Découvrez mon activité d'écrivain public agréé
Président de l'Academie des écrivains publics de France
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Il ne manquait plus que cela à l’Agenda 21 de la Ville d’Orléans : la « bénédiction » de Nelly Olin, ministre de
l’Ecologie et du Développement durable. Une nouvelle opération de com’ destinée une fois de plus à masquer l’indigence de ce catalogue de bonnes intentions et de mesurettes qui se garde bien
d’aborder de front les questions qui fâchent et d’engager les actions concrètes qui s’imposent.
A commencer par l’un des principaux leviers de la lutte contre la pollution en ville : les transports en commun. Non seulement l’actuelle municipalité a tout fait pour
retarder la réalisation de la seconde ligne de tramway (qui verra le jour au mieux en 2011), mais encore s’échine-t-elle, systématiquement, à ne pas vouloir donner la priorité aux transports en
commun, à vouloir ménager la chèvre et le chou.
C’est la ville d’Orléans qui, au Conseil d’agglomération, a, lors de la discussion sur un texte d’orientation pour les quinze prochaines années, fait voter des amendements
qui gommaient toute idée de priorité aux transports en commun. La meilleure preuve en est le parcours choisi pour la 2e ligne de tram : en de nombreux endroits (faubourg Madeleine, rue des
Carmes) le site partagé - avec les voitures - a été préféré à une véritable priorité au tram, au risque de réduire considérablement l’efficacité et la pertinence de celui-ci.
Vente au secreur privé. On peut également citer le refus d’étudier, à la demande des riverains, les alternatives
au four d’incinération des boues qui doit être construit à la station d’épuration de la Source. Ou encore l’obstination à vouloir reconstruire une station d’épuration en bord de Loire à l’Ile
Arrault. Ou encore, la vente au secteur privé, pour la réalisation de logements de standing, d’une partie du Parc de la Motte Sanguin, seul jardin boisé du centre-ville
d’Orléans.
Ou encore l’indifférence face aux cris d’alarme d’une association de quartier quand elle dénonce le délabrement des arbres du boulevard Aristide-Briand, victimes d’un
stationnement anarchique. Là comme ailleurs, le grand jardin « rêvé » par le maire d’Orléans est à l’image de cet Agenda 21 : de la poudre aux yeux. <
Communiqué de Pascal Martineau et Jean-Philippe Grand, porte-parole des Verts orléanais
Et aujourd'hui, qu'en est-il? Etes-vous toujours aussi sceptique quant à la réalisation des actions de l'Agenda 21?
En vous remerciant d'avance pour votre réponse,
Cordialement,
Mathilde B.
Je ne nie pas que des choses aient été faites. Mais sans grande ambition eu égard aux enjeux. Et surtout le retard considérable pris dans la réalisation de la seconde ligne de tram - et le choix d'une version courte - reste un échec en matière de développement durable. Ajoutons la construction du parking souterrain du Cheval Rouge qui constitue une hérésie dans la perspective du développement des transports en commun. Dans le même ordre d'idée, l'abandon du projet de suppression de la trémie Jaurés - que je soutenais - est dû en grande partie à l'obstination du maire de vouloir en profiter pour construire un parking soutterrain... encore une ! Et, last but not least, un réseau Vélo + sous dimesnionné et que l'on refuse d'étendre aux quartiers populaires !