Découvrez mon activité d'écrivain public agréé
Président de l'Academie des écrivains publics de France
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Aux petits maux, les grands
moyens. La Police nationale française ne reculant devant aucune démesure, elle a débarqué de mardi 9 février au domicile d’une adolescente parisienne de 14 ans pour
l’arrêter. Sans même lui laisser le temps de se changer, raconte
France Info qui a révélé l'information, elle a été emmenée au commissariat menottée et en pyjama. Elle y est restée onze heures. Objet du délit : sa « participation » à une bagarre
dans son collège. La jeune fille affirme avoir seulement tenté de séparer les protagonistes. A la préfecture de police, on ne trouve rien à redire. La procédure a été respectée : examen
médical, garde à vue filmée, parents prévenus par téléphone. Ouf ! Voila qui va sans aucun doute rassurer tous les parents d’adolescents. Au moment où Brice Hortefeux nous prépare son couvre feux,
on peut douter que la police soit la plus apte à protéger nos enfants.
Chaque semaine nous apporte une pièce supplémentaire au puzzle de la monarchisation de notre République à
laquelle s’active doucement mais sûrement son président. Tenez ce matin encore sur France Inter. Dans son édito politique, l’excellent Thomas Legrand nous apprend qu’une « partie de chasse présidentielle » était organisée le
week-end dernier au Château de Chambord. Maître d’œuvre de l’événement : Pierre Charon, tout nouveau « Monsieur Chasse » de Nicolas Sarkosy. Objectif : « En faire un objet
d’influence et d’entretien de réseaux » explique le chroniqueur du « 6h30-10h » de l’impertinente radio. « Tout le décorum le plus éculé, le plus clinquant le plus monarchique, le plus
impérial, le plus déplacé pour ne pas dire le plus obscène est réhabilité. Tout ça bien sûr, dans la confidentialité et l’opacité la plus totale. On ne sait pas combien ça coute. Le contribuable
n’a pas le droit de savoir qui est invité. Pas de listes, pas de photos. C’est clinquant, pompeux et dépensier et c’est secret comme une réunion de secte. » s’indigne Thomas Legrand.
En demandant aux préfets d’aller faire la retape pour
une loi non encore votée, Nicolas Sarkozy, via son ministre de l’Intérieur, témoignage une fois de plus de l’idée qu’il se fait de la séparation des pouvoirs qui constitue
un des fondements de notre République. Les représentants de l’Etat dans les départements ont ainsi été invités à organiser des conférences de presse pour dire tout le bien qu’ils pensaient du
statut de « conseiller territorial », dont le projet de loi est encore en discussion au Sénat. Autrement dit, le président de la République fait fi à la fois des amendements qui pourraient encore
êtres votés au Parlement mais aussi d’une éventuelle décision du Conseil constitutionnel, qui sera sans doute saisi par les socialistes. Les sénateurs socialistes ont immédiatement
réagi à cet affront par la voix de
Jean-Pierre Sueur qui a, mardi 2 février, fait un « rappel au règlement ». « Il ne revient pas aux préfets de soutenir une position plutôt qu’une autre dans un débat qui a lieu au
Parlement. Il leur revient de veiller à l’application des lois effectivement adoptées par le Parlement » s’est insurgé le sénateur du Loiret.
« L’omniprésident » n’en est malheureusement pas à son premier coup en la matière. Jusqu’où devra-t-il aller pour que s’ouvrent enfin les yeux de celles et ceux qui n’osent ou ne veulent pas voir derrière tous ces débordements une remise en cause patiente, insidieuse, acharnée de notre démocratie ?
64,13 % d’absentéisme pour Hervé Novelli au Conseil régional du Centre. L’enquête publiée par La République du
Centre ce 3 février sur l’assiduité de nos élus régionaux nous révèle que la tête de liste UMP dans le Centre, jusqu’à sa nomination comme ministre, n’a pas siégé durant sept des vingt-deux
journées de séance plénière, qu’il a séché sept commissions permanentes sur trente-deux et, enfin, qu’il n’a participé à aucune des 41 réunions de la commission éducation. Hervé Novelli est la
lanterne rouge du classement établi par le quotidien régional, juste avant une élue frontiste, Jacqueline Peslerbe, qui affiche un taux d’absentéisme de 100% ! Il a été sanctionné par un abattement
de 30% de ses indemnités mensuelles. Si le candidat-ministre était élève dans un des lycées dont le Conseil régional a la responsabilité, il aurait été viré depuis longtemps.
Lamentable plaidoirie que celle de
Me Guy Lemaignen, frère de, lundi 25 janvier devant la cour d’appel d’Orléans, contre le ci-devant Antoine Bardet qui contestait l’ordonnance prise contre lui dans l’affaire qui l’oppose à Serge Grouard. L’avocat de
ce dernier a sans gêne traité l’ancien blogueur orléanais de « lâche ». Souvenons-nous de la grande mansuétude dont avait fait preuve le maire d’Orléans lorsqu’un commentaire - anonyme
lui aussi - et hautement diffamatoire à l’encontre de Simone Veil avait été publié par l’un de ses conseillers municipaux, le villièriste Quentin Thomas, sur le blog de ce dernier. Le premier magistrat d’Orléans avait certes fini par condamner des propos qui accusaient ni
plus ni moins de génocide l’ancienne déportée, auteure de la loi sur l’avortement. C’était le moins que l’on pouvait en attendre. Pas une seule sanction en revanche contre son jeune colistier,
pas un mot pour dénoncer l’irresponsabilité – pour le moins – dont il a fait preuve en publiant sciemment un tel commentaire. Il n’y a pourtant aucune mesure entre l’humour potache d’un Antoine
Bardet et l’insulte majeure faite à l’ancienne présidente du comité de soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy. Serge Grouard a l’indignation sélective et égocentrique.
N’était le double enjeu de ce procès – réparer les torts considérables et totalement disproportionnés causés à Antoine Bardet et défendre bec et ongle
le droit inaliénable à la liberté d’expression – on s’amuserait de voir le maire d’Orléans se comparer à « un bien, un produit ou une marque » selon l’esprit de la loi sur le dénigrement
qu’il utilise pour combattre Antoine Bardet. Tant il est vrai que l’action politique de Serge Grouard est bien plus constituée de communication que de réalisations concrètes et durables. Le «
produit » Serge Grouard ne sort pas grandi de cette affaire.
La première fois que j’ai vu, « en vrai », une femme recouverte d’une
burka, c’était dans le quartier populaire de l’Argonne à Orléans. Elle marchait dans la rue, à quelques pas derrière celui qui devait être son mari. L’image – la femme
couverte et la préséance de l'homme - m’est restée gravée fut et reste pour moi insupportable. Il y a quelque chose d’indécent et de violent même à se promener ainsi en public ou, pire, à obliger
quelqu’un à le faire. Quoi que l’on puisse dire de la liberté religieuse, on ne peut tolérer, dans notre société laïque et libre, que l’on réduise des êtres vivants – des femmes en l’occurrence –
à une telle indignité. Oui, je pèse mes mots. Si des femmes – puisque c’est un des arguments avancés par les partisans de la burka – se sentent menacées dans leur intégrité parce que l’on voit
leur visage, la solution de progrès ne peut être de les contraindre à le cacher. C’est la porte ouverte à toutes les régressions démocratiques. C'est notre société qui doit les protéger, pas un
morceau de tissu. Et même si certaines disent le porter par choix, il convient de ne pas s’y laisser prendre. Car je suis assez sensible à l’analyse d’Elisabeth Badinter qui assimile ce phénomène
à une dérive sectaire de l’islam, comme il en existe dans toutes les réligions. Or, demandez à un adepte de quelque secte que ce soit, il vous jurera toujours dur comme fer qu’il est totalement
consentant des sacrifices qui lui sont imposés. Il y a dans l’islam comme ailleurs des groupes tout à fait capables de procéder à des « bourrage de crâne » efficaces. Le pire est que
toute réponse à cette atteinte à la liberté de ces femmes risque de n'être pas satisfaisante. Voire même attentatoire à nos libertés collectives. C'est bien là un des buts poursuivis par les
extrémistes de tout poil qui par leurs actions, poussent les démocratie à restreindre ces libertés. Repensons à Matin Brun qui voit une société devenue totalitaire imposer la couleur
brune à l'ensemble des citoyens. Soyons assurés que ceux qui imposent aux femmes un tel acroutrement n'ont pas de la liberté et de la démocratie la haute idée que nous pouvons nous en faire.
Certes, « nous » avons contribué à créer les conditions de cette dérive en incitant des hommes et des femmes, exclus de notre citoyenneté à cause de leurs origines, la couleur de leur
peau ou leurs coutumes, à se réfugier dans les mirages d'une vision sécuritaire de l'islam.
Cependant, le pire serait de ne rien faire, de rester indifférents, de se voiler la face.
J'ai récemment annoncé ma démission de la fonction de secrétaire de la section d'Orléans du Parti socialiste. En 2005, j'avais été élu après le départ, pour raison
professionnelle, de mon frère Emmabuel Martineau-Gamand. J'avais été réelu à une large majorité en 2008 à la suite du Congrès du Reims.
Je reviendrai prochainement, après l'élection de mon successeur, sur le bilan que je fais de cette passionnante expérience.
Dans la presse :
♦ La République du Centre du 8 janvier
♦ LibéOrléans du 6 janvier
♦ La Tribune d'Orléans du 14 janvier
Si le ridicule tuait, il y aurait une hécatombe à l’UMP. A la vision du lip dub* des jeunes populaires, on est partagé entre plusieurs réactions : consternation, affliction, amusement, dégout… Cette mise en scène forcée des quadras et quinquas du
parti de Nicolas Sarkozy poussant la chansonnette au milieu de gamins délurés fait pitié. Du déhanchement façon bourgeoise coincée de Christine Lagarde à Eric Besson posant nonchalamment un t-shirt
UMP sur ses épaules pour qu’on n’oublie pas qu’il a viré de bord, de Jean-Pierre Raffarin à Rama Yade, le défilé des têtes de gondole du parti conservateur fait tomber la communication politique
dans un abime encore jamais exploré. Quel est le but recherché ? On a beau tourner la question dans tous les sens, on ne trouve pas de réponse sensée. Est-ce un coup du genre : plus c’est gros,
plus ça passe et l’essentiel est qu’on parle de nous ? Objectif atteint. Gros buzz sur le net.
Vive les caméras intégrées aux téléphones mobiles. C’est au tour de Nadine Morano, cette fois, d’en faire les frais. Le secrétaire d’Etat
chargée de la famille et de la solidarité a tenu lors d’un « débat » sur l’identité nationale des propos scandaleux qui stigmatisent et caricaturent à outrance les jeunes français d’origine
musulmane : « Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est Français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un emploi, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa
casquette à l’envers ».

Preuve supplémentaire, si nécessaire, du côté nauséabond de ce « débat » national. Qu’un maire aux idées
courtes d’une petite commune de la France profonde se fourvoie dans des déclarations qui n’honorent pas sa fonction est déjà assez insupportable. Mais qu’un ministre de la République s’épanche de
manière aussi abjecte en dit long sur le climat idéologique qui règne au sein du gouvernement de François Fillon. Ajoutée à l’affaire des Afghans, on s’étonne alors que des gens comme Fadela
Amara ou Martin Hirsch trouvent encore de bonnes et honnêtes raisons pour ne pas démissionner de ce gouvernement raciste.
« Moi, ce que je veux » d'une ministre de la République, c'est qu'elle respecte la laïcité de notre pays, qu'elle respecte chacun de ses habitants, quelles que soient leur origine, leur
religion, leur sexualité, qu'elle œuvre pour chacun puisse trouver un emploi et vivre dignement.
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De deux choses
l’une : ou bien le tramway peut circuler, ou bien il ne le peut pas. Or, ce matin, j’ai pu me rendre à mon travail en empruntant un tram. Un rescapé ? On est tenté de le
croire au vu du très faible nombre de rames qui avaient été mises en service à 8h. Ca sent la désorganisation à plein nez. Car enfin, on ne peut pas dire que la direction de la Setao n’avait pas
les moyens d’anticiper un tant soit peu sur les difficultés à venir. Les intempéries étaient tout à fait connues d’avance.
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