Vendredi 23 novembre 2007
Ca s’intitule : « Serge Grouard au pays des Patichons
». On trouve ça dans les pages locales de La République du Centre, édition de Pithiviers du 23 novembre, sous la rubrique « Patay ». Pour une fois que notre
quotidien départemental s’intéresse à l’activité parlementaire du député-maire d’Orléans, on n’allait pas laisser passer cela. Car, comme chacun sait, Serge Grouard est président du club des
parlementaires tintinophiles. « Nous essayons de trouver de temps à autres un moment pour nous rencontrer autour de Tintin » affirme le tintinophile en chef. Qui a dit que Serge Grouard
n’allait jamais à l’Assemblée Nationale ?
Or, en ce début de campagne électorale, le député-maire d’Orléans, qui considérait il y a quelques semaines que « ceux qui se déclarent maintenant n'ont rien à foutre », est allé à
la médiathèque de Patay, faire une conférence, « pour une soirée exceptionnelle autour de Tintin » affirme l’auteur de l’article.
par Pascal Martineau
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A en croire La Tribune d’Orléans de ce jeudi 22 novembre, le président de l’agglomération
d’Orléans, Charles-Eric Lemaignen serait
« un élu d’écoute et de dialogue ». Il pratiquerait
« une gouvernance décontractée ». Bigre ! L’auteur anonyme de cet article (la seule
signature dans cette page est celle de Florent Montillot) ne fait pas dans la nuance. Il n’a sans doute pas assisté aux mêmes séances du conseil d’agglomération que moi. Celle par exemple où le
président de l’agglo a déposé négligemment sous son bureau les 11 000 signatures de la pétition pour la deuxième ligne de tramway que venait de lui remettre officiellement le maire
de Mardié, Dominique Lautrette. Et toutes celles où il a traité avec dédain et mépris les amendements proposés par l’opposition. Charles-Eric Lemaignen n’a jamais, au cours de ces presque sept
années, recherché de consensus. Quant à sa
« gouvernance décontractée », j’ai eu, au début de mon mandat au conseil d’agglomération, à subir régulièrement les sarcasmes du président ainsi
que d’autres élus de la majorité qui pensaient sans doute m’intimider.
Enfin, l’hebdo gratuit d’Orléans aurait-il oublié que l’ancien directeur général des services du Conseil régional du Centre a été, en 1998, l’artisan de l’union entre la droite dite « républicaine
» et le Front national ?
Vendredi 16 novembre 2007
Puisque Serge Grouard aime à citer Harry Potter, on peut se demander si être centriste et avoir osé un jour collaborer
avec Jean-Pierre Sueur ne relèverait pas d’un « crime » suffisamment grave pour que le centriste en question soit marqué à jamais de cette forfaiture. C’est en tout cas ce que l’on peut penser à la
lecture de l’interview du maire d’Orléans qui est parue dans La République du Centre ce vendredi 16 novembre. « La manœuvre du sous-marin Coquelet* en faveur du PS est assez grossière…
». Autrement dit : un bon centriste est un centriste… de droite.
Comment qualifier alors deux adjoints élus en 2001 sous l’étiquette UDF, qui ont appelé à voter pour Nicolas Sarkozy en 2007, avant de rejoindre un parti – le Modem – dont les dirigeants, dans les
médias et à l’Assemblée nationale, ne manquent pas de critiquer la politique votée et soutenue par le député-maire d’Orléans ? Vous avez suivi ? Je sais, ça n’est pas facile. Pour les intéressés
sans doute non plus. Mais pour Serge Grouard, il n’y a là aucune manœuvre. Jean-Pierre Gabelle et Martine Grivot, soutiens patenté de l’UMP, ont adhéré au Modem en toute indépendance : «
J’ai des élus qui étaient à l’UDF. Les choses étaient claires » affirme sans sourciller le désormais candidat officiel de l’UMP à Orléans.
Serge Grouard nous a habitués, tout au long de ses presque sept années de mandat à sortir régulièrement de son chapeau la thèse éculée de la manipulation. Du tram au grand projet de ville de La
Source, si des gens, des associations, des citoyens s’opposent, contestent, résistent et critiquent l’action menée par Serge Grouard et son équipe, c’est, bien évidemment, qu’ils sont
lamentablement manipulés par une main invisible, tenue tantôt par Jean-Pierre Sueur, tantôt par le Parti socialiste, tantôt par les deux. C’est tellement plus simple de penser comme cela. Ca évite
de se poser les questions qui fâchent. En dernier recours, quand cet argument ne fonctionne pas, Serge Grouard dégaine celui qui tue : « C’est une attaque personnelle ». On y a droit par
exemple à chaque fois qu’on ose évoquer son (in)activité parlementaire ! Forcément, ça cloue le bec !
* Membre du Modem et de l'Association des démocrates, Philippe Coquelet a été élu sur la liste de Jean-Pierre Sueur en 1989 et en 1995.
Les blogs de gauche
d'Orléans vus par un jeune UMP, Romain Soulas : c'est l'un des sujets de pointblog.com (devenu depuis "LeMondeduBlog.com"), que j'ai découvert grâce à un ami belge très
curieux de ce qui se passe sur le net.
Gilles Klein, blogueur en chef, rapporte dans son billet l'analyse du militant des Jeunes Populaires : "Très riche, la blogosphère orléanaise est néanmoins dominée par
les bloggeurs citoyens de gauche dont la plupart sont encartés au Parti Socialiste."
Selon ses concepteurs, "pointblog.com est un blog consacré au phénomène des blogs et de l'expression des individus sur Internet. Destiné aux néophytes aussi bien qu'aux blogueurs avancés ou
aux simples observateurs, il a pour but d'éclairer sur l'importance et l'ampleur de cette évolution essentielle de l'Internet d'aujourd'hui".
Face à la "pauvreté" des blogs de droite, j'y
pose pour ma part une question : le blog serait-il de gauche ? Avis à tous les blogueurs !
par Pascal Martineau
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Un jour "ils" se sont dits : si on faisait un trémie routière qui passerait sous la
gare, entre la rue du même nom et la sortie du groupe scolaire... du quartier. Forcément, ça a râlé. Et puis, comme on l'imaginait, ça aurait coûté un prix fou. Donc le
projet est resté dans les cartons et on a perdu trois ans. On aurait aimé, de la part de la Serge Grouard et Charles-Eric Lemaignen autant d'empressement et de conviction à obtenir des
autres partenaires la mise en conformité de tous les quais de la nouvelle gare avec les impératifs d'accessibilité aux handicapés prévus par la loi de 2005. Mais non. Appliquer le loi serait
"trop cher" ou "trop compliqué" ! Si l'on ajoute qu'il n'a pas été prévu de rénover les abris des quais - qui sont pourtant en piteux état - on peut s'autoriser à parler de quai
"sans toît ni loi".
Il ne faut pas s'étonner, dans ces conditions, que des associations représentant des personnes handicapées aient décidé de lancer une pétition pour demander la mise en conformité de la nouvelle gare d'Orléans avec la
loi.
"Nous, écrivent les initiateurs de la pétition *, citoyens concernés, personnes handicapées et associations représentatives,
réitérons notre demande de l’application des normes d’accessibilité pour l’ensemble des aménagements de la nouvelle gare d’ORLEANS, et vous invitons à signer cette pétition que nous remettrons
aux responsables du projet gare : « Ville d’Orléans, Agglomération, Département du Loiret, Région Centre val de Loire, SNCF, RFF et Préfet du Centre »."
Les associations signataires
appellent en outre à manifester ce samedi 17 novembre à partir de 14h30, de la place du Martroi à la gare d'Orléans.
*Association des Paralysés de France - Loiret, Collectif Handicap Visuel, Association des familles de traumatisés crâniens, Association des
Enfants polyhandicapé (ASSEPH), A.p.a.d.v.o.r,, Voir Ensemble,Travailleurs handicapés de l’E.S.A.T. Rodin, 2S.A.I PEP 45
par Pascal Martineau
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Dimanche 11 novembre 2007
J'ai participé samedi matin 10 novembre
à la première journée de consultation des Orléanaises et des Orléanais dans le cadre de la campagne municipale de Jean-Pierre Sueur.
De nombreux militants et militantes du Parti socialiste et des Verts, ainsi que des sympathisants, ont questionné les passants de la place du Martroi pour recueillir leur opinion sur Orléans et
leurs attentes pour l'avenir de notre ville. Des dizaines de questionnaires ont été remplis.
Quelle expérience enrichissante et passionnante que de se mettre ainsi "à l'écoute". Une démarche indispensable aussi si nous voulons que les propositions que nous ferons pour Orléans 2008
s'incarnent dans des réalités concrètes et des attentes véritables. Rendez-vous le 17 novembre sur le parvis de la Place d'Arc.
Le reportage de Pierre Bouchenot diffusé dans 19-20 de France 3 Centre samedi 10 novembre.
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