Lundi 18 août 2008
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On a connu le bon french doctor Kouchner plus
courageux et moins langue de bois. Le ministre sans étiquette des Affaires étrangères du gouvernement Fillon n’aurait pas le temps de recevoir le Dalaï Lama. Complètement overbooké en ce
mois d’août le pauvre. A croire que la fréquentation trop assidue du président Sarkozy n’ait eu raison de la niaque dont a su, en d’autres temps, faire preuve l’ancien ministre socialisant.
A l’instar du général polonais Jaruselki reçu 1985 en par François Mitterrand, alors président de la République ou, plus récemment, la visite du colonel Kadhafi, la France est souvent moins gênée
aux entournures pour accueillir des dictateurs que de dérangeants artisans de paix. Quand elle ne leur offre carrément pas l’asile. Comme le tristement célèbre et sanguinaire Jean-Claude Duvallier,
alias Papa Doc ou l’ayatollah Khomeiny qui, depuis son exil français, préparera la « révolution islamique » contre le despotique Shah d’Iran.
L’hypocrisie de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement est à son comble quand on tente de sauver la face en demandant à Carla Bruni à de recevoir le moine tibétain. La femme du président de la
République, n’a en France, rappelons le, aucun rôle protocolaire.
C’est un peu comme si, les JO se déroulant aux USA dans les années soixante ou en Inde au moment de la lutte pour l’indépendance, le président de la République et son ministre des Affaires
étrangères refusaient de recevoir Martin Luther King ou Ghandi. Remarquez, c’est sans doute ce qui se serait passé. Mais on pouvait espérer que, depuis ce temps, la France avait su évoluer. Il faut
malheureusement constater, au contraire et une fois de plus, que, sous le règne de Sarkozy, notre démocratie régresse.
Par DAZIBAO
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Publié dans : Politique nationale
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