Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
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C’est « comme si le referendum d'il y a quatre ans sur le traité constitutionnel avait
laissé tout le monde épuisé sur le sable » disait le chroniqueur
Simon Tivolle sur France Inter, au lendemain des élections européennes.
Plaie vive. Bien entendu, cette seule trahison n’explique pas à elle seule cet échec du 7 juin dernier.
Nous avons d’autres importantes et indispensables remises en cause à faire. Mais elle en constitue un élément déterminant. Et pour moi, militant socialiste attaché à la démocratie tant interne
qu’externe, une plaie vive. Reste que, car il faut tout de même garder espoir, si le PS a perdu ces élections, la gauche européenne tire son épingle du jeu grâce aux très bons résultats d’Europe
Ecologie. Ce succès reste, à mes yeux, un moindre mal pour l’Europe, tant il est vrai que les Verts ont su – quoi qu’on en dise - marquer leur ancrage à gauche et qu’ils portent haut et fort – avec
d’autres – une urgence environnementale dont dépend l’avenir de notre planète.
Ambiance surchauffée ce vendredi soir au Zenith d’Orléans plein a craquer pour le concert de
Tryo. Dans la "fosse", la moyenne d'âge ne dépasse pas 20 ans. Une jeunesse qui semble vibrer aux discours militants du groupe des années 90 qui offre à Greenpeace une
formidable tribune, par la présence d’un stand de l'ONG dans le hall d'entrée, par un film de promotion diffusé avant que les artistes n'entrent en scène, par les mots des chanteurs eux-mêmes
durant le concert. On aimerait évidemment que les mains qui de lèvent le vendredi soir pour applaudir ces discours engageants prennent le dimanche un bulletin de vote pour le dépose dans l'urne
du scrutin européen. Joindre le geste aux paroles.
Dans la salle, les cigarettes aux odeurs illicites s'allument aussi vite que les portables. « Je veux fumer de l'herbe de qualité/Boucher le trou de la sécu en fumant mon tarpé » chante
le groupe dans La main verte.
Sur scène, les trois chanteurs, visiblement étonnés par l'enthousiasme des spectateurs, font vibrer leur voix et les nombreuses percussions qui rythment leur prestation endiablée. Il y a du
Higelin dans leurs chansons parfois. On aime. Hommage réussi à Gainsbourg le grand. On aime. La chanson engagée a encore de beaux jours devant elle
Juste « pour rire » et parce que je ne peux pas m’en
empêcher : ce soir là on a pris un tram surdimensionné* pour aller au Zénith surdimensionné* et plein à craquer. Au retour on a pris, à minuit, la dernière rame d’un tram surdimensionné et plein
à craquer. Est-ce à cause du « dénigrement » dont fait preuve Tryo à l’égard de Sarkozy que l’agglo n’a pas jugé utile d’ajouter au moins une rame supplémentaire vers 0h30. La décision, sans
doute, eût été surdimensionnée.
* c’est ce qu’avait dit une certaine droite orléanaise au moment où ces équipements ont été décidés.
A moins de 48 heures de l’élection des
députés au Parlement européen, ce dimanche 7 juin, je veux dire et redire un « oui » franc et massif à l’Europe, le même « oui » choisi avec conviction pour approuver le projet de Constitution européenne, après avoir lu le texte
intégralement et l’avoir ardemment défendu dans les rues d’Orléans. Persuadé que j’étais et que je suis encore qu’elle nous faisait faire un insuffisant certes mais non négligeable pas en avant,
quand le statu quo nous a conduit à la situation que nous connaissons aujourd’hui.
Services publics. Si je peux comprendre que, pour certains jeunes, l’Europe apparaisse comme quelque chose de lointain, je suis toujours effaré, quand, à l’occasion d’une
distribution de tracts, des personnes âgées – qui ont vécu la Seconde Guerre mondiale donc - considèrent avec mépris cette union qui a fait la paix. Une question me tient particulièrement à cœur,
qui fut au centre des débats sur le projet de Constitution : les services publics, appelés « services d’intérêt général » dans d’autres pays. Si je pense qu’une renationalisation de certains
d’entre eux n’est ni faisable, ni souhaitable, je suis partisan de la création de véritables services publiques européens. Fédéralisons les transports, la poste, l’énergie… Si nous avons été
capables de créer une monnaie unique, nous le sommes aussi pour engager une telle dynamique de fédéralisation.
« L’histoire locale ne doit pas se commémorer seulement à travers le défilé du 8 mai ». Ca n’est moi qui le dit mais Anthony Gautier, dans le commentaire qui
accompagne l’article - paru dans La République du Centre du 28 mai - sur la très probable disparition de la brasserie L’Eucalyptus. Voila qui va encore donner l’occasion à Serge
Grouard de dire du mal des journalistes. Après Bouchara, les atermoiements de quartier de la Charpenterie et l’ex-Artistic tout proche qui reste désespérément vide, la transformation de cette institution orléanaise au profit d’une super boutique
Orange témoigne une fois plus de l’incapacité de cette municipalité à développer le commerce à Orléans. Elle avait pourtant, en son temps, embauché un développeur ad hoc qui a aujourd’hui plié
bagages. Il n’aura servi, une fois de plus, que d’objet de com’. Ainsi, d’un bout à l’autre, de Place d’Arc à la place du Martroi, la rue de la République, la plus importante artère commerçante
d’Orléans, ne comptera bientôt plus aucun bar-restaurant digne de ce nom. Mais on ne peut à la fois s’occuper de la vie économique du centre-ville et aller faire des pieds et des mains à Paris
pour défendre l’installation d’un énième hypermarché en périphérie.
Une planque, deux voitures, six policiers, deux heures d’interrogatoire. A Floirac en Gironde, la police
nationale avec mis en branle toute la machinerie sarkozyste pour interpeler… deux voleurs de vélos âgés de 6 et 10 ans. On
imagine le traumatisme que peut représenter une telle armada et de telles pratiques pour des mômes de cet âge là. L’affaire pourrait prêter à sourire s’il elle n’était si grave. Ainsi, les forces
de l’ordre sans doute en manque d’arrestation de papis sans papier ont-ils décidés de reporter leur zèle sur les voleurs de vélos. Une fois de plus, en grand défenseur de la sacro sainte propriété
privée, la droite la plus dure concentre son action sur les atteintes aux biens, au détriment des dommages causés aux humains eux-mêmes. On peut penser en effet que les mayens déployés à Flourac
eussent été plus utiles à des enquêtes d’une gravité supérieure.
Adjoint à la
tranquillité publique, prévention, réussite et intégration. Ouf ! L’intitulé de la délégation municipale de Florent Montillot est du même tonneau que celui du
portefeuille longtemps attribué à Brice Hortefeux et aujourd’hui entre les mains d’Eric Besson : ministère de l’immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement
solidaire. Ou l’art de masquer la réalité – et la dureté – d’une responsabilité avec des mots généreux et doux. En bon élève sarkoziste, la Ville d’Orléans parvient même à ne pas utiliser le
mot « sécurité », un comble quand on sait que c’est cet aspect de sa charge qui, pour l’essentiel, fait vibrer et vibrillonner l’élu estampillé Nouveau Centre. La municipalité conduite par Serge
Grouard excelle depuis longtemps dans l’art de produire du brouillard médiatique pour masquer des réalités peu glorieuses ou des vides sidéraux. Du type de celui vaporisé ce mardi 12 mai dans
La République du Centre par Florent Montillot himself pour justifier la suppression des deux régies de quartier d’Orléans, Argonne Service Plus et, à la Source, Repères. Lire, de
la part de l’adjoint à la sécurité (car il faut bien appeler un chat un chat !) que tout cela n’a rien de politique n’est guère rassurant. Si Serge Grouard avait voulu donner un sens très
politicien à sa manœuvre, il ne pouvait mieux faire que de confier ces basses oeuvres à Florent Montillot.
Charles-Eric Lemaignen « va étudier la possibilité » de mettre en place, dans le cadre de la
construction de la seconde ligne de tram, un « service d’accompagnement » pour les personnes handicapées gênées par les travaux. Il aura quand même fallu que Michel Brard, conseiller municipal et conseiller général socialiste, en fasse la demande expresse au président de l’agglomération d’Orléans pour que ce dernier s’intéresse au
problème. Plus de sept ans après les premières études pour la deuxième ligne de transport en commun en site propre et après moult rapports et avis de cabinets conseils, il est grand temps.
Charles-Eric Lemaignen aurait pu - au nom du développement durable tarte à la crème – s’en inquiéter lui-même. D’autant qu’un tel service avait été mis en place pendant les travaux de la première
ligne, comme le rappelle Michel Brard. Ce qui prouve deux choses. Un, le président de l’agglo n’a pas bien lu les archives de la première ligne. Deux, il est totalement inutile d’« étudier la
possibilité ». Il suffit de prendre la décision. Serait-ce trop « complexe » pour reprendre un mot cher à Charles-Eric Lemaignen ?
« Vieux motard » donc « rebelle ». « Rebelle », parce que « vieux motard ». La lecture du dossier
sur les réseaux à Orléans paru dans Le Point du 7 mai nous en apprend de (re)belles. Elle ferait même sourire. Serge Grouard « rebelle » ! Cherchez l’erreur. On pourrait qualifier
l’édile de beaucoup d’autres choses, mais rebelle, j’ai beau chercher, je ne vois pas. Sur combien de dossiers touchant à l’avenir d’Orléans, de ses entreprises, de ses habitants, Serge Grouard
s’est-il rebellé contre des décisions du gouvernement, faisant le siège des ministères pour défendre becs et ongles les intérêts de notre ville ? A moins qu’il ne s’identifie aux moyenâgeux
chevaliers dont il ne cesse de vanter la bravoure de fêtes johanniques en fêtes johanniques. D’où l’audacieux syllogisme avec « vieux motard »… Tout s’explique.
Que la société
archéologique et historique d’Orléans (SAHO) s’inquiète des démolitions prévues dans le
centre-ville (rue des Carmes et quartier des Halles) et, une fois de plus, Serge Grouard répond par l’insulte et le mépris. Les responsables de la SAHO, qualifiés de « donneurs de leçon »
(La République du Centre du 4 mai), sont évidemment de dangereux gauchistes (je grossis un peu le trait) totalement manipulés dans le seul but de nuire à l’action exemplaire de la
municipalité UMP-MoDem-MPF-Gauche moderne (sic) d’Orléans ! Faute de répondre sur le fond aux inquiétudes légitimes de ces fins connaisseurs du patrimoine de notre ville, le député-maire d’Orléans
brandit une fois de plus le chiffon rouge du complot. C’est tellement plus facile. Mais la ficelle est de plus en plus grosse. Les Orléanais seront-ils dupes encore longtemps de ce discours
manichéen ?
Il n'y a que la Jeunesse Ouvrière Chrétienne pour
continuer à réussir à tel pari. Samedi 2 mai, le mouvement créé en 1927 en France par le père Guérin a encore prouvé sa capacité à rassembler des milliers de jeunes de
milieux populaires. Inès Minin, la présidente de la JOC en a annoncé 26 000. Des lycéens, des étudiants, des jeunes
travailleurs, des blacks, des blancs, des beurs, des handicapés et des valides, des cheveux longs et de cheveux court dressés au gel béton, des calmes et des turbulents, des classiques et des
fashion victimes, des garçons avec des ceintures D&G portées bas, baba cool ou pattes d'eph' et des filles en robe courte ou en pantalon... La JOC a aussi réussi à réunir sur la pelouse du parc
paysager de La Courneuve des jeunes représentatifs de leur génération.| Février 2012 | ||||||||||
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