Jeudi 28 juin 2007
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Plus 20 000 véhicules individuels par jour dans l’agglomération orléanaise en
2017 : c’est l’objectif « réaliste » fixé par les dirigeants actuels de l’agglomération dans la cadre du nouveau « Plan de déplacements urbains » (PDU).
« La stabilisation, indique le document officiel, voire la diminution du nombre de déplacements en voiture effectués par les habitants de l'agglomération à
l'horizon 2017 impliquerait une baisse de la part modale de ce mode d'au moins six points. Hors, au regard des expériences menées ailleurs, aucune agglomération française n'est parvenue à un tel
résultat durant les quinze dernières années. Seule Grenoble, dont l'urbanisation est contrainte par le relief, est parvenue à stabiliser la part de la voiture. Le PDU vise donc un rééquilibrage
plus réaliste : doubler la part modale des vélos et inscrire celle des voitures dans une fourchette comprise entre stabilisation et légère baisse (de 3,3% dans le meilleur
des cas où le gain des vélos serait reporté intégralement sur la part des voitures). Cela entraînerait néanmoins une augmentation des déplacements motorisés de 5% à 11% ».
Défis écologiques. Il n’y a qu’à constater l’état de la circulation à Orléans et aux alentours en ce moment pour
s’inquiéter d’une telle prévision. Aux heures de pointe et même au-delà, du pont Thinat au Faubourg Bannier, de Saint-Jean de Braye à Saint-Jean de la Ruelle, l’agglomération et la ville-centre
en particulier s’engluent chaque jour un peu plus dans les embouteillages. Il n’y a qu’à circuler en voiture ou en bus pour s’en rendre compte.
Face aux défis écologiques auxquels nous sommes déjà confrontés, le réalisme n’était-il pas d’envisager – et de prendre les mesures nécessaires – pour, au minimum,
stabiliser, dans les dix années à venir, la circulation automobile dans notre agglomération.
L’irréalisme, voire l’inconscience, c’est de laisser croire que nos rues déjà trop encombrées pourront, chaque jour en moyenne (c'est-à-dire beaucoup plus en semaine)
accueillir d’ici 2017, 20 000 véhicules supplémentaires, fussent-ils électriques !
L’irréalisme, voire l’inconscience, c’est de ne pas tout faire pour réduire drastiquement la place de la voiture dans la ville, condition indispensable à la préservation d’un
environnement de qualité.
Mais, en la matière, la crédo des dirigeants actuels de l’agglomération est clair et constant : ne pas contraindre, laisser à la voiture toute sa place. Des vœux pieux
qui ne sauraient être à la hauteur des dangers qui nous guettent si nous ne prenons pas, avec réalisme et détermination, le taureau par les cornes. <
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