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Orléans

Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /2009 17:19
Que la société archéologique et historique d’Orléans (SAHO) s’inquiète des démolitions prévues dans le centre-ville (rue des Carmes et quartier des Halles) et, une fois de plus, Serge Grouard répond par l’insulte et le mépris. Les responsables de la SAHO, qualifiés de « donneurs de leçon » (La République du Centre du 4 mai), sont évidemment de dangereux gauchistes (je grossis un peu le trait) totalement manipulés dans le seul but de nuire à l’action exemplaire de la municipalité UMP-MoDem-MPF-Gauche moderne (sic) d’Orléans ! Faute de répondre sur le fond aux inquiétudes légitimes de ces fins connaisseurs du patrimoine de notre ville, le député-maire d’Orléans brandit une fois de plus le chiffon rouge du complot. C’est tellement plus facile. Mais la ficelle est de plus en plus grosse. Les Orléanais seront-ils dupes encore longtemps de ce discours manichéen ?
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /2009 18:20
Il est content Serge Grouard. Serge Grouard est content. « Content d’être heureux » comme dirait Coluche. Dans La République du Centre dateé du 20 avril 2009, le député-maire d’Orléans s’autodélivre un satisfecit intégral : les conseils consultatifs de quartier (CCQ) soient un succès. La preuve : « A La Source, Florent Montillot n’est pas intervenu ». L’adjoint à la « tranquillité publique » (sic) est resté sage. Pas d’envolée lyrique, pas de déballage de graphiques. Même pas un petit mot sur son opération d’élimination des régies de quartier. C’est dire, si, dans la capitale régionale du Centre, tout va bien. Exit l’exclusion assumée et dogmatique de toutes les associations – en tant que telles – dans les comités de pilotage des conseils de quartier. Oubliée la mascarade de démocratie directe avec le tirage au sort de citoyens volontaires pour un an. Effacées les règles de fonctionnement desdits CCQ où les membres ont officiellement pour mission de promouvoir la politique municipale mais surtout pas de la critiquer. Passé sous silence le fait, que dans une structure qui se veut aussi démocratique, on laisse le soin à une entreprise, Etik-Presse – rémunérée pour cela – de mener les débats quand les élus eux-mêmes devraient être en première ligne. Gommée enfin le peu de temps laissé à une véritable expression citoyenne. A l’Argonne, Baptise Chapuis, porte parole socialiste de l’opposition municipale, a fait ses comptes : 1h58 de temps de parole pour les élus contre 27 minutes pour les habitants. Serge Grouard est content. En assemblée générale de quartier, il a beaucoup de temps pour parler.
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /2009 14:20
Après avoir sciemment exclu les associations du dispositif de pseudo démocratie municipale – les conseils consultatifs de quartier -, Serge Grouard cherche désormais à dégommer les plus gênantes. Le député-maire d’Orléans s’attaque en ce moment aux régies de quartiers, repères (sic) bien connus de militants contestataires. Profitant des difficultés de la régie de la Source et nonobstant la très bonne santé de celle de l’Argonne, l’édile UMP a décidé de créer une sorte d’association municipale d’insertion qui regrouperait les deux régies sous la houlette municipale et, plus précisément, de Florent Montillot. Le tout, bien entendu sans aucune concertation préalable : l’adjoint à la sécurité s’est borné à convoquer les présidents des deux associations pour leur présenter son opération de normalisation. Le fait que la gestion de ce dossier ait été confiée à Florent Montillot – avec Isabelle Baranger comme pseudo caution morale – donne d’ailleurs le ton de cette reprise en main politique du monde associatif orléanais. Car au delà de l’évidente volonté de casser, au sein de La Source la rebelle, un des piliers du réseau associatif de ce quartier, il y a, dans cette affaire, l’aveu d’une conception de la ville et de la démocratie qui nie totalement, une fois de plus, la nécessité des contre-pouvoirs et le rôle essentiel des militants engagés dans la vie de la cité et au service de ses habitants.

Proximité. Quitte à être en totale contradiction avec les grands discours sur la proximité. Pourquoi « recentraliser » et même « municipaliser » une activité qui a, au contraire besoin de beaucoup de proximité ? Surtout, quand, dans le même temps, on privatise une crèche.
Les quartiers en question – et leurs habitants – risquent de payer cher cette mise au pas de l’oie. Car, dirigées du centre-ville sans l’indispensable investissement militant bénévole, ces structures ne pourront continuer à jouer un rôle aussi essentiel et n’auront plus la même reconnaissance de la part de ses salariés, de ses usagers et, au-delà, de tous les habitants du quartier. Les régies constituent un élément essentiel de la vie économique du secteur urbain où elles interviennent. Elles apportent en effet à leurs salariés des revenus « propres » qui dament en partie le pion à l’économie souterraine qui y règne. Casser les régies, c’est prendre le risque ce casser ce cercle vertueux. Pour mieux justifier ensuite une politique sécuritaire chère à Sarkotillot.

Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /2009 10:35
En se cachant derrière des arguments horaires qui ne tiennent pas la route, la municipalité d’Orléans a entrepris de privatiser la crèche des Chats Ferrés. En langage politiquement correct, cela donne : « Délégation de service public » (DSP). Il paraît qu’à Dijon, dans la ville du socialiste François Rebsamen, ça marche très bien. Faut quand même être à court d’arguments solides pour aller chercher des justifications dans l’autre camp. Et ça n’est pas parce qu’un maire de gauche fait n’importe quoi qu’on doit répéter les mêmes bêtises.
Car la privatisation d’un service de la petite enfance a, à Orléans comme à Nevers, un objectif essentiel : l’affichage. Faire croire que la masse salariale des fonctionnaires territoriaux reste stable tout en dépensant de l’argent public supplémentaire pour des services extérieurs. Car pour la collectivité, le coût n’est guère inférieur. Mais la société chargée de cette DSP gagne, elle, de l’argent sur le dos des salaires, des conditions de travail et des prestations sociales de ses employés. Qui plus est, le service étant – à Orléans en tout cas - payé via le centre communal d’action sociale, ça permet de faire croire artificiellement qu’on augmente le budget d’action sociale de la ville. Un véritable tour de passe-passe. Un de plus dans la politique en trompe l’œil qui caractérise le député-maire Serge Grouard. La prestidigitation budgétaire comme art supérieur de la com’ !

Lire aussi :
>> L'article de Côté Boulevard
>> L'article de Place de La République
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Samedi 21 mars 2009 6 21 /03 /2009 14:11
A son âge – Serge Grouard vient de fêter ses 50 ans – c'est pas beau de mentir. Faisant, dans La République du Centre du 17 mars 2009 le tour des ratés et des retards qui s'accumulent, le député-maire d'Orléans explique sans gêne que le partage de la halle de la Charpenterie ne serait imputable qu'au recours déposé par un contribuable odieusement manipulé. On sait qu'il en est tout autrement. L'ensemble des commentaires est du même tonneau. Les relations avec Charles-Eric Lemaignen ? RAS selon Serge Grouard alors que tous ceux qui les ont vus travailler ensemble « hors caméra » ont pu constater qu'il en est tout autrement. Les témoignages ne manquent pas. La fac de lettres ? « Ce n'est pas au maire d'imposer un solution » affirme aujourd'hui celui qui, il y a quelques années a  annoncé ce transfert sans aucune concertation, avant d'être contraint à reculer. La gare routière ? Ca n'est pas sa faute si elle va être supprimée. On sait désormais que le président - UMP – du Conseil général avait averti Serge Grouard de longue date. Le mur végétalisé de la gare d'Orléans ? « Remis en cause pour des raisons techniques et financières ». Après la dalle construite trop vite, les fuites dans la verrière, les reflets gênants de la toiture et la liaison tram-train renvoyée au calendes grecques, ça fait beaucoup d'imprévision. L'Inex ? « On reprend les choses et ça va marcher ». Exit les mises en garde réitérées de l'opposition de gauche au Conseil d'agglomération lors du lancement du projet. L'histoire leur donne raison. Mais le maire d'Orléans persiste et signe et s'autoconcainc : « Ca va marcher »L'équipe municipale ? « Un formidable alchimie ». Des UMP perpétuellement muets (la liste est trop longue) + un ultra libéral compétent aux dents longues (Olivier Carré) + un millonniste aux dents longues (et de deux !) récupéré par le Nouveau Centre (Sarkotillot) + des élus Modem totalement suivistes + des vieux de la vieille reconvertis Gauche moderne (faut-il vraiment dire de qui il s'agit ?) + un jeune militant du mouvement pour la France qui distille des idées d'un autre âge + un président de l'Agglo qui rêve d'être calife à la place du calife : tout cela ressemble beaucoup plus à un mélange hautement instable qu'à une « formidable alchimie ». Le jour où ça va péter, ça va faire du bruit.
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /2009 18:52
Le GIE des Halles-Châtelet, explique Olivier Boureau, son président dans La République du Centre du 2 mars, « réclame un marché de centre-ville le samedi matin, sur une partie des quais ». Je ne sais pas vous, mais, à moi, cette idée de « marché de centre-ville », ça me dit vaguement quelque chose. Non ? La halle de la Charpenterie. Celle sui avait été conçue, en lien avec les maraichers, pour accueillir le marché de centre-ville qui avait été provisoirement déplacé quai du roi. Contre l’avis des maraîchers eux-mêmes qui, aujourd’hui, ne veulent plus en partir ! Vous suivez ? Cependant, le municipalité actuelle ayant décrété lors de sa première campahne électorale que cette Halle était une hérésie, elle ne pouvait pas se démentir. Elle l’a déjà fait, la mort dans l’âme, avec le tramway. Il ne faut quand même pas demander l’impossible. Question d’honneur ! Résultat, ce magnifique bâtiment est aujourd’hui saccagé de l’intérieur et reste, désespérément, une coquille vide.

Fragile édifice. Ce serait, selon Olivier Carré, le premier maire-adjoint d'Orléans, la faute à ceux qui, odieusement manipulés par le manichéen Jean-Pierre Sueur, ont esté en justice contre la vente, à un prix dérisoire, de la Halle au groupe Apsys. Lequel sénateur a sans doute aussi dicté à Olivier Bourreau les hautement subversives paroles précitées. Un marché en centre-ville à Orléans ? Quelle idée !! Car, bien entendu, le rejet, par le Conseil d’Etat, de l’autorisation de création d’un hypermarché Leclerc à La Chapelle Saint-Mesmin n’est pour rien dans tout ce cafouillage urbanistique. La valse hésitation du patron des Lerclerc de l’agglomération quand à l’implantation d’un « espace culturel » au cœur de la Halle remet en cause tout le fragile édifice élaboré par Apsys et la municipalité UMP. La Halle de la Charpenterie est aujourd’hui un immense chantier au ralenti où les excusables (cité par La République du Centre) n’en finissent pas de faire des cartons dans l’attente d’un relogement : 2007, 2009, 2010… A croire, une fois de plus, que si cette municipalité est très douée pour changer la couleur des lampadaires ou même pour faire fabriquer une coquille de noix à un million d’euros, elle est vite dépassée dès que ça devient trop compliqué. Faut pas jouer les forts quand on manque d’ambition !
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /2009 19:18
Florent Montillot aime les coloriages. L'adjoint à la sécurité qui aime les choses bien ordonnées, a découpé Orléans en soixante îlots d'évaluation de la délinquance, auxquels ils attribue une couleur en fonction des statistiques obtenues. Le bleu est sa préférée. Jusqu'à cinq faits maximum par quinzaine. C'est précis, net, sans bavure. Florent Montillot aime ce qui est propre, ce qui est net, classé, répertorié. Et, ce qu'il redoute, ce qui exècre, c'est le marron : délinquance maximum.
Il me vient une idée. Pourquoi ne pas adapter de type de découpage-coloriage à d'autres aspects de la vie urbaine : la qualité de l'air, le confort du logement, les équipement publics, l'accessibilité aux personnes handicapées, la mixité sociale, les espaces verts, la desserte des transports en commun, etc. ? On pourrait ensuite publier dans Orléans-Mag ces plans vierges d'Orléans et demander à nos concitoyens des les colorier en fonction de la manière dont ils ressentent leur environnement immédiat. Même, on pourrait leur fournir les crayons de couleur... estampillés « DD »* bien entendu !


* DD comme Dévéloppement Durable, la mascotte écolo de Serge Grouard
Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /2009 23:40
On comprend mieux désormais pourquoi Nicolas Sarkozy a nommé Martin Hirsch comme Haut commissaire à la Jeunesse : pour qu'il en bave ! Baisse des subventions aux centres régionaux d'information jeunesse (CRIJ), aux comités locaux pour le logement autonome des jeunes (CLAJJ), aux associations complémentaires à l'école : le gouvernement a décidé de sabrer. Sans ménagement. Rien que pour les CRIJ, c'est -7% dès 2009 et – 38% en 2010 ! A l'heure où la crise risque de toucher encore plus durement les jeunes, on peut dire que la droite a vraiment choisi son moment pour sacrifier sur l'autel du libéralisme des aides essentielles à la jeunesse, à son orientation dans la vie, à son autonomie, à son éducation, à son épanouissement culturel.
Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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Samedi 28 février 2009 6 28 /02 /2009 21:33
« La prison la plus surpeuplée de France » annonçait La République du Centre dans son édition du 27 février. Avec un taux d'occupation de 253% chez les hommes, la Maison d'arrêt d'Orléans ajoute un nouveau et peu glorieux record au palmarès sécuritaire de notre ville. Si l'on compte bien, cela fait sept détenus dans une cellule prévue pour trois ou cinq dans une espace censé en accueillir deux.
Faut-il rappeler que, de surcroît, la moitié des hommes et des femmes incarcérés dans ce funeste lieu sont des « prévenus », autrement dit, en vertu de notre loi républicaine « présumés innocents ».
Je l'ai dit et redit, et je le reredis : la prison est un honte pour nos sociétés dites développées. Elle est en outre, chacun le sait mais feint de l'ignorer, criminogène : traitez les humains comme des animaux, laissez-les se traiter entre eux comme des animaux... ils finissent par devenir des animaux. Si la prison servait à quelque chose, ça se saurait. Elle est la solution de facilité alors qu'elle devrait être l'exception.

Audace réformatrice. Et dans ce domaine, gauche et droite n'ont jamais fait preuve d'un grand courage. Si les politiques sécuritaires et répressives des conservateurs ne font qu'aggraver la situation en remplissant à outrance les établissement pénitentiaires, le progressistes n'ont, depuis le travail d'intérêt général de Badinter-Mitterrand, pas fait montre d'une grande audace réformatrice. C'est un euphémisme. Alors qu'il faudrait s'atteler à une réflexion approfondie sur la punition, on continue à enfermer sans vergogne. Parmi celles et ceux - juges, gendarmes, policiers, jurés, parlementaires, ministres – qui prennent à un moment donné part à une décision d'incarcération, combien ont, un jour de leur vie, mis les pieds dans une prison ? Combien ont vu les conditions de vie dans ces lieux souvent sordides ? Combien ont entendu le bruit des portes qu'on referme à clé ? Combien ont ressenti cette étrange et  humiliante sensation de ressortir d'une prison en y abandonnant tant de malheureux ?
A l'instar du sénateur du Loiret, Jean-Pierre Sueur, qui s'y rend tous le ans, d'autres élus de la République usent de cette prérogative due à leur fonction. Histoire de savoir de quoi ils parlent lorsqu'ils s'expriment sur la justice. Quand les autres parlementaires du Loiret ont-ils visité la Maison d'arrêt d'Orléans pour la dernière fois ?

Par Prison d'Orléans - Publié dans : Orléans
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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /2009 10:59
Petite illustration de l’état de retard qui caractérise le chantier de la nouvelle gare d’Orléans : l’état de l’actuelle « liaison tram train » (photo ci-contre). Pendant longtemps, « grâce » à l’incurie urbanistique qui a prévalu sous l’ère Douffiagues, les voyageurs qui débarquaient à Orléans tombaient face à un mur gris et sale. Désormais, ceux qui veulent rejoindre la station tram-bus sont contraints à un parcours du combattant qui les fait passer par des endroits sales, nauséabonds, plein de courants d’air, de fuites d’eau et de vitrines aux rideaux de fer désespérément fermés (l’ancienne agence commerciale de la SEMTAO). Ils disaient comment Serge Grouard, pendant le premier mandat : Orléans, une ville qui s’embellit ?
Par DAZIBAO - Publié dans : Orléans
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