Vendredi 14 mars 2008
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Pour
un peu, on s’attend à voir apparaître en filigrane une caricature du « méchant bolchévique le couteau entre
les dents ». Sur le fond et sur la forme, le tract-torchon distribué hier à la Source par le candidat UMP aux cantonales a un goût amer et rassis d’années 70. D’avant 1989
donc. Brandissant la menace communiste, Michel Languerre semble avoir oublié que, cette année-là, le Mur de Berlin est tombé. Le conseiller municipal sortant s’inquiète de voir La Source devenir le
« nouveau bastion communiste d’Orléans » (sic). Le document sans couleur – il est en noir est blanc – ne mentionne aucune appartenance politique. Michel Languerre aurait-il honte
de son étiquette UMP ? Un comble quand, justement, on dénigre l’appartenance du camp adverse. Pour ma part, je n’ai pas honte, bien au contraire, que le Parti socialiste ait fait alliance avec
le Parti communiste, et en particulier, à la Source, avec un homme comme Michel Ricoud, qui se dévoue depuis des années au service des habitants les plus démunis de ce quartier. La liste de
Jean-Pierre Sueur assume ce choix, en toute clarté. Avant 1981 et la victoire de François Mitterrand, un certain Michel Poniatowski, qui fut ministre de l’Intérieur de l'Etat RPR, avait très
sérieusement prédit dans un livre intitulé Le péril rose, que si la gauche gagnait l’élection présidentielle, les chars soviétiques seraient à Strasbourg en 48 heures. On sait ce qu’il en
advint. A l’époque, le sinistre Mur de Berlin était toujours debout, mais Français Mitterrand l'avait emporté. Michel Languerre se trompe d’époque : le complot socialo-communiste ne fait plus
recette. Mais la droite est comme ça : quand elle a peur de perdre, elle agite frénétiquement le chiffon rouge. Reste à lui donner un carton rouge.
Par Pascal Martineau
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Publié dans : Elections municipales 2008
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