Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
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Christian Houssack a encore frappé. Coup double. Contre Jean-Pierre Sueur et contre la presse locale. Agacé par les récents propos du sénateur du Loiret sur les
cinémas d’Orléans, le patron des deux Pathé et de feu le Select a placardé un torchon d’injures sur la vitrine de son établissement culturel (sic) : « Quand un homme politique
(Jean-Pierre Sueur, ndlr) n’est plus rien* (*sénateur et socialiste), il ne lui rester pour "exister" que le mensonge, la démagogie, le ridicule. Triste fin de carrière ». On savait le
belliqueux gérant de salles de cinéma très remonté contre Jean-Pierre Sueur depuis que ce dernier s’était battu pour la construction d’un multiplexe intra muros. Mais tant de haine – publique qui
plus est –, ça dépasse les bornes. D’autant qu’on ne comprend pas trop en quoi Christian Houssack est perdant dans cette affaire. Le voila à la tête de deux grands complexes cinématographiques.
Sans la ténacité de Jean-Pierre Sueur lorsqu’il était maire d’Orléans, il en dirigerait au mieux un seul.
"Idées
courtes". Mais comme si cela ne suffisait pas, le détestable patron a agrémenté son dernier programme hebdomadaire d’une « Lettre ouverte à quelques "journalistes" aux idées
courtes ». A ceux d’entre eux qui ont osé s’inquiéter de l’avenir du cinéma d’Art et d’Essai à Orléans, il écrit : « Mesdames et messieurs "les petits journalistes" frustrés de ne
pas présenter le 20h de TF1 ou de ne pas écrire dans Le Monde, rappelez-vous que la critique est aisée mais l’art est difficile et que c’est le public qui décide ». De deux
choses l’une : ou bien Christian Houssack ne regarde jamais le JT de TF1 ou bien il ne lit jamais Le Monde. Je ne connais en effet aucun journaliste qui puisse avoir cette
double ambition.re
>> Christian Houssack avait déjà montré ses grandes qualités humaines lors de la gestion des problèmes posés par la ruine de l’ancien cinéma de la rue du d'Illiers.
Après avoir donné aux traditionnalistes le droit de célébrer la messe selon un rite antérieur à Vatican II (dans lequel, notamment, les prêtres tournent le dos aux fidèles), Benoît XVI en appelle à une « pacification des
esprits » avec les héritiers du schismatique Monseigneur Lefebvre. Comme si, depuis des décennies, c'étaient les franges les plus rétrograde de l'Eglise qui s'en éloignaient !
Petit à petit, dans le sillage de Jean-Paul II (rédempteur officiel du sulfureux Opus
Dei), l’Eglise catholique grignote les formidables changements que le Concile de Vatican II avait validés et permis. Pire, droit dans sa soutane, le pape campe sur ses positions les plus
rétrogrades : non à la communion des divorcés remariés, non aux unions homosexuelles, non au préservatif, non au mariage des prêtres, non à l’ordination de femmes, etc.
Ce qui ne remplit pas pour autant les églises et les séminaires. Il y a quelques années déjà, on avait tenté de nous faire croire que le succès du Renouveau charismatique allait redonner des forces à l’Eglise. Force est de constater que cette conception d’une
vie chrétienne assez repliée sur elle-même plutôt qu’engagée au cœur du monde a fait long feu. La crise des vocations perdure et les assemblées dominicales sont toujours aussi parsemées. La
hiérarchie de l’Eglise catholique ressemble de plus en plus à ces groupes minoritaires qui, acculés à une désaffection grandissante, ont plutôt tendance à s’arcbouter sur des dogmes plutôt qu’à
ouvrir grandes les fenêtres.
Deux articles anciens que j'ai écrits sur le même sujet :
>> Sexualité : la rigidité morale de l'Eglise
>> Jean-Paul II
Ainsi Florent Montillot se verrait bien «
nouveau-centriste ». Viré de l’UMP par un Eric Doligé qui n’avait pas supporté sa trahison lors des dernières élections législatives, l’adjoint à la sécurité se dit prêt à rejoindre
les rangs du Nouveau Centre, au nom, notamment, tenez-vous bien, de son « humanisme ». Fichtre ! Au cas où cela aurait échappé à certains, l’ancien conseiller régional d’Ile de France est
un humaniste car, explique-t-il dans La République du Centre du 12 septembre, « quand on défend la sécurité », on défend « les plus humbles ». Et puis, se justifie le M.
Propre orléanais, « j’ai été plus de vingt ans à l’UDF ». C’est sans doute pour nous rassurer sur ses prétendues racines centristes. « Sarkotillot » nous montre au moins une chose : il
sait naviguer au gré des vents politiques porteurs. Quitte, par ambition personnelle, à trahir ses amis d’hier… et de demain. D’ailleurs, il annonce qu’il pourrait revenir à l’UMP… quand Eric
Doligé n’en sera plus le patron dans le Loiret.
On imaginait Florent Montillot plus dans les petits papiers du préfet. Dans une ville qui a tendance à s’endormir trop tôt, Serge Grouard et son shérif avaient mis en place dès 2001 une charte qui permettait à des établissements servant de l’alcool d’ouvrir jusqu’à 2h du matin en été. Quarante-trois bars et restaurants l’avaient signée. Débutée en juin, l’ouverture estivale devait être prolongée jusqu’au 8 novembre. Mais pour la préfecture, cette charte – dont elle n’est plus cosignataire depuis cette année * - n’a pas de valeur juridique. Une demande individuelle de dérogation, accompagnée d’une onéreuse étude acoustique, doit désormais être formulée pour espérer obtenir ce droit. Une trentaine d’établissements n’ont pas fait la démarche et sont donc contraints de baisser le rideau dès une heure du mat’. Ca fait désordre. On a un peu de mal à comprendre qu’aucune information n’ait circulé entre la place de l’Etape et la rue de Bourgogne toute proche afin que Ville et Etat accordent leurs violons. Mais notre « Sakotillot » était sans doute trop occupé à libérer les bords de Loire pour aller s’occuper du respect de la parole donnée de la Ville d’Orléans.
*Dans La Tribune d’Orléans, la préfecture, qui était cosignataire depuis 2001, explique qu'elle a refusé de s'engager « par avance dans un régime dérogatoire automatique ».
Mourad Guichard, correspondant de Libération à Orléans me l'a annoncé ce samedi 6 septembre
par téléphone depuis Paris où toute l'équipe du quotidien national planchait sur son avenir : Laurent Joffrin , le patron du journal, est revenu sur sa décision et accepte de rouvrir le site
LibéOrléans.
Mais où est passé Jean-Marc Sylvestre ? Le militant-chroniqueur économique a disparu de la grille de France Inter. Ouf ! Enfin ! Depuis des années, ce zélateur du néolibéralisme, ce porte-parole non
officiel du Medef, ce pourfendeur des 35 heures sévissait tous les matins sur notre grande et belle radio nationale de service public. Comme une « tâche » dans cette station dont la qualité de
l’information n’est plus à prouver. On a pu croire un temps, après qu’il eut frôlé la mort* et découvert la qualité du service public de santé français, qu’il allait mettre un peu d'eau dans son
vin. Cela n’a pas duré longtemps. Chassez le naturel, il revient au galop. Il a en particulier déployé tous ses talents de héraut du libéralisme sous Jospin – pour le critiquer sans réserve
– puis sous Raffarin – pour l’encenser sans pudeur.
Un autre son de cloche. J’avais souvent écrit et téléphoné à la rédaction de France Inter pour me plaindre du
parti pris outrancier et unilatéral du désormais directeur adjoint de l’information de TF1 (voila un poste qui correspond mieux aux idées qu’il défend). Il m’est même arrivé de couper la
radio pendant sa chronique tellement cela m’agaçait. Il faut croire que je n’étais pas le seul. Depuis un an en effet, il était précédé, dans les matinales de France Inter, par Bernard Maris qui donne de l’actualité économique un tout autre son de cloche. Or, en cette rentrée 2008-2009, exit Jean-Marc
Sylvestre. Bernard Maris, lui, est toujours là. Avec, désormais, pour lui donner la réplique, un journaliste du quotidien Les Echos, Dominique Seux. Lequel, dégâts du sarkozysme oblige,
la joue beaucoup plus profil bas. Il n’a, surtout, pas l’arrogance, la condescendance et la suffisance de son prédécesseur.
* En 2003, Jean-Marc Sylvestre publie Une petite douleur à l'épaule gauche. Ce livre raconte comment, suite à une
hospitalisation pour ce qui n'était qu'une "petite douleur", il a frôlé la mort en contractant une maladie nosocomiale. Source : evene.fr
Depuis de nombreux mois, il fait partie de notre paysage
médiatique. Comme une bouffée d’air dans l’univers souvent fermé de l’information locale. Aujourd’hui, LibéOrléans, le site animé
par le militant journaliste Mourad Guichard, risque tout bonnement de disparaître de notre horizon informatique. Cette fermeture des sites locaux de Libération est la conséquence d’un plan
d’économie engagé par le quotidien national. Outre que cela risque de poser des problèmes financiers à l’auteur-animateur de ce site, il réduit un peu plus le pluralisme de la presse dans notre
département.
Fière de ses bords de Loire (dites BDL) – heureusement – débarrassés de ses
voitures, la municipalité d’Orléans ne s’imaginait sans doute pas qu’ils deviendraient un lieu de regroupement juvénile nocturne. Voire de beuverie. Un groupe « Pour L'interdiction aux racailles
sur les BDL » s’est même constitué sur facebook. Le titre – provocateur – était en fait ironique.| Février 2012 | ||||||||||
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