Dimanche 6 avril 2008
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Maurice Pelloux-Prayer n'aime décidément pas qu'on dise du mal de son parti :
le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers. L'ancien conseiller municipal d'Orléans, « délégué MPF de la deuxième circonscription » n'a pas apprécié que, dans le
reportage sur Liliane Coupez diffusé sur France 3 jeudi 3 avril, j'aie dénoncé le double acoquinage de l'ancien conseillère PRG avec le sieur Montillot et... le MPF.
Dans une lettre qu'il m'a adressée, celui qui fut l'un des virés de la liste Grouard écrit : « Je constate que vous ne parvenez pas à accorder au MPF le respect
qui est dû à un parti dont la ligne de conduite ne varie pas. J'avais espéré un temps que, la sagesse vous venant avec la maturité, vous vous seriez mieux informé et tiendriez dès lors des propos
plus justes ».
On ne saurait mieux dire. S'agissant, par exemple, des positions du président du MPF sur l'homosexualité et les étrangers, celles-ci ne varient effectivement pas : elles restent très proches de
celles du Front national. Et, agiter, comme le fait Maurice Pelloux-Prayer, l'épouventail du « PC de sinistre mémoire, qui sévit encore comme chacun sait en Chine ou a Cuba » ne
fait plus peur à personne : les communistes d'aujourd'hui n'ont plus grand chose à voir avec ceux qui hantent encore la mémoire d'une certaine droite. La Chine n'a plus de communiste que ce que ce
système avait de pire et je doute que beaucoup de militants du PCF soutiennent encore ce régime qui a fait du capitalisme pur et dur sa raison d'Etat.
Formule consacrée. Quand aux « voix de la LCR ou de LO » que nous n'aurions
aucune gêne à « récupérer » « pour faire le plein au 2e tour pour l'emporter sur la liste concurrente », force est de constater que ça n'a pas bien fonctionné. En
outre, selon la formule consacrée, « les voix des électeurs n'appartiennent à aucun parti ». Maurice Pelloux-Prayer devrait se souvenir que la liste sur laquelle il était candidat en
2001 a aussi été élue avec les voix d'électeurs du Front national. Si vraiment nous avions voulu « récupérer » les voix de Lutte Ouvrière, nous aurions accepté, comme ils le
demandaient, de les accueillir sur la liste « Orléans gagnant pour tous ». Mais contrairement à la stratégie de Serge Grouard, notre objectif n'était pas de faire un rassemblement de
circonstance.
Un score à la cubaine. Le militant du MPF poursuit : « Réfléchissez un peu (sic, ndr) : comment pouvez-vous supposer que, si
le Président de Villiers était le moins du monde le faciste que vous vous évertuez à faire croire (en l'associant dans mon propos à « Sakotillot » ?, ndr), les Vendéens seraient
assez masochistes pour le garder comme président du Conseil général depuis 20 ans ? Elu au premier tour avec plus de 79% des voix lors des dernières cantonales – ça vous fait rêver non ? (un
score à la cubaine non ?, ndr) ». Vous savez, Maurice Pelloux-Prayer, Patrick Balkany (pour ne prendre qu'un exemple), malgré toutes ses honteuses casseroles est bien régulièrement réélu. Le
suffrage universel a ses limites !
Mais pour être sûr de convaincre, le militant MPF sort, pour finir, l'argument massue, ou du moins ce qu'il croit être tel : « Vous que j'ai vu très souvent aux défilés militaires
pour manifester, je pense, votre attachement et votre respect à notre armée... » Stop. Vous pensez mal, Maurice Pelloux-Prayer, car vous devriez savoir que j'ai été objecteur de
conscience. Ca n'est pas par « respect à notre armée » que j'ai assisté aux cérémonies militaires mais par devoir (comme conseiller municipal) et pour rendre hommage à ceux qui
se sont battus et sont morts pour défendre notre liberté ou à cause, comme dirait Barbara, de la « connerie » de la guerre.
Une question reste cependant, entêtante. Que me manque-t-il le plus : la sagesse ou la maturité ?
Par DAZIBAO
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Publié dans : Orléans
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Non, je n'ai pas été écarté de la liste de Jean-Pierre Sueur. Je n'étais pas candidat pour des raisons qui relèvent exclusivement de ma vie privée et que je n'ai donc pas à exposer ici.
En revanche, pour avoir entendu certains commentaires, je ne suis pas certain que Maurice Pelloux-Rayer (que je respecte en tant qu'homme mais dont je combats les idées) ait vécu aussi sereinement cette mise à l'écart.