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Vendredi 17 août 2007 5 17 /08 /Août /2007 11:57

Suite au nouveau dérapage verbal de l'adjoint au maire de Trévise (lire ci-dessous) rélévé par Christophe Desportes-Guilloux, j'ai publié, au nom de l'opposition municipale d'Orléans, le communiqué suivant :

"Les élus de l’opposition municipale d’Orléans dénoncent avec la plus grande fermeté le nouveau dérapage verbal de M. Giancarlo Gentilini, premier adjoint au maire de Trévise, commune italienne jumelée avec Orléans.
En 2000, déjà, la municipalité de Jean-Pierre Sueur avait suspendu les relations avec Trévise après que M. Gentilini, qui en était alors le maire, eut tenu des propos xénophobes et racistes.
Les relations avaient ensuite étaient rétablies par M. Grouard lorsque M. Gentilini eut « diplomatiquement » laissé son siège de maire pour devenir premier adjoint. Mais, en mai 2006, après de nouveaux propos tout à la fois racistes, xénophobes et homophobes, M. Grouard avait été contraint, à la suite d’une question écrite de l’opposition en Conseil municipal, de déclarer le premier adjoint de Trévise persona non grata à Orléans.
M. Gentilini vient de récidiver une nouvelle fois en tenant sur la chaîne de télévision locale Rete veneta, des propos homophobes aggravés par des références racistes particulièrement haineuses.
Nous demandons que M. Grouard tire de ce nouvel incident toutes les conséquences qui s’imposent."


M. Gentilini a dit notamment : « Je vais donner immédiatement des instructions à ma commandante (de la police municipale) pour qu'elle fasse un nettoyage ethnique des pédés ».
<

>> La République du Centre du 18 août
>> L'article de Mourad Guichard sur le site de Libération
>> Ma réaction sur France Bleu Orléans
>> Mon communiqué repris sur citegay

Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Mardi 10 juillet 2007 2 10 /07 /Juil /2007 23:54
J'avais écrit à Simone Veil pour lui dire à la fois mon admiration pour elle et mon incompréhension de son soutien à Nicolas Sarkozy.
Alors que je terminai en disant que j'attendrais sans doute longtemps sa réponse (page 1, page 2), j'ai reçu celle-ci moins d'une semaine après l'envoi de ma lettre.
Sans qu'elle me convainque sur la personnalité du désormais président de la République, je reconnais la franchise de sa réponse. Et j'approuve ce qu'elle dit concernant l'attitude plus qu'équivoque de François Mitterrand vis à vis de certains collaborteurs du régime nazi. 
Mais je persiste à penser que la politique de l'ancien ministre de l'Intérieur est contraire aux idéaux qu'elle défend.<
 
Par Pascal Martineau - Publié dans : Politique nationale
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Samedi 30 juin 2007 6 30 /06 /Juin /2007 09:18
Quel micmac dans la droite orléanaise ! Au sud, Yves Clément, conseiller général, adjoint au maire d’Olivet, membre du Modem.
Investi très officiellement par le parti de François Bayrou, Yves Clément était candidat dans la première construction du Loiret, contre l’UMP Olivier Carré. Homme calme et modéré, le centriste a mené une campagne digne et respectueuse de ses adversaires.
Crime de lèse majesté ! La chose n’a pas plu à Eric Doligé, patron du parti de Nicolas Sarkozy dans le Loiret. Le président du Conseil général a décidé de « jeter » Yves Clément hors de la majorité départementale, sans autre forme de procès. Ironie du sort, c’est Antoine Carré, vice-président du Conseil général, député sortant et cousin de son successeur, qui lui a notifié cette exclusion par écrit.
 
Commentaire peu amènes. Au nord, l’adjoint UMP à la sécurité du maire d’Orléans, Florent Montillot, vexé de ne pas avoir été adoubé par son parti pour être candidat dans la troisième circonscription, a décidé de s’y présenter quand même, contre le sortant Jean-Louis Bernard. Car le sieur Montillot lui, parce qu’il entend rénover la politique (sic), considère qu’il n’a pas besoin d’être investi par son parti puisqu’il se sent désigné par le peuple lui-même, excusez du peu !
Résultat, les noms d’oiseaux ont volé pendant la campagne électorale entre les deux candidats de droite, le battu du premier tour, Florent Montillot allant jusqu’à assortir son soutien à Jean-Louis Bernard pour le second tour, de commentaires peu amènes au sujet du côté « has been » du député radical valoisien.
Dans un tel contexte, Eric Doligé ne pouvait pas faire moins que de condamner fermement la dissidence de Florent Montillot qui a été exclu temporairement de l’UMP. Serge Grouard, le maire d’Orléans, très embarrassé par cette affaire, s’est contenté de dire – du bout des lèvres – que ça n’était vraiment pas bien, et de retirer provisoirement la délégation de signature à son quatrième adjoint. Quels que soient les errements – récurrents -  de Florent Montillot, Serge Grouard s’était jusqu’alors attaché à ne jamais les condamner, voire à les justifier. C’est dire qu’il a dû se faire violence.
Et puis, les élections passées… tout est rentré dans l’ordre. Florent Montillot est retourné au bercail de l’UMP et a retrouvé toutes ses prérogatives au sein la municipalité d’Orléans.
 
Fausse punition. Entre la sanction radicale infligée au candidat officiel du Modem, et la fausse punition donnée au dissident UMP, il y a deux poids et deux mesures. Le moment venu, espérons-le, les électeurs centristes s’en souviendront.
Il se dit ici et là que, bien entendu, Eric Doligé aurait préféré des sanctions plus fortes à l’égard de Florent Montillot. Mais l’adjoint au maire s’est rendu tellement indispensable dans le subtil équilibre des droites orléanaises que l’exclure pour de bon serait prendre un grand risque à un an des élections municipales. <
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 16:53
La rue des Carmes à Orléans La saga de la deuxième de tramway de l’agglomération d’Orléans n’en a pas fini de nous réserver des surprises et des rebondissements.
Ainsi, après avoir – enfin – reconnu (implicitement au moins) que le site propre était indispensable faubourg Madeleine, Serge Grouard nous annonce dans La République du Centre du 28 juin que la partie la plus étroite de la rue des Carmes (des numéros 45 à 77)… pourrait être élargie. Mais il précise aussitôt que cela « n’a rien à voir avec l’enquête publique. Le tramway passe dans la rue des Carmes, quel que soient les choix, Ca n’est pas un projet tramway » !
Autrement dit, pour que le tram circule dans les meilleures conditions rue des Carmes, il faudrait élargir cette voie, mais des tels travaux n’ont rien à voir avec le projet tram ! Cherchez l’erreur !
Il y a quelques années, alors que l’option « rue des Carmes » commençait à être évoquée, Antoine Prost, ancien adjoint à l’urbanisme de Jean-Pierre Sueur, affirmait qu’un passage du tram par cette voie nécessiterait de supprimer le rez-de-chaussée des immeubles de la partie la plus étroite de la rue, pour le remplacer par des arcades, comme rue Royale. Et on feint aujourd’hui de découvrir cette contrainte. Apres des années de tergiversations et d’études en toute genre, on nous annonce qu’il va en falloir d’autres pour examiner cette hypothèse !

Enquête publique. Certes, cette annonce fait suite aux récentes recommandations de la commission d’enquête publique sur la seconde ligne de tram. Mais il eut été plus correct et plus efficace d’intégrer la possibilité de tels travaux dans l’enquête publique elle-même.
J’avais moi-même posé une question précise à ce sujet lors d’une réunion publique préalable à l’enquête qui s’était tenue au CRDP. Serge Grouard avait, ce jour-là, botté en touche affirmant que la question était hors sujet, l’aménagement de la rue des Carmes ne relevant pas du projet de tram lui-même.
Alors qu’avec un coût de 26,5 millions d’euros au kilomètre (contre 16 M€/km pur la première), cette deuxième ligne est d’ores et déjà une des plus chères de France, cette nouvelle annonce risque, au final (mais il y aura sans doute d’autres « surprises » du genre) d’alourdir fortement la note pour les contribuables de notre agglomération.
Une fois de plus, le maire d’Orléans, cherche, à un an des municipales, à noyer le poisson afin d’éviter d’aborder avec les habitants de notre ville les sujets qui fâchent. < 

>> Réagissez aussi sur le blog de La République du Centre 
>> Le point de vue de Jean-Pierre Sueur 
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 16:13
Mercredi 27 juin, dans les titres du journal de 7h de France Inter, Bruno Duvix nous annonce un reportage, sur la mise en service, le 15 juillet à Paris, d’un réseau de vélos en libre-service : Velib’ : deux cents stations et 3000 bicyclettes.
La même semaine – c’était le 25 juin -, l’agglomération d’Orléans inaugure son réseau de location de vélos en libre-service : Vélo + . : vingt-six stations et 300 petites reines. Une initiative qu’ils convient de féliciter sans retenue.
 Jeudi 28 juin, le même Bruno Duvic annonce un sujet sur les festivals de jazz de l’été.
Quelques jours plutôt débutaient à Orléans le festival de jazz annuel de la ville.
 
Laboratoire sécuritaire. Dans les deux cas, pas un mot sur Orléans ! Trop occupée à se regarder le nombril, à communiquer en direction des seuls habitants de notre agglomération pour mieux préparer les élections municipales de 2008, notre ville et notre agglomération – et leurs dirigeants – laissent passer des occasions de mettre en valeur Orléans de manière positive. Comme cela s’est déjà produit par le passé avec, par exemple, les succès non valorisés d’Olivier Py à Paris ou de Josef Nadj en Avignon !
Avec de tels comportements, et nonobstant le Festival de Loire, Orléans risque de garder pour longtemps collée à la peau l’image d’un laboratoire sécuritaire. <
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Jeudi 28 juin 2007 4 28 /06 /Juin /2007 15:21
Plus 20 000 véhicules individuels par jour dans l’agglomération orléanaise en 2017 : c’est l’objectif « réaliste » fixé par les dirigeants actuels de l’agglomération dans la cadre du nouveau « Plan de déplacements urbains » (PDU).
« La stabilisation, indique le document officiel, voire la diminution du nombre de déplacements en voiture effectués par les habitants de l'agglomération à l'horizon 2017 impliquerait une baisse de la part modale de ce mode d'au moins six points. Hors, au regard des expériences menées ailleurs, aucune agglomération française n'est parvenue à un tel résultat durant les quinze dernières années. Seule Grenoble, dont l'urbanisation est contrainte par le relief, est parvenue à sta­biliser la part de la voiture. Le PDU vise donc un rééquilibrage plus réaliste : doubler la part modale des vélos et inscrire celle des voitures dans une fourchette comprise entre stabilisation et légère baisse (de 3,3% dans le meilleur des cas où le gain des vélos serait reporté intégralement sur la part des voitures). Cela entraînerait néanmoins une augmentation des déplacements motorisés de 5% à 11% ».

Défis écologiques. Il n’y a qu’à constater l’état de la circulation à Orléans et aux alentours en ce moment pour s’inquiéter d’une telle prévision. Aux heures de pointe et même au-delà, du pont Thinat au Faubourg Bannier, de Saint-Jean de Braye à Saint-Jean de la Ruelle, l’agglomération et la ville-centre en particulier s’engluent chaque jour un peu plus dans les embouteillages. Il n’y a qu’à circuler en voiture ou en bus pour s’en rendre compte.
Face aux défis écologiques auxquels nous sommes déjà confrontés, le réalisme n’était-il pas d’envisager – et de prendre les mesures nécessaires – pour, au minimum, stabiliser, dans les dix années à venir, la circulation automobile dans notre agglomération.
L’irréalisme, voire l’inconscience, c’est de laisser croire que nos rues déjà trop encombrées pourront, chaque jour en moyenne (c'est-à-dire beaucoup plus en semaine) accueillir d’ici 2017, 20 000 véhicules supplémentaires, fussent-ils électriques !
L’irréalisme, voire l’inconscience, c’est de ne pas tout faire pour réduire drastiquement la place de la voiture dans la ville, condition indispensable à la préservation d’un environnement de qualité.
Mais, en la matière, la crédo des dirigeants actuels de l’agglomération est clair et constant : ne pas contraindre, laisser à la voiture toute sa place. Des vœux pieux qui ne sauraient être à la hauteur des dangers qui nous guettent si nous ne prenons pas, avec réalisme et détermination, le taureau par les cornes. <
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /Juin /2007 12:18

Paul Voise par Sylvia Lotthé Chacun se souvient du remue-ménage médiatique créé par  "l'affaire Paul Voise", ce "papy" du quartier populaire de l'Argonne à Orléans, dont la maison faite de bric et de broc avait été incendiée deux jours avant le premier tour de l'élection présidentielle de 2002... celle qui vit arriver Le Pen au second tour. Un fait divers en point d'orgue à un grand défoulement des mass-médias sur le thème de l'insécurité. 
On se souvient encore de l'utilisation poltique qui fut faite localement et nationale de ce faits divers qui, en d'autrre circonstances n'aurait pas dépassé le niveau de la presse régionale.
Un journaliste de France Culture, Alexandre Héraud a mené une longue enquête sur cette affaire. Cela a fait l'objet de plusieurs numéros de son émission
"Le vif du sujet"

Premier volet : le Prince de l'Argonne et du JT de 20 h
Deuxième volet : l'incendie médiatique
Troisième volet :
la piste locale




Un documentaire en quatre parties, intitulé Paul Voise, politique, fait divers et insécurité, a été réalisé par Simon et Arthur Guibert, autour de l'enquête d'Alexandre Héraud.


1. L'incendie 

 2. La rumeur

3. Orleanopolis

 

4. Dénouement
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /Juin /2007 11:05

pont-europe.jpg C’est une aberration à la fois écologique et économique : construire au sud de la Loire, sur les communes de Saint-Pryvé Saint-Mesmin et Olivet, une voie parallèle à l’A 71, avec franchissement du Loiret en prime. Objectif : réorienter une partie du trafic nord-sud qui emprunte la N 20 (destinée à devenir un « boulevard urbain ») vers cette nouvelle voie, via le Pont de l’Europe. Quel intérêt y a-t-il à ajouter deux voies de circulation à côté d’un autoroute qui en compte déjà quatre et bientôt six (2x3) dans un site particulièrement sensible – celui de la rivière Loiret – du point de vue de la faune, de la flore et du risque d’inondation. Tout cela pour un coût d’investissement estimé à quelque trente millions d’euros ? Aucun ! Car la solution la plus évidente est de permettre aux habitants de l’agglomération d’utiliser, pour lueur déplacements nord-sud (et sud-nord) dans ce secteur cette A 71 qui déjà, au moment de sa construction, avait porté atteinte à l’équilibre écologique de cette zone sensible. 

De « haute lutte ».
Las ! La société COFIROUTE, concessionnaire de l’autoroute en question aurait demandé à l’agglomération une redevance exorbitante pour rendre gratuite la portion de cet axe qui traverse notre agglomération. On peut d’abord s’étonner des telles exigences d’une société qui, jusqu’à l’an passé, était contrôlée par l’Etat (avant que le gouvernement de Villepin ne brade notre réseau autoroutier). Mais surtout, l’obstacle est, de mon point de vue, facilement contournable : il suffirait que l’agglo « offre » à tous les automobilistes habitant notre agglomération qui en feraient la demande un abonnement annuel pour cette portion d’autoroute. Les moyens techniques – avec le système de télépéage Liber-T – permettent en effet ce type de prestation. Plus besoin de l’accord de Cofiroute pour rendre cet axe gratuit. Au minimum l’agglo pourrait avoir à négocier des abonnements à tarifs préférentiels. Qui plus est, s’agissant du lien entre le pont de l’Europe et l’A 71, une convention avait été négociée avec Cofiroute avant 2001 pour la réalisation d’un échangeur au sud de la Loire à la haute de Saint-Pryvé Saint-Mesmin. Accord obtenu de « haute lutte »… que les dirigeants actuels de l’agglomération se sont empressés d’annuler dès leur arrivée aux affaires.

Nul doute, pourtant, qu’une telle solution coûterait aux contribuables que nous sommes beaucoup moins cher que les trente millions d’euros d’investissement initial auxquels il faut ajouter l’entretien annuel d’un tel équipement. Au-delà, si l’on inclut dans la facture totale le coût écologique de cette « voie parallèle », il n’y a pas photo.

Développement durable. Mais les dirigeants de l’Agglo se sont-ils seulement donnés la peine d’étudier cette alternative. nonobstant leurs déclarations récurrentes et toujours généreuses sur le développement durable ?
C’est la question que j’aurais voulu poser ce jeudi 22 juin lors de la séance du Conseil d’agglomération au moment de l’examen de l’amendement déposé par Gilles Gaillard, maire de Saint-Pryvé Saint-Mesmin, proposant l’annulation de ce projet dans le « Document d’orientations générales » du Schéma de cohérence territoriale (SCoT) qui fixe les grandes orientations de notre agglomération pour les quinze à vingt ans à venir. Mais seuls les élus des communes directement concernées (Olivet et Saint-Pryvé Saint-Mesmin) étaient autorisés à intervenir. Quelle est donc cette conception restrictive et « clochermeslesque » de la démocratie et de l’intérêt communautaires ? On nous avait déjà fait le coup avec le choix de tracé de la seconde ligne de tram. Au nom de quelle conception de l’intercommunalité, les habitants d’Orléans et des vingt-deux communes de l’agglomération ne seraient-il pas concernés par un investissement de trente millions d’euros qui va porter atteinte à notre patrimoine commun ? Le pont de l’Europe n’est-il utilisé que par les seuls Orléanais et Pryvétains ? La station d’épuration de La Chapelle Saint-Mesmin n’accueille -t-elle que les eaux usées des Chapellois ? Les habitants de Saint-Jean de Braye ou de Saint-Jean de la Ruelle n’empruntent-ils pas la première ligne des tram ? On pourrait multiplier les exemples à l’envi. C’est comme si, au Sénat et à l’Assemblée nationale, nos parlementaires locaux n’étaient autorisés à prendre la parole que sur des sujet concernant le Loiret. Ce qui expliquerait peut-être le très faible nombre d’interventions en séance du député Grouard. Encore que celui-ci ait joué, selon lui, un rôle actif dans un débat à propos de… l’Antarctique. Dont l’avenir, il est vrai, concerne l’ensemble des habitants de notre planète, de la même manière que, toutes choses égales par ailleurs, la préservation de l’environnement à Saint-Pryvé Saint-Mesmin est l’affaire de tous la habitants de l’agglomération et, donc, de leur élus, d’où qu’ils viennent. <
Par Pascal Martineau - Publié dans : Orléans
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Jeudi 21 juin 2007 4 21 /06 /Juin /2007 16:22
simone-veil.jpg Madame la ministre, Chère Madame.  Militant socialiste, chrétien de gauche, je vous ai, Madame, toujours admiré.
Pour la courageux combat pour le droit à l’avortement que vous avez mené en 1976 contre vents et marées et contre votre propre camp – certains de vos « amis », n’hésitant pas, publiquement à l’Assemblée nationale, à vous insulter de manière ordurière, jusqu’à vous traiter de « tricoteuse » !
Pour votre combat pour la Mémoire aussi, comme en témoigne par exemple, votre soutien et votre attachement, ici à Orléans et dans le Loiret, au Centre d’études et de recherche sur les camps d’internement du Loiret (CERCIL).
J’ai même espéré, en 1986 lors de la première cohabitation, alors jeune militant, que c’est vous que François Mitterrand nommerait Premier ministre.
C’est pourquoi, au nom de l’admiration que j’ai pour vous et du respect que je vous dois, je tiens à vous faire part de mon grand étonnement pour la place que vous avez prise dans la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.
Son discours sur la prétendue hérédité du suicide, de la pédophilie voire de l’homosexualité (porte ouverte à l’eugénisme) ou encore le sort qu’il a réservé à des centaines de femmes, d’hommes et d’enfants qui sont venus chercher asile en France : tout cela me semble tellement contraire, à l’antithèse même des valeurs que vous défendez depuis toujours.
Pourquoi, alors, avez-vous accepté de présider le comité de soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République ? La question risque de rester longtemps sans réponse. <
Par Pascal Martineau - Publié dans : Politique nationale
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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /Juin /2007 16:57
P3160008.JPG « Inchallah, la prochaine fois ». Au lendemain de second tour de la présidentielle, dans le bus n°3 qui traverse le quartier populaire de l’Argonne à Orléans, une jeune femme d’origine maghrébine, foulard sur la tête, commente ainsi à sa voisine, un brin de fatalité dans la voix, le résultat de la veille.
Car nous, la gauche, avons bel et bien perdu cette élection. Malgré une remobilisation partielle (et donc très insuffisante), au deuxième tour, d’abstentionnistes de gauche du premier tour. Dans le bureau de vote que je présidais, j’ai vu en effet revenir, le 17 juin, quelques-uns et quelques-unes de ces jeunes d’origine étrangère qui avaient fait le succès de Ségolène Royal… dans les quartiers populaires. Quelques-uns mais pas assez. Le taux de participation n’a quasiment pas augmenté entre les deux tours. Mais des électeurs de droite ne se sont pas déplacés quand des électeurs de gauche ont compris l’enjeu de cette élection. Nous avons limité la casse. Même à Orléans et malgré la victoire totale de l’UMP dans le Loiret. Par rapport à 2002, les candidats de gauche rassemblent à Orléans 5,1% de voix supplémentaires. De douze bureaux de vote majoritaires à gauche en 2002, sur les soixante que compte la ville, nous sommes passé le 17 juin à 26 ! Tout espoir est donc permis pour les municipales de 2008.
« La prochaine fois » donc.

Formidable acte civique. En attendant, des hommes et des femmes vont souffrir de la politique inégalitaire qui va être mise en place. En attendant les riches vont continuer à s’enrichir… et les pauvres à s’appauvrir.
En attendant, le pire, pour tous les militants de gauche, serait de rester les bras croisés. Nous devons absolument nous donner les moyens, pour, dès la prochaine campagne municipale, aller à la rencontre des hommes et des femmes des quartiers populaires, ceux qui sont loin des réseaux d’influence, de connaissance et d’information. Et en particulier tous ces jeunes qui ont mis tant d’espoir dans le formidable acte civique qu’ils ont accompli. Nous avons le devoir de les rencontrer, des les écouter, des les accueillir.
« Inchallah, la prochaine fois ». Il y a autant d’espoir que de résignation dans cette exclamation. Alors oui : « La prochaine fois ». Mais à nous de nous retrousser les manches. Car Dieu (Allah) n’y pourra pas grand-chose. A nous de le vouloir ! <
Par Pascal Martineau - Publié dans : Politique nationale
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