Vendredi 9 janvier 2009
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Au milieu d'une ville aux trottoirs jonchés de sacs poubelle
éventrés, Charles-Eric Lemaignen est droit dans ses bottes fourrées. Le président de l’agglomération ne comprend vraiment pas qu’on puisse s’offusquer de son intransigeance à
l‘égard des éboueurs grévistes auxquels il refuse toute augmentation de salaire alors même qu’il s’est lui-même augmenté de 38% en juillet dernier, faisant passer son indemnité nette mensuelle de 2
675 à 3 700 €. « Je travaille deux fois plus qu’eux et j’ai deux fois moins de congés » a-t-il expliqué, en substance, ce vendredi matin 9 janvier sur l’antenne de France Bleu Orléans. A
ce tarif là, on se demande pourquoi tout le monde n’aspire pas à être éboueur. Tandis que, bien entendu, la place de président de l’agglomération n’est convoitée par personne. Charles-Eric
Lemaignen s’est pour ainsi dire dévoué, faute de volontaires. Si la situation n’était pas si grave, on en rirait. Mais le cynisme du président de l’Agglo ne fait rire personne. D’autant que le
militant UMP omet de préciser qu’il perçoit également des subsides comme adjoint au maire d’Orléans et comme conseiller régional.
Si Charles-Eric Lemaignen a, lui, sans doute, fait des pieds et des mains pour arriver à ce niveau de responsabilité, on peut penser que la majorité des éboueurs de l’agglomération d’Orléans ou
d’ailleurs n’a jamais rêvé de se retrouver dans le froid glacial du petit matin, a l’arrière d’un camion bruyant et nauséabond, à ramasser les ordures de leurs concitoyens. Pas même en se rasant le
matin.
Par Pascal Martineau
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Publié dans : Orléans
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