Il n’y aucun doute : Nicolas Sarkozy a du
talent. Jeudi 5 février, le président de la République nous a fait son numéro, menant sa barque seul et maitrisant totalement son jeu servi par des journalistes quasiment
absents, pour ne pas dire complaisants. Même Alain Dumahel – à qui on ne la fait plus – faisait bien pâle figure, arrivant difficilement à en placer une. Personne pour lui demander d’expliquer
comment il va compenser, dans les caisses des collectivités locales, la suppression de la taxe professionnelle. Personne encore pour lui faire remarquer que ce qu’il dit de la nomination du
président de France Télévision est juridiquement faux. Dans un communiqué, le Syndicat national des journalistes – CGT a estimé que la profession de journaliste ne « sortait pas grandie » de
l’interview de Nicolas Sarkozy dénonçant une « mascarade » et une « insulte » au métier : David Pujadas, Laurence Ferrari, Guy Lagache et Alain Duhamel ont « parfaitement
joué leur rôle de fou du roi » car le chef de l'Etat les a « adoubés ».
Paradis fiscaux. Il faudra attendre le débat organisé après le show présidentiel pour que cela devienne vraiment intéressant et que
l'on découvre enfin que « le roi est nu ». Les interventions des journalistes Nicolas Domenach (Marianne) et Edwy Plenel (Médipart) vont permettre de bousculer et
ordre bien établi et de pointer les incohérences du discours sarkozyste. Ainsi quand il sera question du double langage à propos des paradis fiscaux. Le président de la République les dénoncera
avec véhémence alors même que son ami Bolloré – vous savez, celui qui lui paie ses voyages ou lui prête son yacht – profite largement du système. En face, Sylvie Pierre-Brossolette du
Point et Nicolas Beytout, des Echos avaient bien du mal à défendre la rhétorique présidentielle. Quand à l’animateur du débat lui-même, Yves Calvi, il nous avait habitué à un
esprit plus incisif. Le 5 février, il a poursuivi dans la même veine que les « fous de roi » de la première partie, se faisant ouvertement et presque systématiquement l’avocat du discours
officiel. A croire qu’il y avait un mot d’ordre. Ordre ?
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Politique nationale
3
-
Recommander
Le problème avec Bernard Kouchner n’est pas qu’il ait pu ou pas profiter de sa position pour gagner beaucoup d’argent, plus ou moins honnêtement. J’ai
personnellement le sentiment que le ministre des affaires étrangères de Nicolas Sarkozy ne mange pas de ce pain-là. Je suis en revanche extrêmement peiné par ses mauvaises fréquentations avérées
(il les a reconnues lui-même), en dehors, bien entendu, des relations qui relèvent de ses fonctions ministérielles et diplomatiques.
Car enfin, comment le défenseur des droits de l’homme qu’il est, l’inventeur du « droit d’ingérence », peut-il travailler avec ou pour des hommes aussi sulfureux qu’Omar Bongo au Gabon
(qu’il tutoie !) ou que le rwandais Paul Kagame ? C’est une question d’éthique personnelle. Il y a sur cette planète des personnages infréquentables. Sans jouer les ingénus, je trouve
totalement indécent que quelqu’un d’aussi respecté que l’ex french doctor puisse s’acoquiner avec des chefs d’Etat dont la terrible réputation n’est plus à faire. Le vrai scandale
Kouchner est là.
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Politique nationale
4
-
Recommander
S’agissant de la lenteur, pour ne pas dire l’immobilisme
dont font preuve Serge Grouard et Charles-Eric Lemaignen, La Tribune d’Orléans en remet une bonne couche. L’hebdomadaire gratuit daté du 5 février consacre un article très documenté à la liaison tram-train de la nouvelle
gare d’Orléans. Ou plutôt à l’absence de cet équipement essentiel et attendu – il n’y a pas que les trains qui soient en retard. On y apprend que, pour l’instant, tout est bloqué en raison d’un
différend autour d’une dizaine de places de parking et que, à contrario, à avoir voulu précipiter l’inauguration de l’édifice, on a bâclé et le toit (dont il a fallu réparer les fuites) et la
dalle (dont il n’est pas exclu qu’il faille la refaire entièrement).
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, on découvre dans la même page de La Tribune que le chef de projet de la seconde ligne de tram a été débarqué parce qu’il ne croyait pas –
contrairement à son employeur Charles-Eric Lemaignen – que la dite ligne puisse être mise en service avant 2013 quand le président de l’Agglo continue de l’annoncer pour l’été 2012. Jouons à un
jeu : quels seront, selon vous, les prochains retards ? Le grand équipement sportif ? L’université en centre-ville ? La nouvelle maison d’arrêt ?
>> Lire aussi : Orléans en panne de jeunesse
Par Pascal Martineau
-
Publié dans : Orléans
1
-
Recommander
Serge Grouard nous fait le coup de la
panne. Et ça ne fait rire personne. Orléans est en panne. La Charpenterie et le quartier des Halles, le mail Aristide-Briand, la tête nord du pont de l’Europe, la
rénovation du quartier de l’Argonne, la liaison tram-train de la gare, sans parler du tram lui-même dont la seconde ligne a pris le retard que l’on sait, au cause, en grande partie, des
réticences de la ville-centre : autant de chantiers essentiels à Orléans et qui sont aujourd’hui en stand by ou au ralenti.
Attentisme. Le meilleur exemple en est le quartier des Halles et de la
Charpenterie - emblématique de la rénovation urbaine version Grouard et Carré - où l’attentisme (pour ne pas dire le retrait) de Leclerc et de son « espace culturel » remet en cause l’ensemble du
projet. Au point que la frêle embarcation à un million d’euros amarrée tout près de là est sur le point de « couler » financièrement. Dénoncé en son temps par l’opposition socialiste au
conseil d’agglomération pour son coût exorbitant, le bar à tapas, sans cuisine, sans réfrigérateur ni véritable terrasse n’aura duré que le temps d’une crue.
Face à cette inertie qui commence à se voir de plus en plus, Serge Grouard, comme toujours, tente de masquer son incurie par un écran de com’. C’est le sens de son annonce récente d’un grand
équipement sportif à l’Ille Arrault. Une idée lancée comme ça, sans véritable assurance quand à la constructibilité et sans avoir consulté ni les partenaires potentiel (Conseils régional et
général) ni même le conseil municipal d’Orléans.
Inventer l'avenir. Il ne faudra pas s’étonner, ensuite, qu’Orléans, qui
a gagné constamment de nouveaux habitants pendant les douze années de « l’ère Sueur » en perde désormais. Ainsi, selon les chiffres les plus récents du recensement national officiel, entre 1999 et 2005, la population des ménages a diminué de 788
personnes, soit une baisse de 0,7%. Une réalité qui en cache une autre plus inquiétante : si la tranche des plus des 40 ans augmente, celle des 0-39 ans est en baisse. A force de se tourner vers
son passé plutôt que d’inventer l’avenir, Orléans vieillit.
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Orléans
1
-
Recommander
« Le Pacs est certainement l'un des textes les plus stupides, les plus néfastes qui aient été votés dans la
cadre de la Ve République. C'est une loi absolument désastreuse, qui torpille la famille ». Interrogé par Le Journal du Dimanche à l'occasion des dix ans du PACS, Christian
Vanneste récidive. L'homophobe député UMP du Nord en rajoute un couche, bien lourde, bien grasse. Blanchi par la cour la Cassation le 12 novembre 2008 de sa
condamnation pour injures homophobe, il se croit désormais tout permis. Tout y passe : le choix – être homo ne serait un, la « normalité », la supériorité de la famille et du
mariage hétérosexuels...
Dans le même dossier, relevé par le site d'information GayClic, le socialiste François Rebsamen, heureusement, relève le niveau et rétablit la vérité : le PACS, explique le sénateur-maire de Dijon « ne porte pas du
tout atteinte à l'institution traditionnelle qu'est le mariage. Cela permet à des personnes, quel que soit leur sexe, qui souhaitent vivre ensemble selon une forme légale différente du mariage,
de pouvoir le faire en toute sérénité, avec des garanties juridiques. »
A l'instar du socialiste Georges Frêche, suspendu du PS – certes, on aurait dû l'en exclure – on est en droit
d'attendre de l'UMP qu'il condamne une fois pour toutes cet horrible personnage. Il faut pour cela poser la question au chef suprême, qui décide de tout et en tout lieu. Comme à la
cour du roi Soleil, ce lui qui fait et défait les carrières et les réputations.
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Politique nationale
5
-
Recommander
Derniers Commentaires