Dans un article sur le nouveau dérapage de deux jeunes militants de la droite orléanaise paru sur le site de L'Express, un lien vers la "blogosphère orléanaise" amène à l'article que j'avais écrit sur une précédente bavure du conseiller municipal villiériste Quentin Thomas intitulé "L'infâme sur Orléans par passion".

Voir l'article de Libé Orléans qui a rendu l'affaire publique.

 

Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 17:13

Marie N’Diaye : Je trouve cette France monstrueuse. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité. Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux. Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : « La Droite, c’est la Mort ». (Les Inrock’)

C’est à se demander si le réactionnaire Eric Raoult n’a pas fait ça pour mettre Frédéric Mitterrand dans l’embarras. Tant il est vrai que beaucoup, à droite, n’ont pas encore digéré sa nomination comme ministre de la Culture. Il se dit même que l’actuelle hémorragie d’adhérents à l’UMP serait due à la médiatique politique d’ouverture du président de la République. On espère en tout cas, que le ministre-écrivain saura défendre une liberté d’expression dont il a pu se parer récemment à propos de La mauvaise vie. Son silence est inadmissible.
Reste l’injonction du député UMP. Le voila qui voudrait fonctionnariser, mettre en pas les écrivains français en les soumettant à une devoir de réserve leur interdisant tout propos désobligeant à l’égard des pouvoirs en place ou à venir (on ne sait jamais).
Les milieux littéraires n’ont pas manqué de réagir vivement à la bavure d’Eric Raoult. Et il y a de quoi. Ces propos nauséabonds constituent une nouvelle expression du sarkozysme dur qui est à l’œuvre à droite aujourd’hui et qui tente, petit à petit, à force de caporalisme et de confusion des pouvoirs, de grignoter nos libertés fondamentales. Mais parce qu’ils touchent rarement à la vie quotidienne des Français ou à leur porte-monnaie, ces coups de boutoir à notre démocratie n’émeuvent guère le citoyen lambda. Qui risque bien de se réveiller un matin avec une sacrée gueule de bois. Pour se rendre compte – trop tard ?- à quel point Marie Ndiaye, prix Goncourt 2009, avait raison.

 

Par DAZIBAO - Publié dans : Politique nationale
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