Mardi 18 mars 2008
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On entend tenir, ici
ou là (dans Le Grand Bûcher sur France Bleu Orléans lundi 17 mars en particulier) deux discours contradictoires. En substance : « Jean-Pierre Sueur n’était pas le bon
candidat de gauche à Orléans » et « c’est indigne de la part de Jean-Pierre Sueur de ne pas siéger au sein du conseil municipal ». Après les défaites, les donneurs de leçon font
recette. Personne – ou pas grand monde – en revanche pour s’indigner de l’indignité de la fin de campagne de Serge Grouard et de son équipe. Une fin de campagne à l’image de la droite dure qui a
toute sa place dans la liste UMP-MPF-MoDem : haineuse. Avec, en prime, comme l’a très bien dénoncé Jean-Pierre Sueur, une glorification de la trahison. Jeudi 12 mars à La Source, le candidat socialiste avait fustigé ceux qui brandissent « la trahison comme un étendard, la confusion
comme perspective, le reniement comme objectif, comme modèle, la trahison comme une décoration qu’il faudrait exhiber en disant : regardez, c’est tellement bien ».
La trahison et la haine. A l’inverse, la campagne de la liste « Orléans gagnant pour tous » aura été digne d’un bout à l’autre. Comme l’a
très justement répété Jean-Pierre Sueur, il vaut mieux perdre en étant fidèle à ses valeurs et à ses convictions que gagner grâce à la confusion, la trahison et la haine.
Le choix fait par Jean-Pierre Sueur de ne pas siéger au conseil municipal est en totale cohérence avec la dignité et l’éthique de la campagne qu’il a menée avec son équipe. Qui connaît d’autres
personnalités politiques de ce niveau (il a notamment été secrétaire d’Etat) qui ont eu le courage, après douze années de mandat comme maire de venir, chaque mois, siéger au conseil
municipal, y défendre ses convictions, ses actions, face à une droite souvent irrespectueuse et à des élus aussi méprisants que Florent Montillot ? La volonté de reconquête – réelle et assumée –
n’explique pas tout. Il y avait dans ce choix du perdant de 2001 la volonté de rester au service des Orléanaises et des Orléanais.
Haute-Assemblée. La décision prise par Jean-Pierre Sueur de plus siéger sur les bancs de l’opposition du conseil municipal relève de la
même logique. Mais là encore, ceux qui annoncent son départ de la scène politique orléanaise ont mal lu ce qu’a annoncé le sénateur socialiste, tronquent malhonnêtement ses propos ou prennent leur
désir pour une réalité. Jean-Pierre Sueur reste plus que jamais sénateur du Loiret. Contrairement à Serge Grouard qui perçoit son indemnité de député sans jamais – ou presque – siéger au Palais
Bourbon, Jean-Pierre Sueur va continuer à aller – aux côtés d’hommes comme Robert Badinter- défendre ses fortes convictions au sein de la Haute Assemblée. Et à Orléans et dans le Loiret, à se
battre pour le maintien des emplois menacés et à recevoir dans son bureau de la rue Croix de Malte tous les accidentés de la politique antisociale de Nicolas Sarkozy : des sans papiers aux
chômeurs, en passant par les déboutés du droit au logement.
>> Lire le portrait de Jean-Pierre Sueur fait par Anthony Gautier dans La
République du Centre du 18 mars 2008
Par Pascal Martineau
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Publié dans : Elections municipales 2008
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