Vendredi 19 octobre 2007
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Cela ne fait certes pas la Une des journaux. Mais force est de
constater que depuis quelques semaines, la situation se tend à Orléans entre la police est certains groupes de jeunes.
A plusieurs reprises ces derniers temps , et encore tout récemment, des échauffourées ont opposé des groupes de jeunes et policiers sur le parvis de la place d’Arc. On apprend aussi qu’à l’Argonne,
un jeune conducteur roulant dans une puissante berline volée a foncé sur la voiture des policiers qui tentaient de l’intercepter. On sait moins que dans le quartier des Blossières, trois voitures
ont récemment brulé et que ceux qui trafiquaient le soir sur la place du marché n’ont eu qu’à se déplacer dans une rue toute proche pour échapper à la surveillance des caméras. On l’a toujours dit
et redit, la vidéosurveillance ne règle pas le problème, elle le déplace. Ou alors, les agitateurs trouvent la parade, comme Place d’Arc, en cachant leur identité sous une capuche. Ce qui inspiré à
un ami l’idée suivante : Serge Grouard ne devrait-il pas prendre un arrêté anti capuches ?
Sans retenue ni scrupules. Nul doute qu’en 2000-2001, de tels événements eussent pris des proportions médiatiques bien plus importantes,
la droite orléanaise faisant ses choux gras, au conseil municipal comme dans la presse, de chaque moindre fait divers, en imputant la responsabilité de ceux-ci à la gauche. Sans aucune retenue ni
scrupule.
Les élus de gauche, qui une autre éthique politique de la droite, ne sautent pas sur tout ce qui « crame » et s’agite. Jamais, en sept ans, un seul fait divers (et il y en a pourtant eu de
sordides) n’a été exploité au conseil municipal ou ailleurs. Nous n’avons vraiment pas les mêmes valeurs.
On ne manquera pas, en réponse à ces critiques, de nous asséner les sempiternels et mirobolants chiffres de l’autoproclamée « baisse de la délinquance ». On sait avec quelle prudence il faut lire
ces chiffres, comme le montre très bien le livre de Jean-Hugues Matelly et Christian Mouhanna, Police, des chiffres et des
doutes, qui vient de paraître aux éditions Michalon.
Mais surtout, ces faits divers, que l’on ne peut désormais plus imputer à la gauche, sont le signe d’un échec patent après les sept ou huit lois sécuritaires adoptées, sous la houlette de Sarkozy
par les gouvernements Raffarin et De Villepin, et après plus de six années de quadrillage sécuritaire de la ville d’Orléans. Une fois de plus dans notre ville, l’« agit-prop » masque des réalités
et des difficultés que beaucoup d’Orléanais, et les plus vulnérables d’entre eux en particulier, continuent de subir quotidiennement.
Par Pascal Martineau
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Publié dans : Orléans
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