Jeudi 22 janvier 2009
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Si l'on avait des doutes sur la fin de Vatican II, il n'y a désormais plus aucune raison d'en avoir. Benoît XVI s'apprête en effet à lever
l'excommunication qui frappe la Fraternité sacerdotale Saint Pie X. Les intégristes schismatiques de Mgr Lefebvre
avaient été exclus de l'Eglise catholique en 1988 par Jean-Paul II. L'un des quatre évêques ordonnés par le prélat rebelle a tenu mercredi 21 janvier sur une chaîne suédoise des propos
révisionnistes niant l'holocauste juif. Ce sont ces chrétiens-là, souvent proches de l'extrême-droite, opposés aux avancées fondamentales du concile de Vatican II que le pape Benoit XVI veut
ramener dans le giron du catholicisme. Si ces croyants d'un autre âge représentaient des légions entières de soldats de Dieu, on pourrait comprendre la complaisance papale par des souci
démographiques. Mais ces gens-là sont extrêmement minoritaires. Quel est donc le sens de ce grand pardon, sinon la volonté du pape lui-même, comme il en a déjà donné des signes à plusieurs
reprises, de faire faire à l'Eglise toute entière un grand pas en arrière. Pour récupérer quelques brebis galeuses, Benoît XVI prend le risque de voir de nombreux chrétiens s'éloigner de cette
Eglise dans laquelle ils ne se reconnaissent plus.
Par DAZIBAO
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Mercredi 21 janvier 2009
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22:27
Christian Houssack est un homme pressé. Pressé de... gagner de l'argent. Dans les deux
complexes cinématographiques qu'il dirige dans l'agglomération d'Orléans, les films – tournés à 24 images par seconde - sont diffusés au rythme de 25 images/sec. Gagner du temps, pour diffuser plus
de pub et vendre plus de confiseries, de pop corn. Le patron des Pathé a, on le constate une fois de plus, une haute idée du 7e art. Imaginez des musées qu'il faudrait visiter au pas de course ou
des pièces de théâtre qu'on jouerait avec un texte amputé d'un mot sur vingt-cinq.
Il aura fallu la colère de Philippe Lioret, auteur de Welcome et d'un des acteurs du film, Vincent Lindon, pour
que l'on découvre la supercherie, le crime de lèse-art.
La manip'. Mardi 20 janvier, le réalisateur et le comédien étaient venus à
Orléans présenter leur film et débattre avec les spectateurs. Apprenant la manip', Philippe Lioret a demandé à ce que son œuvre soit projetée à 24 images/sec. Devant le refus du projectionniste –
Christian Houssack s'est bien gardé de montrer le bout de son nez sale – Vincent Lindon a quitté le cinéma et Philippe Lioret a annoncé aux spectateurs dépités que le débat n'aurait pas lieu.
En plus de voler à ses clients une image par seconde, l'insupportable chef d'entreprise a privé les spectateurs de Welcome, au moment au Brice Hortefeux se gargarise de son triste bilan, d'un indispensable débat sur les sans-papiers. Jusqu'à quand Christian Houssack
pourra-t-il ainsi imposer son mépris de l'art à la vie cinématographique orléanaise ?
>> Lire aussi :
Houssack, très mauvais joueur
Par DAZIBAO
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Mercredi 21 janvier 2009
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21:20
C'est tout l'art des humoristes : nous faire rire de l'actualité tout
en nous aidant à la décrypter. Ce mercredi à 7h55 sur France Inter, Stéphane Guillon nous a livré une humeur matinale pas piquée des hannetons : Nicolas Sarkozy mais aussi Ségolène Royal en
prennent pour la grade. Avec talent. J'en connais qui ont porté plainte pour dénigrement pour beaucoup moins que ça.
Notre radio de service public reste décidément le seul grand média audiovisuel libre et impertinent de notre PAF.
A écouter sans modération.
Par DAZIBAO
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Mercredi 14 janvier 2009
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12:41
Julien Dray avait « décidé de [se]
faire plaisir en famille ». Un plaisir à 6 356 euros la facture d’hôtel à Monaco. On se fait du bien à moins que ça. Si les révélations sur le train de vie du
député socialiste choquent assurément, ses explications embarrassées, postées sur le site desirdavenir.com sont affligeantes. Elles témoignent en tout cas du décalage abyssal qui existe entre le
monde dans lequel vit le dirigeant socialiste et la « vraie vie ». Comment être crédible sur le partage des richesses lorsque l’on est capable de dépenser des milliers d’euros dans des
montres, des vêtements et des chaussures de luxe ? « Tracfin (la cellule antiblanchiment du ministère des Finances, ndlr) a relevé, explique le journaliste Eric Nicolas dans le quotidien L’Est
Républicain, que le député socialiste, sur les 313 000 euros dépensés avec sa carte en titane (véridique...), 131 000 l'ont été pour des montres. Pour un total de trente achats. Ce qui nous
donne un ticket moyen, pour le cadran et les deux aiguilles, de 4 360 euros. ». Les révélations faites dans la presse sont plus écœurantes les unes que les autres. Tant d’indécence donne la
nausée.
Désordre. A cela s’ajoute, malheureusement, de fortes suspicions de
détournement de fonds de SOS Racisme et de la FIDL au profit personnel du député de l’Essonne. Cette affaire fait bien plus que désordre : elle fait mal. Mal au Parti socialiste, mal à toutes
celles et ceux qui, chaque jour souffrent de la misère, mal à toutes celles et ceux qui se battent au quotidien pour une société plus juste.
Par DAZIBAO
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Mardi 13 janvier 2009
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12:45
L’adaptation de l’œuvre est en
cours, avec Josiane Balasko dans le rôle de la concierge érudite. Sans préjuger du résultat, une chose est indispensable : le scénario doit conserver le haut niveau de langue
française qui fait la qualité de L’élégance du hérisson. Le second roman de Muriel Barbery, prix des libraires 2007, est un pur bijou de littérature. Les mots y sont ciselés, choisis,
assemblés avec talent et audace. On s’en délecte les neurones comme d’un plat de choix dans un restaurant gastronomique. A consommer sans modération, chaud, froid ou même réchauffé.
Mais plutôt que de longs discours, j’ai préféré vous offrir l’enregistrement, par votre serviteur, de quelques-uns des joyaux que contient L’élégance du hérisson.
Sur l'art
Un adage
Le désir
Colombe Josse
"La bienheureuse quiétude d'un conscience spectatrice"
Travaux universitaires
Par Pascal Martineau
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Mardi 13 janvier 2009
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11:58
Brice Hortefeux est content. Il a fait du chiffre : 29 796 reconduites à la frontière d'étrangers sans
papiers, soit bien plus que les 26 000 réclamés par le président Nicolas Sarkozy. Brice Hortefeux est content. Des vies brisées, des familles séparées, des grands-pères arrêtés à la sortie de
l’école, des désespérés défenestrés, des miséreux renvoyés à leur misère, des persécutés à leur persécution, des malades à leur maladie, des interpelés en centres de rétention. Brice Hortefeux est
content. Des hommes et des femmes condamnés à la clandestinité, au travail au noir. Des non-expulsables non-régularisables renvoyés à une non-vie. Brice Hortefeux est content. C’est un bon élève.
Nicolas doit être content de lui. Il va sans doute avoir un bon point. Voire une belle image. Tenez : un beau charter plein de sans-papiers qui s’envole de Roissy. Les bons points seront pour les
services de l’Etat qui ont permis au ministre de l’immigration de présenter un si bon bilan. Faire du chiffre. C’est tellement plus simple et plus gratifiant que faire de l’humain. Pas de cas de
conscience. Du chiffre, additions de vies soustraites. Des vies dont je parle en connaissance de cause : ces hommes et ces femmes, je les reçois régulièrement dans mon bureau.
Chômeurs radiés. Pour Pierre Henry, directeur général de France Terre d'Asile cité par
l’agence Reuters, la politique mise en œuvre par Brice Hortefeux « confine à l'absurde et à l'inefficacité » : « Il gouverne son ministère l'œil rivé sur les sondages et l'oreille
branchée sur l'Elysée ».
Dans ce contexte, la future nomination d’Eric Besson au poste de ministre de l’immigration n’est guère rassurante : un homme qui a aussi peu de scrupules pourrait bien être pire. Quant à
Brice Hortefeux, transféré au ministère du travail, il pourra continuer à faire du chiffre : celui du nombre de travailleurs licenciés et de chômeurs radiés. C’est Nicolas qui va être
content.
Par DAZIBAO
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Vendredi 9 janvier 2009
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16:14
Au milieu d'une ville aux trottoirs jonchés de sacs poubelle
éventrés, Charles-Eric Lemaignen est droit dans ses bottes fourrées. Le président de l’agglomération ne comprend vraiment pas qu’on puisse s’offusquer de son intransigeance à
l‘égard des éboueurs grévistes auxquels il refuse toute augmentation de salaire alors même qu’il s’est lui-même augmenté de 38% en juillet dernier, faisant passer son indemnité nette mensuelle de 2
675 à 3 700 €. « Je travaille deux fois plus qu’eux et j’ai deux fois moins de congés » a-t-il expliqué, en substance, ce vendredi matin 9 janvier sur l’antenne de France Bleu Orléans. A
ce tarif là, on se demande pourquoi tout le monde n’aspire pas à être éboueur. Tandis que, bien entendu, la place de président de l’agglomération n’est convoitée par personne. Charles-Eric
Lemaignen s’est pour ainsi dire dévoué, faute de volontaires. Si la situation n’était pas si grave, on en rirait. Mais le cynisme du président de l’Agglo ne fait rire personne. D’autant que le
militant UMP omet de préciser qu’il perçoit également des subsides comme adjoint au maire d’Orléans et comme conseiller régional.
Si Charles-Eric Lemaignen a, lui, sans doute, fait des pieds et des mains pour arriver à ce niveau de responsabilité, on peut penser que la majorité des éboueurs de l’agglomération d’Orléans ou
d’ailleurs n’a jamais rêvé de se retrouver dans le froid glacial du petit matin, a l’arrière d’un camion bruyant et nauséabond, à ramasser les ordures de leurs concitoyens. Pas même en se rasant le
matin.
Par Pascal Martineau
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Vendredi 9 janvier 2009
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15:52
Pourquoi Israël se plierait-il à une résolution des Nations Unies quelques jours après
avoir sciemment bombardé une école gérée par l’ONU, tuant quarante personnes ? Il y a longtemps que l'état hébreu passe outre les résolutions internationales… que l’ONU se garde bien, de
son côté, de faire appliquer, la communauté internationale, USA en tête, n’ayant jamais eu le courage, comme elle l’a pourtant fait dans de nombreux conflits, d’envoyer en Palestine des Casques
bleus.
Seul le premier ministre Yitzhak Rabin avait eu le courage d’ouvrir un vrai chemin de paix. Pour cette audace, il sera assassiné par un extrémiste juif. Aujourd’hui ce sont des civils, des enfants
que l’on assassine en Palestine au nom du combat contre le Hamas. L’organisation islamiste terroriste porte bien entendu sa part de responsabilité dans le conflit. Mais c’est la politique
d’apartheid menée pendant des décennies contre le peuple palestinien qui a produit le terreau dans lequel a poussé la victoire du Hamas à Gaza. Qui sème le vent récolte la tempête. L’état hébreu se
comporte, depuis longtemps déjà, en pompier pyromane. Et une fois de plus, le feu s’étend et dépasse les frontières de la terre sainte. Partout dans le monde, de nombreux musulmans – et des jeunes
en particulier – pleurent de voir leurs frères tués en Palestine. Tous, loin s’en faut, ne sont pas des extrémistes. Nul doute, cependant, que les mouvements islamistes les plus violents tenteront
de capitaliser et d’attiser cette colère qui monte. Pas sûr qu’Israël n’y laisse finalement pas des plumes. La paix, en tout cas – shalom, salam – a déjà perdu.
Par DAZIBAO
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Lundi 5 janvier 2009
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14:19
En 2009 ? De la liberté d’abord. Cette valeur essentielle absente ou remise en cause un peu partout sur
notre planète, du Palais de l’Elysée au Zimbabwe en passant par Gaza, l’Irak et Pékin. La liberté. Pas celle de la « loi de la jungle » qui autorise à nier l’humain, par la guerre, la haine,
l’appât du gain, le chacun pour soi.
Celle qui donne à l’Homme le droit de s’exprimer et de vivre en paix avec autrui et avec tous les peuples et en harmonie avec notre planète. Celle qui donne le droit à l’Homme de se cultiver, de
penser, de créer, de désobéir, de refuser, de manifester, de proposer, de marcher à contre-courant, de dénoncer, d’apostropher, de rire.
A l’heure où le volcan israëlo-palestinien est à nouveau en furie mais aussi au moment le président Barak Obama entre en fonction aux Etats-Unis d’Amérique, je cite volontiers Martin Luther King
pour qui « la race humaine doit sortir des conflits en rejetant la vengeance, l’agression et l’esprit de revanche. Le moyen d’en sortir est l’amour ». Au risque de l’utopie, j’affirme
avec le pasteur noir américain que « la non-violence est une arme puissante et juste, qui tranche sans blesser et ennoblit l’homme qui la manie. C’est une épée qui guérit ».
A tous et à chacun, je nous
souhaite donc pour 2009, un monde plus libre et beaucoup d’amour.
Thierry Esther, auteur de Liberté, la toile ci-contre, expose Galerie Médiart à Paris du 12 au 23 janvier et au bÔbar à Orléans du 16 janvier au 17 avril.
Par Pascal Martineau
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Lundi 5 janvier 2009
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/2009
13:00
Sur ses toiles, il capte les ombres et les âmes. L’âme, ombre de notre humanité. Avec Clair -
Obscur, qui débute au bÔ bar le 16 janvier, Thierry Esther nous invite à un voyage tout en nuances autour de la Terre, de l’Orient à Tchernobyl en passant par l’Irlande du Nord. Il
nous donne à voir et à explorer l’image qu’il nous renvoie, par sa peinture, des êtres et des lieux qui le hantent ou l’animent, faisant naître, émerger sur la toile, des désirs de peindre enfouis
depuis longtemps parfois et qui trouvent enfin leur expression depuis qu’il a – récemment – décidé, de ressortir ses pinceaux. Par ce jeu de « miroirs », il nous révèle à chaque fois un peu de
lui-même.
Capteur d’âme, Thierry Esther est aussi chercheur d’art. Il n’a de cesse d’expérimenter de nouvelles techniques picturales – comme le trempage préalable du papier au grain d’abeille dans l’eau
tiède dont L’Inde de Gandhi révèle toute l’ingéniosité. Une quête beaucoup plus existentielle que technique : Thierry Esther aspire à rendre ses œuvres vivantes aux yeux de ceux qui les
regardent.
Au bÔ bar, du 16 janvier au 16 février 2009 – 193, rue de Bourgogne – 45000 Orléans
Vernissage le 16 janvier à 18h. Un événement Com'in Design Orléans.
Par Pascal Martineau
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