Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
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Après avoir sciemment
exclu les associations du dispositif de pseudo démocratie municipale – les conseils consultatifs de quartier -, Serge Grouard cherche désormais à dégommer les plus gênantes.
Le député-maire d’Orléans s’attaque en ce moment aux régies de quartiers, repères (sic) bien connus de militants contestataires. Profitant des difficultés de la régie de la Source et nonobstant la
très bonne santé de celle de l’Argonne, l’édile UMP a décidé de créer une sorte d’association municipale d’insertion qui regrouperait les deux régies sous la houlette municipale et, plus
précisément, de Florent Montillot. Le tout, bien entendu sans aucune concertation préalable : l’adjoint à la sécurité s’est borné à convoquer les présidents des deux associations pour leur
présenter son opération de normalisation. Le fait que la gestion de ce dossier ait été confiée à Florent Montillot – avec Isabelle Baranger comme pseudo caution morale – donne d’ailleurs le ton de
cette reprise en main politique du monde associatif orléanais. Car au delà de l’évidente volonté de casser, au sein de La Source la rebelle, un des piliers du réseau associatif de ce quartier, il y
a, dans cette affaire, l’aveu d’une conception de la ville et de la démocratie qui nie totalement, une fois de plus, la nécessité des contre-pouvoirs et le rôle essentiel des militants engagés dans
la vie de la cité et au service de ses habitants.
En se cachant derrière des arguments horaires qui ne tiennent pas la route, la municipalité d’Orléans a entrepris
de privatiser la crèche des Chats Ferrés. En langage politiquement correct, cela donne : « Délégation de service public » (DSP). Il paraît qu’à Dijon, dans la ville du socialiste François Rebsamen,
ça marche très bien. Faut quand même être à court d’arguments solides pour aller chercher des justifications dans l’autre camp. Et ça n’est pas parce qu’un maire de gauche fait n’importe quoi qu’on
doit répéter les mêmes bêtises.
A cours d’arguments d’ordre moral, l’évêque d’Orléans en est réduit à faire appel à la
science pour fustiger l’utilisation du préservatif. Les Socialistes d’Orléans condamnent cette position de Mgr Fort avec la plus grande fermeté : parce qu’elle est scientifiquement fausse, parce
qu’elle est finalement une incitation à ne pas utiliser le préservatif, qui reste le moyen le plus sûr et le plus efficace pour se prémunir des infections sexuellement transmissibles, dont le
SIDA.
On sait le Vatican attaché à l'acharnement thérapeutique. Si ça continue, l'Eglise catholique
risque bien de devoir se l'appliquer à elle-même. Car au rythme où Benoît XVI multiplie des déclarations plus accablantes les unes que les autres, il va finir par donner le coup de grâce à
l'institution. Sa dernière bévue à propos du préservatif, prononcée sur un continent qui crève du Sida, a provoqué un tollé international. Il suffit de voir, par exemple, la campagne de soutien, menée par Madonna, au Malawi ravagé par le terrible virus pour se rendre compte de la gravité des propos du pape.
Même Alain Juppé y est allé de son commentaire assassin : « Ce pape commence à poser un vrai problème ». Jusqu'aux catholiques français qui commencent à l'avoir mauvaise. Selon
un sondage Ifop publié par le Journal du Dimanche, 43% d'entre eux souhaitent la démission de Benoît XVI.
A son âge – Serge Grouard vient de fêter ses 50 ans – c'est pas beau de mentir. Faisant, dans La
République du Centre du 17 mars 2009 le tour des ratés et des retards qui s'accumulent, le député-maire d'Orléans explique sans gêne que le partage de la halle de la
Charpenterie ne serait imputable qu'au recours déposé par un contribuable odieusement manipulé. On sait qu'il en est tout
autrement. L'ensemble des commentaires est du même tonneau. Les relations avec Charles-Eric Lemaignen ? RAS selon Serge Grouard alors que tous ceux qui les ont vus travailler
ensemble « hors caméra » ont pu constater qu'il en est tout autrement. Les témoignages ne manquent pas. La fac de lettres ? « Ce n'est pas au maire d'imposer un
solution » affirme aujourd'hui celui qui, il y a quelques années a annoncé ce transfert sans aucune concertation, avant d'être contraint à reculer. La gare routière
? Ca n'est pas sa faute si elle va être supprimée. On sait désormais que le président - UMP – du Conseil général avait averti Serge Grouard de longue date. Le mur végétalisé de la
gare d'Orléans ? « Remis en cause pour des raisons techniques et financières ». Après la dalle construite trop vite, les fuites dans la verrière, les reflets gênants de
la toiture et la liaison tram-train renvoyée au calendes grecques, ça fait beaucoup d'imprévision. L'Inex ?
« On reprend les choses et ça va marcher ». Exit les mises en garde réitérées de l'opposition de gauche au Conseil d'agglomération lors du lancement du projet. L'histoire leur
donne raison. Mais le maire d'Orléans persiste et signe et s'autoconcainc : « Ca va marcher » ! L'équipe municipale ? « Un formidable
alchimie ». Des UMP perpétuellement muets (la liste est trop longue) + un ultra libéral compétent aux dents longues (Olivier Carré) + un millonniste aux dents longues (et de deux !)
récupéré par le Nouveau Centre (Sarkotillot) + des élus Modem totalement suivistes + des vieux de la vieille reconvertis Gauche moderne (faut-il vraiment dire de qui il s'agit ?) + un jeune
militant du mouvement pour la France qui distille des idées d'un autre âge + un président de l'Agglo qui rêve d'être calife à la place du calife : tout cela ressemble beaucoup plus à un mélange
hautement instable qu'à une « formidable alchimie ». Le jour où ça va péter, ça va faire du bruit.
Prenez plus de sept cents candidats
pour vingt à vingt-deux sièges potentiels. Ajoutez la parité, l'équilibre des régions françaises, leur poids dans le parti et le jeu des motions et autres courants, quelques
égos surdimensionnés, une volonté de renouvellement et de diversité : vous obtenez une équation politique quasiment impossible à résoudre. La liste concoctée par la direction du Parti socialiste
pour les élection européennes du 7 juin prochain a pourtant été adoptée sans ambiguïté par le Conseil national du PS le (189 voix pour, 14 contre et 18 abstentions). Qui plus est, 21 régions sur
22, 95 départements sur 100 et et 81 % des militants invités à s'exprimer le 12 mars ont apporté majoritairement leur soutien à ces listes. Reste le Limousin. Ou plus exactement deux
départements de cette région qui on fait basculer le vote régional. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Il ne s'agissait pas tant de s'opposer à la tête de liste – le fabuisien Henri Veber – que de
sanctionner l'absence du président de la région, Jean-Paul Denanot. Ce dernier, député européen sortant, avait mis tout son poids dans la balance : c'était lui ou personne. Au nom du non-cumul des
mandat édité comme règle absolue par Martine Aubry, ce fut personne. Il y a des moments où il faut passer des paroles généreuses aux actes.
C'est une histoire que j'ai souvent racontée. Un jour, journaliste
à Témoignage Chrétien, j'interviewais l'abbé Pierre dans son appartement-bureau de la petite couronne parisienne. Le fondateur d'Emmaüs me parlait de sa rencontre avec un prêtre des
favelas brésiliens qui lui avait dit, en substance : « Dites au Saint-Père (alors Jean-Paul II), quand vous le verrez, que ses discours sur la contraception, ça ne passe pas ici. Pour
se protéger du SIDA et des grossesses non désirées, les préservatifs sont indispensables ».
« Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit » : Marguerite Duras.
Le livre de Sébastien Buron-Levêque est un cri, tout droit sorti du cœur de l'adolescent qu'il était lorsqu'il a écrit ces lignes. Cette période si cruciale de la vie où, le soir au fond d'un lit
froid ou au petit matin, on ressent durement, pour la première fois, l'absence de l'être aimé. Ces moments où l'on ressent la blessure des premières séparations, la douleur de l'abandon, le
gouffre du désir inassouvi.
Avec des mots - empreints de ce romantisme qui caractérise l'âge des premiers émois - tantôt durs, tantôt doux, qui émeuvent ou font rire, Sébastien, jeune homme pudique, hurle sans
bruit.
Par ces lignes, Sébastien nous parle de ces êtres – vivants ou disparus – qui ont marqué sa vie de lycéen et qu'il garde bien enfouis, enfermés dan les recoins de son âme.
Par les photos qui accompagnent ses textes, Sébastien imprime, en filigrane, sa douceur, sa réserve, sa solitude et sa timidité. Ses photos, elles aussi, parlent de lui, assurément.
Pour financer l’édition du premier livre de Sébastien Buron-Lévêque, Enfermés, une souscription vous est proposée. Le principe est simple : acheter à l’avance et avant la date limite du 15 avril 2009 le
livre à un prix inférieur à ce que sera son prix de vente public une fois que celui-ci sera imprimé… et permettre ainsi l’édition de l’ouvrage. Le livre, numéroté, vous sera remis ou expédié dès
l’impression de celui-ci.
Au format 21 x 15 cm, composé de 76 pages reliées, dont 30 photos pleine page, il est édité par Com’In Design.
Le prix de souscription est de 9,50 € TTC (frais d’envoi non compris en cas d’expédition par voie postale). Prix de vente public (après souscription) : 15 € TTC.
>> Télécharger le bon de souscription
Au JT de 20h de France 2 ce soir-là, la fausse indignation de la militante UMP de la Guadeloupe avait quelque
chose d’indécent. Son énorme collier de perles faisait tâche sur ses propos dénonçant l’irresponsabilité des travailleurs antillais demandant une augmentation mensuelle de 200 euros pour les bas
salaires. Quelques jours plus tard, sur la même chaîne, un planteur blanc à l’accent des Antilles expliquait lui aussi à Benoît Dusquenne (Complément d'Enquête du 9 mars 2009), devant sa piscine perchée au dessus des ses champs de
canne à sucre, qu’il s’agissait là d’une revendication inconsidérée. Dans le même reportage, on découvrait avec stupéfaction le massacre, par la gendarmerie, de plus de quatre-vingts travailleurs
guadeloupéens en colère – déjà – en mai… 1967. Aujourd’hui encore, le chiffre officiel des victimes est de… sept morts !
Les raisons de la colère. On ne pourrait comprendre le long conflit qui
a paralysé les Antilles ces dernières semaines sans prendre en compte cette réalité et cette histoire. Les raisons de la colère trouvent tout autant leurs racines dans le passé colonial de ces
départements d’outre-mer que dans des inégalités sociales. Le pouvoir économique reste confisqué, là comme dans les autres DOM, par une poignée de békés (les blancs). Nous avons ainsi pu ainsi
entendre ces dernières semaines, à l’occasion de ce conflit, de nombreux témoignages de discriminations à l’embauche dont sont toujours victimes les descendants noirs des esclaves africains,
majoritaires dans ces anciennes colonies françaises. Chacun sait par ailleurs que les « métros » qui viennent travailler dans les DOM perçoivent une prime exceptionnelle dite de « vie chère ».
Ainsi, pour un pilote d’Air France, elle représente une augmentation de salaire de 40%, à laquelle s’ajoute une prime de logement mensuelle de 2000 euros. De quoi s’offrir la location d’une belle
maison avec piscine. « La Guadeloupe est à nous, la Guadeloupe n’est pas à eux » ont scandé les manifestants durant tout le confilt.
Vierge effarouchée. Dans ce contexte, l’indignation – encore
elle – du secrétaire d’Etat à l’outre-mer, face aux propos provocateurs du leader du LKP Elie Domota, cette indignation est, elle aussi, décalée. Jouant les vierges effarouchées, Yves Jego a
qualifié de « dérapage verbal inqualifiable » les déclarations d’Elie Domota affirmant que les entrepreneurs qui refusaient l'accord d'augmentation de 200 euros des bas salaires
devraient « quitter » la Guadeloupe et qu'il ne « laisser(ait) pas une bande de békés rétablir l'esclavage ». Ou comment se voiler pudiquement la face devant un héritage
historique dérangeant et non assumé.
L'extrait de Complément d'enquête consacré au massacre de Mé 67
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