Serge Grouard est un sacré farceur. Voilà qu'il vient d'obtenir de Jean-Louis Borloo qu'il revienne à
Orléans donner son absolution à sa politique de développement durable. Au menu, explique Mourad Guichard sur LibéOrléans : « La thématique des villes durables et des transports collectifs en
site propre ». C'est le comble. Celui-là même qui, en 2001, a fait campagne contre la seconde ligne de tramway vient aujourd'hui s'enorgueillir de cet équipement qu'il a tant combattu
et décrié. Rappelons nous toute l'énergie déployée par le maire d'Orléans pour empêcher le choix du tramway comme mode de transport pour la seconde ligne de tramway. Puis, toutes ses manœuvres
pour retarder sa réalisation au point que l'on ne sait plus vraiment aujourd'hui quelle année elle entrera en service. Enfin toutes ses fins de non recevoir à vouloir privilégier le site propre
(faubourg Madeleine et rue des Carmes).
Pour donner un peu de réalité à un discours qui promet d'être très virtuel, Serge Grouard pourra toujours resservir au ministre, pour la énième fois, la pile à combustible installée dans un HLM
de la Source et qui, malgré son succès interplanétaire, n'a malheureusement pas, pour le moment, fait école à Orléans même.
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Par DAZIBAO
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African footprint. « Empreinte de pied
africain ». Samedi 18 octobre, Patrick Sébastien nous a encore étonnés. Parmi les trouvailles, ce soie-là, une
troupe de jeunes danseurs-bruiteurs de Soweto : African footprint. Une équipe « rouge » et une « jaune ». Du vrai spectacle. Du genre qui donne ses
lettres de noblesse à la télévision publique. Car, en voyant ces jeunes sud-africains, j'ai aussitôt pensé, par contraste, à Koh Lanta (TF1) d'une part et Incroyables talents
(M6), d'autre part. Deux facettes de cette pseudo téléréalité qui envahit nos petits écrans, les gangrène chaque jour un peu plus. Du factice, de l'émotion préfabriquée, du vrai-faux spectacle où
les images sont montées, manipulées, tronquées pour correspondre à un produit calibré destiné à trouver sa place entre plusieurs écrans publicitaires.
Névroses sublimées. A l’inverse, Patrick Sébastien – dont on peut
critiquer le style mais qui, à l’instar d’un Michel Drucker, n’a jamais succombé aux sirènes de la télévision privée – est un formidable découvreur de talents. Il nous offre chaque mois du
spectacle vivant, où les artistes ne servent ni de faire-valoir, ni de sujet de dérision et de moquerie à des pseudo-juges, artiste hasbeen en mal de notoriété, transformant les
spectateurs – consentants- en complice d’un voyeurisme malsain ; un divertissement où ceux qui se produisent sont des artistes à part entière, qui ne sont pas là pour étaler devant des millions
de téléspectateurs consommateurs passifs leurs névroses sublimées par des images trafiquées.
Par DAZIBAO
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