Mercredi 9 avril 2008
« Réduction des activités routières du réseau scientifique et technique permettant un redéploiement partiel des capacités d'expertise dans les domaines nouveaux ou en croissance (prévention des risques, expertise sur l'énergie, la biodiversité, etc.) ». Ou encore : « Réorientation des prestations externes d'ingénierie du réseau scientifique et technique vers des activités à plus forte valeur ajoutée et par la rationalisation des fonctions support » Ces deux mesures font partie, sous la rubrique « développement durable » de la « liste des décisions du conseil de modernisation des politiques publiques » annoncé par le Président himself le 4 avril dernier. Et ne dites pas que vous n’avez pas compris ! Ou comment parler pour ne rien annoncer, surtout en matière de développement durable. La Ville d’Orléans n’aurait pas fait mieux avec son Agenda 21. Ou comment surtout, compenser les quinze milliards de cadeaux fiscaux annuels aux Français les plus riches par une série de mesures soit inefficaces ou alors carrément antisociale. Car dans d’autres domaines, c’est nettement plus explicite. Ainsi, en matière d’emploi et de formation professionnelle on nous annonce la « limitation des contrats aidés aux personnes les plus éloignées de l'emploi (bénéficiaires de minima sociaux et demandeurs d'emploi de catégorie 3) ». Pour avoir été administrateur d’une régie de quartier, je sais combien ces « emplois aidés » jouent un rôle essentiel tout particulièrement pour les « personnes les plus éloignées de l’emploi ». Vouloir en réduire le nombre est criminel quand on sait les difficultés que des hommes et des femmes en galère rencontrent pour reprendre pied dans le monde du travail. Cette mesure, perdue au milieu de 165 autres, est symbolique de la manière dont Nicolas Sarkozy entend remplir les caisses qu’il a lui-même vidées.
par DAZIBAO publié dans : Politique nationale
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Dimanche 6 avril 2008
Maurice Pelloux-Prayer n'aime décidément pas qu'on dise du mal de son parti : le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers. L'ancien conseiller municipal d'Orléans, « délégué MPF de la deuxième circonscription » n'a pas apprécié que, dans le reportage sur Liliane Coupez diffusé sur France 3 jeudi 3 avril, j'aie dénoncé le double acoquinage de l'ancien conseillère PRG avec le sieur Montillot et... le MPF. Dans une lettre qu'il m'a adressée, celui qui fut l'un des virés de la liste Grouard écrit : « Je constate que vous ne parvenez pas à accorder au MPF le respect qui est dû à un parti dont la ligne de conduite ne varie pas. J'avais espéré un temps que, la sagesse vous venant avec la maturité, vous vous seriez mieux informé et tiendriez dès lors des propos plus justes ».
On ne saurait mieux dire. S'agissant, par exemple, des positions du président du MPF sur l'homosexualité et les étrangers, celles-ci ne varient effectivement pas : elles restent très proches de celles du Front national. Et, agiter, comme le fait Maurice Pelloux-Prayer, l'épouventail du « PC de sinistre mémoire, qui sévit encore comme chacun sait en Chine ou a Cuba » ne fait plus peur à personne : les communistes d'aujourd'hui n'ont plus grand chose à voir avec ceux qui hantent encore la mémoire d'une certaine droite. La Chine n'a plus de communiste que ce que ce système avait de pire et je doute que beaucoup de militants du PCF soutiennent encore ce régime qui a fait du capitalisme pur et dur sa raison d'Etat.

Formule consacrée. Quand aux « voix de la LCR ou de LO » que nous n'aurions aucune gêne à « récupérer » « pour faire le plein au 2e tour pour l'emporter sur la liste concurrente », force est de constater que ça n'a pas bien fonctionné. En outre, selon la formule consacrée, « les voix des électeurs n'appartiennent à aucun parti ». Maurice Pelloux-Prayer devrait se souvenir que la liste sur laquelle il était candidat en 2001 a aussi été élue avec les voix d'électeurs du Front national. Si vraiment nous avions voulu « récupérer » les voix de Lutte Ouvrière, nous aurions accepté, comme ils le demandaient, de les accueillir sur la liste « Orléans gagnant pour tous ». Mais contrairement à la stratégie de Serge Grouard, notre objectif n'était pas de faire un rassemblement de circonstance.

Un score à la cubaine. Le militant du MPF poursuit : « Réfléchissez un peu (sic, ndr) : comment pouvez-vous supposer que, si le Président de Villiers était le moins du monde le faciste que vous vous évertuez à faire croire (en l'associant dans mon propos à « Sakotillot » ?, ndr), les Vendéens seraient assez masochistes pour le garder comme président du Conseil général depuis 20 ans ? Elu au premier tour avec plus de 79% des voix lors des dernières cantonales – ça vous fait rêver non ? (un score à la cubaine non ?, ndr) ». Vous savez, Maurice Pelloux-Prayer, Patrick Balkany (pour ne prendre qu'un exemple), malgré toutes ses honteuses casseroles est bien régulièrement réélu. Le suffrage universel a ses limites !
Mais pour être sûr de convaincre, le militant MPF sort, pour finir, l'argument massue, ou du moins ce qu'il croit être tel : « Vous que j'ai vu très souvent aux défilés militaires pour manifester, je pense, votre attachement et votre respect à notre armée... » Stop. Vous pensez mal,  Maurice Pelloux-Prayer, car vous devriez savoir que j'ai été objecteur de conscience. Ca n'est pas par « respect à notre armée » que j'ai assisté aux cérémonies militaires mais par devoir (comme conseiller municipal) et pour rendre hommage à ceux qui se sont battus et sont morts pour défendre notre liberté ou à cause, comme dirait Barbara, de la « connerie » de la guerre.
Une question reste cependant, entêtante. Que me manque-t-il le plus : la sagesse ou la maturité ?
par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Dimanche 6 avril 2008
« Insistant, parfois ironique, un brin polémiste, mais pas agressif côté opposition. Déjà exaspéré, dur, limite condescendant côté majorité » : comme l'indique Anne-Marie Coursimault dans La République du Centre du 5 avril 2008, « le ton est donné » au conseil municipal d'Orléans. A l'opposition qui déplorait le fait que le nombre de ses représentants au Conseil d'agglomération ait été divisé par deux (il est passé de deux à un), le maire d'Orléans et son complice Charles-Eric Lemaignen ont répondu – déjà - par le mépris. Version officielle : Serge Grouard a été « très déçu » par notre attitude lors du précédent mandat. Pas assez constructifs à ses yeux, nous avons été, comme je l'ai déjà relevé, « punis » pour notre impertinence. Celle-là même, comme l'a rappelé Michel Brard, qui nous a fait réclamer avec insistance la seconde ligne de tram.
Comme cela ne suffisait pas, le suffisant Michel Martin a stigmatisé les absences répétées de Michel Brard du Conseil d'agglomération. J'invite chacun – et l'adjoint aux finances en particulier – à aller relever, sur les procès-verbaux du Conseil d'agglomération, les nombreuses absences de Serge Grouard au cours des sept dernières années, en particulier en fin de mandat. Sans compter le mépris fréquemment accordé par les réprésentants de la Ville d'Orléans à l'égard du comité de pilotage du la seconde ligne de tramway. Serge Grouard l'a souvent boudé et, lui-même et ses représentants, quand ils y étaient présents, refusaient régulièrement de faire part de leur position précise sur certains points essentiels, quand, dans le même temps, ils l'exigeaient d'autres communes.

Bille en tête. Comme elle l'avait fait avec moi-même lorsque je suis arrivé au Conseil d'agglomération, la droite orléanaise, tente, Jean-Pierre Sueur n'étant plus là, de prendre bille en tête – avec force agressivité – les conseillers qui lui paraissent les plus nocifs et/ou les plus vulnérables. Selon des échos qui me sont parvenus par des personnes ayant assisté au Conseil muncipal de ce vendredi 4 avril, Serge Grouard s'est ainsi particulièrement acharné contre le Vert Jean-Philippe Grand et le socialiste Baptiste Chapuis. « Ne parlez pas au nom des Orléanais. Ils vont ont réduit à la minorité » a ainsi lancé Serge Grouard à Baptiste Chapuis, avec toute la délicatesse qui caractérise le député-maire. Une conception de la démocratie qui réjouira sans doute les 18 257 électeurs qui ont apporté leur suffrages à la liste de rassemblement à gauche « Orléans gagnant pour tous », contre 19 288 aux candidats de la liste UMP-MPF-MoDem, soit 1 031 voix !
Après les grands dicours sur l'ouverture et la tolérance, cette attitude méprisante – qui n'étonnera cependant personne - n'est guère de bonne augure pour le mandat qui s'annonce.

>> Je vous signale une nouvelle venue dans la blogosphère orléanaise avec "Place de l'Etape", le blog de Corinne Leveleux-Texeira, nouvelle conseillère municipale d'opposition depuis le 16 mars dernier.
par DAZIBAO publié dans : Orléans
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Vendredi 4 avril 2008












A Pékin, les revendeurs de billets pour les JO
à la sauvette sont passibles de plusieurs années de camp de rééducation, sans procès. Direct au gnouf !
Plus loin, du côté du Tibet, l’armée « populaire » réprime et musèle la contestation du peuple colonisé.
On a beau dire, on a beau faire, les Jeux Olympiques de Pékin ne peuvent pas nous laisser indifférents. Esprit sportif ou pas, à l’heure où la flamme des JO va faire étape à Paris, il est de salubrité publique de s’interroger sur la pertinence du choix du lieu de ces jeux.
Car la Chine a, pour le malheur des Chinois, le triste privilège de cumuler deux défauts majeurs : un système politique verrouillé et stalinien et un capitalisme effréné au sein duquel les « travailleurs » sont pour la plupart des sans-droits (pas de contrat, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de syndicats, etc.) au service d’une caste privilégiée composée de dignitaires du parti unique et de grandes multinationales. Celles-là mêmes qui font fabriquer nos vêtements, nos ordinateurs, nos jouets, nos gadgets Mac Do, etc. Comme on le chantait en Mai 68, « chacun de nous est concerné » !
Il est, je le pense, malhonnête de laisser croire que les JO de Pékin puissent être l’occasion d’ébranler le pouvoir en place. Car ce serait sans doute le début de la fin. A l’instar de ce qu’il est advenu à son grand frère soviétique après la chute du Mur de Berlin, il est à craindre que le plus grand pays du monde ne se disloque si le pouvoir autoritaire qui le dirige ne commence à se fissurer. C’est tout le dilemme. Avec un Poutine insaisissable, un Proche-Orient disloqué, l’Irak embourbé dans la guerre et l’Afghanistan qui n’arrive pas à de débarrasser des Talibans, la communauté internationale n’a sans doute pas envie, pour des raisons autant économiques que stratégiques, de voir surgir un foyer d’instabilité dans cette région du monde.
Quelques sincères manifestations indignées n’y changeront sans doute malheureusement rien.


par Pascal Martineau publié dans : Monde
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Vendredi 4 avril 2008
Le 4 avril 1968, le pasteur noir américain Martin Luther King est assassiné à Memphis. L’infatigable et non-violent défenseur des droits de l’Homme est tombé sous les balles de la haine et du racisme. A la force bestiale de l’intolérance, il a inlassablement opposé la force des mots. Des discours qui ont enflammé les foules sans les embraser, qui ont redonné espoir à ces millions de descendants des esclaves africains que les lois ségrégationnistes américaines d’alors maintenaient dans un état de sous-hommes. Soixante ans après, les Etats-Unis de Kennedy et de Bush s’apprêtent peut-être à élire un président métis. Une véritable révolution, même si ce pays reste profondément marqué par l’héritage de l’esclavage et par une conception communautariste de la société.
A l’heure où certains, ici en Europe, semblent séduits par ce modèle au point de vouloir lui faire traverser l’Atlantique (ou même seulement la Manche tant les Anglais en sont déjà très imprégnés), il n’est pas inutile de relire (ou de réécouter en VO) le plus célèbre discours de Martin Luther King – « I have a dream… » -, prononcé le 28 septembre 1963 à Washington. Je suis parcouru de frissons à chaque fois que je l’entends.

« Le moment est maintenant venu de réaliser les promesses de la démocratie ; le moment est venu d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale ; le moment est venu de tirer notre nation des sables mouvants de l’injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la fraternité ; le moment est venu de réaliser la justice pour tous les enfants du Bon Dieu.





Je rêve que, un jour, sur les rouges collines de Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je rêve que, un jour, l’État du Mississippi lui-même, tout brûlant des feux de l’injustice, tout brûlant des feux de l’oppression, se transformera en oasis de liberté et de justice. Je rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans un pays où on ne les jugera pas à la couleur de leur peau mais à la nature de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !
Je rêve que, un jour, même en Alabama où le racisme est vicieux, où le gouverneur a la bouche pleine des mots "interposition" et "nullification", un jour, justement en Alabama, les petits garçons et petites filles noirs, les petits garçons et petites filles blancs, pourront tous se prendre par la main comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !
Je rêve que, un jour, tout vallon sera relevé, toute montagne et toute colline seront rabaissés, tout éperon deviendra une pleine, tout mamelon une trouée, et la gloire du Seigneur sera révélée à tous les êtres faits de chair tout à la fois.
Telle est mon espérance. Telle est la foi que je remporterai dans le Sud »

par DAZIBAO publié dans : Monde
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Jeudi 3 avril 2008
Le
J’hésite à en parler. De peur de donner de mauvaises idées à « Sarkotillot ». En Angleterre, certains propriétaires ont trouvé le moyen de faire fuir les jeunes indésirables : un diffuseur d’ultrasons auxquels ne seraient sensibles que les oreilles des moins de 30 ans. Outre-Manche le système s’appelle Mosquito. Et en France : Beethoven (sic).
Après les caméras privées des bailleurs dans les cages d’escaliers et municipales à l’extérieur des bâtiments, après les lois anti rassemblement dans las halls d’immeuble, voici donc l’épouvantail sonore à jeunes. Quelle terrible société qui voit les jeunes d’abord comme un danger, une nuisance qu’il faudrait faire fuir, plutôt que comme une richesse et un dynamisme qu’elle est incapable à valoriser !
Pas de risque, semble-t-il, pour l’instant, que l’engin s’incruste dans nos villes. La ministre du Logement, Christine Boutin, a déclaré qu’il n’était pas question que les jeunes soient traités comme des animaux. Ouf ! Et tant pis pour Orléans et son adjoint à la sécurité. Mais jusqu’à quand ?

>> Signez la pétition créée par Christophe Desportes-Guilloux
par DAZIBAO publié dans : Politique nationale
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Mercredi 2 avril 2008

Nous n'avons sans doute pas été assez gentils durant le précédent mandat. Et puis ensuite pendant la campagne. Non seulement, à Orléans, nous avons critiqué le maire sortant. Mais, en plus, la gauche a remporté les élections dans plusieurs nouvelles communes de l'agglomération (Saint-Jean de Braye, Chécy, La Chapelle Saint-Mesmin, Ingré). Forcément, ça fâche. Alors Serge Grouard et Charles-Eric Lemaignen ont décidé de nous punir : l'opposition d'Orléans n'aura plus deux représentants au Conseil d'agglomération mais un seul. Durant les sept dernières années, les élus majoritaires d'Orléans ont particulièrement mal accepté quand les représentants de l'opposition n'ont pas voté comme eux, préférant privilégier l'intérêt communautaire à celui de la seule ville centre, sur le tram ou le projet « Loire trame verte » par exemple. Ils nous regardaient à chaque fois avec des yeux réprobateurs.
Certes, avec un nombre accru d’élus de gauche au sein de l’assemblée des vingt-deux communes, la gauche aura plus de poids et devra être mieux entendue. Mais pour avoir été durant quatre ans, avec Michel Brard, l’un deux uniques représentants d’une minorité dans ce conseil d’agglomération, je peux témoigner que la position n’est guère confortable. Désigné par le groupe d’opposition pour le représenter, le Vert Jean-Philippe Grand aura sans doute fort à faire.

 

par DAZIBAO publié dans : Orléans
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