Jeudi 2 juillet 2009
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Ainsi, il y
aurait des présidents d’associations « au-delà du chiant ». C’est François Camé, d’Etick-Presse, qui le dit. Certes, on peut concevoir qu’il existe des présidents
associatifs de cet acabit, tout comme il est arrivé à chacun d’en rencontrer dans d’autres univers : les élus, l’entreprise… Mais est-ce une raison pour jeter ainsi l’opprobre sur ces militants
associatifs ? Qui plus est dans une réunion pompeusement baptisée « forum citoyen ».
Il s’agissait, explique Anne-Marie Coursimault dans La République du Centre du 1er juillet, pour le municipal M. Loyal de l’agenda 21 de la Ville d’Orléans « d’expliquer que les
associations n’ont pas réponse à tout » (sic). Au nom de quoi elles ont été sciemment exclues de toute la procédure de constitution des comités de mobilisation et d’animation des
conseils de quartier (CMA). Serge Grouard, a une explication toute simple : le forum citoyen misait sur « une démocratie participative » et non « représentative ».
Cette conception prétendument intégrale de la démocratie a un avantage pour la droite orléanaise : elle dilue le pouvoir des citoyens qui, considérés individuellement, sont moins forts que
rassemblés et organisés. Diviser pour régner. En outre, elle peut rapidement tourner à la démagogie, voire au poujadisme : « Je vous ai écoutés puisque tout le monde a eu la parole
».
Crainte culturelle. En matière d’indifférence, voire de négation, à
l’égard des corps intermédiaires, le député-maire d’Orléans est un récidiviste. Il a déjà fait le coup, notamment, avec les associations de parents d’élèves. Pour Serge Grouard, qui manifeste une
crainte culturelle à l’égard du milieu associatif, une bonne association et une association qui ne conteste pas.
Au-delà de ce déni de démocratie, cette manière d’agir nie totalement l’expertise associative (comme on a pu le voir avec le Collectif pour la seconde ligne de tram) : des citoyens qui s’organisent et
réfléchissent ensemble – plutôt que de ne parler qu’en leur nom propre – sont plus pertinents et plus intelligents. C’est cela qui doit faire peur à Serge Grouard.
>> Lire aussi sur ce blog : Orléans, la démocratie en creux
Par Pascal Martineau
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Mercredi 24 juin 2009
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16:29
Après Enfermés, Sébastien Buron-Lévêque, poursuivant son voyage intérieur, joue les prolongations au
Petit Bouchon de la Lionne avec une nouvelle série de photographies réunies sur le titre de Addictions. Une série de dix-sept clichés sur lesquels on voit de jeunes gens qui s’adonnent à
des pratiques plus ou moins licites. Souvenirs en noir en blanc d’une époque où l’auteur avait sombré dans l’absorption de drogues – licites et illicites – en tous genres. Plongée dans les eaux
troubles et grises d’un événement douloureux. Prélude à un livre qui nous parlera avec des mots de cette période maudite.
« L'alcool, écrit Sébastien Buron-Lévêque, est un halo de lumière qui illumine la pièce, éclate les murs et brûle les films. Tout le monde se retrouve, il fait chaud, c'est un coucher
de soleil constant. La mort n'existe plus, les rires sont éternels et la guerre n'est qu'un spectacle de feux d'artifice nocturne. »
« Le contrôle et la répression de tels produits, insiste, provocateur, le jeune photographe, découlent tout naturellement d'une logique prosélyto-liberale. Les prohiber, c'est contrôler
les esprits. La vie actuelle est le réel additif, l'alcool et la drogue l'inhibent. Vivons bourrés, vivons défoncés, mais vivons ! »
Au Petit Bouchon de La Lionne
19, rue de la Lionne
Du 27 juin au 31 juillet
Par Pascal Martineau
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Mercredi 24 juin 2009
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11:45
Un ancien ministre de l’Intérieur qui passe à la Justice (Michèle Alliot-Marie) et le
champion des expulsions vers l’extérieur (Brice Hortefeux) qui revient à l’Intérieur par la grande porte : voila qui ne va sans doute pas améliorer les libertés publiques déjà bien mises à mal dans
notre pays. Comme on l’a encore vu récemment avec son show versaillais, le président de la République est passé maître dans l’art de confondre les pouvoirs. Seule bonne nouvelle : la disparation du
gouvernement Fillon III de la catholique conservatrice homophobe Christine Boutin.
Bien sûr, la nomination de Frédéric Mitterrand est un très beau coup médiatique. A double titre. A cause du nom qu’il porte. Et parce qu'avec cet écrivain érudit de cinéma, Nicolas Sarkozy fait
entrer au gouvernement un homme ouvertement et officiellement gay. Au nom de l’ouverture sans doute. Boutin qui sort et Mitterrand qui rentre : un subtil artifice pour masquer des nominations
beaucoup plus inquiétantes.
En photo : Frédéric Mitterrand et Nicolas Sarkozy à la villa Médicis à Rome que le nouveau ministre de la Culture dirigeait depuis quelques
mois.
Par Pascal Martineau
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Mercredi 24 juin 2009
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08:41
C'est bien la
peine d'avoir un ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie - François Foussier - comme adjoint au commerce. Voilà que ce dernier accuse l'actuel président de
l'organisme consulaire d'avoir décidé de quitter l'immeuble historique de la place du Martroi, dans la précipitation, en catimini presque, et en tout cas sans concertation (sic) - et l'élu
orléanais sait de quoi il parle. La CCI a effet décidé de vendre l'ancienne bourse du commerce pour aller installer son siège sur l'aire du pôle Citévolia à Fleury-les-Aubrais.
« J'aurais voulu un vrai débat, une véritable concertation sur le le sujet » se plaint l'édile dans La République du Centre du 24 juin. François Foussier ferait mieux de
balayer devant sa porte. Combien de décisions Serge Grouard et son équipe ont-ils pris sans aucune concertation ou à l'issue d'une parodie de dialogue ? Ainsi, dans « l'affaire » du grand
équipement sportif, c'est sans concertation - pas même au sein du conseil municipal - qu'a été fait le choix de l'île Arrault.
Certes, à quelques années du passage de la seconde ligne de tram à proximité de l'actuel siège de la CCI, l'argument de l'accessibilité ne tient pas. Et on peut comprendre que les élus orléanais
souhaitent qu'une telle activité soit maintenue au centre-ville. Mais comme d'habitude, ils arrivent après la bataille, incapables d'anticiper la gestion de « gros » dossiers, comme on l'a encore
vu récemment dans le bras de fer Grouard/Doligé (une de plus) à propos de la gare routière.
Par Pascal Martineau
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Mercredi 24 juin 2009
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Quel embarras, cette affaire de burka. Il n’y a pas de bonne solution. Soit on
l’interdit au risque d’enfermer purement et simplement chez elles ces femmes que leurs maris ne laisseront alors plus sortir, soit on laisse faire et on admet que des femmes soient ainsi, par cet
indigne accoutrement, réduites à des sous-êtres. Car, en ce qui me concerne, j’enrage lorsque je croise dans la rue, dans le bus, le tram ou le train une de ces femmes enfermées derrière une
burka ou un niqab – version moyen-orientale qui ne laisse voir que les yeux.
Mais c’est bien le but des intégristes de tout poil : obliger nos sociétés démocratiques à stigmatiser, à réduire nos libertés individuelles, à exclure encore plus ceux qui le sont déjà, afin de
créer une société encore plus compartimentée et inégalitaire, terreau de tous les intégrismes. Véritables prisons ambulantes pour les femmes contraintes à nier leur corps et leur féminité sous
cette cage de tissus, la burka ou le niqab sont aussi des pièges pour nos sociétés démocratiques.
Par Pascal Martineau
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Mardi 23 juin 2009
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18:03
Une question me turlupine depuis une certain temps. Pourquoi le défunt Omar Bongo a-t-il dû venir
se faire soigner en Espagne. Les soins prodigués par le bon docteur Kouchner - qui tutoyait le tyran - pour améliorer le système de santé gabonais n'auraient-ils pas été efficaces ?
Par Pascal Martineau
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Mardi 23 juin 2009
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17:19
Voila qui ne va sans doute pas arranger les relations déjà tendues entre Serge Grouard et Eric
Doligé. A l’occasion de la rénovation du collège public Jeanne d’Arc d’Orléans, le conseil général du Loiret a décidé de déplacer l’entrée de
l’établissement de la rue Dupanloup à la rue des Bons Enfants. Or, dans le même temps, la municipalité d’Orléans élabore son futur plan de circulation afin d’adapter les flux de voitures aux
impératifs de la seconde ligne de tram. Alors, elle a imaginé de créer une voie de délestage… par la rue des Bons Enfants. Là où justement vont déambuler chaque jour plus de six cents élèves (le
nombre de collégiens accueillis à Jeanne d’Arc aura presque doublé suite à la rénovation). Pour tenter de rassurer les nombreux riverains de la rue, on leur annonce que la vitesse sera limitée à 20
km/h. D’aucun ont proposé une solution alternative : utiliser la rue Dupanloup - libérée de ses collégiens et quasiment vierge d’habitat individuel – et la rue du Boudon-Blanc pour rejoindre la rue
des Bons-Enfants. Pourquoi faire bien quand on peut faire n’importe quoi ?
Agrandir le plan
Par Pascal Martineau
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Mardi 9 juin 2009
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16:23
C’est « comme si le referendum d'il y a quatre ans sur le traité constitutionnel avait
laissé tout le monde épuisé sur le sable » disait le chroniqueur
Simon Tivolle sur France Inter, au lendemain des élections européennes.
La défaite du Parti socialiste est dure, cinglante. Elle était crainte. Sur le plan des idées, elle est décevante, tant il vrai que le
Parti socialiste européen était la seule force de l’Union à se présenter de manière aussi rassemblée avec un programme ambitieux mais couvert par la cacophonie franco-française.
Notre parti porte encore de manière trop douloureuse les plaies – aggravées par le triste spectacle du congrès de Reims - du non au référendum sur le projet de constitution européenne. Je vais sans
doute m’attirer à nouveau les foudres de quelques-uns, mais la trahison interne de certains ténors du PS a terni l’image du grand parti démocratique que nous sommes. Mais surtout elle a – j’en suis
persuadé – été l’élément clé qui a fait basculer notre pays du côté du non, bloquant toute évolution de l’Union, comme on a pu le constater depuis 2005. Je me souviens de tous ces jeunes rencontrés
lors de la campagne. Jamais je n’avais vu autant d’enthousiasme pour l’idée européenne. Un enthousiasme vite refroidi par l’attitude de ceux qui, en méprisant le vote des militants, ont fait gagner
le « non » et mis l’Europe dans l’impasse. Même le fabiusien Henri Weber, tête de liste dans notre région, reconnaissait le 3 juin à Saint-Jean de la Ruelle que, contrairement à ce qui nous a été
asséné au lendemain du référendum, le « non » n’était en rien unitaire mais une simple addition de mécontentements.
Plaie vive. Bien entendu, cette seule trahison n’explique pas à elle seule cet échec du 7 juin dernier.
Nous avons d’autres importantes et indispensables remises en cause à faire. Mais elle en constitue un élément déterminant. Et pour moi, militant socialiste attaché à la démocratie tant interne
qu’externe, une plaie vive. Reste que, car il faut tout de même garder espoir, si le PS a perdu ces élections, la gauche européenne tire son épingle du jeu grâce aux très bons résultats d’Europe
Ecologie. Ce succès reste, à mes yeux, un moindre mal pour l’Europe, tant il est vrai que les Verts ont su – quoi qu’on en dise - marquer leur ancrage à gauche et qu’ils portent haut et fort – avec
d’autres – une urgence environnementale dont dépend l’avenir de notre planète.
Par DAZIBAO
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Lundi 8 juin 2009
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17:56
Ambiance surchauffée ce vendredi soir au Zenith d’Orléans plein a craquer pour le concert de
Tryo. Dans la "fosse", la moyenne d'âge ne dépasse pas 20 ans. Une jeunesse qui semble vibrer aux discours militants du groupe des années 90 qui offre à Greenpeace une
formidable tribune, par la présence d’un stand de l'ONG dans le hall d'entrée, par un film de promotion diffusé avant que les artistes n'entrent en scène, par les mots des chanteurs eux-mêmes
durant le concert. On aimerait évidemment que les mains qui de lèvent le vendredi soir pour applaudir ces discours engageants prennent le dimanche un bulletin de vote pour le dépose dans l'urne
du scrutin européen. Joindre le geste aux paroles.
Dans la salle, les cigarettes aux odeurs illicites s'allument aussi vite que les portables. « Je veux fumer de l'herbe de qualité/Boucher le trou de la sécu en fumant mon tarpé » chante
le groupe dans La main verte.
Sur scène, les trois chanteurs, visiblement étonnés par l'enthousiasme des spectateurs, font vibrer leur voix et les nombreuses percussions qui rythment leur prestation endiablée. Il y a du
Higelin dans leurs chansons parfois. On aime. Hommage réussi à Gainsbourg le grand. On aime. La chanson engagée a encore de beaux jours devant elle
Juste « pour rire » et parce que je ne peux pas m’en
empêcher : ce soir là on a pris un tram surdimensionné* pour aller au Zénith surdimensionné* et plein à craquer. Au retour on a pris, à minuit, la dernière rame d’un tram surdimensionné et plein
à craquer. Est-ce à cause du « dénigrement » dont fait preuve Tryo à l’égard de Sarkozy que l’agglo n’a pas jugé utile d’ajouter au moins une rame supplémentaire vers 0h30. La décision, sans
doute, eût été surdimensionnée.
* c’est ce qu’avait dit une certaine droite orléanaise au moment où ces équipements ont été décidés.
Par Pascal Martineau
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Vendredi 5 juin 2009
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16:39
A moins de 48 heures de l’élection des
députés au Parlement européen, ce dimanche 7 juin, je veux dire et redire un « oui » franc et massif à l’Europe, le même « oui » choisi avec conviction pour approuver le projet de Constitution européenne, après avoir lu le texte
intégralement et l’avoir ardemment défendu dans les rues d’Orléans. Persuadé que j’étais et que je suis encore qu’elle nous faisait faire un insuffisant certes mais non négligeable pas en avant,
quand le statu quo nous a conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui.
Oui à cette Europe née non pas d’un traité de fin de guerre mais, pour la première fois dans l’Histoire, de la volonté positive d’hommes et de femmes de construire un espace solidaire, pacifique.
Oui à une Europe qui a su vivre en paix depuis plus d’un demi-siècle après la plus terrible des guerres. Oui à une Europe sociale bien sûr, celle que nous souhaitant de toutes nos forces, qui,
depuis sa création, n’en déplaise à ses détracteurs, tire beaucoup plus vers le haut les plus pauvres de nos concitoyens européens qu’elle ne fait fléchir les plus riches. L’Europe est compromis et
ce qui nous apparaît à nous Français, parfois comme une stagnation voire une régression, représente une formidable avancée par d’autres peuples.
Services publics. Si je peux comprendre que, pour certains jeunes, l’Europe apparaisse comme quelque chose de lointain, je suis toujours effaré, quand, à l’occasion d’une
distribution de tracts, des personnes âgées – qui ont vécu la Seconde Guerre mondiale donc - considèrent avec mépris cette union qui a fait la paix. Une question me tient particulièrement à cœur,
qui fut au centre des débats sur le projet de Constitution : les services publics, appelés « services d’intérêt général » dans d’autres pays. Si je pense qu’une renationalisation de certains
d’entre eux n’est ni faisable, ni souhaitable, je suis partisan de la création de véritables services publiques européens. Fédéralisons les transports, la poste, l’énergie… Si nous avons été
capables de créer une monnaie unique, nous le sommes aussi pour engager une telle dynamique de fédéralisation.
Manifesto. Dans ce contexte, l’adoption, pour la première fois, d’un «
programme commun », le Manifesto, par les 27 partis socialistes et sociaux-démocrates représente une chance historique. D’autant que le Parti socialiste européen est la seule force politique de
l’Union à avoir adopté une telle démarche.
François Bonneau, le président socialiste du Conseil régional du Centre le rappelait mercredi 4 juin à Saint-Jean de la Ruelle : par rapport à la situation actuelle, il suffit de faire basculer
quinze sièges – quinze sur 785 – de droite à gauche pour que les forces progressistes deviennent majoritaires au Parlement européen. Pour que notre désir d’Europe rime avec solidarité et
développement.
Par Pascal Martineau
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