Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
C’est Le Canard enchainé de ce 19
août qui nous apprend l’infâme information : le responsable de l’agence Pôle Emploi d’Orléans-Gare a dénoncé à la police un Mauritanien sans papier convoqué pour
« actualiser [son] profil professionnel ». Dah M., qui travaille en France depuis cinq ans, est ressorti de l’agence menottes aux poignets encadré par trois agents de la police de
frontières. Pire, la convocation se révèle un piège : le coup était prémédité. Mais illégal, comme l’explique Le Canard. Dah sera finalement libéré suite à l’intervention de la CIMADE et
du syndicat CGT du Pôle Emploi.
Florent Montillot aura profité de l’été
pour faire main basse sur les régies de quartier. Certes, nous étions prévenus depuis longtemps : la ville d’Orléans avait décidé d’en finir avec ces structures
associatives crées il y a plus de dix par des militants – plutôt de gauche - soucieux d’aider des hommes et des femmes en grande précarité à remettre pied dans le monde du travail. Une tâche
particulièrement difficile tant il est compliqué d’être à la fois sur le marché concurrentiel et soucieux de mettre en place des processus qui accompagnent les salariés des régies dans leur «
retour à l’emploi ». Pourtant, Argonne Service Plus avait réussi, après des années de galère, à reprendre pied. Grâce à l’aide de la ville bien sûr, mais aussi à la compétence de sa directrice,
au travail de ses salariés et à la ténacité du président et de son bureau. La régie avait résisté à bien des tempêtes. Celle-là – très politique – aura eu raison d’années et d’années de
volontariat et d’engagement militant et associatif. Certes Répères, à La Source, était mal en point. Mais il y avait sans doute des moyens d’aider cette régie à se redresser tout en lui assurant
son indépendance associative. Mais l’adjoint à la sécurité, qui aime a rappeler qu’on lui a aussi collé l’étiquette « prévention » ne supportait sans doute pas cette indépendance. Il s’est fait
nommer vice-présider de la structure municipale d’insertion qui a été créée en lieux et place des deux régies. Après avoir déjà annexé l’Aselqo – dont il est également vice-président, il a ainsi
réussi à mettre au pas les régies de quartier. La nomination, comme président de ladite structure, du-débouté-de-la-liste-Grouard Philippe Leloup ne trompera personne. Bien au contraire. Il est
aussi le président officiel de l’Aselqo. Mais chacun sait que c’est Florent Montillot, qui, en réalité, tire les ficelles, et étend son emprise sur la ville.
Ainsi, les éoliennes industrielles
seraient-elles nuisibles à l’environnement. Une fronde très (trop ?) organisée s’exprime aujourd’hui de plus en plus fortement contre ce mode de production d’énergie.
Ces grandes hélices perchées à 100 mètres de hauteur auraient l’inconvénient d’abîmer nos beaux paysages. Dans la plate plaine de Beauce notamment.
Si tant est que la morne pleine beauceronne soit un paysage à protéger d’urgence, c’est oublier un peu vite le saccage des bords de nos fleuves, et de La Loire en particulier, par les centrales
nucléaires, avec leurs très hautes tours de refroidissement fumantes, de leurs murs gris et sales, leurs barbelés… pour ne parler que de l’aspect paysager qui semble tant mobiliser les opposants
à l’éolienne. Car bien sûr les nuisances du nucléaire pour l’environnement sont elles bien plus considérables, pour des générations et des générations. Je vous invite, un jour où le ciel est bas
et lourd, à aller « flâner » à proximité d’une centrale nucléaire. C’est triste à mourir.
Rapaces. C’est faire peu de cas également des pylônes de lignes
électriques à très haute tension – et des fils qui vont avec – qui déchirent des paysages partout en France, en montagne notamment. Des structures qui – elles aussi – causent la mort de grands
oiseaux et en particulier de rapaces ou de cigognes, puisque l’on reproche aussi cela aux éoliennes. Des masses de ferrailles qui, enfin, produisent des nuisances sonores, contrairement aux
éoliennes, quoi qu’affirment ses détracteurs. Un ami, digne de foi, qui s’est rendu récemment au pied de l’une d’elle en train de fonctionner, assure n’avoir perçu aucun bruit.
On nous assure enfin que lorsqu’il n’y a pas de vent… les éoliennes ne tournent pas (sic). Comme une voiture sans essence (produite à partir du pétrole dont les réserves mondiales s’épuisent), un
réacteur sans uranium (que nous importons), une pile photovoltaïque la nuit en quelque sorte. Là encore, on force volontairement le trait. Allez faire un tour un jour « sans vent » dans un champ
d’éoliennes en Beauce. Vous verrez qu’alors que vous ne ressentez peu ou pas de vent, les hélices, elles, là haut, tournent bel et bien.
Retard. Certes, ce mode de production d’électricité n’est pas la panacée, comme
aucune des autres énergies douces prises séparément. Mais c’est justement ce modèle centralisé et unformisé – et donc contrôlé – de production électrique qu’il faut remettre en cause. Pour
consommer moins et produire mieux.
Il y a dans ce soudain combat contre les éoliennes industrielles quelque chose d’étrange. On a longtemps dit que la France, par rapport à l’Allemagne ou l’Autriche (qui en est parsemée), était en
retard dans ce domaine. Et c’est justement au moment où l’on commence à rattraper un peu ce retard que se lèvre une fronde. A qui cela profite-t-il ? Il y a en tout, pour les écologistes, des
combats bien plus urgents à mener.
Ainsi, il y
aurait des présidents d’associations « au-delà du chiant ». C’est François Camé, d’Etick-Presse, qui le dit. Certes, on peut concevoir qu’il existe des présidents
associatifs de cet acabit, tout comme il est arrivé à chacun d’en rencontrer dans d’autres univers : les élus, l’entreprise… Mais est-ce une raison pour jeter ainsi l’opprobre sur ces militants
associatifs ? Qui plus est dans une réunion pompeusement baptisée « forum citoyen ».
Il s’agissait, explique Anne-Marie Coursimault dans La République du Centre du 1er juillet, pour le municipal M. Loyal de l’agenda 21 de la Ville d’Orléans « d’expliquer que les
associations n’ont pas réponse à tout » (sic). Au nom de quoi elles ont été sciemment exclues de toute la procédure de constitution des comités de mobilisation et d’animation des
conseils de quartier (CMA). Serge Grouard, a une explication toute simple : le forum citoyen misait sur « une démocratie participative » et non « représentative ».
Cette conception prétendument intégrale de la démocratie a un avantage pour la droite orléanaise : elle dilue le pouvoir des citoyens qui, considérés individuellement, sont moins forts que
rassemblés et organisés. Diviser pour régner. En outre, elle peut rapidement tourner à la démagogie, voire au poujadisme : « Je vous ai écoutés puisque tout le monde a eu la parole
».
Crainte culturelle. En matière d’indifférence, voire de négation, à
l’égard des corps intermédiaires, le député-maire d’Orléans est un récidiviste. Il a déjà fait le coup, notamment, avec les associations de parents d’élèves. Pour Serge Grouard, qui manifeste une
crainte culturelle à l’égard du milieu associatif, une bonne association et une association qui ne conteste pas.
Au-delà de ce déni de démocratie, cette manière d’agir nie totalement l’expertise associative (comme on a pu le voir avec le Collectif pour la seconde ligne de tram) : des citoyens qui s’organisent et
réfléchissent ensemble – plutôt que de ne parler qu’en leur nom propre – sont plus pertinents et plus intelligents. C’est cela qui doit faire peur à Serge Grouard.
>> Lire aussi sur ce blog : Orléans, la démocratie en creux
Après Enfermés, Sébastien Buron-Lévêque, poursuivant son voyage intérieur, joue les prolongations au
Petit Bouchon de la Lionne avec une nouvelle série de photographies réunies sur le titre de Addictions. Une série de dix-sept clichés sur lesquels on voit de jeunes gens qui s’adonnent à
des pratiques plus ou moins licites. Souvenirs en noir en blanc d’une époque où l’auteur avait sombré dans l’absorption de drogues – licites et illicites – en tous genres. Plongée dans les eaux
troubles et grises d’un événement douloureux. Prélude à un livre qui nous parlera avec des mots de cette période maudite.
Un ancien ministre de l’Intérieur qui passe à la Justice (Michèle Alliot-Marie) et le
champion des expulsions vers l’extérieur (Brice Hortefeux) qui revient à l’Intérieur par la grande porte : voila qui ne va sans doute pas améliorer les libertés publiques déjà bien mises à mal dans
notre pays. Comme on l’a encore vu récemment avec son show versaillais, le président de la République est passé maître dans l’art de confondre les pouvoirs. Seule bonne nouvelle : la disparation du
gouvernement Fillon III de la catholique conservatrice homophobe Christine Boutin.
C'est bien la
peine d'avoir un ancien président de la Chambre de commerce et d'industrie - François Foussier - comme adjoint au commerce. Voilà que ce dernier accuse l'actuel président de
l'organisme consulaire d'avoir décidé de quitter l'immeuble historique de la place du Martroi, dans la précipitation, en catimini presque, et en tout cas sans concertation (sic) - et l'élu
orléanais sait de quoi il parle. La CCI a effet décidé de vendre l'ancienne bourse du commerce pour aller installer son siège sur l'aire du pôle Citévolia à Fleury-les-Aubrais.
« J'aurais voulu un vrai débat, une véritable concertation sur le le sujet » se plaint l'édile dans La République du Centre du 24 juin. François Foussier ferait mieux de
balayer devant sa porte. Combien de décisions Serge Grouard et son équipe ont-ils pris sans aucune concertation ou à l'issue d'une parodie de dialogue ? Ainsi, dans « l'affaire » du grand
équipement sportif, c'est sans concertation - pas même au sein du conseil municipal - qu'a été fait le choix de l'île Arrault.
Quel embarras, cette affaire de burka. Il n’y a pas de bonne solution. Soit on
l’interdit au risque d’enfermer purement et simplement chez elles ces femmes que leurs maris ne laisseront alors plus sortir, soit on laisse faire et on admet que des femmes soient ainsi, par cet
indigne accoutrement, réduites à des sous-êtres. Car, en ce qui me concerne, j’enrage lorsque je croise dans la rue, dans le bus, le tram ou le train une de ces femmes enfermées derrière une
burka ou un niqab – version moyen-orientale qui ne laisse voir que les yeux.
Mais c’est bien le but des intégristes de tout poil : obliger nos sociétés démocratiques à stigmatiser, à réduire nos libertés individuelles, à exclure encore plus ceux qui le sont déjà, afin de
créer une société encore plus compartimentée et inégalitaire, terreau de tous les intégrismes. Véritables prisons ambulantes pour les femmes contraintes à nier leur corps et leur féminité sous
cette cage de tissus, la burka ou le niqab sont aussi des pièges pour nos sociétés démocratiques.
Une question me turlupine depuis une certain temps. Pourquoi le défunt Omar Bongo a-t-il dû venir
se faire soigner en Espagne. Les soins prodigués par le bon docteur Kouchner - qui tutoyait le tyran - pour améliorer le système de santé gabonais n'auraient-ils pas été efficaces ?
Voila qui ne va sans doute pas arranger les relations déjà tendues entre Serge Grouard et Eric
Doligé. A l’occasion de la rénovation du collège public Jeanne d’Arc d’Orléans, le conseil général du Loiret a décidé de déplacer l’entrée de
l’établissement de la rue Dupanloup à la rue des Bons Enfants. Or, dans le même temps, la municipalité d’Orléans élabore son futur plan de circulation afin d’adapter les flux de voitures aux
impératifs de la seconde ligne de tram. Alors, elle a imaginé de créer une voie de délestage… par la rue des Bons Enfants. Là où justement vont déambuler chaque jour plus de six cents élèves (le
nombre de collégiens accueillis à Jeanne d’Arc aura presque doublé suite à la rénovation). Pour tenter de rassurer les nombreux riverains de la rue, on leur annonce que la vitesse sera limitée à 20
km/h. D’aucun ont proposé une solution alternative : utiliser la rue Dupanloup - libérée de ses collégiens et quasiment vierge d’habitat individuel – et la rue du Boudon-Blanc pour rejoindre la rue
des Bons-Enfants. Pourquoi faire bien quand on peut faire n’importe quoi ? | Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires