Vendredi 5 septembre 2008
Mais où est passé Jean-Marc Sylvestre ? Le militant-chroniqueur économique a disparu de la grille de France Inter. Ouf ! Enfin ! Depuis des années, ce zélateur du néolibéralisme, ce porte-parole non
officiel du Medef, ce pourfendeur des 35 heures sévissait tous les matins sur notre grande et belle radio nationale de service public. Comme une « tâche » dans cette station dont la qualité de
l’information n’est plus à prouver. On a pu croire un temps, après qu’il eut frôlé la mort* et découvert la qualité du service public de santé français, qu’il allait mettre un peu d'eau dans son
vin. Cela n’a pas duré longtemps. Chassez le naturel, il revient au galop. Il a en particulier déployé tous ses talents de héraut du libéralisme sous Jospin – pour le critiquer sans réserve
– puis sous Raffarin – pour l’encenser sans pudeur.
Un autre son de cloche. J’avais souvent écrit et téléphoné à la rédaction de France Inter pour me plaindre du
parti pris outrancier et unilatéral du désormais directeur adjoint de l’information de TF1 (voila un poste qui correspond mieux aux idées qu’il défend). Il m’est même arrivé de couper la
radio pendant sa chronique tellement cela m’agaçait. Il faut croire que je n’étais pas le seul. Depuis un an en effet, il était précédé, dans les matinales de France Inter, par Bernard Maris qui donne de l’actualité économique un tout autre son de cloche. Or, en cette rentrée 2008-2009, exit Jean-Marc
Sylvestre. Bernard Maris, lui, est toujours là. Avec, désormais, pour lui donner la réplique, un journaliste du quotidien Les Echos, Dominique Seux. Lequel, dégâts du sarkozysme oblige,
la joue beaucoup plus profil bas. Il n’a, surtout, pas l’arrogance, la condescendance et la suffisance de son prédécesseur.
* En 2003, Jean-Marc Sylvestre publie Une petite douleur à l'épaule gauche. Ce livre raconte comment, suite à une
hospitalisation pour ce qui n'était qu'une "petite douleur", il a frôlé la mort en contractant une maladie nosocomiale. Source : evene.fr
Après le projet – heureusement - avorté de
parking souterrain sous le mail Aristide-Briand, celui de la place du Cheval Rouge était, à la fin du mandat précédent de Serge Grouard, le seul projet concret en la matière. Des
crédits d’études avaient même été votés dans cette perspective. Il faut croire que les études en question n’ont pas permis d’aborder tous les problèmes. En effet, selon Yves Broussoux, le
président de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) du Loiret, interrogé par La
République du Centre, « le schéma sur lequel nous étions en train de travailler depuis quelques temps ne peut pas se mettre en place pour des raisons d’ordre uniquement
juridique et administratif ». Résultat, des cinq millions d’euros qu’elle avait prévus d’investir dans ce parking, la CCI réduit sa participation à deux millions. On est en droit de se
demander comment et pourquoi une telle difficulté n’a-t-elle pas été relevée plus tôt par la Ville d’Orléans et/ou par la CCI.
Autant dire que, comme pour « l’affaire Leclerc », ce revirement n’est sans doute pas du goût du député-maire d’Orléans. «
On a perdu trois ans » reconnaît François Foussier, adjoint au maire chargé du commerce. L’ancien président des Vitrines d’Orléans ne mâche pas ses mots : « Peut-être certains élus de la
CCI, non commerçants, n’ont pas compris l’intérêt du commerce en France ». Fermez le ban.
La pagaille. Le problème, pour Orléans et son maire, c’est que ce parking devait alléger les « souffrances » des
automobilistes pendant les travaux de la seconde ligne de tram. Aujourd’hui, ils risquent de se dérouler… en même temps. On imagine la pagaille. A moins que le chantier du tram est-ouest prenne
lui aussi, et une fois de plus, du retard. Alors, que Serge Grouard ne s’inquiète pas : Orléans finira bien par récolter une distinction, celle de la capitale du retard et de l’incurie.
En été fleurissent les panneaux publicitaires. A Orléans, en ces mois de juillet
et août, des 4 x 3 animés sortent de terre un peu partout presque aussi rapidement que les arbres magiques du druide Panoramix.
On avait pourtant eu droit, en son temps, de la part de la droite orléanaise, à de grands discours sur toute cette pub qui envahissait notre ville. On nous avait même vanté les mérites d’une
charte qui devait en limiter la prolifération.
Mais, depuis, la rénovation du parc des abris-bus (intégrée aux futures stations de la deuxième ligne de tram) est passée par là. L’installation de ces « arbres à réclame » supplémentaires fait
partie
du contrat conclu avec la société américaine
Clear Channel. Signé pour une durée de 15 ans, il porte sur la fourniture, l’installation et l’exploitation publicitaire de 453 abris-voyageurs et 65 mobiliers sur les stations de
tram.
Derniers Commentaires