Jeudi 5 février 2009
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A celles et ceux qui doutent encore de la remise en cause quotidienne
et insidieuse de nos libertés par l’Etat Sarkozy, je conseille vivement la lecture d’un article du Monde intitulé La France gardée à vue et signé Yves Bordenave, Isabelle Mandraud, Alain
Salles et Laetitia Van Eeckhout. Sur la base d’exemples concrets et détaillés, les quatre journalistes y décrivent un univers de l’arbitraire et du sordide. « Jeunes habitants des quartiers
difficiles, infirmières, syndicalistes, agriculteurs, étrangers en situation irrégulière, enseignants... la garde à vue concerne toutes les catégories de la population. » indiquent les
enquêteurs. C’est sans doute cette généralisation qui motive ce cri d’alarme tant il est vrai que les conditions de garde à vue ne se sont pas dégradées d’hier. Mais le fait est que cette pratique
- « une forme d'enfermement qui vise à exercer des pressions » affirme dans l’article un avocat ancien élu UMP – a tendance à être de plus en plus utilisée par la police nationale.
« Dans la période récente, les militants associatifs et syndicaux, mais aussi les journalistes, ont été visés » note Le Monde. Au délit de faciès, l'Etat policier du
président Sarkozy ajoute peu à peu le délit d’opinion.
Par DAZIBAO
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Publié dans : Orléans
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