Vendredi 28 septembre 2007
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Le temps de débat – souvent houleux - consacré entre 2001 et
2008 à la deuxième ligne de transports en commun en site propre de l’agglomération d’Orléans, est inversement proportionnel à l’état d’avancement de ce projet qui verra le
jour, au mieux, en 2012 ! Illustration encore jeudi soir, lors de la session de rentrée du Conseil d’agglomération, où il était question de l’avant-projet d’aménagements urbains liés à cette
seconde ligne de tram. On nous exposa fort doctement que, parmi les « principes fondateurs » de la démarche, il avait été prévu « un réaménagement de façade à façade » dans les
« secteurs urbains denses ». Mais lorsque que je m’interrogeai sur les incertitudes pesant sur la rue des Carmes (dont on se garda bien de nous montrer des images et où l’on envisage quand
même de détruites « quelques » façades), on me répondit que « non non, tout cela n’avait rien à voir ! » Que l’élargissement éventuel – par la destruction de dix-sept immeubles – de la partie la
plus étroite de la rue ne changerait rien au tracé du tram à cet endroit-là et n’était nullement un problème de façade lié au tram. Avec ou sans l’élargissement de la rue, on pouvait choisir tout
autant le site propre intégral (il faudrait alors interdire la voie aux voitures) ou le site partagé. Mais alors, si un site propre est possible sans détruire des immeubles, pourquoi l’envisager
?
Recours et polémique. On essaya ensuite, Michel Martin en tête qui ne fait jamais dans la nuance, de me faire porter, par avance, la
responsabilité de retards pris dans la réalisation de la deuxième ligne de tram en raison des risques de recours possible à l’encontre de la déclaration d’utilité publique (DUP) que devrait prendre
le préfet du Loiret d’ici la fin de l’année 2007. C’est un comble. D’autant que, comme j’ai dû le préciser avec force – ils ont l’art de vouloir me faire dire ce que je n’ai pas dit – je crains
essentiellement que cette annonce, à postériori de l’enquête publique, de l’élargissement éventuel de la rue des Carmes, n’incite le préfet du Loiret à remettre en cause ou à retarder cette DUP.
Reste que question recours et polémique, la droite orléanaise est plutôt mal placée pour donner des leçons quand on se souvient du ramdam et de l’obstruction systématique faits à l’époque autour du
projet de la première ligne de tramway. Enfin, face aux accusations de manœuvres dilatoires en sous-main, j’ai précisé que je n’étais pas maître – fort heureusement – des initiatives de recours qui
pourraient être prises par des associations. C’est une caractéristique de Serge Grouard : les associations qui osent émettre des critiques à l’égard de sa politique ne sont pas des organisations
majeures : elles sont manipulées tantôt par l’opposition de gauche et Jean-Pierre Sueur, tantôt par le parti socialiste d’Orléans, quand ce ne sont pas les deux qui s’allient ! La vieille thèse
éculée du complot.
L'article de La République du Centre du 28
septembre
L'aricle de La Tribune d'Orléans du 4 octobre
Par Pascal Martineau
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Publié dans : Orléans
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