Mercredi 18 novembre 2009
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C’est l’argument qui fait choc. Selon François Foussier, adjoint au maire d’Orléans et ancien président de l’association des commerçants du centre de la capitale
régionale, la piétonisation de la rue des Carmes nierait, notamment, aux personnes âgées qui ne pourraient alors plus venir en ville avec leur voiture (La République du Centre du 16
novembre). Quand on est à court d’arguments, on finit par dire n’importe quoi. S’il est une population pour laquelle une rue sans voiture crée une véritable utilité et une meilleure sécurité, c’est
bien celle du 3e ou du 4e âges. (avec les enfants, les parents-à-poussettes et les personnes handicapées). Et si, s’aventure, l’on objecte que la mort annoncée de Carmes en cas de piétonisation ne
supporte pas la comparaison avec la rue de la République, on nous assure que cela n’a rien à voir. A ceci près, qu’en son temps, des élus de droites, certains vendant même quelque maroquinerie dans
cette grande artère commerçante du centre-ville avaient, déjà, crié au loup et prédit la mort certaine d’une des rues aujourd’hui les plus dynamiques de la cité johannique. Si François Foussier se
préoccupait vraiment de l’essor du commerce à Orléans, il n’aurait pas laissé disparaître le dernier bar de la rue de la République (L’Eucalyptus bientôt remplace par une boutique Orange) ou
aurait, encore, enfin trouvé une solution à la verrue urbanistique que constitue la ruine de l’ancien cinéma Artistic tout proche. On a les combats qu’on peut.
>> Voir aussi le communiqué de l'opposition municipale
>> Exprimez-vous à ce sujet sur le site de La
Rep'
Par DAZIBAO
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Mercredi 18 novembre 2009
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Marie N’Diaye : Je trouve cette France monstrueuse. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de
vulgarité. Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la
reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : « La Droite, c’est la Mort ». (Les Inrock’)
C’est à se demander si le réactionnaire Eric
Raoult n’a pas fait ça pour mettre Frédéric Mitterrand dans l’embarras. Tant il est vrai que beaucoup, à droite, n’ont pas encore digéré sa nomination comme ministre de la
Culture. Il se dit même que l’actuelle hémorragie d’adhérents à l’UMP serait due à la médiatique politique d’ouverture du président de la République. On espère en tout cas, que le
ministre-écrivain saura défendre une liberté d’expression dont il a pu se parer récemment à propos de La mauvaise vie. Son silence est inadmissible.
Reste l’injonction du député UMP. Le voila qui voudrait fonctionnariser, mettre en pas les écrivains français en les soumettant à une devoir de réserve leur interdisant tout propos désobligeant à
l’égard des pouvoirs en place ou à venir (on ne sait jamais).
Les milieux littéraires n’ont pas manqué de réagir vivement à la bavure d’Eric Raoult. Et il y a de quoi. Ces propos nauséabonds constituent une nouvelle expression du sarkozysme dur qui est à
l’œuvre à droite aujourd’hui et qui tente, petit à petit, à force de caporalisme et de confusion des pouvoirs, de grignoter nos libertés fondamentales. Mais parce qu’ils touchent rarement à la
vie quotidienne des Français ou à leur porte-monnaie, ces coups de boutoir à notre démocratie n’émeuvent guère le citoyen lambda. Qui risque bien de se réveiller un matin avec une sacrée gueule
de bois. Pour se rendre compte – trop tard ?- à quel point Marie Ndiaye, prix Goncourt 2009, avait raison.
Par DAZIBAO
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Vendredi 16 octobre 2009
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12:07
Où l’on découvre de manière très
concrète l’activité de nos députés. Alors que le seul parlementaire de gauche du Loiret, le socialiste Jean-Pierre Sueur, publie chaque année deux volumineux comptes-rendus
d’activité et chaque semaine un lettre électronique d’information, il est plus difficile de savoir comment les députés d’Orléans honorent leur mandat. Dans le numéro spécial de L'Express
consacré à Orléans, on peut lire que l’UMP Serge Grouard « passe indéniablement plus de temps à l’Assemblée Nationale ». Une affirmation qu’il est désormais possible de vérifier sur un
site très bien fait, www.nosdeputes.fr, qui présente de manière détaillée, l’activité de chacun de nos députés. On constate certes un certain regain
d’activité du maire d’Orléans au Palais Bourbon… après une quasi absence de décembre 2008 à avril 2009. Sans doute son obstination à vouloir faire adopter un amendement supprimant l’avis préalable des Architectes des bâtiments de France (ABF) n’y
est-elle pas pour rien. D’ailleurs l’item « ABF » apparaît dans lle champ lexical (« ABF armée bâtiments eau livre loi de programmation madame la présidente militaire programmation
programmation militaire taxe ») du député de la 2e circonscription du Loiret. Instructif.
NB. On comparera avec intérêt l’activité de Serge Grouard avec celle de son premier maire-adjoint te député de la première
circonscription du Loiret, l’UMP Olivier Carré.
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Jeudi 15 octobre 2009
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Qui a dit que les policiers municipaux avaient tendance à jouer les cow-boys ? Nouvelle illustration
du zèle inébranlable de nos agents locaux de tranquillité publique que nous narre Anthony Gautier dans La République du Centre de ce 15 octobre. Version : j’y suis, j’y reste. En résumé
(lire le billet) : une voiture de la police municipale en faction rue de la République a refusé de se déplacer pour
laisser passer une ambulance. Le tout, juste en face de l’agence locale du quotidien régionale. C’est quand même pas de chance !
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Mardi 13 octobre 2009
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10:38
Wait ans see. On a vu, entendu aussi. Et on n’a pas attendu longtemps pour que la police municipale débarque. Vendredi 9 octobre, le Petit Bouchon avait programmé un concert d’un jeune groupe orléanais, les Wait ans See. Forcément,
deux guitares, une basse, une batterie et un chanteur, ça fait un peu de bruit. Même porte fermée. Il n’était même pas 21h30 quand, alertés par des voisins, les "cow-boys" (comme les appelle le
préfet) de Florent Montillot ont rappliqué pour remettre un peu d’ordre dans ce débordement acoustique. Pas question de continuer à faire du bruit. Faut la mettre en sourdine. Tenez, il n’y a qu’à
ne plus utiliser la batterie ! Se sentant sans doute menacés par à peine deux dizaines de clients dépités mais calmes, deux autres véhicules de la police municipale sont arrivés rue de la Lionne.
On ne sait jamais. Les quatre musiciens et leur chanteur, eux, ont plié bagage. Pas évident de jouer du rock en sourdine. Il n’était pas encore 22 heures et rue de la Lionne à Orléans, l’ordre
avait été rétabli.
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Lundi 5 octobre 2009
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17:41
Une fois de plus,
aux grands maux, les faux remèdes. La récidive d’un ancien détenu, surtout si elle est violente et sordide, suscite – outre la douleur justifiée des victimes – un
concert d’indignation des partisans d’une justice plus dire qu’elle ne l’est déjà. Mais en accusant les juges – laxistes, forcément laxistes -, d’être responsables de cette récidive, on se trompe
évidemment de coupable. Car la faute principale – et les accusateurs le savent très bien aussi qui jouent les vierges effarouchées – en revient bien entendu à notre système carcéral. Tous les
rapports internationaux, toutes les statistiques, toutes les enquêtes, tous les témoignages, le prouvent : la prison est criminogène. Et le peines alternatives, elles, ont le sait
encore bien plus efficaces quand les peines-plancher de Perben-Sarkozy remmplissent nos prisons de quasi primo délinquants qui découvrent là l'école du crime.
En traitant comme des bêtes les hommes (et les femmes) majeurs ou mineurs qui y sont enfermés, en laissant s’instaurer entre les détenus la loi du plus fort, la loi de la jungle, on transforme ces
êtres humains – et je pèse mes mots - en bêtes ayant recours aux instincts les plus bas pour survivre dans cette jungle. La jungle n’est pas à Calais. Elle est dans nos prisons françaises. La honte
de notre société dite évoluée. Que ceux qui trouvent que j’exagère s’intéressent de près à ce milieu et aux nombreux récits qu’il a suscités. Je conseille à cet égard la lecture sur le net du
Journal d’un détenu mineur, Olivier Soz, dont le récit fait froid dans le dos. La réalité est toujours plus terrible que ce
que l’on peut imaginer.
Par DAZIBAO
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Jeudi 1 octobre 2009
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12:03
La réponse ne s’est pas faite attendre. Elle est cinglante. Dans La République du Centre du 30 septembre,
Florent Montillot se plaignait de « l’application de [ses] instructions » par la direction publique de la sécurité publique concernant l’expulsion des gens du voyage
installés sur la stade de l’lle-Arrault. Serge Grouard, pour faire bonne figure, a bien essayé de rattraper la bourde. Mais, piqué au vif et solidaire de la Police nationale mise en cause, le
préfet du Loiret, Bernard Fragneau a répliqué vertement dès le lendemain en rappelant que « la police nationale est placée sous l’autorité du préfet et non de l’adjoint au maire, ce qui me
rassure ». Avant de déplorer le manque de compétence du nouveau président du Nouveau Centre et de l’inviter « à faire preuve de responsabilité ». A vouloir trop jouer au shérif,
Florent Montillot finit par se faire taper sur les doigts. « Nous ne sommes pas au pays des cow-boys a d’ailleurs ajouté, lucide, le préfet. Il n’y a pas d’un côté le shérif et
des cow-boys de l’autre ».
Décidément, après la station d’épuration et le grand équipement sportif, cette île Arrault n’est qu’une source d’ennuis pour Serge Grouard.
Par Pascal Martineau
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Jeudi 1 octobre 2009
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09:51
A tous les coups on y a droit. Parlez de « mandat unique
» et vous n’y coupez pas, on trouve toujours « quelques » cumulards pour brandir l’argument choc de « l’ancrage local », du
« terrain », mot très en vogue dans le rayon « tarte à la crème ». Si l’on écoute bien ces tenants d’un cumul établi, on ne pourrait être un bon parlementaire sans être maire,
adjoint au maire, président ou vice-président d’un Conseil régional ou général ? Autrement dit, les députés ou sénateurs qui aujourd’hui n’auraient pas cette double étiquette ne pourraient pas
faire leur travail correctement ? Autrement dit, être conseiller municipal ne suffirait pas à un parlementaire pour avoir un ancrage local ? Quel mépris pour les uns et les autres.
Comme assistant parlementaire d’un sénateur qui ne cumule ni avec un mandat exécutif local, ni même avec un autre mandat, je suis bien placé pour savoir que toute cette rhétorique n’est qu’un écran
de fumée pour tenter de préserver des pouvoirs locaux et, accessoirement, il ne faut pas être naïf, de confortables indemnités.
Effets pervers. Pour être sur le terrain, nul besoin d’être élu local. Une
permanence ouverte à toutes et à tous permet sans conteste de garder les pieds sur terre. Les sans-papiers, les chômeurs, les familles endettées, les personnes handicapées qui frappent
régulièrement à la porte du bureau de Jean-Pierre Sueur évitent à coup sûr à ce dernier, si tant est que le risque existe, de se déconnecter des réalités
humaines les plus difficiles. Parlementaire est,
j’en suis persuadé, un « emploi » à temps plein. Y ajouter la lourde charge d’une grande ville (et souvent, en même temps, d’une agglomération), d’un département ou d’une région, revient soit à
déléguer beaucoup, soit à ne pas être assez disponible pour l’un des deux mandats, voire aux deux.
Un tel cumul peut même avoir des effets pervers, comme l’ont récemment montré les manœuvres du député-maire d’Orléans pour faire adopter, à l’Assemblée Nationale, un amendement cousu sur mesure
pour qu’il puisse démolir tranquillement la rue des Carmes. Le cumul des pouvoirs peut amener à la confusion de ceux-ci, au détriment de l’intérêt général.
En outre, la seule manière de créer des appels d’air, de renouveler le monde politique (mais c’est vrai aussi dans le monde syndical et associatif) est d’interdire le cumul des mandats, y compris
dans le temps. Je suis, de ce point de vue, un farouche partisan du mandat unique limité dans le temps. A tous les niveaux.
Reste la question de l’unilatéralisme. On ne pourrait pas innover seul, sans l’UMP. Sauf à créer de graves déséquilibres. C’est l’argument qui tue. Mais heureusement que depuis plus d’un siècle,
les socialistes, en hommes et femmes de progrès, n’ont pas attendu la droite pour faire avancer notre société. On attendrait toujours.
Par DAZIBAO
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Mardi 29 septembre 2009
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11:51
Serge Grouard, qui ne recule devant aucun sacrifice pour
défendre l’avenir de notre planète, est intervenu lors de la 9e conférence des villes, organisée par l’association des maires des grandes villes de France sur le thème : « Le modèle urbain
éco-responsable : reste-t-il à réinventer ? ». Le député-maire a déjà une proposition à faire : supprimer les prérogatives des Architectes des Bâtiments de France qui l’empêchent de démolir la
rue des Carmes. Mais on peut parier qu’il n’a même pas évoqué cette audacieuse idée devant ses collègues maires !
Par DAZIBAO
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Mardi 29 septembre 2009
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Je ne résiste pas au plaisir de reproduire intégralement le « Mot de l’agglo » intitulé « Florent Montillot n'aime pas être
"catalogué" », publié dans La République du Centre du 26 septembre. D’ici à ce que l’adjoint sécuritaire intente un procés en diffamation ! Il y a des jours comme ça
où l'on a plaisir à lire son quotidien local.
Le nouveau président départemental du Nouveau Centre, élu jeudi soir, a eu la dent dure contre La Rep', le soir de son investiture, en
ironisant à l'envi sur une question posée le jour même dans le journal au président national du parti Hervé Morin. La question portait sur son appréciation de la sensibilité politique de Florent
Montillot « parfois catalogué à la droite de la droite». Et l'intéressé, fougueux à souhait, irrité par si peu de complaisance (et tant d'audace) à son encontre, n'a pas manqué de brandir la
coupure de presse devant la petite centaine de militants réunis alors, et de fustiger sans égard une telle liberté de propos. Ah ces journalistes qui se permettent encore de poser des questions
qui n'ont rien de flatteuses...
Par DAZIBAO
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