Mardi 4 novembre 2008
La politique est aussi question de symboles. L’organisation à Vichy, par l’auvergnat Brice Hortefeux, de la troisième conférence européenne sur l’intégration, sonne comme une provocation, venant d’un ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire (ouf !) particulièrement dur en la matière. Toutes choses égales par ailleurs, acceuillir dans la ville qui porte le nom des lois les plus discriminatoires et honteuses de l’histoire de notre pays à quelque chose d’indécent, au moment même où des familles sont obligées de se rentrer dans la clandestinité pour ne pas être expulsées, où des citoyens français se mettent en infraction en cachant des sans-papiers et où, à Paris, une employée municipale dénonce à la police l’inscription dans une école d’un enfant de sans-papiers.

Ville thermale. Le conseiller régional sarkozyste et le maire UMP de Vichy, Claude Malhuret, ont bien entendu raison de vouloir réhabiliter cette ville à l’histoire funeste. Mais un sommet ou une conférence européenne sur tout autre thème n’aurait sans doute provoqué aucune réaction (si ce n’est sur le sujet lui-même). Au lieu de redorer le blason de la ville thermale, cette initiative, qui n’étonnera personne venant de la part de Brice Hortefeux, risque, tout au contraire, de réveiller les vieux démons.

par DAZIBAO publié dans : Politique nationale
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Samedi 1 novembre 2008

Serge Grouard est un sacré farceur. Voilà qu'il vient d'obtenir de Jean-Louis Borloo qu'il revienne à Orléans donner son absolution à sa politique de développement durable. Au menu, explique Mourad Guichard sur LibéOrléans : «  La thématique des villes durables et des transports collectifs en site propre ». C'est le comble. Celui-là même qui, en 2001, a fait campagne contre la seconde ligne de tramway vient aujourd'hui s'enorgueillir de cet équipement qu'il a tant combattu et décrié. Rappelons nous toute l'énergie déployée par le maire d'Orléans pour empêcher le choix du tramway comme mode de transport pour la seconde ligne de tramway. Puis, toutes ses manœuvres pour retarder sa réalisation au point que l'on ne sait plus vraiment aujourd'hui quelle année elle entrera en service. Enfin toutes ses fins de non recevoir à vouloir privilégier le site propre (faubourg Madeleine et rue des Carmes).
Pour donner un peu de réalité à un discours qui promet d'être très virtuel, Serge Grouard pourra toujours resservir au ministre, pour la énième fois, la pile à combustible installée dans un HLM de la Source et qui, malgré son succès interplanétaire, n'a malheureusement pas, pour le moment, fait école à Orléans même.

>> Voir La saga du tramway

par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Mardi 28 octobre 2008
Sous le titre énigmatique « Les CAP, c'est comme un jeu de hasard... tu gagnes ou tu gagnes pas », le syndicat CFDT de la Ville d'Orléans offre au personnel municipal, à l'occasion des élections aux commissions administratives paritaires (CAP), un billet de tombola qui permet de gagner... des places pour le cinéma Pathé ! Quelques semaines après que le gérant des complexes en question s'est répandu en insultes contre la presse locale et contre Jean-Pierre Sueur, on aurait pu attendre du syndicat un peu plus de discernement. Pour garder une saine distance vis à vis d'un individu assez peu fréquentable et pour soutenir, de préférence, un cinéma qui risque aujourd'hui de fermer ses portes. Qui plus est, compte tenu du nombre d'agents que compte notre ville, les vingt places à gagner constituent une maigre loterie. On aurait pu espérer plus de générosité. Pas malin, plus radin.
par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Jeudi 23 octobre 2008
Il était sans mandat depuis sa double défaite aux municipales et aux cantonales en mars dernier. Grégoire Mallein, avocat plaidant à Paris, habitant le centre-ville d’Orléans, ancien conseiller général éphémère de l’Argonne, est désormais conseiller municipal d’opposition à Saint-Jean de Braye. Par la grâce du jeu des chaises musicales et de la démission de Jacques Chevalier, maire sortant et sorti. L’inclassable électron libre du petit monde politique orléanais, membre du parti radical valoisien, retrouve ainsi un ancrage politique dans l’agglomération, au moment même où un autre figure agitée, le sécuritaire Florent Montillot, recentre son image pour mieux cacher ses idées extrêmes.

Belles paroles. Comme toujours, Grégoire Mallein tient un discours très soft : « Modérer et contrôler » confie-t-il à Sandrine Séon dans La République du Centre du jeudi 23 octobre. Mais il se méfier des apparences comme des belles paroles. Et celles et ceux qui connaissent un peu le personnage savent très bien que derrière un profil apparemment lisse se cache un homme aux idées parfois assez dures, en particulier sur les questions économiques.
Reste que ce nomadisme politique est toujours déconcertant. Qu’il soit de droite ou de gauche (rappelons-nous Jack Lang quittant Blois pour une circonscription du Pas-de Calais gagnée d’avance). Car, pour ma part, je reste persuadé qu’un ancrage prolongé sur un territoire où l’on habite réellement est une condition indispensable à l’exercice d’un mandat électoral local efficace.

par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Mercredi 22 octobre 2008

African footprint. « Empreinte de pied africain ». Samedi 18 octobre, Patrick Sébastien nous a encore étonnés. Parmi les trouvailles, ce soie-là, une troupe de jeunes danseurs-bruiteurs de Soweto : African footprint. Une équipe « rouge » et une « jaune ». Du vrai spectacle. Du genre qui donne ses lettres de noblesse à la télévision publique. Car, en voyant ces jeunes sud-africains, j'ai aussitôt pensé, par contraste, à Koh Lanta (TF1) d'une part et Incroyables talents (M6), d'autre part. Deux facettes de cette pseudo téléréalité qui envahit nos petits écrans, les gangrène chaque jour un peu plus. Du factice, de l'émotion préfabriquée, du vrai-faux spectacle où les images sont montées, manipulées, tronquées pour correspondre à un produit calibré destiné à trouver sa place entre plusieurs écrans publicitaires.

Névroses sublimées. A l’inverse, Patrick Sébastien – dont on peut critiquer le style mais qui, à l’instar d’un Michel Drucker, n’a jamais succombé aux sirènes de la télévision privée – est un formidable découvreur de talents. Il nous offre chaque mois du spectacle vivant, où les artistes ne servent ni de faire-valoir, ni de sujet de dérision et de moquerie à des pseudo-juges, artiste hasbeen en mal de notoriété, transformant les spectateurs – consentants- en complice d’un voyeurisme malsain ; un divertissement où ceux qui se produisent sont des artistes à part entière, qui ne sont pas là pour étaler devant des millions de téléspectateurs consommateurs passifs leurs névroses sublimées par des images trafiquées.

par DAZIBAO publié dans : Culture
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Mercredi 22 octobre 2008
Depuis tout ce temps que j’habite à Orléans, je ne m’en étais pas encore rendu compte : il y a une rue Adolphe Thiers à Orléans, dans le quartier du Châtelet. Bien entendu, cette appellation ne date pas d’hier. Chef de l’Etat et du gouvernement réfugié à Bordeaux après l’invasion prussienne, il conclut le traité de Francfort avec Bismarck en 1871. Les Parisiens refusent ce traité et s’insurgent. La « Commune de Paris » sera réprimée dans le sang par Thiers. Georges Clemenceau, maire de Montmartre pendant la Commune dira de lui : « Thiers, le type même du bourgeois cruel et borné qui s’enfonce sans broncher dans le sang ».
On imagine facilement qu’un tel baptême a eu lieu sous une municipalité de droite. Mais on aurait pu penser que le nom de ce triste sire fût effacé des murs de notre ville depuis.
Certes, de nombreuses villes, en France, de droite comme de gauche, comptent une rueThiers. D’autres, même encore, une rue Staline. Il y a quelques années, le maire UMP de Chartres a débaptisé la place François-Mitterrand de sa ville. Non pas à cause de l’attitude équivoque que l’ancien président de la République a pu avoir durant l’Occupation. Mais par un puéril antisocialisme revanchard.
Avec Thiers ou Staline, on est dans un tout autre cas de figure. Il n’y a pas de honte à changer le nom d’une voie lorsque celle-ci fait injure à l’histoire.


par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Vendredi 17 octobre 2008
« Tout ça pour ça » écrit Anne-Marie Coursimault dans son billet de La République du Centre de ce vendredi 17 octobre. La veille, aux alentours de 8h, un conducteur de bus alerte la police municipale pour un chahut qui se déroule à l’intérieur du véhicule. « Un simple chahut » . Toutes sirènes hurlantes, la cavalerie débarque. Mais dans l’impossibilité de poursuivre leur chevauchée sur la chaussée, ils s’engagent « carrément sur la petite esplanade réservée aux piétons, située juste devant le faubourg Bannier, qui facilite la traversée nord du carrefour » (photo ci-contre) raconte la chef d'agnce de La Rep', obligeant des piétons à s’arrêter précipitamment.
Qui n’a pas jamais vu les voitures la police municipale débouler à toute vitesse dans les rue d’Orléans ? Comme on dit aujourd’hui, « ils s’y croient » ! Avec à leur tête le shérif Montillot, nos « cow-boys » municipaux ont parfois tendance à dépasser la ligne… blanche.

par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Jeudi 16 octobre 2008
Le jeune supporter d’origine tunisienne interrogé hier soir mercredi 15 octobre au « 20 heures » était certes accablant et pathétique. Justifier la bêtise d’un « effet de foule » absurde par « c’est pas la France qu’on sifflait mais l’équipe de foot » ne tient pas la route, surtout, quand il reconnaît, tout de suite après, qu’il n’aimerait pas que l’hymne tunisien soit ainsi insulté. Au lieu de calmer le jeu, il en rajoutait une couche.
Il n’est pas le seul. Le tohu-bohu sarkozien autour de cette Marseillaise sifflée ne fait rien pour apaiser les esprits. Intervention fulgurante, convocation sine die de Roselyne Bachelot, promesse d’interruption des matches si ça se reproduit (alors que c’est du seul ressort des arbitres)…On n’est pas loin de « la patrie en danger ».

Haine. Remarquez, ça n’est pas tellement le fait que l’on vilipende la Marseillaise qui me gêne, tant ses paroles haineuses et sanglantes font « tâche » sur un terrain de sport où on en appelle sans cesse au fair-play. Mais toute cette haine déversée sur la pelouse du Stade de France a quelque chose d’inquiétant.
Aussi, au lieu de se contenter de jouer les vierges effarouchées, on devrait, en haut lieu, s’interroger sur les causes d’un tel phénomène. D’autant que le monde du football n’en est pas, en ce domaine, loin s’en faut, à son premier coup d’éclat.

Drapeau tricolore. Comment, en effet, tant de jeunes supporters, français pour la plupart en arrivent à rejeter autant leur terre natale ? Pourquoi ne trouvent-ils de refuge identitaire que dans une communauté étrangère qui n’est pas, au départ, la leur ? Mais on préfère sans doute agiter frénétiquement le drapeau tricolore et se draper dedans l’air outragé plutôt que de se poser les questions qui fâchent. Le ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'idendité nationale et du développement solidaire (des mots qui renvoient tous au clash de France-Tunisie), Brice Hortefeux, peut tranquillement poursuivre sa sale besogne.

par DAZIBAO publié dans : Politique nationale
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Jeudi 16 octobre 2008
Tout se complique. Il y a d’abord cette Halle de la Charpenterie, défigurée par l’obstination grouardienne et dont l’avenir immédiat semble compromis. Il se dit de plus en plus fort en effet, que, suite à l’annulation, par le Conseil d’Etat, de l’autorisation d’implantation d’un hypermarché Leclerc à la Chapelle Saint-Mesmin, le patron orléanais du grand distributeur ne serait plus très chaud pour installer un espace culturel place de la Loire. Ce qui, évidemment, bloque l’ensemble du projet.
Ensuite, juste en face, accroché à l’est du jardin de la Charpenterie, un bâtiment flambant neuf a été construit qui devait, dans un premier temps, accueillir un espace public dédié aux nouvelles technologies de l’information. Mais comme il fallait bien redonner un toit au chef étoilé Philippe Bardau pour cause de destruction des Antiquaires et du Next Door (dans la cadre de la restructuration du quartier), la mairie a proposé au cuisinier orléanais de se réinstaller dans deux endroits proches : le Jardin de la Charpenterie donc, et, en contrebas du quai du Châtelet, rue de la Pierre-Percée, dans la somptueuse « Maison de la Coquille » (vous suivez ?). Mais là aussi, ça coince. Un conflit opposant le propriétaire de cette bâtisse du XVIe siècle à l’entrepreneur chargé de la rénover, Philippe Bardeau aurait pour l’instant tout mis en stand-by.

Incapacité. Après le départ de Bouchara de la place du Châtelet, tout cela fait vraiment très désordre, s’agissant d’un projet qui se voulait être une vitrine d’Orléans et de la politique de rénovation conduite par Serge Grouard.
Cette saga de la Charpenterie prouve une fois de plus l’incapacité de cette municipalité – très à l’aise en revanche pour communiquer - à mener concrètement  à bien des projets de grande envergure. En cette matière comme d’en d’autres, « rien n’est simple » il est vrai. Mais là, vraiment « tout se complique » (Sempé).

par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Mardi 14 octobre 2008
Voila une crise qui tombe à pic. On ne peut affirmer, bien entendu, que Nicolas Sarkozy a souhaité cette crise, même si sa politique libérale n’arrange rien. Cependant, au moment où la plupart des clignotants économiques sont au rouge en France, ce cataclysme financier arrive à point nommé. Comment le président de la République et son gouvernement – conseil d’administration auraient-ils fait pour expliquer l’échec patent de leur politique sans cette « providentielle » crise ? Ils auraient dû justifier l’injustifiable, à grand renfort de langue de bois. Désormais, plus besoin. Telle Toinette à Argan dans Le Malade imaginaire qui rend malicieusement le poumon responsable de tous les maux de son maître, Nicolas Sarkozy, le « fort-en com' » peut répéter à l’envi : la crise, la crise, la crise !
par DAZIBAO publié dans : Politique nationale
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