Vendredi 14 septembre 2007
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Quelle mouche a piqué le rédacteur en chef de l’hebdomadaire gratuit La Tribune d’Orléans ? Dans un article consacré aux municipales
de mars 2008 et publié dans le numéro 44, Laurent Rouault s’en prend assez vertement à la candidature de Jean-Pierre Sueur.
Je me permets, à titre tout à fait personnel, comme ancien journaliste, et de la place privilégiée qui est la mienne – je travaille aux côtés du sénateur socialiste depuis bientôt six ans
comme assistant parlementaire – de proposer un décryptage de ce papier.
Après s’être interrogé dans le titre sur le fait de savoir si Jean-Pierre Sueur peut « vraiment gagner » en 2008, Laurent Rouault débute son article par « une douche froide ». Pour qui ? Il ne faisait pourtant mystère à personne, et surtout pas pour un journaliste aussi bien informé que le rédacteur en
chef de la Tribune d’Orléans, que l’ancien maire d’Orléans était prêt depuis plusieurs semaines à s’engager dans une nouvelle candidature municipale. Cette annonce, ni froide ni
chaude, n’était donc que la confirmation d’une information connue de tous. Même Serge Grouard le dit !
« Le seul candidat à l’investiture se refuse à dévoiler les noms de ses futurs colistiers ». Et pour cause. Notre parti, le Parti socialiste,
contrairement à la plupart des autres - et notamment à l’UMP - est un parti démocratique avec des règles précises concernant la désignation de ses candidats aux élections. Il eût donc été
particulièrement incorrect que Jean-Pierre Sueur annonce quelque nom que ce soit avant même d’être officiellement désigné par les adhérents du Parti socialiste d’Orléans (le vote a lieu le 24
septembre). Qui plus est, la constitution d’une liste relève d’une alchimie assez compliquée, les prétendants étaient toujours bien plus nombreux que le nombre de sièges disponibles. Enfin, la
volonté de constituer dès le premier tour une liste d’union à gauche fait qu'il serait totalement irréaliste de présenter une liste à cette date - et dix mois avant l'élection.
« L’accueil médiatique » de la candidature et en particulier « la critique en règle de l’ancien
maire PS d’Orléans » au cours de l’émission « Le grand bûcher » sur « Radio Bleu Orléans » (sic). Dans son commentaire, Laurent Rouault semble accorder aux propos acerbes des
invités de cette émission – deux opposants notoires et pas spécialement nouveaux à Jean-Pierre Sueur – une quasi valeur de sondage d’opinion. Pas très sérieux. Surtout s'agissant d'une émission à
laquelle il a lui même participé !
« Jamais, le sénateur qui n’est âgé pourtant que de 59 ans n’a prêté une quelconque attention à son allure (…) Jean-Pierre Sueur ne donne pas dans le
glamour ». Voila un argument qui fait mal : Jean-Pierre Sueur ne serait pas un bon candidat parce qu’il accorde plus d’importance à l’être qu’au paraître, parce
qu’il ne s’habille pas assez bien, en tout cas selon les canons de la Tribune d’Orléans.
« Et il a commis de lourdes erreurs de communication. Ainsi, on l’aura vu pendant des années, batailler au Sénat afin que les cendres funéraires se
voient dotées d’un statut juridique… Un méritoire combat qui lui valut de nombreuses retombées médiatiques… Avec des dégâts que l’on peut imaginer chez un électorat jeune ». C’est le
coup de grâce. Que ne peut-il y avoir de plus has been, de plus ringard que de s’intéresser à la législation funéraire ? Quant à « l’erreur de communication », elle
aurait été patente si l’objectif avait effectivement été, pour Jean-Pierre Sueur, d’utiliser le commerce de la mort pour faire parler de lui. Mais ce sont les convictions profondes de Jean-Pierre
Sueur sur le respect et la dignité des humains qui animent ces combats-là. Enfin, un observateur attentif comme Laurent Rouault sait très bien que Jean-Pierre Sueur mène, depuis le début de son
mandat, au nom des valeurs qui sont les siennes, de très nombreux autres combats au Sénat, aux côtés en, particulier, d’hommes comme Robert Badinter, pour faire barrage, notamment, aux multiples
lois Sarkozy ou encore pour dénoncer la dérive hygiéniste de certains textes législatifs. Sans compter les nombreuses interventions faites par Jean-Pierre Sueur – ni médiatiques, ni très «
rentables » électoralement parlant – pour venir en aide aux accidentés de notre société injuste : des centaines de sans-papiers "non régularisables et non expulsables" aux ouvriers de Gemalto,
en passant par ces familles qui recherchent désespérement un logement ou par des chômeurs en quête d’un emploi qui leur permette de vivre. Il sera plus difficile, pour les raisons que chacun sait,
de railler l’activité parlementaire du député-maire d’Orléans Serge Grouard. Quant aux « dégâts » qu’auraient provoqué « chez un électorat jeune » un tel dévouement pour les
choses de la mort, Laurent Rouault se contente de les « imaginer ». A juste titre, car, à ma connaissance, ils ne relèvent que de l’imaginaire.
Quitte à passer moi-même pour un has been, je soutiens donc sans réserve la candidature de Jean-Pierre Sueur à l’élection municipale de mars 2008.
Aujourd’hui, Orléans se replie sur elle-même, Serge Grouard et son équipe négligeant les atouts et les richesses de la cité johannique.
Notre ville a besoin d’un nouveau souffle, de l’expérience et du courage politique de Jean-Pierre Sueur et d’une équipe dynamique largement renouvelée pour créer ce souffle. <
>>
Réagissez aussi à la candidature de Jean-Sueur sur le blog de La Rep'
>> Réagissez à l'article sur le site de La Tribune
d'Orléans
Par Pascal Martineau
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Mercredi 12 septembre 2007
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22:56
Soixante neuf bateaux acheminés jusqu’à Orléans dont vingt-deux par convoi exceptionnel : pour ce qui est du développement durable,
le Festival de Loire n’est pas vraiment l’exemple à suivre. Imaginez les centaines de litres de gas-oil nécessaires au transport de toutes ces embarcations et les émissions de CO2 et de gaz à effet
de serre que cela représente. Pour une ville et une agglomération qui se targuent d’être des exemples en matière de développement durable, ça fait mauvais genre. Dédé risque d’avoir une grave crise
de toux.
Quand on sait les conséquences catastrophiques de la pollution atmosphérique sur l’état de nos fleuves et de nos rivières (sécheresse aggravée et crues catastrophiques), il est paradoxal qu’un
Festival censé redonner à la Loire ses lettres de noblesse, contribue, in fine, à l’affaiblir, même indirectement. <
Par Pascal Martineau
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Mercredi 12 septembre 2007
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22:55
Je l’affirme sans hésiter : il faut réformer les régimes spéciaux de retraite et s’acheminer vers un régime
universel commun à tous les salariés. Je sais, ça va faire grincer des dents. Mais au nom de quelle conception de la solidarité, des régimes conçus à un moment où les conditions de travail
étaient très différentes d’aujourd’hui seraient-ils immuables pour l’éternité ? Quelle est la logique d’un système dans lequel le régime général (celui des salariés du privé) finance les déficits
des régimes déficitaires ? Qu’est-ce qui justifie qu’une infirmière, une caissière de supermarché ou un ouvrier du bâtiment (dont on connaît pour chacun de ses métiers les très dures conditions
de travail) doivent à la fois travailler jusqu’au moins 60 ans mais, de surcroît, participer au financement de la retraite des conducteurs de train ou de rames de métro qui cessent leur activité
à 50 ans ? A ces trois questions, je réponds « rien » sans hésiter.
Il est donc indispensable de réformer l’ensemble du système, au nom de notre conception socialiste de l’égalité et de la solidarité mais aussi pour préserver un système général de retraite par
répartition que d’aucuns voudraient mettre à bas.
Réflexion plus globale. Réformer donc. Pas comme la droite entend le faire bien entendu, sans concertation véritable et, avec derrière
la tête, la volonté d’imposer la retraite par capitalisation. Mais dans le respect de valeurs de solidarité et d’humanisme qui sont celles des hommes et des femmes de progrès.
Mais surtout, l’erreur, serait, selon moi, de ne traiter que du seul problème des retraites, sans intégrer celui-ci dans une réflexion plus globale sur l’organisation de la vie active dans sa
totalité.
La retraite n’est qu’un des éléments de cet ensemble. Il faut intégrer à notre réflexion toutes les périodes, toutes les composantes de notre vie active : les emplois occupés et leur pénibilité,
les congés maternité et paternité, la formation continue, le temps libre, les activités bénévoles et militantes, les mandats électifs politiques, syndicaux et associatifs.
"Capital vie active". Je suis partisan d’un système dans lequel chaque être humain disposerait d’un « capital vie active » composé des
différents éléments que je viens d’évoquer et dont la répartition serait fonction de plusieurs facteurs : la durée de la formation initiale, le niveau d’études, le nombre d’enfants, la mobilité
professionnelle, la pénibilité du travail, l’évolution des technologies et du marché de l’emploi, la durée hebdomadaire du travail (et j'en oublie sans doute). Un seul exemple : personnellement,
j’aurais été prêt à accepter de « sacrifier » quelques années de retraite pour cesser toute activité professionnelle pendant deux ou trois lors de la naissance de mes enfants. Certes, la retraite
me permettra de consacrer du temps à mes petits-enfants mais je regrette de n’avoir pu, pour des raisons financières, avoir plus de temps pour m’occuper de mes enfants dans leurs premières
années. On pourrait multiplier les exemples.
Reculer pour mieux sauter. Le chantier est complexe, vaste et semé de très nombreuses embûches. Mais vouloir le régler de manière
partielle ne sera que reculer pour mieux sauter. Le statu quo serait suicidaire. Car il laisserait le champ libre aux ultras libéraux qui ne rêvent que de tuer notre système par répartition.
Seuls des réformistes audacieux, des hommes et de femmes de progrès, auront, comme leurs prédécesseurs dans la longue histoire sociale de notre pays, le courage politique de réformer ce système
dans le sens d’une réelle égalité, d’une solidarité renforcée et d’une plus grande justice.
NB : la réflexion que je propose va évidemment de pair avec celle, tout aussi indispensable, d’un régime de retraite unique. En particulier à un moment où l’on apprend que l’exonération
des charges sociales sur les stock-options représente pas moins d’un quart du déficit de la Sécurité sociale. <
Par Pascal Martineau
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Vendredi 7 septembre 2007
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10:04
Voilà que Serge Grouard nous refait le coup
du « plus écolo que moi tu meurs » ! Au point qu’il se voit bien, en mars 2008, conduire une liste sur laquelle figurerait le leader Vert orléanais Jean-Philippe Grand
(La République du Centre du 6 septembre 2007). Qui connaît l’ancrage à gauche des Verts orléanais (peut-on vraiment être écolo et prôner le libéralisme ?) sourira à cette éventualité.
Mais surtout, à l’exception de Vélo + - mis en place par l’agglomération et dont j’ai pu dire le
bien que j’en pensais – de la libération des quais de Loire des voitures qui l’encombraient (qui aurait été impossible sans le parking de la Charpenterie pourtant vilipendé avant 2001)
et de la fameuse et unique « pile à combustible » érigée en icône, qu’est-ce qu’ont réellement et concrètement fait les dirigeants actuels d’Orléans et de son agglomération en matière de
préservation de l’environnement et de développement durable ?
Depuis 2001, combien de kilomètres de tramway construits ? Combien de mètres carrés d’espaces verts créés (on en a par exemple supprimé à la Motte Sanguin) ? Combien de programmes immobiliers
intégrant les normes Haute Qualité Environnementale (on les a récemment dédaignées à la Madeleine) ? Combien de panneaux solaires installés sur des bâtiments publics ? etc., etc.
Rappelons qu’à chaque fois que des textes d’orientation ont tenté, au niveau de l’agglomération, de donner la priorité aux transports en commun par rapport à la voiture, Serge Grouard a bataillé
pour rétablir l’équilibre. Rappelons qu’Orléans et son agglomération (ainsi certains élus socialistes que je désapprouve) soutiennent le projet départemental particulièrement polluant et
antiécologique de « Mécapôle » à Saran.
Shows médiatiques. Rappelons que la démocratie participative à Orléans, dont on nous dit qu’elle est un des éléments essentiels du
développement durable, se résume à un conseil de quartier réduit à sa plus simple expression et, une fois, par an, à une série de shows médiatiques où il est laissé plus de place à la coûteuse
propagande audiovisuelle de la municipalite qu’au débat citoyen.
Last but not least, rappelons que si le commerce équitable a fait l’objet de quelques beaux effets d’annonce, son renforcement passe d’abord par la promotion ici et maintenant du
lien direct, via les marchés non sédentaires, entre producteurs et consommateurs. Il y a alors quelque incohérence à installer sous la Halle de la Charpenterie, en lieu et place d’un marché de ce
type, un « espace culturel » marchand qui nous proposera des articles « made in Taïwan, Corea ou China » !
Certes, en bon élève du président Sarkozy, Serge Grouard sait très bien communiquer en la matière. Mais un « Agenda 21 » fourre-tout et « Dédé la mascotte » ne sauraient masquer longtemps
une politique qui tient plus de l’esbroufe que du concret. <
Lire aussi à ce sujet :
>> La Halle de la Charpenterie démantelée
>> Le "réalisme" suicidaire de l'agglomération d'Orléans
>> Une conception "clochemerlesque" de l'agglomération
Par Pascal Martineau
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Jeudi 30 août 2007
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C’est sans conteste un très beau coup médiatique. Mais c’est beaucoup plus que cela, surtout si l’on considère les
sommes investies et les difficultés rencontrées : l’installation de deux éoliennes sur le site de l’usine Michelin de Dundee en Ecosse constitue un véritable pari sur l’avenir.
Pari écologique bien sûr. Car avec ces deux wind turbines installées par Ecotricity, Michelin produit 40 % de l’énergie nécessaire annuellement au fonctionnement de l’unité de fabrication de pneumatiques, soit une économie, pour notre
atmosphère, de 7000 tonnes de CO2. Dans les périodes de vent fort – et ce n’est pas ce qui manque en Ecosse et dans cette région en particulier – l’électricité produite par les deux éoliennes
suffit à 100 % des besoins de l’usine.
Pari industriel ensuite. En investissant aussi lourdement, Michelin Grande Bretagne donne au site de Dundee des gages supplémentaires de longévité, à un moment où, on le sait
bien à Orléans et en France, la multinationale clermontoise n’hésite pas à se délocaliser hors d’Europe. En outre, la réduction de la facture énergétique de l’entreprise doit permettre de
produire des pneumatiques à un moindre coût, favorisant ainsi la place de la marque au bibendum sur un marché très concurrentiel.
Pari citoyen enfin, car installer deux engins hauts de 85 mètres à proximité d’une zone habitée ne s’est pas fait
sans d’âpres discussions. Il a fallu expliquer, rassurer, résoudre les quelques désagréments générés par les deux éoliennes : brouillage de la réception télé, effets stroboscopiques de la
lumière en cas de fort ensoleillement, bruit. De nombreuses réunions ont eu lien avec les riverains et un numéro vert a été mis à la disposition des habitants de Dundee.
Face à une telle réussite, et même si la France n’est pas l’Ecosse en matière de force des vents, on ne peut que s’étonner du fait que de telles
« micro-initiatives » de production d’énergie renouvelable ne fleurissent pas un peu partout, là où c’est possible, à Orléans et sur l’ensemble du territoire de notre pays. Ce qui
serait une manière – concrète, rentable et pas « gadget » – de mettre en application tous les beaux et généreux discours sur le développement durable. Ce qui demande évidemment
« un peu » de courage politique, pour remettre en cause à la fois notre système hyper-centralisé de production d’énergie et le dogme du nucléaire. <
* Fabriquer des pneumatiques avec de l’air frais
Par Pascal Martineau
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Jeudi 30 août 2007
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Hélène Mouchard-Zay, conseillère municipale d'Orléans, est née au Maroc, parce que son père, l’illustre Jean Zay «
avait choisi, en juin 1940, de quitter la France pour continuer la lutte en Afrique du Nord, au moment où Pétain s’apprêtait à conclure un armistice honteux ».
Devenue « pupille de la Nation », Hélène doit aujourd’hui faire des pieds et des mains pour prouver sa nationalité française, comme le raconte Mourad Guichard dans Libération, dans un
article intitulé « Une "pupille de la Nation" incitée à prouver sa nationalité
».
Avec Nicolas Sarkozy, il est déjà de plus en plus compliqué de devenir Français. Faut-il craindre qu’il soit désormais difficile de le rester ? <
Par Pascal Martineau
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Mercredi 29 août 2007
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La plus belle surprise de ce voyage officiel* à Dundee en Ecosse fut sans doute la présence
d'une délégation palestinienne de la ville de Naplouse. Composée d'adultes et d'un groupe de jeunes musiciens (le "Nablus Youth Band"), cette délégation aurait dû normalement être conduite par
son maire, Adly Yaïsh. Mais ce dernier ainsi que deux de ses deux adjoints ont été arrêtés (les Palestiniens disent "kidnappés") en mai dernier par les Israëliens et sont toujours
détenus au secret en Israël.
Belle surprise donc que ces jeunes venus apporter à Dundee un message de fraternité et en appeler à la justice. La prestation du Nablus Youth Band a eté un des moments forts
de la parade organisée le samedi 25 août devant l'Hôtel de Ville.
Séquence émotion aussi le dimanche matin, lors de l'office religieux épiscopalien (branche écossaise de l'Eglise anglicane) célébré en la cathédrale Saint-Paul, avec la
lecture, par une jeune palestinien et en arabe, d'un passage du Coran, puis plus tard, avec l'interprétation, par le choeur écossais de la cathédrale, d'un chant libano-palestinien
<
* Dundee est jumelée avec Orléans. Je faisais partie de la délégation orléanaise invitée au
Festival de la Jeunesse.
Par Pascal Martineau
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Mardi 21 août 2007
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10:46
On a beau savoir que cela va arriver, parce que des délibérations ont été présentées dans ce sens au Conseil municipal, parce que la
presse en a parlé, le jour où cela arrive, ça fait un choc : le démantèlement de la halle de la Charpenterie – et plus précisément de ses parois de verre – a commencé sur les quai de la Loire. Quel
gâchis !
Combien de villes comparables à Orléans souhaiteraient disposer d’un tel équipement pour y installer un marché ?
Et que l’on ne vienne pas me dire que l’installation d’un marché à cet endroit était impossible. Comment peut-on laisser croire qu’on aurait pu faire un investissement de ce prix sans s’assurer
qu’il était compatible avec la mission qui lui était dédiée, alors qu’elle a été conçue en collaboration avec les maraîchers ? Pourquoi insinuer en permanence – jusque dans les émissions à scandale
de la télévision - que les camionnettes des marchands ne pourraient pas accéder au site ? Dans quel but laisse-t-on entendre que la halle seule devrait accueillir la totalité des étals installés
quai du Roi ? Mentir, c’est toujours plus facile que d’agir.
Marché aux tissus. Chacun sait qu’il n’a jamais été question « d’entasser » tous les marchands sous la Halle mais que ceux-ci devaient
aussi prendre place sur la place de La Loire et dans les rues environnantes, afin de créer, chaque samedi matin, une continuité commerciale entre le marché et les halles Châtelet.
Quant à l’argument selon lequel les maraîchers installés qui du Roi ne voudraient pas revenir en centre-ville, il ne tient pas non plus. Car les mêmes s’étaient opposés, à l’époque, à une
installation provisoire en bord de Loire. Il a fallu la force de conviction et le courage politique de Jean-Pierre Sueur et de son équipe pour que ce déménagement se fasse– déménagement sans lequel
les travaux à la Charpenterie (cinéma, parking, halle…) n’auraient pu se faire. La majorité actuelle au eu beaucoup moins de scrupules à déplacer du quai du Roi à La Source le marché aux tissus du
dimanche matin.
Il est donc navrant de voir ainsi cette belle halle ainsi démantelée et détournée de son usage initial, en particulier quand, juste en face, on investit lourdement (à commencer par le coûteux «
Inexplosible ») pour aménager les quais de la Loire. Qui osera dire qu’une halle et une place de la Loire régulièrement animées par un marché n’eussent pas eu plus de cachet qu’un « espace culturel
» marchand, et de cohérence avec l’ensemble de la rénovation des bords du fleuve royal. Sans compter, enfin, qu’Orléans sera une –sinon la seule – des grandes villes de France à ne pas avoir de
marché en centre-ville <
Par Pascal Martineau
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Lundi 20 août 2007
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Il y a quelques semaines déjà, je me suis abonné à Vélo +, alors même que plusieurs des 26
stations n’étaient pas encore ne service.
L’inscription par Internet s’est faite sans désagrément. Une fois ma carte reçue, je me suis donc rendu à la station Coligny, laquelle, ce jour-là, ne fonctionnait pas.
Plus tard, à la station République, il m’a fallu un certain temps pour comprendre qu’il était nécessaire de faire passer le fameux sésame sur le bas de l’écran de la borne, pour ensuite entre le
code secret puis retirer l’un des vélos disponibles.
Là, je me suis vite rendu compte que la hauteur maximale des selles (qui sont protégées contre le vol) ne correspondait pas à des cycliste de ma taille (1m82).
Dans les jours qui suivirent, à deux reprises, je serais contraint d’abandonner l’idée de louer un vélo : la borne sur laquelle j’avais replacé le vélo utilisée n’avait pas « enregistré » le
retour. Lorsque j’ai voulu en emprunter un nouveau le lendemain, mon compte avait été « débité » du temps passé ! Et sans le réalimenter – en payant -, impossible d’obtenir une petite reine. Dans
ces cas là, il faut le reconnaître, la « hotline » Vélo + répond à chaque fois après seulement une très courte attente. Et les personnes qui répondent sont à la fois très aimables et efficaces. Mon
compte a été recrédité à chaque fois – le lendemain en général - de la somme initiale (et même un peu plus !).
Dernier épisode en date, ce midi : l’écran de la borne de la station Coligny était éteint. Alors que j’allais opter pour le tram, j’ai jeté un œil autour de la borne : le bloc EDF alimentant la
borne avait été ouvert et l’alimentation coupée. Un appui sur le bouton du disjoncteur et quelques minutes plus tard, j’enfourchais une bicyclette.
Nul doute que ce service proposé par l’Agglomération d’Orléans va rencontrer un succès grandissant. On ne peut alors qu’espérer que cela incitera les initiateurs du projet à implanter de nouvelles
stations, au cœur des Blossières ou de l’Argonne, par exemple <
Par Pascal Martineau
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Lundi 20 août 2007
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17:08
« Si le phénomène persiste au bout de la première saison, il faudra peut-être mettre une bâche jusqu’à ce que ça s’oxyde ».
C’est Jean Bonnefille, l’un des deux architectes de la nouvelle gare d’Orléans, qui s’exprime ainsi dans La République du Centre du 17 août 2007.
Imaginez un peu : la gare d’Orléans, toute fraîchement inaugurée, recouverte durant l’été d’une bâche… afin que les reflets de la tôle ondulée n’éblouissent plus les habitants des tours du quartier
gare ! Effet garanti tant à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il faudra donc – paradoxalement – que le nouvel édifice perde de son éclat pour que la lumière qu’il réfléchit soit enfin supportable.
Il y a bien une solution – enfin, il y avait - : conserver le projet initial qui avait prévu une toiture intégralement en verre. Lequel matériau, s’il renvoie aussi la lumière, en absorbe la plus
grande partie, tout comme le très proche immeuble du Primat, tout de verre vêtu et qui n’a jamais importuné les riverains… autrement, bien entendu – mais cela est un autre débat – que par son
architecture générale <
>> L'article de Christophe Desportes-Guilloux à ce sujet
Par Pascal Martineau
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