Jeudi 7 mai 2009
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16:45
Charles-Eric Lemaignen « va étudier la possibilité » de mettre en place, dans le cadre de la
construction de la seconde ligne de tram, un « service d’accompagnement » pour les personnes handicapées gênées par les travaux. Il aura quand même fallu que Michel Brard, conseiller municipal et conseiller général socialiste, en fasse la demande expresse au président de l’agglomération d’Orléans pour que ce dernier s’intéresse au
problème. Plus de sept ans après les premières études pour la deuxième ligne de transport en commun en site propre et après moult rapports et avis de cabinets conseils, il est grand temps.
Charles-Eric Lemaignen aurait pu - au nom du développement durable tarte à la crème – s’en inquiéter lui-même. D’autant qu’un tel service avait été mis en place pendant les travaux de la première
ligne, comme le rappelle Michel Brard. Ce qui prouve deux choses. Un, le président de l’agglo n’a pas bien lu les archives de la première ligne. Deux, il est totalement inutile d’« étudier la
possibilité ». Il suffit de prendre la décision. Serait-ce trop « complexe » pour reprendre un mot cher à Charles-Eric Lemaignen ?
Par Pascal Martineau
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Jeudi 7 mai 2009
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10:51
« Vieux motard » donc « rebelle ». « Rebelle », parce que « vieux motard ». La lecture du dossier
sur les réseaux à Orléans paru dans Le Point du 7 mai nous en apprend de (re)belles. Elle ferait même sourire. Serge Grouard « rebelle » ! Cherchez l’erreur. On pourrait qualifier
l’édile de beaucoup d’autres choses, mais rebelle, j’ai beau chercher, je ne vois pas. Sur combien de dossiers touchant à l’avenir d’Orléans, de ses entreprises, de ses habitants, Serge Grouard
s’est-il rebellé contre des décisions du gouvernement, faisant le siège des ministères pour défendre becs et ongles les intérêts de notre ville ? A moins qu’il ne s’identifie aux moyenâgeux
chevaliers dont il ne cesse de vanter la bravoure de fêtes johanniques en fêtes johanniques. D’où l’audacieux syllogisme avec « vieux motard »… Tout s’explique.
On apprend en outre dans ce court mais passionnant article que le député-maire d’Orléans « ne cache pas ses affinités pour le monde culturel » (sic). On pense immédiatement à Tintin,
dont l’élu UMP est fan. Pas du tout. Le célèbre petit reporter n’est même pas cité.
Cerise sur le gâteau, l’hilarant papier est illustré d’une photo de Serge Grouard tout sourire devant… le tram ! Après avoir combattu avec force la première ligne lors de la campagne des
municipales de 2001, il tente aujourd’hui de nous faire croire qu’il en est fier. Plus c’est gros, plus ça passe. Ca doit être ça son côté rebelle !
Par Pascal Martineau
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Lundi 4 mai 2009
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17:19
Que la société
archéologique et historique d’Orléans (SAHO) s’inquiète des démolitions prévues dans le
centre-ville (rue des Carmes et quartier des Halles) et, une fois de plus, Serge Grouard répond par l’insulte et le mépris. Les responsables de la SAHO, qualifiés de « donneurs de leçon »
(La République du Centre du 4 mai), sont évidemment de dangereux gauchistes (je grossis un peu le trait) totalement manipulés dans le seul but de nuire à l’action exemplaire de la
municipalité UMP-MoDem-MPF-Gauche moderne (sic) d’Orléans ! Faute de répondre sur le fond aux inquiétudes légitimes de ces fins connaisseurs du patrimoine de notre ville, le député-maire d’Orléans
brandit une fois de plus le chiffon rouge du complot. C’est tellement plus facile. Mais la ficelle est de plus en plus grosse. Les Orléanais seront-ils dupes encore longtemps de ce discours
manichéen ?
Par Pascal Martineau
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Mercredi 22 avril 2009
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18:20
Il est content Serge Grouard. Serge Grouard est content. «
Content d’être heureux » comme dirait Coluche. Dans La République du Centre dateé du 20 avril 2009, le député-maire d’Orléans s’autodélivre un satisfecit intégral : les
conseils consultatifs de quartier (CCQ) soient un succès. La preuve : « A La Source, Florent Montillot n’est pas intervenu ». L’adjoint à la « tranquillité publique »
(sic) est resté sage. Pas d’envolée lyrique, pas de déballage de graphiques. Même pas un petit mot sur son opération d’élimination des
régies de quartier. C’est dire, si, dans la capitale régionale du Centre, tout va bien. Exit l’exclusion assumée et dogmatique de toutes les associations – en tant que telles – dans les comités
de pilotage des conseils de quartier. Oubliée la mascarade de démocratie directe avec le tirage au sort de citoyens volontaires pour un an. Effacées les règles de fonctionnement desdits CCQ où les
membres ont officiellement pour mission de promouvoir la politique municipale mais surtout pas de la critiquer. Passé sous silence le fait, que dans une structure qui se veut aussi démocratique, on
laisse le soin à une entreprise, Etik-Presse – rémunérée pour cela – de mener les débats quand les élus eux-mêmes devraient être en première ligne. Gommée enfin le peu de temps laissé à une
véritable expression citoyenne. A l’Argonne, Baptise Chapuis, porte parole socialiste de l’opposition municipale, a fait ses comptes : 1h58 de temps de parole pour les élus contre 27 minutes pour
les habitants. Serge Grouard est content. En assemblée générale de quartier, il a beaucoup de temps pour parler.
Par Pascal Martineau
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Vendredi 17 avril 2009
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14:20
Après avoir sciemment
exclu les associations du dispositif de pseudo démocratie municipale – les conseils consultatifs de quartier -, Serge Grouard cherche désormais à dégommer les plus gênantes.
Le député-maire d’Orléans s’attaque en ce moment aux régies de quartiers, repères (sic) bien connus de militants contestataires. Profitant des difficultés de la régie de la Source et nonobstant la
très bonne santé de celle de l’Argonne, l’édile UMP a décidé de créer une sorte d’association municipale d’insertion qui regrouperait les deux régies sous la houlette municipale et, plus
précisément, de Florent Montillot. Le tout, bien entendu sans aucune concertation préalable : l’adjoint à la sécurité s’est borné à convoquer les présidents des deux associations pour leur
présenter son opération de normalisation. Le fait que la gestion de ce dossier ait été confiée à Florent Montillot – avec Isabelle Baranger comme pseudo caution morale – donne d’ailleurs le ton de
cette reprise en main politique du monde associatif orléanais. Car au delà de l’évidente volonté de casser, au sein de La Source la rebelle, un des piliers du réseau associatif de ce quartier, il y
a, dans cette affaire, l’aveu d’une conception de la ville et de la démocratie qui nie totalement, une fois de plus, la nécessité des contre-pouvoirs et le rôle essentiel des militants engagés dans
la vie de la cité et au service de ses habitants.
Proximité. Quitte à être en totale contradiction avec les grands discours
sur la proximité. Pourquoi « recentraliser » et même « municipaliser » une activité qui a, au contraire besoin de beaucoup de proximité ? Surtout, quand, dans le même temps, on privatise une crèche.
Les quartiers en question – et leurs habitants – risquent de payer cher cette mise au pas de l’oie. Car, dirigées du centre-ville sans l’indispensable investissement militant bénévole, ces
structures ne pourront continuer à jouer un rôle aussi essentiel et n’auront plus la même reconnaissance de la part de ses salariés, de ses usagers et, au-delà, de tous les habitants du quartier.
Les régies constituent un élément essentiel de la vie économique du secteur urbain où elles interviennent. Elles apportent en effet à leurs salariés des revenus « propres » qui dament en partie le
pion à l’économie souterraine qui y règne. Casser les régies, c’est prendre le risque ce casser ce cercle vertueux. Pour mieux justifier ensuite une politique sécuritaire chère à
Sarkotillot.
Par Pascal Martineau
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Vendredi 17 avril 2009
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10:35
En se cachant derrière des arguments horaires qui ne tiennent pas la route, la municipalité d’Orléans a entrepris
de privatiser la crèche des Chats Ferrés. En langage politiquement correct, cela donne : « Délégation de service public » (DSP). Il paraît qu’à Dijon, dans la ville du socialiste François Rebsamen,
ça marche très bien. Faut quand même être à court d’arguments solides pour aller chercher des justifications dans l’autre camp. Et ça n’est pas parce qu’un maire de gauche fait n’importe quoi qu’on
doit répéter les mêmes bêtises.
Car la privatisation d’un service de la petite enfance a, à Orléans comme à Nevers, un objectif essentiel : l’affichage. Faire croire que la masse salariale des fonctionnaires territoriaux reste
stable tout en dépensant de l’argent public supplémentaire pour des services extérieurs. Car pour la collectivité, le coût n’est guère inférieur. Mais la société chargée de cette DSP gagne, elle,
de l’argent sur le dos des salaires, des conditions de travail et des prestations sociales de ses employés. Qui plus est, le service étant – à Orléans en tout cas - payé via le centre communal
d’action sociale, ça permet de faire croire artificiellement qu’on augmente le budget d’action sociale de la ville. Un véritable tour de passe-passe. Un de plus dans la politique en trompe l’œil
qui caractérise le député-maire Serge Grouard. La prestidigitation budgétaire comme art supérieur de la com’ !
Lire aussi :
>> L'article de Côté Boulevard
>> L'article de Place de La
République
Par Pascal Martineau
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Samedi 21 mars 2009
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14:11
A son âge – Serge Grouard vient de fêter ses 50 ans – c'est pas beau de mentir. Faisant, dans La
République du Centre du 17 mars 2009 le tour des ratés et des retards qui s'accumulent, le député-maire d'Orléans explique sans gêne que le partage de la halle de la
Charpenterie ne serait imputable qu'au recours déposé par un contribuable odieusement manipulé. On sait qu'il en est tout
autrement. L'ensemble des commentaires est du même tonneau. Les relations avec Charles-Eric Lemaignen ? RAS selon Serge Grouard alors que tous ceux qui les ont vus travailler
ensemble « hors caméra » ont pu constater qu'il en est tout autrement. Les témoignages ne manquent pas. La fac de lettres ? « Ce n'est pas au maire d'imposer un
solution » affirme aujourd'hui celui qui, il y a quelques années a annoncé ce transfert sans aucune concertation, avant d'être contraint à reculer. La gare routière
? Ca n'est pas sa faute si elle va être supprimée. On sait désormais que le président - UMP – du Conseil général avait averti Serge Grouard de longue date. Le mur végétalisé de la
gare d'Orléans ? « Remis en cause pour des raisons techniques et financières ». Après la dalle construite trop vite, les fuites dans la verrière, les reflets gênants de
la toiture et la liaison tram-train renvoyée au calendes grecques, ça fait beaucoup d'imprévision. L'Inex ?
« On reprend les choses et ça va marcher ». Exit les mises en garde réitérées de l'opposition de gauche au Conseil d'agglomération lors du lancement du projet. L'histoire leur
donne raison. Mais le maire d'Orléans persiste et signe et s'autoconcainc : « Ca va marcher » ! L'équipe municipale ? « Un formidable
alchimie ». Des UMP perpétuellement muets (la liste est trop longue) + un ultra libéral compétent aux dents longues (Olivier Carré) + un millonniste aux dents longues (et de deux !)
récupéré par le Nouveau Centre (Sarkotillot) + des élus Modem totalement suivistes + des vieux de la vieille reconvertis Gauche moderne (faut-il vraiment dire de qui il s'agit ?) + un jeune
militant du mouvement pour la France qui distille des idées d'un autre âge + un président de l'Agglo qui rêve d'être calife à la place du calife : tout cela ressemble beaucoup plus à un mélange
hautement instable qu'à une « formidable alchimie ». Le jour où ça va péter, ça va faire du bruit.
Par Pascal Martineau
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Lundi 9 mars 2009
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18:52
Le GIE des
Halles-Châtelet, explique Olivier Boureau, son président dans La République du Centre du 2 mars, « réclame un marché de centre-ville le samedi matin, sur une
partie des quais ». Je ne sais pas vous, mais, à moi, cette idée de « marché de centre-ville », ça me dit vaguement quelque chose. Non ? La halle de la Charpenterie. Celle sui
avait été conçue, en lien avec les maraichers, pour accueillir le marché de centre-ville qui avait été provisoirement déplacé quai du roi. Contre l’avis des maraîchers eux-mêmes qui, aujourd’hui,
ne veulent plus en partir ! Vous suivez ? Cependant, le municipalité actuelle ayant décrété lors de sa première campahne électorale que cette Halle était une hérésie, elle ne pouvait pas se
démentir. Elle l’a déjà fait, la mort dans l’âme, avec le tramway. Il ne faut quand même pas demander l’impossible. Question d’honneur ! Résultat, ce magnifique bâtiment est aujourd’hui saccagé de
l’intérieur et reste, désespérément, une coquille vide.
Fragile édifice. Ce serait, selon Olivier Carré, le premier maire-adjoint
d'Orléans, la faute à ceux qui, odieusement manipulés par le manichéen Jean-Pierre Sueur, ont esté en justice contre la vente, à un prix dérisoire, de la Halle au groupe Apsys. Lequel sénateur
a sans doute aussi dicté à Olivier Bourreau les hautement subversives paroles précitées. Un marché en centre-ville à Orléans ? Quelle idée !! Car, bien entendu, le rejet, par le Conseil d’Etat, de
l’autorisation de création d’un hypermarché Leclerc à La Chapelle Saint-Mesmin n’est pour rien dans tout ce cafouillage urbanistique. La valse hésitation du patron des Lerclerc de l’agglomération
quand à l’implantation d’un « espace culturel » au cœur de la Halle remet en cause tout le fragile édifice élaboré par Apsys et la municipalité UMP. La Halle de la Charpenterie est aujourd’hui un
immense chantier au ralenti où les excusables (cité par La République du Centre) n’en finissent pas de faire des cartons dans l’attente d’un relogement : 2007, 2009, 2010… A croire, une
fois de plus, que si cette municipalité est très douée pour changer la couleur des lampadaires ou même pour faire fabriquer une coquille de noix à un million d’euros, elle est vite dépassée dès que
ça devient trop compliqué. Faut pas jouer les forts quand on manque d’ambition !
Par Pascal Martineau
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Dimanche 8 mars 2009
7
08
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/2009
19:18
Florent Montillot aime les coloriages. L'adjoint à la
sécurité qui aime les choses bien ordonnées, a découpé Orléans en soixante îlots d'évaluation de la délinquance, auxquels ils attribue une couleur en fonction des statistiques obtenues. Le bleu est
sa préférée. Jusqu'à cinq faits maximum par quinzaine. C'est précis, net, sans bavure. Florent Montillot aime ce qui est propre, ce qui est net, classé, répertorié. Et, ce qu'il redoute, ce qui
exècre, c'est le marron : délinquance maximum.
Il me vient une idée. Pourquoi ne pas adapter de type de découpage-coloriage à d'autres aspects de la vie urbaine : la qualité de l'air, le confort du logement, les équipement publics,
l'accessibilité aux personnes handicapées, la mixité sociale, les espaces verts, la desserte des transports en commun, etc. ? On pourrait ensuite publier dans Orléans-Mag ces plans
vierges d'Orléans et demander à nos concitoyens des les colorier en fonction de la manière dont ils ressentent leur environnement immédiat. Même, on pourrait leur fournir les crayons de
couleur... estampillés « DD »* bien entendu !
* DD comme Dévéloppement Durable, la mascotte écolo de Serge Grouard
Par DAZIBAO
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Mercredi 4 mars 2009
3
04
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/2009
23:40
On comprend mieux désormais pourquoi Nicolas Sarkozy a nommé Martin Hirsch comme Haut commissaire à la Jeunesse : pour qu'il en bave ! Baisse des subventions aux
centres régionaux d'information jeunesse (CRIJ), aux comités locaux pour le logement autonome des jeunes (CLAJJ), aux associations complémentaires à l'école : le gouvernement a décidé de sabrer.
Sans ménagement. Rien que pour les CRIJ, c'est -7% dès 2009 et – 38% en 2010 ! A l'heure où la crise risque de toucher encore plus durement les jeunes, on peut dire que la droite a vraiment choisi
son moment pour sacrifier sur l'autel du libéralisme des aides essentielles à la jeunesse, à son orientation dans la vie, à son autonomie, à son éducation, à son épanouissement culturel.
Par DAZIBAO
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