Marques de rouge à lèvres sur la joue en sueur du boxeur. « Je les embrasse pour m’excuser du mal que je
leur fais ». Cette phrase de Nong Toom, champion travesti de boxe thaïlandaise - interprété par Asanee Suwan - dans Beautiful boxer résume à elle seule le film qui a clos dimanche 12 octobre le 3e festival de films gays et lesbien d’Orléans : le contraste entre la violence de ce sport
et la tendresse profonde du héros.Beau travail. Ce long métrage signé Ekachai Uekrongtham fait partie de ces petits bijoux – du cinéma asiatique en l’occurrence - que le Groupe Action Gay et Lesbien (GAGL) du Loiret et Christel Grillard en particulier, ont le don d’aller nous dénicher depuis trois ans. Primé dans de nombreux festivals, Beautiful boxer raconte l’histoire vraie d’un boxeur thaïlandais qui a décidé de devenir un champion pour pouvoir se payer l’opération qui lui permettra d’accorder son corps à son « âme » féminine. Avec des images d’une grande beauté qui font penser tantôt à Beau travail de Claire Denis, tantôt aux dessins animés de Michel Ocelot (Kirikou en particulier), Ekachai Uekrongtham nous transporte dans univers haut en couleurs, mêlant violence, humour, émotion et tendresse.
Confidentiel. Une fois de plus, Le GAGL a su, pour cette 3e édition, nous concocter une programmation de grande qualité. Cependant, malgré une fréquentation en hausse constante d’année en année, ce festival reste encore trop confidentiel, eu égard au niveau cinématographique qu’il propose. Les films projetés au cinéma des Carmes sont des histoires d’hommes et de femmes confrontés ou impliqués dans des relations homosexuelles. Mais ce sont avant tout des histoires accessibles à tous et qui peuvent émouvoir tout un chacun, homo ou hétéro. Le public de ce festival est donc encore très identifié. « Pire », on observe même un clivage entre garçons et filles, les premiers étant largement majoritaires pour voir les films gays et les secondes lors des projections de films lesbiens. Une habituée faisait même remarquer qu’elle ne voyait certaines lesbiennes qu’une fois par an, à l’occasion du festival. Il reste donc encore beaucoup à faire pour décloisonner le cinéma gay et lesbien, y compris à l’intérieur même de la communauté LGBT. Histoire de ne pas passer à côté de petits chefs d’œuvre du 7e art que nous offre chaque année cet incontournable festival.
>> Je signale, pour ceux qui voudraient faire oeuvre pédagogique en matière de lutte contre l'homophobie (y compris auprès d'un public d'enfants) le court-métrage Gelée précoce de Pierre Pineaud
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Serge Grouard devrait pourtant le savoir
« Alors, sans avoir rien que la force d'aimer, nous aurons dans nos mains, amis, le monde entier
».
Ca fait cher payé.
Crac, boum, hue ! Krach… boum
?.
Le député UMP Jean-Pierre Grand qualifie cela «
d’incitation cynique et malsaine à la dépense ».
Au-delà du tohu-bohu médiatique totalement
démesuré
Nicolas Sarkozy a convoqué le père Noël en avance.



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