Heureusement que le monde associatif vient régulièrement remettre le projet de ligne de tram est-ouest dans le débat public. Car si l’on veut entendre ce que dit
l’agglomération à propos de l’avancée de ce projet, il faut avoir l’ouïe très fine.Mais ne craignons rien, faute de dépenser de l’argent pour la réalisation
de la ligne elle-même, les dirigeants de l’agglo investissent dans… la communication. Ou comment mettre la charrue avant les bœufs. Le « bla-bla » avant les actes.
Les retards, les hésitations et les atermoiements de l’agglo à ce sujet sont sans doute suffisamment déroutants pour qu’il faille faire appel à une agence de communication pour
masquer artificiellement cette valse hésitation.Les derniers chiffres connus indiquent une mise en service en 2011. Et encore, cette information date d’avant
le report de l’enquête d’utilité publique à début 2007.
Développement durable. Il faut dire que les élus majoritaires d’Orléans, la ville-centre sans laquelle rien ne peut avancer, ne semblent pas pressés
de faire avancer le projet, ni très passionnés par celui-ci. Ainsi, on ne sait toujours pas précisément comment, concrètement, ils envisagent de faire passer cette seconde ligne faubourg
Madeleine, rue des Carmes ou encore rue Jeanne-d’Arc. On ne sait toujours pas quel type de matériel sera utilisé précisément. Pendant ce temps-là, on nous
rebat les oreilles avec le développement durable et un « Agenda 21 » hétéroclite, quand un des leviers majeurs de l’action des collectivités locales en la matière – la politique des
transports en commun – reste bloqué sur une certaine incapacité à agir.
Pendant ce temps-là, heureusement donc, le collectif pour la deuxième ligne de tram relance le débat sur les vraies questions que pose ce projet. Il demande, pétition à l’appui, que l’alternative
consistant à utiliser, à Saint-Jean de Braye, l’emprise ferroviaire pour le passage du tram, fasse l’objet d’une étude approfondie, contradictoire et transparente. Les élus socialistes de
l’agglomération ont, de leur côté, lancé un appel soutenant cette demande. Réseau Ferré de France – à qui appartiennent les voies – se dit ouvert à la négociation. Les dirigeants de l’agglo ont
dit non à cette idée sans l’avoir vraiment approfondie. La première pétition les a fait céder sur le choix du mode de transport (tramway). Tout reste donc possible. <
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