C’est sans conteste un très beau coup médiatique. Mais c’est beaucoup plus que cela, surtout si l’on considère les
sommes investies et les difficultés rencontrées : l’installation de deux éoliennes sur le site de l’usine Michelin de Dundee en Ecosse constitue un véritable pari sur l’avenir.
Pari écologique bien sûr. Car avec ces deux wind turbines installées par Ecotricity, Michelin produit 40 % de l’énergie nécessaire annuellement au fonctionnement de l’unité de fabrication de pneumatiques, soit une économie, pour notre
atmosphère, de 7000 tonnes de CO2. Dans les périodes de vent fort – et ce n’est pas ce qui manque en Ecosse et dans cette région en particulier – l’électricité produite par les deux éoliennes
suffit à 100 % des besoins de l’usine.
Pari industriel ensuite. En investissant aussi lourdement, Michelin Grande Bretagne donne au site de Dundee des gages supplémentaires de longévité, à un moment où, on le sait
bien à Orléans et en France, la multinationale clermontoise n’hésite pas à se délocaliser hors d’Europe. En outre, la réduction de la facture énergétique de l’entreprise doit permettre de
produire des pneumatiques à un moindre coût, favorisant ainsi la place de la marque au bibendum sur un marché très concurrentiel.
Pari citoyen enfin, car installer deux engins hauts de 85 mètres à proximité d’une zone habitée ne s’est pas fait
sans d’âpres discussions. Il a fallu expliquer, rassurer, résoudre les quelques désagréments générés par les deux éoliennes : brouillage de la réception télé, effets stroboscopiques de la
lumière en cas de fort ensoleillement, bruit. De nombreuses réunions ont eu lien avec les riverains et un numéro vert a été mis à la disposition des habitants de Dundee.
Face à une telle réussite, et même si la France n’est pas l’Ecosse en matière de force des vents, on ne peut que s’étonner du fait que de telles
« micro-initiatives » de production d’énergie renouvelable ne fleurissent pas un peu partout, là où c’est possible, à Orléans et sur l’ensemble du territoire de notre pays. Ce qui
serait une manière – concrète, rentable et pas « gadget » – de mettre en application tous les beaux et généreux discours sur le développement durable. Ce qui demande évidemment
« un peu » de courage politique, pour remettre en cause à la fois notre système hyper-centralisé de production d’énergie et le dogme du nucléaire. <
* Fabriquer des pneumatiques avec de l’air frais
La plus belle surprise de ce voyage officiel* à Dundee en Ecosse fut sans doute la présence
d'une délégation palestinienne de la ville de Naplouse. Composée d'adultes et d'un groupe de jeunes musiciens (le "Nablus Youth Band"), cette délégation aurait dû normalement être conduite par
son maire, Adly Yaïsh. Mais ce dernier ainsi que deux de ses deux adjoints ont été arrêtés (les Palestiniens disent "kidnappés") en mai dernier par les Israëliens et sont toujours
détenus au secret en Israël.
Belle surprise donc que ces jeunes venus apporter à Dundee un message de fraternité et en appeler à la justice. La prestation du Nablus Youth Band a eté un des moments forts
de la parade organisée le samedi 25 août devant l'Hôtel de Ville.
Séquence émotion aussi le dimanche matin, lors de l'office religieux épiscopalien (branche écossaise de l'Eglise anglicane) célébré en la cathédrale Saint-Paul, avec la
lecture, par une jeune palestinien et en arabe, d'un passage du Coran, puis plus tard, avec l'interprétation, par le choeur écossais de la cathédrale, d'un chant libano-palestinien
<
* Dundee est jumelée avec Orléans. Je faisais partie de la délégation orléanaise invitée au
Festival de la Jeunesse.
par Pascal Martineau
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Orléans
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Suite au nouveau dérapage verbal de l'adjoint au maire de Trévise (lire ci-dessous) rélévé
par Christophe Desportes-Guilloux, j'ai publié, au nom de
l'opposition municipale d'Orléans, le communiqué suivant :
"Les élus de l’opposition municipale d’Orléans dénoncent avec la plus grande fermeté le nouveau dérapage verbal de M. Giancarlo Gentilini,
premier adjoint au maire de Trévise, commune italienne jumelée avec Orléans.
En 2000, déjà, la municipalité de Jean-Pierre Sueur avait suspendu les relations avec Trévise après que M. Gentilini, qui en était alors le maire, eut tenu des propos xénophobes et racistes.
Les relations avaient ensuite étaient rétablies par M. Grouard lorsque M. Gentilini eut « diplomatiquement » laissé son siège de maire pour devenir premier adjoint. Mais, en mai 2006, après de
nouveaux propos tout à la fois racistes, xénophobes et homophobes, M. Grouard avait été contraint, à la suite d’une question écrite de l’opposition en Conseil municipal, de déclarer le premier
adjoint de Trévise persona non grata à Orléans.
M. Gentilini vient de récidiver une nouvelle fois en tenant sur la chaîne de télévision locale Rete veneta, des propos homophobes aggravés par des références racistes particulièrement
haineuses.
Nous demandons que M. Grouard tire de ce nouvel incident toutes les conséquences qui s’imposent."
M. Gentilini a dit notamment : « Je vais donner immédiatement des instructions à ma commandante (de la police municipale) pour qu'elle fasse un nettoyage ethnique des pédés
». <
>> La République du Centre du 18 août
>> L'article de Mourad Guichard sur le site de
Libération
>> Ma réaction sur France Bleu Orléans
>> Mon communiqué repris sur citegay
par Pascal Martineau
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