A propos des voeux du maire d'Orléans au personnel de la Ville
Orléans avait déjà son shérif. La capitale régionale peut désormais s’enorgueillir, en outre, d’avoir parmi ses édiles un directeur de casino, façon Las
Vegas.
Vendredi soir, Serge Grouard, alias Sergio Grouard son frère jumeau, a débuté la cérémonie des vœux au personnel de la ville par une descente du
« grand escalier » du Zénith, en grandes pompe et en smoking. Quelques minutes auparavant, « Jean-Jacques » avait tenté de chauffer la salle des invités à la fête auxquels on
avait remis un boa de plumes pour les femmes et un nœud papillon pour les hommes. Mais visiblement, la foule, pas du tout « en délire » n’a que moyennement
apprécié.
Le directeur-maire Grouard a ensuite proposé aux employés de la ville un jeu destiné à permettre l’ouverture des portes du casino. Un quiz des
quartiers d’Orléans destiné à faire la promotion de toutes les belles œuvres de la municipalité actuelle.
Certes, nous étions un vendredi 13. Certes la
plaque de 500 euros remise à l’entrée de la salle de jeux était en plastique. Mais, outre que le « modèle américain » n’a rien de très séduisant, n’y a-t-il pas quelque indécence, alors
que nous vivons dans un société par trop dominée par la finance et le chacun pour soi, de ne proposer comme divertissement qu’un jeu – virtuel certes –
d’argent ? !
Remarquez, on pourrait faire encore plus fort. Je propose donc, pour l’an prochain, un Monopoly® géant, où la Motte Sanguin et la
tête Nord du Pont de l’Europe viendraient remplacer la rue de la paix ou l’avenue de Courcelles. Tout le patrimoine de la ville serait ainsi – « pour de faux » - l’objet ludique d’une
grande braderie.
Cela aurait au moins le mérite de rappeler quelque peu la réalité : celle d’une municipalité qui a pris pour habitude de confier
l’aménagement de la ville dont elle a la charge à des promoteurs privés.
ajouter un commentaire commentaires (0) créer un trackback recommander




Derniers Commentaires