Jeudi 14 février 2008
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Avec feu l’Artistic et feu le cinéma de la rue d’Illiers et bientôt, sans doute, le Sélect (ces deux dernières salles
appartenant à l’intraitable Christian Houssack, gérant du Pathé), Orléans va-t-elle devenir la ville des cinémas fantômes ?
Si l’on a pu récemment découvrir avec effarement l’état
désastreux de l’ancien cinéma de la rue d’Illiers, l’ancienne salle de l’Artistic n’est, elle aussi, pas sans poser des problèmes sanitaires à ses voisins. On peut légitimement se demander ce
que la municipalité actuelle a fait pendant sept ans pour reconvertir ce lieu sans doute difficile à restructurer mais en tout cas idéal du point de vue de sa situation à l’entrée de la rue de la
République. Pas grand-chose, si l’on en croit une déclaration faite il y a quelques mois par Jean-Pierre Gabelle, adjoint au commerce.
Quand on sait l’importance que Serge Grouard et son équipe donnent au centre-ville, on ne peut que s’étonner, pour le moins, de ce laisser-aller. D’autant qu’on nous a fait embaucher, en début de
mandat, un « manager de centre-ville » dont la tâche consistait justement à développer l’activité économique à Orléans.
Heureusement que Jean-Pierre Sueur a su, en son temps – et contre la direction nationale de Pathé, Christian Houssack, le maire de Saran et sans doute une certaine droite bien pensante – imposer un
multiplexe en centre-ville. Si l’on avait commencé par construire l’établissement saranais en premier, il y a fort à parier que celui de la Charpenterie n’aurait jamais vu le jour. Et Orléans, en
plus d’être la ville des salles de ciné en friche serait devenu un désert du 7e art.
Par Pascal Martineau
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Publié dans : Orléans
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