Dimanche 30 décembre 2007
La réponse de Gian Paolo Gobbo, le
maire de Trévise, est parvenue à Serge Grouard avant le vote, par le conseil municipal d'Orléans unanime, d'une motion suspendant les relations de jumelage avec la commune
italienne.
Dans ce courrier, dont Serge Grouard a bien voulu m'adresser
copie, il faudrait, selon Gian Paolo Gobbo, comprendre dans le propos homophobes de Giancardo Gentilini qu'il ne s'agit que « d'assurer l'ordre et la sécurité nocturnes des citoyens
contraints de se rendre a l'hôpital pour assister des malades ou pour des prestations médicales urgentes, dans la mesure où le parc de stationnement de l'hôpital avait été choisi comme "site
d'échanges amoureux homosexuels" et pour des trafics illicites, enfreignant ainsi justement les valeurs de respect et des lois et d'éthique qui constituent le fondement des principes que Monsieur
Gentilini juge violés » (sic), si besoin, en créant, au sein de la police municipale « d'éventuels corps spéciaux ». Il y aurait donc tout cela - ou plutôt rien
que cela - dans le « nettoyage ethnique des pédés » que demandait par Giancardo Gentilini. Il faut croire que l'extrémiste Ligue du Nord utilise un langage très codé que notre
éducation démocrate nous empêche de déchiffrer.
On pourrait peut-être suggérer au maire de Trévise de prendre un arrêté anti « échanges amoureux homosexuels » . C'est tellement plus politiquement correct.
Mes précédents articles a ce sujet :
Trévise hors jumelage
Trévise : ca suffit !
Un élu italien encombrant
par Pascal Martineau
publié dans :
Orléans
2
créer un trackback
recommander
Noël et la nouvelle année sont des temps d'espérance. Des moments où, un
peu plus que d'habitude, on se met à rêver d'un avenir meilleur. A l'instar des enfants qui font leur liste au Père Noël, j'ai écrit la liste de mes voeux les plus chers, pour notre monde et pour
les hommes et les femmes qui y habitent. Je vous invite, vous aussi, à me faire part de vos voeux pour compléter et enrichir cette énumération partielle et partiale.
Pour 2008 et après, je nous souhaite :
La liberté en Palestine
Un monde sans Poutine, Bush, Khadafi, Ahmadinejad
Des papiers pour les sans papiers
Pas de ministère de l'immigration
Un toit pour les sans abri
Plus de ghettos, plus de racisme
Des villes où on apprenne à vivre les uns avec les autres et pas les uns à côté des autres
Du respect pour notre Terre
Partager et préserver les richesses naturelles plutôt que de les dilapider
Plus jamais d'enfants soldats
Pour tous les humains, le pain quotidien
De l'amour,
De la tendresse
Et plus d'humanité pour tous les humains et pour chacun d'eux
Thierry Esther, artiste-peintre, photographe d'art et concepteur-designer exposera ses oeuvres à la
galerie Pictura à Bourges du 25 février au 15 mars 2008. Vernissage le 29 février.
>> le site de Thierry Esther
Vendredi 21 décembre 2007
Les scolaires, les étudiants et les séniors. Les dirigeants de l'agglomération ont choisi la solution de facilité pour
répartir l'augmentation des tarifs de réseau de bus et tram à partir du 1er janvier 2008. Tous tarifs confondus, la hausse est de 2 %. Mais pour les abonnements annuels de ces trois catégories, la
facture s'élève de 4,1 % ! Autrement dit on fait payer plus à celles et ceux qui ne peuvent pas se passer des transports en commun pour une raison très simple : ils n'ont pas de voiture. C'est
facile : on est à peu près sûr que cette augmentation ne les dissuadera pas de renouveler leur abonnement l'an prochain. Si l'on voulait être juste, il aurait fallu appliquer une hausse de 2% sur
chacun des tarifs. Les parents des écoliers, collégiens et lycéens, les étudiants et les séniors apprécieront.
par Pascal Martineau
publié dans :
Orléans
1
créer un trackback
recommander
C'est une réponse publique qu'a faite Serge Grouard au courrier que je lui avais adressé à propos du nouveau dérapage
verbal d'un élu de la commune italienne de Trévise, jumelée avec Orléans. Il a proposé l'adoption - obtenue à l'unanimité - d'une motion condamnant fermement les déclarations racistes de l'élu
membre de la Ligue du Nord, Giorgio Bettio. Le texte voté ce vendredi 14 décembre (lire ci-dessous) annonce la suspension du jumelage entre Orléans et Trévise. Oralement, Serge Grouard a
même évoqué la possibilité d'un annulation pure et simple de ce jumelage. Regrettant que les relations avec les élus de Trévise, qu'il avait en son temps déjà suspensdues, aient été rétablies,
Jean-Pierre Sueur s'est pour sa part prononcé contre l'annulation du jumalage, espérant que les citoyens de Trévise se débarrassent un jour - et au plus vite - de ses élus racistes et homophobes.
C'est tout le mal que nous leur souhaitons.
Voici le texte de la motion adoptée à l'unanimité :
MOTION VISANT A SUSPENDRE LES RELATIONS ENTRE LA VILLE D'ORLEANS ET LA VILLE DE TREVISE
Présentée par Monsieur le Maire d'Orléans
Le jumelage Orléans-Trévise, signé en 1959, a été l'un des plus dynamiques de notre ville et des liens sincères et durables ont pu être noués tout au long de ces années, tant au niveau
institutionnel qu'associatif ou individuel. Malheureusement, la tenue, à plusieurs reprises au cours de ces dernières années, de propos xénophobes et homophobes par différents élus de l'équipe
municipale italienne en place ont apporté une ombre à ce jumelage.
A chaque fois, la Ville d'Orléans a dénoncé ces propos consternants et inacceptables qui ne correspondent pas aux valeurs d'humanisme, de respect des êtres humains et de leurs droits, valeurs qui
représentent le socle de tous les jumelages et principalement de ceux qu'entretient la Ville d'Orléans. Ces propos, largement relayés par les médias, ont d'ailleurs toujours été condamnés par de
nombreuses personnalités et. associations.
Les derniers propos tenus par un Conseiller Municipal de Trévise, le 5 décembre 2007, et qui s'ajoutent à ceux de l'été dernier du Premier Maire-Adjoint de Trévise, font d'ailleurs l'objet d'une
ouverture d'enquête par le procureur de la République de Trévise.
Par conséquent, je vous propose, par cette motion, de suspendre les relations entre Orléans et Trévise. Nous regrettons d'être contraints de prendre, une nouvelle fois, une telle décision mais la
Ville d'Orléans ne peut transiger sur les principes de liberté, égalité, fraternité qui fondent notre République.
A travers cette motion, nous le répétons clairement et fermement à tous les membres du Conseil Municipal de Trévise.
par Pascal Martineau
publié dans :
Orléans
2
créer un trackback
recommander
Vendredi 14 décembre 2007
Voila. Comme de très nombreux autres bien avant moi, j'ai rejoint hier soir la communauté Facebook.
>> Les membres de cette communauté internationale peuvent accéder à mon profil
par Pascal Martineau
publié dans :
Internet
3
créer un trackback
recommander
Vendredi 14 décembre 2007
En janvier, février et mars 2008, comme chaque premier trimestre depuis quelques
années semble-t-il, la salle Gustave-Eiffel est réquisitionnée par la mairie pour cause d’abord de recensement puis de préparation des élections municipales et cantonales (c’est la
raison officielle qui m’a été fournie lorsque j’ai appelé le service compétent à la mairie pour réserver cette salle). Autrement dit, en pleine campagne électorale, il sera impossible d’organiser
une réunion publique dans la seule et unique grande salle du centre-ville d’Orléans.
Outre qu’il est anormal que cette salle publique soit indisponible trois mois par an pour cause d’organisation interne à la Ville, cette réquisition fait un peu tâche dans le discours d’une
municipalité qui se targue de multiplier la concertation et se fait le chantre de la démocratie locale. S’il y a une période où les citoyens d’une ville doivent pouvoir facilement débattre, c’est
bien celle d’une campagne d’élections municipales. A moins que Serge Grouard soit si sûr de son bilan en centre-ville qu’il n’éprouve pas le besoin d’y faire campagne. Ou bien, au contraire, qu’il
redoute que ses adversaires puissent s’exprimer sur son action dans ce qu’il considère être un peu son fief.
>> Lire aussi à ce sujet l'article de CDG sur monorleans.com
J'ai évoqué la question au Conseil municipal du 14 décembre.
La République du Centre en a rendu compte.
Mercredi 12 décembre 2007
J'ai assisté hier soir à la représentation au Carré Saint-Vincent du Cyrano de et avec Jacques Weber, adapté du Cyrano de Bergerac
d'Edmond Rostand. Je verse au débat sur la liberté dans l'art et de l'artiste la scène 8 de l'acte II. Moins connue que la tirade sur le nez de Cyrano, elle est un bel hymne à la liberté. C'est un
peu long mais c'est un vrai plaisir.

Cyrano.
et que faudrait-il faire ? ...
chercher un protecteur puissant, prendre un patron,
et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
et s' en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,
grimper par ruse au lieu de s'élever par force ?
Non, merci. Dédier, comme tous ils le font,
des vers aux financiers ? Se changer en bouffon
dans l'espoir vil de voir, aux lèvres d' un ministre,
naître un sourire, enfin, qui ne soit pas sinistre ?
Non, merci. Déjeuner, chaque jour, d'un crapaud ?
Avoir un ventre usé par la marche ? Une peau
qui plus vite, à l' endroit des genoux, devient sale ?
Exécuter des tours de souplesse dorsale ? ...
non, merci. D'une main flatter la chèvre au cou
cependant que, de l'autre, on arrose le chou,
et donneur de séné par désir de rhubarbe,
avoir son encensoir, toujours, dans quelque barbe ?
Non, merci ! Se pousser de giron en giron,
devenir un petit grand homme dans un rond,
et naviguer, avec des madrigaux pour rames,
et dans ses voiles des soupirs de vieilles dames ?
Non, merci ! Chez le bon éditeur de Sercy
faire éditer ses vers en payant ? Non, merci !
S'aller faire nommer pape par les conciles
que dans des cabarets tiennent des imbéciles ?
Non, merci ! Travailler à se construire un nom
sur un sonnet, au lieu d' en faire d'autres ? Non,
merci ! Ne découvrir du talent qu'aux mazettes ?
être terrorisé par de vagues gazettes,
et se dire sans cesse : oh, pourvu que je sois
dans les petits papiers du Mercure François ?
non, merci ! Calculer, avoir peur, être blême,
préférer faire une visite qu' un poème,
rédiger des placets, se faire présenter ?
Non, merci ! Non, merci ! Non, merci ! Mais... chanter,
rêver, rire, passer, être seul, être libre,
avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre,
mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers,
pour un oui, pour un non, se battre, - ou faire un vers !
Travailler sans souci de gloire ou de fortune,
à tel voyage, auquel on pense, dans la lune !
N'écrire jamais rien qui de soi ne sortit,
et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit,
sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles,
si c'est dans ton jardin à toi que tu les cueilles !
Puis, s'il advient d'un peu triompher, par hasard,
ne pas être obligé d'en rien rendre à César,
vis-à-vis de soi-même en garder le mérite,
bref, dédaignant d' être le lierre parasite,
lors même qu' on n'est pas le chêne ou le tilleul,
ne pas monter bien haut, peut-être, mais tout seul !
par Pascal Martineau
publié dans :
Orléans
10
créer un trackback
recommander
Derniers Commentaires