Morceaux de corps masculins en noir et blanc en couleur ou en sépia : Thierry Esther expose son « droit de regard » au Petit Bouchon de la Lionne
du 15 septembre au 15 octobre. Peintre et photographe, il sait éclairer ces parcelles d’humanité mises à nu avec une délicatesse qui les sublime.
Né à la Réunion dans une famille d’origine indienne, Thierry Esther est un artiste autodidacte aux talents multiples. Outre la photographie, il est aussi peintre et concepteur-réalisateur de site
Internet.
Thierry Esther a attrapé « virus » de la photo à Londres où il était en voyage avec une amie : « Nous arpentions les rues de la capitale anglaise, nos boitiers argentiques à la main, à la
recherche de modèles dont l’intérêt esthétique paraissait douteux à certains ; les sans-abris ». Après avoir promené son œil curieux dans les ruelles de villes et de villages puis le long
d’allées italiennes, suisses, espagnoles et anglaises, Thierry a ressenti le besoin de se « rapprocher des corps » : « Les atmosphères, aussi palpables qu’elles soient, ont laissé la
place à la chair nue, explique l’artiste. Ce fut un long défilé de corps masculins, dévêtus, désireux de s’offrir à l’appareil pour de gourmands mais chastes ébats ». C’est à ce «
droit de regard » sur ces corps masculins – accompagnés de textes de l’auteur - que nous invite Thierry Esther qui poursuivra sa balade orléanaise en janvier 2009 au bÔ bar.
Serge Grouard a décidément une conception particulière – et particulièrement restrictive – de
la démocratie de proximité. Après avoir refusé aux conseillers généraux d’Orléans l’accès aux mairies dites « de proximité » (sic), il récidive en interdisant aux conseillers municipaux
d’opposition d'y tenir des permanences d’accueil des habitants de ces quartiers. Dans son édition du 20 juin, La République du Centre rapporte que le député-maire « estime, entre
autres, que ces lieux ne sont pas faits pour cela et que l’accueil peut être effectué dans le local de l’opposition, au centre-ville ». Curieuse justification. D’abord parce des conseillers
majoritaires tiennent déjà des permanences dans les mairies de quartier. Ensuite parce que le local de l’opposition n’est pas très accessible (aux personnes handicapées en particulier*). Mais
surtout, de quel droit refuser un tel « service » à des élus qui, même s’ils sont minoritaires au conseil municipal (c’est la loi), n’en représentent pas moins près d’un Orléanais sur deux !
L’agenda 21 de la ville d’Orléans parle de « revivifier la démocratie ». A l’instar de son complice le président de l’Agglo, Serge Grouard est plutôt en train de la
confisquer.
*Proposition n° 111 de l’Agenda 21 de la Ville d’Orléans : « Rendre plus accessibles les bâtiments public et les espaces
verts »
Avec la droite, l’inflation revient. En 1981, Valéry Giscard d’Estaing et Raymond Barre avaient laissé une France avec un taux annuel de 13,4%. Les
gouvernements de François Mitterrand la feront peu à peu redescendre pour atteindre 1,7% en 1995. Elle sera réduite à 0,5% en 1999 sous le gouvernement socialiste de Lionel Jospin. Elle est
repartie à hausse – tout comme les déficits publics – depuis 2000, dépassant le seuil « normal » des 2% en 2003, avec Jacques Chirac. Elle devrait aller au-delà de 3% en 2008 !
On nous dira bien sûr que quand la gauche fait baisser
l’inflation, ça n’est pas grâce à sa politique économique et sociale mais à la faveur du contexte international. A l’inverse, on tentera de nous expliquer que lorsqu’elle monte avec la droite,
cette dernière n’y est pour rien : c’est à cause du prix du pétrole, de la crise internationale, de la mondialisation, de l’Europe, etc. Autrement dit, les gouvernements, les pouvoirs politiques
subiraient les mouvements des prix sans aucun moyen d’influencer les tendances dans un sens ou dans l’autre ! Mais pourquoi alors, s’il ne peut rien y faire, Nicolas Sarkozy a-t-il promis d’être
le président du pouvoir d’achat des Français ? Remarquez, si on regarde bien, il y est parvenu : il est aujourd’hui le président du pouvoir d’achat… en baisse.
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