Vendredi 27 mars 2009
5
27
/03
/2009
12:47
A cours d’arguments d’ordre moral, l’évêque d’Orléans en est réduit à faire appel à la
science pour fustiger l’utilisation du préservatif. Les Socialistes d’Orléans condamnent cette position de Mgr Fort avec la plus grande fermeté : parce qu’elle est scientifiquement fausse, parce
qu’elle est finalement une incitation à ne pas utiliser le préservatif, qui reste le moyen le plus sûr et le plus efficace pour se prémunir des infections sexuellement transmissibles, dont le
SIDA.
Communiqué de la section d'Orléans du Parti socialiste
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Parti socialiste
4
-
Partager
Dimanche 22 mars 2009
7
22
/03
/2009
00:51
On sait le Vatican attaché à l'acharnement thérapeutique. Si ça continue, l'Eglise catholique
risque bien de devoir se l'appliquer à elle-même. Car au rythme où Benoît XVI multiplie des déclarations plus accablantes les unes que les autres, il va finir par donner le coup de grâce à
l'institution. Sa dernière bévue à propos du préservatif, prononcée sur un continent qui crève du Sida, a provoqué un tollé international. Il suffit de voir, par exemple, la campagne de soutien, menée par Madonna, au Malawi ravagé par le terrible virus pour se rendre compte de la gravité des propos du pape.
Même Alain Juppé y est allé de son commentaire assassin : « Ce pape commence à poser un vrai problème ». Jusqu'aux catholiques français qui commencent à l'avoir mauvaise. Selon
un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche, 43% d'entre eux souhaitent la démission de Benoît XVI.
Air frais. Dans un contexte de forte désaffection, toute institution
humaine est confrontée à un choix existentiel : ou bien s'ouvrir largement en faisant rentrer de l'air frais pour contenir l'hémorragie, ou bien fermer les portes et les fenêtres pour tenter de
sauver ce qui peut l'être. Au risque de l'asphyxie et de la mort lente. C'est cette seconde solution que semble privilégier le Vatican recroquevillé sur son dogme. C'est tout le sens des
déclarations moralistes du pape, de sa décision de réintégrer des évêques traditionalistes, de la canonisation du franquiste Balaguer, fondateur de l'Opus Dei, véritable secte officielle à
l'intérieur de l'Eglise catholique, j'en passe et des pires.
Schisme. Reste cependant une solution de secours que j'ose à peine
suggérer : le schisme. Et si les catholiques progressistes, ceux qui préfèrent une Eglise qui annonce et pardonne plutôt qu'une Eglise qui dénonce et condamne, si ces croyants-là décidaient, dans
un sursaut de survie, de quitter cette institution moribonde pour refonder une autre Eglise, celle de Vatican II, celle de l'Evangile. De l'Espérance. Pas celle de l'Opus Dei est des charismatiques
et du repli sur soi !
>> Cet article m'a valu une citation dans la "revue de blogs" de La Tribune d'Orléans
Par Pascal Martineau
-
Publié dans : Eglise et religions
8
-
Partager
Samedi 21 mars 2009
6
21
/03
/2009
14:11
A son âge – Serge Grouard vient de fêter ses 50 ans – c'est pas beau de mentir. Faisant, dans La
République du Centre du 17 mars 2009 le tour des ratés et des retards qui s'accumulent, le député-maire d'Orléans explique sans gêne que le partage de la halle de la
Charpenterie ne serait imputable qu'au recours déposé par un contribuable odieusement manipulé. On sait qu'il en est tout
autrement. L'ensemble des commentaires est du même tonneau. Les relations avec Charles-Eric Lemaignen ? RAS selon Serge Grouard alors que tous ceux qui les ont vus travailler
ensemble « hors caméra » ont pu constater qu'il en est tout autrement. Les témoignages ne manquent pas. La fac de lettres ? « Ce n'est pas au maire d'imposer un
solution » affirme aujourd'hui celui qui, il y a quelques années a annoncé ce transfert sans aucune concertation, avant d'être contraint à reculer. La gare routière
? Ca n'est pas sa faute si elle va être supprimée. On sait désormais que le président - UMP – du Conseil général avait averti Serge Grouard de longue date. Le mur végétalisé de la
gare d'Orléans ? « Remis en cause pour des raisons techniques et financières ». Après la dalle construite trop vite, les fuites dans la verrière, les reflets gênants de
la toiture et la liaison tram-train renvoyée au calendes grecques, ça fait beaucoup d'imprévision. L'Inex ?
« On reprend les choses et ça va marcher ». Exit les mises en garde réitérées de l'opposition de gauche au Conseil d'agglomération lors du lancement du projet. L'histoire leur
donne raison. Mais le maire d'Orléans persiste et signe et s'autoconcainc : « Ca va marcher » ! L'équipe municipale ? « Un formidable
alchimie ». Des UMP perpétuellement muets (la liste est trop longue) + un ultra libéral compétent aux dents longues (Olivier Carré) + un millonniste aux dents longues (et de deux !)
récupéré par le Nouveau Centre (Sarkotillot) + des élus Modem totalement suivistes + des vieux de la vieille reconvertis Gauche moderne (faut-il vraiment dire de qui il s'agit ?) + un jeune
militant du mouvement pour la France qui distille des idées d'un autre âge + un président de l'Agglo qui rêve d'être calife à la place du calife : tout cela ressemble beaucoup plus à un mélange
hautement instable qu'à une « formidable alchimie ». Le jour où ça va péter, ça va faire du bruit.
Par Pascal Martineau
-
Publié dans : Orléans
1
-
Partager
Samedi 14 mars 2009
6
14
/03
/2009
19:58
Prenez plus de sept cents candidats
pour vingt à vingt-deux sièges potentiels. Ajoutez la parité, l'équilibre des régions françaises, leur poids dans le parti et le jeu des motions et autres courants, quelques
égos surdimensionnés, une volonté de renouvellement et de diversité : vous obtenez une équation politique quasiment impossible à résoudre. La liste concoctée par la direction du Parti socialiste
pour les élection européennes du 7 juin prochain a pourtant été adoptée sans ambiguïté par le Conseil national du PS le (189 voix pour, 14 contre et 18 abstentions). Qui plus est, 21 régions sur
22, 95 départements sur 100 et et 81 % des militants invités à s'exprimer le 12 mars ont apporté majoritairement leur soutien à ces listes. Reste le Limousin. Ou plus exactement deux
départements de cette région qui on fait basculer le vote régional. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Il ne s'agissait pas tant de s'opposer à la tête de liste – le fabuisien Henri Veber – que de
sanctionner l'absence du président de la région, Jean-Paul Denanot. Ce dernier, député européen sortant, avait mis tout son poids dans la balance : c'était lui ou personne. Au nom du non-cumul des
mandat édité comme règle absolue par Martine Aubry, ce fut personne. Il y a des moments où il faut passer des paroles généreuses aux actes.
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Parti socialiste
0
-
Partager
Vendredi 13 mars 2009
5
13
/03
/2009
23:23
C'est une histoire que j'ai souvent racontée. Un jour, journaliste
à Témoignage Chrétien, j'interviewais l'abbé Pierre dans son appartement-bureau de la petite couronne parisienne. Le fondateur d'Emmaüs me parlait de sa rencontre avec un prêtre des
favelas brésiliens qui lui avait dit, en substance : « Dites au Saint-Père (alors Jean-Paul II), quand vous le verrez, que ses discours sur la contraception, ça ne passe pas ici. Pour
se protéger du SIDA et des grossesses non désirées, les préservatifs sont indispensables ».
Je ne sais si l'abbé Pierre répéta un jour ces paroles au pape. Mais l'excommunication de la mère d'une gamine de 9 ans qui s'est faite avorter après avoir été violée montre combien cette supplique
reste d'actualité. L'équipe médicale qui a pratiqué l'IVG a subi la même sanction. Face au tollé qu'elle a provoqué, la décision honteuse de l'archevêque réactionnaire de Recife a fort heureusement
été annulée par la conférence des évêques du Brésil. En France, plusieurs évêques ont publiquement condamné cette excommunication. Seul le Vatican campe sur ses positions. Quelques semaines
après que Benoît XVI a réintégré un évêque schismatique et révisionniste, la hiérarchie de l'Eglise catholique a justifié cette excommunication brésilienne. Dans un entretien au quotidien
italien La Stampa. le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la congrégation pour les évêques, a dit que les jumeaux que la fillette portait « avaient le droit de
vivre », alors même que les médecins les avaient déclarés non-viables dans ce petit corps violé d'une enfant de 9 ans. Mais l'abbé Pierre n'est plus là pour aller murmurer l'oreille de
Benoît XVI le monde tel qu'il est.
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Eglise et religions
5
-
Partager
Vendredi 13 mars 2009
5
13
/03
/2009
20:01
« Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit » : Marguerite Duras.
Le livre de Sébastien Buron-Levêque est un cri, tout droit sorti du cœur de l'adolescent qu'il était lorsqu'il a écrit ces lignes. Cette période si cruciale de la vie où, le soir au fond d'un lit
froid ou au petit matin, on ressent durement, pour la première fois, l'absence de l'être aimé. Ces moments où l'on ressent la blessure des premières séparations, la douleur de l'abandon, le
gouffre du désir inassouvi.
Avec des mots - empreints de ce romantisme qui caractérise l'âge des premiers émois - tantôt durs, tantôt doux, qui émeuvent ou font rire, Sébastien, jeune homme pudique, hurle sans
bruit.
Par ces lignes, Sébastien nous parle de ces êtres – vivants ou disparus – qui ont marqué sa vie de lycéen et qu'il garde bien enfouis, enfermés dan les recoins de son âme.
Par les photos qui accompagnent ses textes, Sébastien imprime, en filigrane, sa douceur, sa réserve, sa solitude et sa timidité. Ses photos, elles aussi, parlent de lui, assurément.
Pour financer l’édition du premier livre de Sébastien Buron-Lévêque, Enfermés, une souscription vous est proposée. Le principe est simple : acheter à l’avance et avant la date limite du 15 avril 2009 le
livre à un prix inférieur à ce que sera son prix de vente public une fois que celui-ci sera imprimé… et permettre ainsi l’édition de l’ouvrage. Le livre, numéroté, vous sera remis ou expédié dès
l’impression de celui-ci.
Au format 21 x 15 cm, composé de 76 pages reliées, dont 30 photos pleine page, il est édité par Com’In Design.
Le prix de souscription est de 9,50 € TTC (frais d’envoi non compris en cas d’expédition par voie postale). Prix de vente public (après souscription) : 15 € TTC.
>> Télécharger le bon de souscription
Par Pascal Matthieux
-
Publié dans : Culture
0
-
Partager
Mercredi 11 mars 2009
3
11
/03
/2009
11:53
Au JT de 20h de France 2 ce soir-là, la fausse indignation de la militante UMP de la Guadeloupe avait quelque
chose d’indécent. Son énorme collier de perles faisait tâche sur ses propos dénonçant l’irresponsabilité des travailleurs antillais demandant une augmentation mensuelle de 200 euros pour les bas
salaires. Quelques jours plus tard, sur la même chaîne, un planteur blanc à l’accent des Antilles expliquait lui aussi à Benoît Dusquenne (Complément d'Enquête du 9 mars 2009), devant sa piscine perchée au dessus des ses champs de
canne à sucre, qu’il s’agissait là d’une revendication inconsidérée. Dans le même reportage, on découvrait avec stupéfaction le massacre, par la gendarmerie, de plus de quatre-vingts travailleurs
guadeloupéens en colère – déjà – en mai… 1967. Aujourd’hui encore, le chiffre officiel des victimes est de… sept morts !
Les raisons de la colère. On ne pourrait comprendre le long conflit qui
a paralysé les Antilles ces dernières semaines sans prendre en compte cette réalité et cette histoire. Les raisons de la colère trouvent tout autant leurs racines dans le passé colonial de ces
départements d’outre-mer que dans des inégalités sociales. Le pouvoir économique reste confisqué, là comme dans les autres DOM, par une poignée de békés (les blancs). Nous avons ainsi pu ainsi
entendre ces dernières semaines, à l’occasion de ce conflit, de nombreux témoignages de discriminations à l’embauche dont sont toujours victimes les descendants noirs des esclaves africains,
majoritaires dans ces anciennes colonies françaises. Chacun sait par ailleurs que les « métros » qui viennent travailler dans les DOM perçoivent une prime exceptionnelle dite de « vie chère ».
Ainsi, pour un pilote d’Air France, elle représente une augmentation de salaire de 40%, à laquelle s’ajoute une prime de logement mensuelle de 2000 euros. De quoi s’offrir la location d’une belle
maison avec piscine. « La Guadeloupe est à nous, la Guadeloupe n’est pas à eux » ont scandé les manifestants durant tout le confilt.
Vierge effarouchée. Dans ce contexte, l’indignation – encore
elle – du secrétaire d’Etat à l’outre-mer, face aux propos provocateurs du leader du LKP Elie Domota, cette indignation est, elle aussi, décalée. Jouant les vierges effarouchées, Yves Jego a
qualifié de « dérapage verbal inqualifiable » les déclarations d’Elie Domota affirmant que les entrepreneurs qui refusaient l'accord d'augmentation de 200 euros des bas salaires
devraient « quitter » la Guadeloupe et qu'il ne « laisser(ait) pas une bande de békés rétablir l'esclavage ». Ou comment se voiler pudiquement la face devant un héritage
historique dérangeant et non assumé.
L'extrait de Complément d'enquête consacré au massacre de Mé 67
Par Pascal Martineau
-
Publié dans : Politique nationale
6
-
Partager
Lundi 9 mars 2009
1
09
/03
/2009
18:52
Le GIE des
Halles-Châtelet, explique Olivier Boureau, son président dans La République du Centre du 2 mars, « réclame un marché de centre-ville le samedi matin, sur une
partie des quais ». Je ne sais pas vous, mais, à moi, cette idée de « marché de centre-ville », ça me dit vaguement quelque chose. Non ? La halle de la Charpenterie. Celle sui
avait été conçue, en lien avec les maraichers, pour accueillir le marché de centre-ville qui avait été provisoirement déplacé quai du roi. Contre l’avis des maraîchers eux-mêmes qui, aujourd’hui,
ne veulent plus en partir ! Vous suivez ? Cependant, le municipalité actuelle ayant décrété lors de sa première campahne électorale que cette Halle était une hérésie, elle ne pouvait pas se
démentir. Elle l’a déjà fait, la mort dans l’âme, avec le tramway. Il ne faut quand même pas demander l’impossible. Question d’honneur ! Résultat, ce magnifique bâtiment est aujourd’hui saccagé de
l’intérieur et reste, désespérément, une coquille vide.
Fragile édifice. Ce serait, selon Olivier Carré, le premier maire-adjoint
d'Orléans, la faute à ceux qui, odieusement manipulés par le manichéen Jean-Pierre Sueur, ont esté en justice contre la vente, à un prix dérisoire, de la Halle au groupe Apsys. Lequel sénateur
a sans doute aussi dicté à Olivier Bourreau les hautement subversives paroles précitées. Un marché en centre-ville à Orléans ? Quelle idée !! Car, bien entendu, le rejet, par le Conseil d’Etat, de
l’autorisation de création d’un hypermarché Leclerc à La Chapelle Saint-Mesmin n’est pour rien dans tout ce cafouillage urbanistique. La valse hésitation du patron des Lerclerc de l’agglomération
quand à l’implantation d’un « espace culturel » au cœur de la Halle remet en cause tout le fragile édifice élaboré par Apsys et la municipalité UMP. La Halle de la Charpenterie est aujourd’hui un
immense chantier au ralenti où les excusables (cité par La République du Centre) n’en finissent pas de faire des cartons dans l’attente d’un relogement : 2007, 2009, 2010… A croire, une
fois de plus, que si cette municipalité est très douée pour changer la couleur des lampadaires ou même pour faire fabriquer une coquille de noix à un million d’euros, elle est vite dépassée dès que
ça devient trop compliqué. Faut pas jouer les forts quand on manque d’ambition !
Par Pascal Martineau
-
Publié dans : Orléans
3
-
Partager
Dimanche 8 mars 2009
7
08
/03
/2009
19:18
Florent Montillot aime les coloriages. L'adjoint à la
sécurité qui aime les choses bien ordonnées, a découpé Orléans en soixante îlots d'évaluation de la délinquance, auxquels ils attribue une couleur en fonction des statistiques obtenues. Le bleu est
sa préférée. Jusqu'à cinq faits maximum par quinzaine. C'est précis, net, sans bavure. Florent Montillot aime ce qui est propre, ce qui est net, classé, répertorié. Et, ce qu'il redoute, ce qui
exècre, c'est le marron : délinquance maximum.
Il me vient une idée. Pourquoi ne pas adapter de type de découpage-coloriage à d'autres aspects de la vie urbaine : la qualité de l'air, le confort du logement, les équipement publics,
l'accessibilité aux personnes handicapées, la mixité sociale, les espaces verts, la desserte des transports en commun, etc. ? On pourrait ensuite publier dans Orléans-Mag ces plans
vierges d'Orléans et demander à nos concitoyens des les colorier en fonction de la manière dont ils ressentent leur environnement immédiat. Même, on pourrait leur fournir les crayons de
couleur... estampillés « DD »* bien entendu !
* DD comme Dévéloppement Durable, la mascotte écolo de Serge Grouard
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Orléans
4
-
Partager
Mercredi 4 mars 2009
3
04
/03
/2009
23:40
On comprend mieux désormais pourquoi Nicolas Sarkozy a nommé Martin Hirsch comme Haut commissaire à la Jeunesse : pour qu'il en bave ! Baisse des subventions aux
centres régionaux d'information jeunesse (CRIJ), aux comités locaux pour le logement autonome des jeunes (CLAJJ), aux associations complémentaires à l'école : le gouvernement a décidé de sabrer.
Sans ménagement. Rien que pour les CRIJ, c'est -7% dès 2009 et – 38% en 2010 ! A l'heure où la crise risque de toucher encore plus durement les jeunes, on peut dire que la droite a vraiment choisi
son moment pour sacrifier sur l'autel du libéralisme des aides essentielles à la jeunesse, à son orientation dans la vie, à son autonomie, à son éducation, à son épanouissement culturel.
Par DAZIBAO
-
Publié dans : Orléans
1
-
Partager
Derniers Commentaires