Jeudi 24 septembre 2009
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16:39
Anthony Gautier signe dans La République du Centre de ce jeudi 24 septembre un reportage
qui fait honneur à la presse et à la presse quotidienne locale en particulier.
Alors que rien dans l’actualité ne l’y oblige et que du côté du quai Châtelet, la ville d’Orléans fête son fleuve, le journal publie en page 2, en départementale donc, une pleine page consacrée à
la situation des prostituées à Orléans. Celles-là même qui ont été chassées il ya quelques des quais mitoyens.
Sans juger, avec délicatesse et bienveillance même, mais sans masquer la crudité de leur « métier », le journaliste décrit la détresse de ses femmes qui vendent leur corps toutes les nuits ou
quelques-unes de temps en temps, pour arrondir les fins de mois.
Le reportage vient aussi confirmer ce que d’aucuns ne cessent de répéter et de craindre depuis plusieurs années : les arrêtés anti-prostitution pris par Serge Grouard et Florent Montillot n’ont en
rien changé le problème. Il n’a fait que le repousser. Au « mieux », les prostituées ont changé de trottoir, au pire elles se sont réfugiées en zones non urbaines, réduisant ainsi les possibilités
– pour associations comme Le Nid – de prendre contact avec elles et augmentant les risques d’agressions.
La qualité de ce reportage met cruellement en relief l’inefficacité de la politique sécuritaire et hygiéniste de Sarkotillot. Nul doute que cet article dérangeant n’agace un peu plus le
député-maire, tout à ses affaires médiatiques avec le Festival de Loire.
Par DAZIBAO
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Jeudi 24 septembre 2009
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12:41
Une association « totalement
apolitique » dirigée par trois militants du Nouveau Centre (qui vient d'élire l'infréquentable Florent Montillot à sa tête dans le Loiret) : Martin Bertholot,
président, Thibaut Grillon, secrétaire général - et porte parole (sic) – et Paul-Loup Pigois, trésorier.
Dans un français assez approximatif et pompeux, ces trois jeunes « apolitiques » expliquent benoîtement que « la direction » de l’association « Objectif Orléans » « est composée de
trois membres du bureau actifs qui s’acharnent (re sic) en permanence afin de faire évoluer l’association ainsi que de pouvoir mettre en œuvre de nombreux projets comme par exemple des
visites ailleurs que dans notre ville. (Assemblée Nationale, Sénat, Parlement européen, Panthéon, Louvre, Versailles,...) », avec, pour but, « d’effectuer une ouverture
d’esprit chez les jeunes orléanais sur la culture et l’actualité à travers des conférences, des débats, des soirées et des visites ».
N’allez surtout pas voir dans cet « acharnement » une quelconque arrière pensée politique. N'allez donc pas imaginer que leur objectif ets de garder Orléans à droite. Puisqu’on vous dit qu’ils
sont « totalement apolitiques ».
Mais peut-être ces « acharnés » ont-ils une autre idée derrière la tête : offrir aux sauvageons qui sauvageonnent sur le quai du Châtelet un alternative culturelle à leurs agapes ligérienne. ET
rendre ainsi service à leur héraut, Florent Montillot, incommodé par cette jeunesse en déshérence.
« L’inauguration » de l’association Objectif
Orléans aura lieu le vendredi 2 octobre à 18h au bar « O’Lodge », place de la République à Orléans.
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Lundi 21 septembre 2009
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11:00
Créée en 2000 à l’initiative de Lionel Jospin par une loi adoptée à l’unanimité
du Parlement, l’institution du Défenseur des Enfants est aujourd’hui en sursis.
Un projet de loi du gouvernement Sarkozy-Fillon en prévoit en effet la dilution dans un nouveau « machin » : le « défenseur des droits » (qui absorbe aussi le Médiateur de la
République). Autrement dit, une disparition pure et simple. En niant une place spécifique et indépendante aux droits et à la cause des enfants, cette mort annoncée constitue une régression
supplémentaire de notre société. Une de plus. Alerte. « Alertez les bébés ».
Plutôt que de longs discours, je publie ci-dessous le communiqué du Comité des Jeunes du Défenseur des enfants.
J’invite chacun et chacune à signer la pétition s’opposant à la suppression du Défenseur des Enfants.
Le Défenseur des enfants est amené à disparaître sur décision du Conseil des ministres datant du 9 septembre 2009.
Une suppression du Défenseur sans concertation ni consultation, alors même que nous fêtons cette année le 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE).
Cette suppression pose un problème : comment une grande machine regroupant le Médiateur de la République, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) et le Défenseur des Enfants,
pourrait avoir l’humanité, le temps et la patience nécessaire pour recueillir la parole de l’enfant et agir dans son intérêt ?
Au nom de tous les enfants de France, nous demandons aujourd’hui au gouvernement et au président de la République de revenir sur leur décision. L’enfance a besoin, pour la défendre et agir dans
son intérêt, d’un Défenseur des enfants clairement identifiable et indépendant.
Le Comité des Jeunes du Défenseur des enfants
>> Signez la pétition en ligne
>> Sur Twitter
>> Sur Facebook
>> Le communiqué de presse intégral :
Contacts :
Allan TRAN - SAM : allants@free.fr // 06.67.09.29.61
Clément RAFFENOUX : clement.raffenoux@gmail.com // 06.89.10.52.92
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Mercredi 16 septembre 2009
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17:04
Au Festival de Loire, il y a des
mariniers qui en avaient marre de faire des ronds dans l’eau. « Plutôt qu’un festival où l’on est contraint de tourner en ronde pendant une semaine entre deux ponts, on
préférerait s’investir dans une manifestation moins statique » ironise, dans La République du Centre de ce 16 septembre, Jean-Louis Sénotier, président des l’association combleusienne
« Les Chemins de l’eau ». Il ajoute, lucide : « Dépenser deux millions d’euros pour une fête de quelques jours ; ca peut en choquer certains. Les associations ont bien essayé de revenir à
une manifestation plus raisonnable. Mais sans succès ».
Il est comme ça Serge Grouard, il faut qu’on en ait plein les yeux ! Quel que soit le prix, y compris écologique. Car pour que la fête soit réussie, le député-maire d’Orléans n’hésite pas à faire
pomper l’eau de la Loire – qui n’en peut mais – pour remplir un canal à sec. Sa manière à lui, sans doute, de mettre en œuvre, à Orléans, le Grenelle de l’Environnement.
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Mardi 8 septembre 2009
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12:07
Un festival de Loire « entre tradition et histoire ».
Tout est dit sur cet événement avec ces quelques mots manuscrits de Serge Grouard imprimés sur le programme rutilant de cette quatrième édition. Tout autre grande ville, en effet, fière de son
passé mais tournée vers l’avenir, aurait écrit « entre tradition et… modernité ». Mais à Orléans, depuis 2001, on n’a pas fait que retourner la ville vers la Loire, ce qui en soit est
une bonne idée. On l’a fait en empruntant les chemins du passé jusqu’à glorifier, à l’occasion des fêtes de Jeanne d’Arc, un Moyen-Age sanglant et amoral. Même le label « Développement durable »
n’arrive pas à faire entrer ce festival dans la modernité. Le transport par la route et le grutage sur la Loire de dizaines de bateaux n’a vraiment de très écologique. Même si le programme nous
annonce, sans preuve, « la compensation des émissions de carbone produites par le transport de bateaux ».
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Lundi 7 septembre 2009
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16:47
Dans l’article de La République du Centre consacré le 7
septembre à la situation économique dans le Loiret, deux élus sont cités comme agissant pour sauvegarder des emplois : le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur et le sénateur
et président du conseil général du Loiret UMP Eric Doligé. Cherchez l’absent.
L’agglomération d’Orléans et son président, Charles-Eric Lemaignen ne semblent pas concernés par le problème. Pour avoir siégé dans cette assemblée, je sais combien la situation d’entreprises du
Loiret ne semble pas émouvoir outre mesure la majorité UMP – particulièrement libérale – de l’agglomération. C’est la loi du marché non ? On peut aussi penser que le président de l’agglo a déjà
beaucoup à faire avec ses propres entreprises en difficultés : la gare d’Orléans, le tram ou encore la station d’épuration de l’Ile Arrault. Jamais avare de superlatifs, Charles-Eric Lemaignen a
pourtant qualifié (La République du Centre du 5 septembre) cette dernière opération de « topissime ». Pourquoi, alors, ne pas oser un « nullissime » pour son action économique
?
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Mardi 1 septembre 2009
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14:48
Ca ne ressemble à aucun autre magazine. Avec plus de 200 pages à lire en un trimestre, XXI est un journal qui peut
tout à la fois devenir livre de chevet et être emporté dans sa sacoche pour le lire dans le bus, le tram ou le métro. Un journalisme décalé de l’actualité qui redonne toutes ses lettres de
noblesse au grand reportage, à l’investigation, à la belle écriture. Ici pas de petites phrases ni d’actualité people. A l’ère du zapping, de l’info immédiate et non digérée, XXI nous
invite à la pause, à la réflexion, à la mise en perspective de notre monde. Avec obstination et délectation. Ainsi le numéro 7 nous parle de ce « roi qui sur l’île attendait les
Coréens » écrit et illustré comme un conte africain. Des îles toujours avec ce terrifiant papier – « 7000 Hiroshima » sur les essais nucléaires américains dans l’archipel des
Iles Marshall sacrifiées « pour le bien de l’humanité » au cours des années 50. A lire aussi ce portrait sans concession d’Antoinette Fouque, égérie controversée du mouvement
féministe.
« Tous les trimestres, des talents vous entraînent à leurs côtés pour comprendre le monde d’aujourd’hui. Des semaines de travail sur le terrain… Une étonnante récolte d’images et de
rencontres par des romanciers, des journalistes, des photoreporters, et des dessinateurs de BD » peut-on lire sur le blog de la
revue.
« Un journal, c’est une porte ouverte, écrivent Laurent Beccaria (le directeur de la publication) et Patrick de Saint-Exupéry (le rédacteur en chef). XXI a été créé pour ça : dire «
oui », offrir sa chance à tous ceux qui ont de l’énergie, du courage, des idées et du talent, sans regarder leur curriculum vitae ni leur date de naissance ». Avis aux amateurs.
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Jeudi 20 août 2009
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14:55
C’est Le Canard enchainé de ce 19
août qui nous apprend l’infâme information : le responsable de l’agence Pôle Emploi d’Orléans-Gare a dénoncé à la police un Mauritanien sans papier convoqué pour
« actualiser [son] profil professionnel ». Dah M., qui travaille en France depuis cinq ans, est ressorti de l’agence menottes aux poignets encadré par trois agents de la police de
frontières. Pire, la convocation se révèle un piège : le coup était prémédité. Mais illégal, comme l’explique Le Canard. Dah sera finalement libéré suite à l’intervention de la CIMADE et
du syndicat CGT du Pôle Emploi.
Qu’est-ce qui peut ainsi pousser un responsable de Pôle Emploi à faire preuve d’un tel zèle délateur. L’espoir d’une promotion, l’appât du gain (il est peu probable qu'en plus, cet acte soit
récompensé) ? Plus sûrement la « sarkozysation » (aie ça fait mal) des pensées. Sarkozy en rêve. De dociles fonctionnaires l’ont fait. Ca fait froid dans le dos.
Par DAZIBAO
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Vendredi 14 août 2009
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14:57
Florent Montillot aura profité de l’été
pour faire main basse sur les régies de quartier. Certes, nous étions prévenus depuis longtemps : la ville d’Orléans avait décidé d’en finir avec ces structures
associatives crées il y a plus de dix par des militants – plutôt de gauche - soucieux d’aider des hommes et des femmes en grande précarité à remettre pied dans le monde du travail. Une tâche
particulièrement difficile tant il est compliqué d’être à la fois sur le marché concurrentiel et soucieux de mettre en place des processus qui accompagnent les salariés des régies dans leur «
retour à l’emploi ». Pourtant, Argonne Service Plus avait réussi, après des années de galère, à reprendre pied. Grâce à l’aide de la ville bien sûr, mais aussi à la compétence de sa directrice,
au travail de ses salariés et à la ténacité du président et de son bureau. La régie avait résisté à bien des tempêtes. Celle-là – très politique – aura eu raison d’années et d’années de
volontariat et d’engagement militant et associatif. Certes Répères, à La Source, était mal en point. Mais il y avait sans doute des moyens d’aider cette régie à se redresser tout en lui assurant
son indépendance associative. Mais l’adjoint à la sécurité, qui aime a rappeler qu’on lui a aussi collé l’étiquette « prévention » ne supportait sans doute pas cette indépendance. Il s’est fait
nommer vice-présider de la structure municipale d’insertion qui a été créée en lieux et place des deux régies. Après avoir déjà annexé l’Aselqo – dont il est également vice-président, il a ainsi
réussi à mettre au pas les régies de quartier. La nomination, comme président de ladite structure, du-débouté-de-la-liste-Grouard Philippe Leloup ne trompera personne. Bien au contraire. Il est
aussi le président officiel de l’Aselqo. Mais chacun sait que c’est Florent Montillot, qui, en réalité, tire les ficelles, et étend son emprise sur la ville.
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Jeudi 13 août 2009
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/2009
16:35
Ainsi, les éoliennes industrielles
seraient-elles nuisibles à l’environnement. Une fronde très (trop ?) organisée s’exprime aujourd’hui de plus en plus fortement contre ce mode de production d’énergie.
Ces grandes hélices perchées à 100 mètres de hauteur auraient l’inconvénient d’abîmer nos beaux paysages. Dans la plate plaine de Beauce notamment.
Si tant est que la morne pleine beauceronne soit un paysage à protéger d’urgence, c’est oublier un peu vite le saccage des bords de nos fleuves, et de La Loire en particulier, par les centrales
nucléaires, avec leurs très hautes tours de refroidissement fumantes, de leurs murs gris et sales, leurs barbelés… pour ne parler que de l’aspect paysager qui semble tant mobiliser les opposants
à l’éolienne. Car bien sûr les nuisances du nucléaire pour l’environnement sont elles bien plus considérables, pour des générations et des générations. Je vous invite, un jour où le ciel est bas
et lourd, à aller « flâner » à proximité d’une centrale nucléaire. C’est triste à mourir.
Rapaces. C’est faire peu de cas également des pylônes de lignes
électriques à très haute tension – et des fils qui vont avec – qui déchirent des paysages partout en France, en montagne notamment. Des structures qui – elles aussi – causent la mort de grands
oiseaux et en particulier de rapaces ou de cigognes, puisque l’on reproche aussi cela aux éoliennes. Des masses de ferrailles qui, enfin, produisent des nuisances sonores, contrairement aux
éoliennes, quoi qu’affirment ses détracteurs. Un ami, digne de foi, qui s’est rendu récemment au pied de l’une d’elle en train de fonctionner, assure n’avoir perçu aucun bruit.
On nous assure enfin que lorsqu’il n’y a pas de vent… les éoliennes ne tournent pas (sic). Comme une voiture sans essence (produite à partir du pétrole dont les réserves mondiales s’épuisent), un
réacteur sans uranium (que nous importons), une pile photovoltaïque la nuit en quelque sorte. Là encore, on force volontairement le trait. Allez faire un tour un jour « sans vent » dans un champ
d’éoliennes en Beauce. Vous verrez qu’alors que vous ne ressentez peu ou pas de vent, les hélices, elles, là haut, tournent bel et bien.
Retard. Certes, ce mode de production d’électricité n’est pas la panacée, comme
aucune des autres énergies douces prises séparément. Mais c’est justement ce modèle centralisé et unformisé – et donc contrôlé – de production électrique qu’il faut remettre en cause. Pour
consommer moins et produire mieux.
Il y a dans ce soudain combat contre les éoliennes industrielles quelque chose d’étrange. On a longtemps dit que la France, par rapport à l’Allemagne ou l’Autriche (qui en est parsemée), était en
retard dans ce domaine. Et c’est justement au moment où l’on commence à rattraper un peu ce retard que se lèvre une fronde. A qui cela profite-t-il ? Il y a en tout, pour les écologistes, des
combats bien plus urgents à mener.
Par Pascal Martineau
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