Dimanche 7 janvier 2007
Bénédicte Maréchal, adjointe aux affaires scolaires de la Ville d'Orléans, a, lors de la séance du Conseil municipal du 26 janvier 2007, franchi la ligne jaune, utilisant comme argument du débat politique un aspect de ma vie privée concernant, de surcroît, mes enfants.
La maire d'Orléans, sans s'excuser vraiment, a tenté de minimiser l'incident. Ce qui n'a d'ailleurs pas convaincu la journaliste de La République du Centre, Anne-Marie Coursimault, qui, dans l'édition du lendemain s'est fendue d'un billet sans équivoque.

L'attaque est venue à la suite de mon intervention sur le bilan fait par Florent Montillot sur la politique de prévention (sic) et de sécurité de la ville

Extraits du procès-verbal officiel du Conseil municipal.
Episode 1 : mon intervention initiale
M. Martineau. M. le Maire, chers collègues, je ferai quelques remarques.
D'abord en ce qui concerne la première partie de l'exposé, nous avons eu droit effectivement à beaucoup de chiffres et ils sont une manière d'illustrer une politique. On a eu aussi quelques exemples pour illustrer. Moi, j'aimerais que nous ayons un bilan plus qualitatif. A quoi cela sert ? Quelle est l'efficacité ? Il y en a sans doute une, mais qu'on nous le dise ! On peut aligner des chiffres et on sait très bien que dans des domaines locaux, nationaux ou internationaux où on dépense des millions et des milliards, cela peut aboutir à rien. Donc on dépense beaucoup d'argent, on mobilise beaucoup d'énergie, mais quelle est l'efficacité réelle qualitative de toutes ces politiques ? Je pense que le bilan qui nous a été fait est incomplet, il y manque l'autre partie. Peut-être qu'un jour, vous nous ferez un bilan qui soit aussi qualitatif.
Je voudrais émettre un vœu. Je ne sais pas si vous le savez, mais il existe en matière de prévention, au sein de l'Education Nationale, ce qu'on appelle les Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté (RASED). Le RASED comprend en général deux enseignants spécialisés et un psychologue scolaire. Et bien aujourd'hui à Orléans, si un enfant a des difficultés et que les parents et les enseignants veulent faire appel à ce RASED, il n’y a personne. Personne n’est disponible, personne n’a été nommé dans ces postes là, les derniers sont partis, sans doute parce que le quartier de l'Argonne étant intégré dans ce secteur, cela en a fait fuir plus d'un. Mais néanmoins, voilà la réalité. Pour ma part, je l'ai vécu à l'école Montessori en particulier, parce qu'à l'époque, il y avait ces enseignants spécialisés, et j'ai eu de nombreux témoignages d'enseignants qui m'expliquaient que parfois un petit coup de pouce, une prise en charge pendant une, deux voire trois semaines d'un enfant en difficultés permet de le remettre sur les rails. On sait très bien que l'échec scolaire est le terreau d'un certain nombre de difficultés qui surviennent après, à l'adolescence. Donc je regrette évidemment cette réalité et je voudrais que l'on se mobilise tous — c'est le vœu que j'émets, mais peut-être avez-vous déjà mené des actions en tant que Ville et dans ce cas là, quelles sont-elles - en tant qu'élus nationaux pour demander au Ministre de l'Education Nationale que le RASED soit rétabli dans notre Ville. Il n'est pas normal que dans une ville comme Orléans, le RASED n'existe plus.
Deuxième point, toujours lié à l'Education Nationale. Il avait été mis en place des aides-éducateurs dans un certain nombre d'établissements. J'ai vu leur efficacité notamment à l'école Charles-Péguy et j'ai vu aussi ce qui est arrivé dans cette école lorsqu'on a supprimé ces postes d'aide- éducateurs - c'est François Bayrou d'ailleurs qui a commencé à les supprimer - et depuis cela ne s'est pas arrangé. J'ai encore rencontré récemment un certain nombre de parents qui m'ont fait l'écho d'une dégradation de la situation. Alors pourquoi je dis cela ? Parce qu'évidemment avec l'absence de RASED et la disparition des aides éducateurs, on peut faire toutes les politiques locales que l'on veut, elles sont la conséquence d'un désengagement de l'Etat dans l'Education Nationale et la conséquence de choix budgétaires qui sont votés. Voilà ce que je voulais dire sur ce point.
Sur la partie consacrée au bilan de la délinquance, je voudrais émettre un regret que j'avais déjà émis à l'occasion de l'enquête qui avait été faite sur la délinquance. Il se trouve que j'avais été sondé par téléphone sur cette question à l'époque. On n’évalue pas du tout la délinquance routière qui pourtant est une délinquance qui touche beaucoup de concitoyens, qui tue des enfants et des adultes régulièrement et qui est un vrai problème sur un certain nombre d'axes de la ville d'Orléans où on circule à pied ou en vélo avec beaucoup de craintes pour nos enfants, pour les personnes à mobilité réduite, etc. Peut-être que cela ne fait pas partie des grands schémas de statistiques habituels, mais si on voulait faire un vrai bilan de la délinquance dans une ville, il faudrait intégrer la délinquance routière parce qu'elle touche vraiment notre vie quotidienne et elle continue de tuer des personnes. Je vous remercie.

Episode 2 : Bénédicte Maréchal franchit la ligne jaune
Mme MARECHAL - J'ai deux réponses à faire, une que j'ai oubliée de donner tout à l'heure et une deuxième qui a été formulée par la suite.
Concernant l'école Charles Péguy, M. Martineau, depuis que vous avez obtenu une dérogation pour quitter l'école en 2000-2001, la situation de l'école s'améliore nettement, pas parce que vous en êtes parti, mais parce que la Ville y travaille très sérieusement. Pour vous donner une des preuves les plus simples ...
M. MARTINEAU - Si vous voulez qu’on fasse un débat sur les dérogations, je veux bien, mais ce genre d'attaque personnelle ... c’est un long débat.
M. le Maire - Pourquoi le prenez-vous pour une attaque ?
M. MARTINEAU - Je me suis battu pendant des années dans cette école, alors venir me faire un procès d'intention comme cela, c'est particulièrement malhonnête. Je sais que l'on me fait aussi des procès d'intention quand je ne suis pas dans les hémicycles, mais je trouve cela particulièrement malhonnête. Je veux bien que l'on mette sur la table toute l'action que j'ai menée comme parent d'élève dans cette école. Venir m’envoyer aujourd'hui à la tête que j'ai mes enfants qui sont dans une autre école, parlons-en, mais il faut un débat complet sur le problème des dérogations. C'est un peu facile !
M. le Maire - Ne vous énervez pas. M. Martineau!
(M. Martineau quitte la salle du Conseil Municipal).
M. le MaireEcoutez, on parle d'une dérogation. Je ne vois pas où est l'attaque ?
(réaction sur les bancs de l'opposition).
M. le Maire - Attendez, il y a des personnes qui ont des dérogations et ce n’est pas une attaque.
M. Sueur – Il ne faut pas évoquer la situation personnelle de chacun, M. le Maire, vous le savez bien.
M. le Maire - M. Sueur, je ne veux pas que M. Martineau prenne cela comme une attaque.
M. SUEURMme Maréchal a parlé du fait que ses enfants avaient quitté l'école Charles Péguy pour aller dans une autre école.
M. le Maire - Je n’en sais rien et puis, je vois vraiment pas où est le problème !
M. Sueur - Je considère que c’est un argument qui n’a pas à être utilisé dans un débat public. On pourrait faire un bilan complet si vous le voulez pour savoir où chacun met ses enfants, dans quelle école, pour quelles raisons.
M. le Maire - M. Sueur, vous n’avez pas la parole. Je suis tout à fait désolé que M. Martineau se sente agressé. Je vais rendre, si vous le voulez bien, la parole à Mme Maréchal pour terminer.
Mme MARECHAL -Je souhaitais simplement faire remarquer que M. Martineau a sans doute une moins bonne connaissance de l'intérieur de l'école aujourd'hui, c’est tout ! Cela ne va pas plus loin.
 
Episode 3 : à la fin du Conseil, à l’occasion d’une question écrite
M. MARTINEAU - M. le Maire, chers collègues, permettez-moi, cette fois calmement, et puisque vous semblez dire que les questions que nous allons poser sont des attaques personnelles, en ce qui me concerne et je crois en ce qui concerne mes collègues, quand on a pu critiquer tel ou tel aspect de votre action, cela n'était que votre action d'élu. Pour ma part, si Mme Maréchal avait voulu souligner que je n'étais plus parent d'élève à l'école Montessori, elle pouvait le faire sans préciser que j'avais demandé une dérogation qui relève uniquement d'un choix de vie privée et qui concerne mes enfants. Je ne doute pas que beaucoup d'entre vous regretteraient qu'on étale la vie privée de leurs enfants dans cette enceinte. Donc je continue à dire que ces propos étaient scandaleux quelles que soient les excuses que vous avez faites après. Je veux bien que l'on parle de tout mais cela ne concerne que moi, mes enfants et cela n’a rien à voir avec le débat politique. < 
 
 
 
 
par Pascal Martineau publié dans : Orléans
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Jeudi 4 janvier 2007

Mes voeux aux socialistes d'Orléans. Je suis heureux de vous présenter à chacun et chacune d’entre vous, tous mes vœux pour 2007. Que 2007 soit pour vous et vos proches, dans votre vie familiale, votre travail, vos engagements, une belle et riche année. 
A nous tous, je souhaite une année 2007 pleine d’enthousiasme militant pour battre Sarkozy et faire gagner la gauche, avec Ségolène Royal et les députés que nous élierons. 
A nous tous, je souhaite beaucoup de rencontres avec les hommes et les femmes citoyens de notre pays. 
A nous tous, je souhaite toute la détermination et le courage nécessaires pour commencer à redonner confiance en la politique à celles et ceux qui s’en méfient et s’en défient, et en particulier les plus vulnérables, les plus démunis, les plus pauvres de nos concitoyens. 
A nous tous, je souhaite une Gauche qui sera capable de redonner de l’espérance à tous ceux qui en manquent, une Gauche capable de changer durablement la vie, une Gauche à la pointe de la construction d’une Europe qui saura peser dans les équilibres de notre monde si injuste. <

par Pascal Martineau publié dans : Parti socialiste
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Mardi 2 janvier 2007
Lettre de Joëlle Beauvallet, conseillère générale du Loiret, conseillère municipale d’Orléans, André Casamiquela, Nino-Anne Dupieux, Pascal Martineau, et Hélène Mouchard-Zay, conseillers municipaux d’Orléans au préfet du Loiret

Monsieur le Préfet,
 
Nous avons participé ce dimanche 31 décembre 2006 au rassemblement organisé place du Martroi à Orléans, à l’appel du Réseau Education Sans Frontière (RESF), à l’occasion de la visite à Orléans de M. Nicolas Sarkozy, ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur.
 
Or, au moment où un représentant de RESF a voulu déployer une banderole sur laquelle était simplement inscrit le logo de RESF, nous avons constaté qu’il s’est vu opposer une interdiction formelle de la part d’un fonctionnaire de police, lequel a bien fait comprendre calmement mais avec fermeté, qu’il n’hésiterait pas à utiliser la force afin de faire respecter cette interdiction.
 
Nous avons bien noté que l’interdiction ne portait pas sur le rassemblement lui-même mais sur le fait de déployer une banderole.
 
En tant qu’élus de la République, nous avons alors demandé à ce fonctionnaire de la Police nationale sur quel texte juridique se fondait cette interdiction, l’invitant à nous citer le texte de loi ou de décret correspondant. Il nous a simplement répondu qu’il s’agissait de « consignes ».
 
Nous nous permettons donc de vous faire part de notre grand étonnement à l’égard de cette « consigne » qui nous paraît contraire au droit le plus élémentaire à la liberté d’expression.
 
Nous en sommes d’autant plus choqués que cette « consigne », dont on n’a pu savoir d’où elle venait, s’est appliquée à une association qui n’a d’autre objectif que de défendre la dignité d’enfants dans la détresse et de leurs familles.
 
Nous souhaiterions donc connaître, Monsieur le Préfet, les fondements juridiques précis (article de loi, décret…) qui ont autorisé ce fonctionnaire de police à interdire à RESF le droit à déployer une simple banderole.
 
Quoi qu’il en soit, nous considérons cette interdiction prononcée à l’encontre de manifestants pacifiques comme un abus de pouvoir ainsi qu’une atteinte grave à la liberté d’expression.
 
Nous vous remercions par avance pour la réponse que vous pourrez nous apporter, et nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, à l’expression de nos sentiments les meilleurs.
par Pascal Martineau publié dans : Orléans
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