Découvrez mon activité d'écrivain public agréé
Président de l'Academie des écrivains publics de France
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Impoli, insultant, supérieur : l’insupportable Bernard Tapie a fait son show dans le 7-9 de France Inter mardi 12 octobre. Pire que Jean-Marie
Le Pen ne l’a jamais fait. Physiquement, les deux bateleurs du paysage politique français finissent d’ailleurs par se ressembler : même gouaille, même menton carré pointé en avant, même
dédain.
Il faut reconnaître à Patrick Cohen, aux commandes de la matinale de la station de service public depuis septembre, le mérite d’avoir su garder son
sang-froid face à tant de haine. L’ancien homme d’affaires–ministre–militant PRG– député européen– tôlard–yachtman–chanteur–acteur a balayé d’un méprisant revers de la main toutes les (im)pertinentes questions de Patrick Cohen à propos
des 45 millions d’euros d’indemnités – d’argent public - qu’il va percevoir au titre de ses déboires passés avec le Crédit Lyonnais. « Obsédé », « esprit fermé », « ridicule », « ça vous
emmerde », « ça vous fait chier » : les noms d’oiseaux ont volé très bas dans le studio de France Inter. Léchant tour à tour les bottes de Nicolas Sarkozy et de Jean-Luc Mélenchon,
Bernard Tapie a même tenté de corrompre le journaliste en direct. Se délectant à en donner la nausée de ses millions gagnés sur le dos des contribuables, il n’a pas eu un instant de compassion
pour un auditeur s’étonnant de cette somme astronomique quand lui-même n’avait perçu que 35 000 euros pour avoir été contaminé par l’hépatite B dans un hôpital.
Qu’on ne s’y trompe pas. Bernard Tapie est le détestable produit d’une époque et d’un système dont certains ont bien profité à droite comme à gauche. Et
dont on ressent malheureusement aujourd’hui d’inquiétants relents.
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