Vendredi 19 octobre 2007
5
19
/10
/2007
09:20
Que faire de Florent Montillot ? Beaucoup, sans doute, dans
la droite orléanaise et du Loiret se posent la question. D’autant que le chantre sécuritaire fait tout ce qu’il faut pour jeter le trouble. Là, il laisse entendre que Serge Grouard lui aurait
demandé de repartir avec lui en mars 2008. Ici, il affirme qu’on le réclamerait à Saint-Jean de la Ruelle et à Saint-Jean de Braye. Au-dedans comme en dehors de la majorité municipale orléanaise,
l’adjoint à la sécurité irrite, embarrasse, énerve. Il aura au moins réussi cela. Faute de mieux. Le député-maire d’Orléans, qui a fait de la lutte contre l’insécurité un de ces chevaux de bataille
ne peut se passer de la caution de son adjoint. Ne pas le reprendre serait une manière de désavouer la politique menée en la matière depuis plus de six ans. C’est aussi prendre le risque de voir
émerger une liste d’extrême-droite, ce qui n’a pas été le cas en 2001, le Front national considérant sans doute que la liste UMP-MPF-Montillot-Lemaignen conduite par Serge Grouard garantissait un
ancrage bien à droite.
La triangulaire assurée. Mais Florent Montillot a aussi un effet repoussoir en direction des centristes modérés du Modem qui ont déjà du
mal à supporter l’alliance de l’UMP orléanaise avec le Mouvement pour la France (MPF) de l’extrémiste De Villiers (il se dit qu’un second poste d’adjoint leur aurait été promis pour 2008). Or,
chacun le sait, Orléans est une ville qui se gagne au centre. Faire fi des électeurs centristes serait donc prendre un grand risque.
Mais, à l’extérieur, le disciple de Nicolas Sarkozy peut être tout aussi nuisible à la droite, comme il a très bien su le montrer lors des élections législatives. Qu’il se présente dans une autre
commune de l’agglo contre un sortant officiellement estampillé UMP et c’est la triangulaire assurée, avec le « risque » de faire le jeu du candidat de la gauche. Qui plus est, il se murmure ici ou
là que d’aucuns s’inquiètent du poids grandissant de Florent Montillot au sein de l’UMP du Loiret, au point de mettre en colère – et en émoi – des barons locaux.
Par Pascal Martineau
-
Publié dans : Elections municipales 2008
9
-
Partager
Derniers Commentaires