Lundi 10 mars 2008
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Décidément, il est difficile d’être progressiste. A Orléans en particulier, comme le prouvent les
résultats du première tour de l’élection municipale. Avec sa gestion de la ville « en bon père de famille », Serge Grouard a réussi à endormir Orléans et une grande partie de ses habitants. Il faut
bien reconnaître que la campagne de la liste « Orléans gagnant pour tous », aussi dynamique est-elle, n’a pas – pas encore – réussi à réveiller
suffisamment d’électeurs ensommeillés. Il est tellement plus facile de caresser le citoyen dans le sens du poil, de glorifier un passé mythique plutôt que de tourner notre ville vers l’avenir et
d’oser des projets, parfois audacieux certes, mais qui donnent à Orléans toutes ses chances de se développer de manière durable et au service de tous ses habitants.
Pourtant, si l’on regarde les résultats, avec 400 voix de plus que Serge Grouard pour le total des trois listes de gauche, la victoire
est mathématiquement possible au second tour. Sur le papier. Mais dans la réalité, il en faudra plus pour assurer la victoire dimanche 16 mars. Il faut aller chercher les électeurs de gauche qui
n’ont pas fait le déplacement le 9 mars. Il est ainsi paradoxal de constater, dans le bureau de vote que je présidais à l’Argonne (le numéro 39) que si Jean-Pierre Sueur y atteint le score de 61,3%
(72,05% pour les trois listes de gauche), le taux de participation dépasse à peine les 40%. Même cas de figure à La Source dans le bureau 52 où la liste « Orléans gagnant pour tous » réalise, avec
71,9 % (78,42% pour l’ensemble de la gauche), l’un de ses meilleurs scores… avec une abstention record de 68 % ! C’est dans ces bureaux là, - j’ai pu le constater de visu au numéro 39 - qu’au
premier tour de la présidentielle de 2007, des dizaines de jeunes primo électeurs, issus de l’immigration pour la plupart, sont venus voter pour Ségolène Royal au premier tour de l’élection
présidentielle. Puis ne sont plus revenus depuis. Le réservoir des voix de gauche est là. Il nous reste à faire comprendre que cette élection est une nouvelle occasion de dire « non » à Sarkozy,
qu’elle est l’occasion de choisir entre un projet qui veut faire d’Orléans une ville ronronnante et agréable à vivre surtout pour les plus privilégiés, et une ville tournée vers l’avenir, vers
leur avenir.
>> Voir l'article de Mourad Guichard sur Libé
Orléans
>> Voir l'article dans La Tribune d'Orléans
Par Pascal Martineau
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Publié dans : Elections municipales 2008
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