Lundi 11 juin 2007
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Ils ne sont plus là. Tous ces jeunes qui, les 22 avril et 6 mai, dans les quartiers populaires (comme dans le bureau
39 d’Orléans que je présidais), sont venus voter (Ségolène Royal en grande majorité), ces jeunes-là, hier, ont disparu de l’écran électoral. Fin de partie.
Le « sursaut démocratique » tant glorifié a fait long feu. Il n’a résisté ni au rouleau compresseur médiatico-sarkozyste, ni à la déception paralysante de
la victoire de Sarkozy, ni probablement à une méconnaissance de nos institutions, ni sans doute aussi, il faut bien le reconnaître, à un certain cafouillage à la tête du parti socialiste.
S'agissant d’Orléans, compte tenu du fort taux d’abstention (35 % de participation dans le bureau 39, contre plus de 70 % au 2e tour de la présidentielle,
ce qui était, il est vrai, exceptionnel pour ce bureau), les résultats sont, évidemment moins encourageants que ceux de la présidentielle.
Nous pouvons néanmoins nous réjouir d’avoir au moins contribué à éliminer Montillot.
Au delà, ces deux élections successives confirment des convictions personnelles qui, je le sais sont partagées par d’autres :
- Lionel Jospin aurait dû, dès 1997, redécouper la carte électorale française, héritage du « charcutage » à la Pasqua ;
- L’inversion du calendrier électoral n’était pas forcément une bonne idée ;
- Il faut absolument instiller de la proportionnelle dans le mode d’élection des députés ;
- Enfin et surtout, qu’on le veuille ou non, nos institutions, alliées à un système médiatique ultra puissant, sont gangrenées par le mode de désignation du
président de la République. L’élection au suffrage universel direct du chef de l’Etat concentre tout le jeu médiatique, tous les pouvoir sur ce dernier, au détriment du Parlement.
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