Mardi 27 novembre 2007
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Le fait
est assez rare pour être souligné. Vendredi 24 novembre, au conseil municipal d’Orléans, Muriel Boin, adjointe Modem pour l'hygiène publique, les personnes handicapées et la santé,
s’est abstenue lors du vote sur la mise en place à Orléans, dans le cadre de la loi Sarkozy sur la prévention de la délinquance, du « conseil pour les droits et devoirs des familles ». Un « machin » devant lequel seront « convoqués » (sic. Florent
Montillot ne veut surtout pas que l’on utilise « comparaître ») des familles « à problème » d’Orléans. Moins d’une vingtaine, selon l’adjoint à la sécurité, pour lesquelles on a
déjà essayé. Ce véritable tribunal qui ne porte pas son nom serait « la » solution, foi de « Sarkotillot » !
Outre l’opposition municipale (qui a voté contre), Muriel Boin ne s’en est pas laissé compter. C’est la deuxième fois en presque sept ans qu’elle se démarque ainsi de sa majorité. Son précédent
acte d’indépendance intellectuelle, éthique et politique concernait déjà une délibération présentée par son collègue en charge de la sécurité.
Si l’on excepte le traditionnel vote négatif d’Yves Tabareau contre la subvention annuelle au Printemps de l’Emploi ou le refus réitéré de certains d’accorder une subvention au MRAP, le fait
est rare…et courageux.
Présentant quelques minutes plus tard une délibération sur le Téléthon 2007, Muriel Boin a eu cette phrase à l’intention de Serge Grouard : « On ne change pas une équipe qui gagne ».
Il se dit pourtant que l’adjointe à la santé serait sur un siège éjectable. Faut dire qu’elle cumule : non seulement elle s’est abstenue deux fois en sept ans, mais en plus elle est une « Modem pro
Bayrou » ! Faut pas exagérer.
Par Pascal Martineau
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Publié dans : Orléans
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