« Les préjugés sont tenaces.
Certaines personnes pensent encore que l’homosexualité est un désordre mental et d’autres croient, à tort, qu’elle peut être guérie. Les spécialistes en santé mentale sont d’avis que cela est
impossible ». Pour l’édition 2008 de la journée internationale de lutte contre l’homophobie, l’accent est mis
sur le fait que « l’homosexualité n’est pas une maladie », ni génétique, ni mentale, ni héréditaire. Si la chose est entendue pour beaucoup de gens, il reste cependant pas mal de chemin à
faire. La dépénalisation de l’homosexualité en France date seulement de 1982 (par François Mitterrand et Robert Badinter, certains devraient parfois s’en souvenir). Au niveau international, il a
fallu attendre 1991 (le 17 mai de cette année-là justement) pour que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) la retire de la liste des maladies mentales. Dans de très nombreux pays encore, cette
orientation sexuelle est considérée comme une tare, voire comme un crime.
heurtent à ces terribles préjugés, affirmés de manière plus ou moins féroce. Cela va de « mais tu verras ça va passer » à « tu es la honte de la famille », voire
pire. Résultat, si l’homosexualité n’est définitivement pas une maladie, le rejet dont elle est l’objet peut engendrer des troubles graves. Ainsi selon Stop suicide, « plusieurs travaux
montrent, en moyenne, qu’un jeune homosexuel sur quatre fait une tentative de suicide ». Le site de l’association québécoise AlterHeros, s’appuyant sur une étude conduite par Michel Dorais de l’université de Laval au Québec et publiée sous le titre de Mort ou fif, confirme que « plusieurs travaux conduits aux USA et au
Canada, mettent en avant un taux de suicide de cinq à quinze fois plus élevé que chez les jeunes hétérosexuels ». « J'ai comme l'impression que mon fils ne s'est pas enlevé la vie, mais
qu'on l'a achevé. En fait, j'ai le sentiment qu'on a tué mon enfant. Quelle est la menace de voir deux personnes s'aimer? Qui a le droit de juger de cet amour? Les droits de mon fils ont été
bafoués par des gens qui ne voulaient tout simplement pas que mon fils soit heureux. C'est comme si on lui avait enlevé le droit de jouir de la vie » témoigne la mère d’un jeune
homosexuel sur un autre site québécois.
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