Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
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Après le projet – heureusement - avorté de
parking souterrain sous le mail Aristide-Briand, celui de la place du Cheval Rouge était, à la fin du mandat précédent de Serge Grouard, le seul projet concret en la matière. Des
crédits d’études avaient même été votés dans cette perspective. Il faut croire que les études en question n’ont pas permis d’aborder tous les problèmes. En effet, selon Yves Broussoux, le
président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) du Loiret, interrogé par La
République du Centre, « le schéma sur lequel nous étions en train de travailler depuis quelques temps ne peut pas se mettre en place pour des raisons d’ordre uniquement
juridique et administratif ». Résultat, des cinq millions d’euros qu’elle avait prévus d’investir dans ce parking, la CCI réduit sa participation à deux millions. On est en droit de se
demander comment et pourquoi une telle difficulté n’a-t-elle pas été relevée plus tôt par la Ville d’Orléans et/ou par la CCI.
Autant dire que, comme pour « l’affaire Leclerc », ce revirement n’est sans doute pas du goût du député-maire d’Orléans. «
On a perdu trois ans » reconnaît François Foussier, adjoint au maire chargé du commerce. L’ancien président des Vitrines d’Orléans ne mâche pas ses mots : « Peut-être certains élus de la
CCI, non commerçants, n’ont pas compris l’intérêt du commerce en France ». Fermez le ban.
La pagaille. Le problème, pour Orléans et son maire, c’est que ce parking devait alléger les « souffrances » des
automobilistes pendant les travaux de la seconde ligne de tram. Aujourd’hui, ils risquent de se dérouler… en même temps. On imagine la pagaille. A moins que le chantier du tram est-ouest prenne
lui aussi, et une fois de plus, du retard. Alors, que Serge Grouard ne s’inquiète pas : Orléans finira bien par récolter une distinction, celle de la capitale du retard et de l’incurie.
Voila qui ne va pas arranger les
affaires de Serge Grouard. Le député-maire d’Orléans s’était, début 2007, présenté en personne – ce qui est exceptionnel – devant le Commission nationale d’équipement commercial
(CNEC) pour plaider la cause du projet de supermarché Leclerc à La Chapelle Saint-Mesmin, sur la friche Michelin. Las, saisi notamment par des commerçants chapellois, le Conseil d’Etat a annulé
la décision de la CNEC.
ne perd pas espoir pour autant. Selon La Tribune d’Orléans, il compte en effet sur l’assouplissement des
règles en la matière, promis par le gouvernement Fillon, au nom de la libre concurrence (sic). En attendant, le gâchis continue dans la Halle de la Charpenterie. Faute d’avoir obtenu gain de cause
à La Chapelle, le géant de la distribution a-t-il toujours l’intention se s’installer au cœur d’Orléans ?
Certes, avec sa fontaine et la station de tram,
l’esplanade qui fait face à la cité administrative ne manque pas de cachet. Mais derrière cette vitrine, là où le concours d’architecture prévu par l’ancienne
municipalité aurait donné au projet une vraie cohérence d’ensemble, on ne peut constater – déplorer - qu’une juxtaposition de bâtiments sans véritable lien entre les uns et les autres. Comme si la
seule contrainte imposée aux différents promoteurs n’avait été que la hauteur maximale des édifices. A voir la forme que prennent les immeubles de bureau actuellement en construction, on a
l’impression de se retrouver dans certaines communes riches de l’ouest parisien (comme Levallois par exemple) qui ont bâti des quartiers entiers tout de verre réfléchissant et d’acier. Quand à la
préoccupation de développement durable, elle semble totalement absente de ce vaste chantier. Il y avait l’opportunité, avec un tel projet, pour le maire autoproclamé écolo d’Orléans, de passer des
paroles aux actes. Où sont les panneaux solaires, les éoliennes horizontales et autres innovations écologiques ? Ne cherchez pas, il n’y a rien à voir.
Si, en général, les trams arrivent à
l’heure, ça n’est pas grâce aux horloges installées dans les stations. Chacune d’elle en est dotée de deux : une analogique et une numérique. Mais dans de nombreuses stations, aucune ne
fonctionne. Soit elle est arrêtée, soit elle indique une heure totalement farfelue. La communauté d’agglomération a décidément un vrai problème avec le temps s’agissant du tramway. Des mois
d’hésitations, des projets d’un autre âge (comme le très polluant et lourdaud bus guidé), des années de retard : il est temps de remettre les pendules à l’heure.
En été fleurissent les panneaux publicitaires. A Orléans, en ces mois de juillet
et août, des 4 x 3 animés sortent de terre un peu partout presque aussi rapidement que les arbres magiques du druide Panoramix.
On avait pourtant eu droit, en son temps, de la part de la droite orléanaise, à de grands discours sur toute cette pub qui envahissait notre ville. On nous avait même vanté les mérites d’une
charte qui devait en limiter la prolifération.
Mais, depuis, la rénovation du parc des abris-bus (intégrée aux futures stations de la deuxième ligne de tram) est passée par là. L’installation de ces « arbres à réclame » supplémentaires fait
partie
du contrat conclu avec la société américaine
Clear Channel. Signé pour une durée de 15 ans, il porte sur la fourniture, l’installation et l’exploitation publicitaire de 453 abris-voyageurs et 65 mobiliers sur les stations de
tram.
On a connu le bon french doctor Kouchner plus
courageux et moins langue de bois. Le ministre sans étiquette des Affaires étrangères du gouvernement Fillon n’aurait pas le temps de recevoir le Dalaï Lama. Complètement overbooké en ce
mois d’août le pauvre. A croire que la fréquentation trop assidue du président Sarkozy n’ait eu raison de la niaque dont a su, en d’autres temps, faire preuve l’ancien ministre socialisant.
Morceaux de corps masculins en noir et blanc en couleur ou en sépia : Thierry Esther expose son « droit de regard » au Petit Bouchon de la Lionne
du 15 septembre au 15 octobre. Peintre et photographe, il sait éclairer ces parcelles d’humanité mises à nu avec une délicatesse qui les sublime.
Né à la Réunion dans une famille d’origine indienne, Thierry Esther est un artiste autodidacte aux talents multiples. Outre la photographie, il est aussi peintre et concepteur-réalisateur de site
Internet.
Thierry Esther a attrapé « virus » de la photo à Londres où il était en voyage avec une amie : « Nous arpentions les rues de la capitale anglaise, nos boitiers argentiques à la main, à la
recherche de modèles dont l’intérêt esthétique paraissait douteux à certains ; les sans-abris ». Après avoir promené son œil curieux dans les ruelles de villes et de villages puis le long
d’allées italiennes, suisses, espagnoles et anglaises, Thierry a ressenti le besoin de se « rapprocher des corps » : « Les atmosphères, aussi palpables qu’elles soient, ont laissé la
place à la chair nue, explique l’artiste. Ce fut un long défilé de corps masculins, dévêtus, désireux de s’offrir à l’appareil pour de gourmands mais chastes ébats ». C’est à ce «
droit de regard » sur ces corps masculins – accompagnés de textes de l’auteur - que nous invite Thierry Esther qui poursuivra sa balade orléanaise en janvier 2009 au bÔ bar.
Serge Grouard a décidément une conception particulière – et particulièrement restrictive – de
la démocratie de proximité. Après avoir refusé aux conseillers généraux d’Orléans l’accès aux mairies dites « de proximité » (sic), il récidive en interdisant aux conseillers municipaux
d’opposition d'y tenir des permanences d’accueil des habitants de ces quartiers. Dans son édition du 20 juin, La République du Centre rapporte que le député-maire « estime, entre
autres, que ces lieux ne sont pas faits pour cela et que l’accueil peut être effectué dans le local de l’opposition, au centre-ville ». Curieuse justification. D’abord parce des conseillers
majoritaires tiennent déjà des permanences dans les mairies de quartier. Ensuite parce que le local de l’opposition n’est pas très accessible (aux personnes handicapées en particulier*). Mais
surtout, de quel droit refuser un tel « service » à des élus qui, même s’ils sont minoritaires au conseil municipal (c’est la loi), n’en représentent pas moins près d’un Orléanais sur deux !
L’agenda 21 de la ville d’Orléans parle de « revivifier la démocratie ». A l’instar de son complice le président de l’Agglo, Serge Grouard est plutôt en train de la
confisquer.
*Proposition n° 111 de l’Agenda 21 de la Ville d’Orléans : « Rendre plus accessibles les bâtiments public et les espaces
verts »
En politique, ici, comme ailleurs, quand on est à court d’argument pour défendre l’indéfendable, on crie au complot. A propos des casseroles judiciaires qu’il traîne
derrière lui depuis des années, Silvio Berlusconi parle de « procès fantaisistes que les magistrats d'extrême gauche ont intenté contre moi à des fins politiques ». Et quand on est à la
fois l’homme le plus riche d’Italie et le chef du gouvernement du même pays, on fait voter par le Parlement une loi d’absolution ! On a eu droit aussi à ce genre de manip en France quand le Conseil
constitutionnel a exclu la possibilité de toute poursuite judiciaire contre un président de la République – Jacques Chirac – en exercice. Silvio Berlusconi lui, ne recule devant aucun sacrifice
démocratique pour… sa sécurité personnelle.| Février 2012 | ||||||||||
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