent payer
l’amende plutôt que de voir leur confort dérangé par quelques logements ciaux. Aux communes pauvres les logements pour les « pauvres » ! C’est, en substance, le discours récurrent de la
municipalité de droite d’Olivet pour justifier à la fois le retard et la lenteur à le combler. Comprenez, vous, il s’agit d’une question d’histoire ! C’est pas de la faute du maire actuel d’Olivet
(et de ses prédécesseurs) si l’essentiel des logements sociaux de l’agglomération est concentré sur quelques communes (Orléans, Saint-Jean de Braye, Fleury les Aubrais, Saran).On ne va quand même
pas, au nom de la solidarité locale et nationale, chambouler tout cela !
Incurie. Deux autres communes, nous apprend La République du Centre de ce 23 septembre, vont être sanctionnées pour leur
incurie : Chécy et Ingré. Deux communes repassées à gauche en 2008 et qui paient aujourd’hui le retard accumulé par les maires de droite qui les ont précédés. C’est particulièrement le cas à Chécy
où, en 2001, Francis Duché avait fait campagne – et gagné – sur un seul thème : pas de logement sociaux chez nous si vous votez pour moi ! Heureusement, ça n'a marché qu'une fois.
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Orléans
3
-
Partager
Mardi 23 septembre 2008
2
23
/09
/2008
00:32
J'ai
eu comme un instant de doute. Il y a quelques semaines, à l'occasion de la rentrée scolaire, un reportage à la télévision s'intéresse au coût des fournitures. Une mère de famille
évoque le prix des livres qu'elle doit acheter pour sa fille lycéenne. Je m'étonne. Les manuels scolaires pour les lycéens ne sont-ils pas gratuits en France ? Bigre. Nous sommes en Alsace.
La seule région – dirigée par la droite - de notre beau pays à ne pas fournir gratuitement ces outils indispensables à l'enseignement de nos enfants. Les vingt-deux autres régions métropolitaines
sont de gauche : livres d'école et outils pour les élèves des lycées professionnels sont pris en charge par la collectivité. Au nom de l'égalité du droit à l'école.
On vote quand pour les régionales ?
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Politique nationale
2
-
Partager
Lundi 22 septembre 2008
1
22
/09
/2008
23:19
C'est en aidant ma fille pour un travers scolaire que l'idée m'est venue de ce
court « arrêt sur image ». Cela se passe le le vendredi 22 août lors de l’inauguration du temple bouddhiste de Larab Ling à Roquedonde. Carla Bruni a été chargée par son président de mari
de jouer la première dame de France aux côtés du Dalaï Lama, treizième du nom. En ces temps de JO de Pekin, on ne va pas
prendre le risque de se fâcher avec la dictature chinoise : business is business. Tapis rouge pour Benoît XVI, une chanteuse à la voix suave pour le chef spirituel tibétain. Mais ce
jour-là, sur cette photo particulièrement, notre first lady ressemble moins à l'épouse du président qu'à la mannequin qu'elle a été dans le passé. Carla Bruni, très professionnelle, semble
poser pour un magazine féminin. Le kata, la traditionnelle écharpe blanche symbole de bienvenue au Tibet que le Dalaï Lama vient de la lui offrir, devenant presque, sur ce cliché, un
accessoire de mode.
Photo Philippe Laurençon/AFP
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Politique nationale
1
-
Partager
Lundi 22 septembre 2008
1
22
/09
/2008
12:02
Plus dix-neuf sièges pour la gauche au sein de la Haute Assemblée suite à l’élection qui s’est déroulée ce dimanche 21
septembre. A ce rythme là, explique Simon Tivolle dans sa
décapante chronique sur France Inter ce lundi matin 22 septembre, « la gauche ne peut pas espérer être majoritaire avant… 2030 ou 2040 ». C’est l’anomalie démocratique de
notre pays. Alors qu’à tous les niveaux, nos institutions représentatives (villes, départements, régions, Assemblée Nationale), ont, depuis plus de vingt ans, régulièrement connu
l’alternance politique, le Sénat reste immuablement à droite. La mode de scrutin, indirect et basé sur l’électorat très rural des maires et adjoints des 36 000 communes de France, assure à la
droite une quasi éternité à la Haute Assemblée. Rien ne justifie ce statu quo, même le discours récurrent sur la nécessité de conserver – c’est le mot ! – au Sénat son statut d’assemblée des
collectivités locales. Comme si les députés venaient de la planète Mars !
Déséquilibre démocratique. Les choses, malheureusement, ne risquent pas de s’améliorer. Il se murmure que Sarkozy
voudrait, pour l’élection des conseillers régionaux, adopter le même mode de scrutin – uninominal à deux tours – que pour l’assemblée départementale. Alors même que beaucoup s’accordent à juger
injuste et archaïque ce mode d’élection qui laisse lui aussi, un part disproportionnée au monde rural, le président de la République envisage de renforcer encore ce déséquilibre démocratique.
Histoire, sans doute, d’éviter un nouveau ras de marée, comme celui qui a vu la victoire, en métropole, de la gauche dans vingt-deux régions sur vingt-trois.
>> Le Loiret devrait bientôt compter six circonscriptions au lieu de cinq actuellement. Lire à ce sujet, le communiqué du PS du Loiret.
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Politique nationale
0
-
Partager
Lundi 22 septembre 2008
1
22
/09
/2008
11:02
C’est toujours pareil. Quand les grands libéraux sont dans la panade, ils font les yeux doux à l’Etat providence. Limite même si ce dernier ne se fait pas engueuler
quand ça ne va pas assez vite. La crise des banques américaines est, de ce point de vue, un exemple criant de l’hypocrisie des grands pourfendeurs officiel de l’interventionnisme étatique. La loi
du marché va, directement ou indirectement, coûter 700 milliards de dollars aux contribuables de Georges Bush. Mais le phénomène n’est pas seulement américain, même s’il prend, outre atlantique,
comme toujours, des proportions astronomiques.
Ressources naturelles. De ce côté-ci de l’océan, nous avons régulièrement droit à des périodes de soudaine conversion au
culte de l’Etat providence de la part d’adeptes d’un autre dogme : le laisser-faire, la libre concurrence, le libre droit de piller les ressources naturelles ou de polluer. Il suffit de se
rappeler les réguliers appels au secours des patrons-pêcheurs (qui refusent par ailleurs que l’on limite leur droit de pêche au nom de la préservation des ressources halieutiques ou de la
solidarité avec les pays en voie de développement) ou des sociétés de transport routier (dont beaucoup voudraient bien qu’on applique à leurs chauffeurs le moins disant social de certains de
leurs concurrents européens et qui crient au loup quand la SNCF envisage des les concurrencer), ou encore des grands agriculteurs (qui envisagent avec horreur l’application du principe
pollueur-payeur). Et si, un jour, enfin, on les laissait se dépatouiller avec leur sacro-saint libéralisme ?
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Monde
1
-
Partager
Lundi 22 septembre 2008
1
22
/09
/2008
10:37
Florent Montillot,
adjoint ex-UMP de Serge Grouard, « n’adhère pas au Nouveau Centre pour avoir une prébende ». Autrement dit, il ne fait absolument pas cela par calcul électoral, mais par
conviction : « C’est quelqu’un qui a la fibre sociale » ajoute sans rire Maurice Leroy, porte-parole national du Nouveau Centre, dans La République du Centre du 20 septembre. Dans
ce concert de langue de bois, le député UMP- Radical Valoisien Jean-Louis Bernard (ancien adversaire de Montillot aux législatives) est le seul, à droite, qui ose dire vraiment ce qu’il pense
: « M. Montillot nous habitué à un certain nombre de distorsions. Il a été exclu de l’UMP. Qu’il aille ailleurs se recycler, pourquoi pas ? Pour l’avenir, il y a encore d’autres formations*…
». On avait déjà du mal à détecter la fibre centriste de ce parti godillot, il n’y a désormais plus aucun doute. Dans le Loiret en tout cas.
* Après avoir été membre de l’UDF et avant de rejoindre l’UMP, Florent Montillot a longtemps été un proche du très conservateur mouvement « La Droite » de Charles
Million (ndlr).
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Orléans
0
-
Partager
Jeudi 18 septembre 2008
4
18
/09
/2008
14:31
Voila une interview d’anthologie. Celle du sénateur UMP Serge Dassault, - fils de Marcel -, par un journaliste d’iTélé, en juillet dernier. En digne héritier de son marchand d’armes de père, il se
délecte de propos du même tonneau moisi que le « Café du Commerce », chronique poujadiste et ras les marguerites que son géniteur avionneur tenait dans son journal Jours de France.
A ceci près, comme le notait le journaliste Guy Konopnicki dans Marianne2 du samedi 18 décembre 2004 qu’ « au temps de M. Marcel, les dialogues du café du Commerce
n'étaient jamais agressifs. Chaque scène se terminait par une proposition d'union nationale. M. Serge se fâche dès qu'il voit des socialistes, des grévistes et des gens qui se marient avec
n'importe qui ».
Avec M. Serge, qui s’exprime oralement dans un français bourré de fautes, on a droit à l’intégrale du crédo ultralibéral : les socialistes, les 35 heures, les syndicats, la rigidité du droit du
travail, etc. Tout y passe. La maire de Corbeil-Essonnes prône, pour sauver la France de la fainéantise, lui, le pourfendeur du socialisme, des méthodes à la chinoise : plus de syndicats, des
salariés qui travaillent sans compter – y compris le dimanche – et dorment sur leur lieu de travail. Et quiconque s’aventure à lui chercher des poux dans la tête prends des risques : « En
2008, raconte Wikipedia, lors de la campagne des élections municipales, pendant une séance publique lors de laquelle Serge Dassault présentait ses listes de candidature, la journaliste
Pascale Pascariello de France Inter a été expulsée violemment pour avoir posé des questions au candidat ». De bien tristes comportements qui en rappellent d’autres, ceux auxquels nous a «
habitués » Jean-Marie Le Pen. Les deux hommes ont en commun d’être de la même génération. Le leader du FN a 80 ans et Serge Dassault 83. A quand la retraite obligatoire pour les hommes et les
femmes politiques d’un âge avancé ?
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Politique nationale
2
-
Partager
Mercredi 17 septembre 2008
3
17
/09
/2008
18:09
Christian Houssack a encore frappé. Coup double. Contre Jean-Pierre Sueur et contre la presse locale. Agacé par les récents propos du sénateur du Loiret sur les
cinémas d’Orléans, le patron des deux Pathé et de feu le Select a placardé un torchon d’injures sur la vitrine de son établissement culturel (sic) : « Quand un homme politique
(Jean-Pierre Sueur, ndlr) n’est plus rien* (*sénateur et socialiste), il ne lui rester pour "exister" que le mensonge, la démagogie, le ridicule. Triste fin de carrière ». On savait le
belliqueux gérant de salles de cinéma très remonté contre Jean-Pierre Sueur depuis que ce dernier s’était battu pour la construction d’un multiplexe intra muros. Mais tant de haine – publique qui
plus est –, ça dépasse les bornes. D’autant qu’on ne comprend pas trop en quoi Christian Houssack est perdant dans cette affaire. Le voila à la tête de deux grands complexes cinématographiques.
Sans la ténacité de Jean-Pierre Sueur lorsqu’il était maire d’Orléans, il en dirigerait au mieux un seul.
"Idées
courtes". Mais comme si cela ne suffisait pas, le détestable patron a agrémenté son dernier programme hebdomadaire d’une « Lettre ouverte à quelques "journalistes" aux idées
courtes ». A ceux d’entre eux qui ont osé s’inquiéter de l’avenir du cinéma d’Art et d’Essai à Orléans, il écrit : « Mesdames et messieurs "les petits journalistes" frustrés de ne
pas présenter le 20h de TF1 ou de ne pas écrire dans Le Monde, rappelez-vous que la critique est aisée mais l’art est difficile et que c’est le public qui décide ». De deux
choses l’une : ou bien Christian Houssack ne regarde jamais le JT de TF1 ou bien il ne lit jamais Le Monde. Je ne connais en effet aucun journaliste qui puisse avoir cette
double ambition.re
>> Christian Houssack avait déjà montré ses grandes qualités humaines lors de la
gestion des problèmes posés par la ruine de l’ancien cinéma de la rue du d'Illiers.
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Orléans
3
-
Partager
Mardi 16 septembre 2008
2
16
/09
/2008
17:13
Après avoir donné aux traditionnalistes le droit de célébrer la messe selon un rite antérieur à Vatican II (dans lequel, notamment, les prêtres tournent le dos aux fidèles), Benoît XVI en appelle à une « pacification des
esprits » avec les héritiers du schismatique Monseigneur Lefebvre. Comme si, depuis des décennies, c'étaient les franges les plus rétrograde de l'Eglise qui s'en éloignaient !
Petit à petit, dans le sillage de Jean-Paul II (rédempteur officiel du sulfureux Opus
Dei), l’Eglise catholique grignote les formidables changements que le Concile de Vatican II avait validés et permis. Pire, droit dans sa soutane, le pape campe sur ses positions les plus
rétrogrades : non à la communion des divorcés remariés, non aux unions homosexuelles, non au préservatif, non au mariage des prêtres, non à l’ordination de femmes, etc.
Ce qui ne remplit pas pour autant les églises et les séminaires. Il y a quelques années déjà, on avait tenté de nous faire croire que le succès du Renouveau charismatique allait redonner des forces à l’Eglise. Force est de constater que cette conception d’une
vie chrétienne assez repliée sur elle-même plutôt qu’engagée au cœur du monde a fait long feu. La crise des vocations perdure et les assemblées dominicales sont toujours aussi parsemées. La
hiérarchie de l’Eglise catholique ressemble de plus en plus à ces groupes minoritaires qui, acculés à une désaffection grandissante, ont plutôt tendance à s’arcbouter sur des dogmes plutôt qu’à
ouvrir grandes les fenêtres.
Deux articles anciens que j'ai écrits sur le même sujet :
>> Sexualité : la rigidité morale de l'Eglise
>> Jean-Paul II
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Eglise et religions
1
-
Partager
Derniers Commentaires