Mercredi 18 août 2010
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16:49
Consommateur-utilisateur assidu de réseaux sociaux, j’ai évidemment lu avec une grande attention
l’article paru dans La République du Centre du 18
août à propos de l’engouement des Orléanais pour Facebook.
Un encadré intitulé « une véritable arme politique » nous apprend que « Serge Grouard, Jean-Pierre Sueur et François Bonneau font partie
des hommes politiques qui occupent le terrain Facebook ». Le
sénateur du Loiret et le président
du conseil régional du Centre ont y ont effectivement un profil très actif. Le député-maire d’Orléans, lui, en est quasiment absent, contrairement à ce que laisse entendre le quotidien. Une
recherche approfondie permet seulement de découvrir deux pages au contenu très indigent, l’une, rubrique « intérêt », comptant un seul et unique ami ; et l’autre, estampillée « personnage public », totalisant quatre fans. A comparer aux presque 5 000 amis du profil de
Jean-Pierre Sueur. Autant dire que Serge Grouard accorde une importance négligeable à ce nouveau mode de communication. Enfermé dans sa tour d’ivoire, le maire d’Orléans aurait-il peur de la
liberté que laisse aux internautes un espace ouvert à tous les commentaires ? Il y préfère sans doute une communication coûteuse et totalement maîtrisée.
Par DAZIBAO
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Lundi 31 mai 2010
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/2010
18:19
S’il fallait une confirmation que Nihad Souaid n’était, sur la liste de Serge Grouard en 2008, que la « beurette de
service », on l’a eue au conseil municipal vendredi 28 mai. La 44e candidate de la liste UMP-MoDem-Nouveau Centre–etc. devait y faire son entrée, pour succéder à la "gauche moderne" Liliane
Coupez, récemment décédée. Mais la jeune femme de 22 ans n’aurait pas fourni à temps son attestation de domicile et n'a donc pas été convoquée. Autrement dit, le maire d’Orléans ne possédait même
pas son adresse en la faisant figurer sur sa liste. Ce qui ne l’a pas empêché de dénigrer publiquement – sans la nommer - sa colistière saint-marcelline, la considérant quasiment comme une sans
papier. On savait Serge Grouard fréquemment désobligeant avec les élus d’opposition. On constate que son indélicatesse dépasse les clivages politiques.
En réalité, derrière cette tentative d’intimidation, se cache un pathétique calcul politique. La majorité voulait faire siéger au conseil le candidat situé en 45e position, l’UMP Christophe
Magnier, habitant de l’Argonne, un quartier sous représenté. Il n’y a pas de doute, ça cadre mieux dans le tableau général.
Il y a quand même quelque paradoxe à vouloir exclure du conseil une jeune fille, représentant d'une certaine diversité particulièrement très présente à l’Argonne.
Mais Nihad Souaid n’a pas l’intention de jouer le rôle de la potiche qu’on sort le temps d’une campagne et qu’on jette après. Elle entend siéger au conseil municipal. Prochaine session le 18
juin.
>> Lire
l'interview de Nihad Souaid dans La République du Centre du 2 juin 2010
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Lundi 8 mars 2010
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16:26
Ainsi l’expulsion
express dont a fait l’objet Najlae Lhimer il y a quelques jours ne serait pas si justifiée que cela. Pourquoi, sinon, Nicolas Sarkozy a-t-il déclaré à une délégation de
femmes reçues ce 8 mars à l’Elysée qu’il était « prêt à [l’]accueillir en France ». Le préfet du Loiret avait pourtant juré ses grands dieux – croix de bois, croix de fer… - que
toute cela était tout a fait légal et légitime. En fidèle « fusible de l’Etat », Bernard Fragneau doit ce soir « manger son chapeau ».
Passé maître dans l'art de la politique spectacle, le président de la République n’a évidement pas choisi au hasard le moment et les interlocuteurs. En faisant cette annonce en cette
100e journée internationale des droits des femmes, il cherche, outre à récupérer une bévue, à redorer son blason à moins d’une semaine d’élections régionales qu’il sait perdues. Ca n’est pas par
humanité que Nicolas Sarkozy consent, en prince se faisant tout à coup magnanime, a autorisé le retour en France de la jeune lycéenne marocaine. Personne n’est dupe. L’ancien ministre de
l’Intérieur est l’auteur ou l’instigateur de nombreuses lois qui réduisent un peu plus chaque fois la dimension de terre d’accueil de notre démocratie. Il aura fallu toute la mobilisation politique
et citoyenne à laquelle on a assisté pour que l’Etat expulseur retrouve un peu la raison.
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Mercredi 3 mars 2010
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10:29
Le syndrome du complot serait-il contagieux à Orléans ? Ignorant totalement les coups dont Najlae Lhimer
affirme avoir été victime de la part de son frère ainsi que les menaces de mariage forcé qui pèsent sur elle, le préfet du Loiret dénonce, dans cette affaire d’expulsion expéditive, « une
polémique soigneusement organisée », un coup monté, en quelque sorte. Pire, aux yeux du représentant de l’Etat « la participation à cette polémique de certains élus (voir
à ce sujet la réaction de Jean-Pierre Sueur évidemment mis en cause) achève de donner à ce dossier une connotation politique et électoraliste ». Outre qu’en publiant un communiqué sur
ce sujet, Bernard Fragneau sort totalement du devoir de réserve qu’il commence par brandir, il ose laisser penser que la jeune lycéenne marocaine aurait été manipulée de bout en bout. C’est faire
peu de cas des raisons qui ont amené Najlae à se présenter – en victime – à la gendarmerie de Château-Renard. C’est rester, de manière indécente, insensible au désarroi qui est le sien depuis
qu’elle a été forcée, en quelques heures, d’arrêter ses études et de quitter ses amis. Le préfet n’a pas eu « un mot de compassion » confirme Marie-Noëlle Vitry, la représentante de la
CIMADE qui participait mardi à la délégation reçue à la préfecture du Loiret.
>> Dans le même registre, on lira avec effarement cet article de La République du
Centre du 3 mars qui raconte l’histoire d’un étudiant en médecine – frère d’un médecin fleuryssois - menacé d’expulsion.
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Mardi 2 mars 2010
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/2010
14:43
C’était donc ça ! Un odieux complot ourdi contre la municipalité
d’Orléans par l’opposition et le parti socialiste (voire pire !). Parlant de la création du comité de coordination des associations de sauvegarde et d’aménagement de
l’agglomération d’Orléans (CCASAAO), le premier-maire adjoint, l’UMP Olivier Carré, sans doute pour mieux moquer l’initiative citoyenne, parle de « faux nez d’un parti ». C’est
dans La République du Centre du 2 mars. Une page entière pour répondre aux cinq colonnes publiées dans l’édition du 26 février au lendemain de la réunion qui a donné naissance au comité.
Dix associations qui « reprochent toutes vertement à la mairie UMP d’Orléans, dixit Antony Gautier, le journaliste de La Rep’, son manque d’écoute et de concertation pour tous
les grands projets qui vont restructurer la ville, et même parfois l’agglo ». Aux critiques qualitatives du CCASAAO, l’adjoint à l’urbanisme répond chiffres. Comme si la démocratie
municipale se mesurait d’abord à l’aune du nombre de réunions organisées. Quand Anne-Marie Coursimault lui rappelle que la secrétaire générale du comité, Michèle Pluvinage, serait plutôt située
politiquement au « centre droit », Olivier Carré s’en sort avec une pirouette : « Je ne savais pas ».
C’est mal connaître (ou feindre de) Michèle Pluvinage que de
lui prêter des accointances quasiment gauchisantes et, surtout, méprisant à l'égard de la présidente de l’ADAQ, que de laisser croire qu’elle puisse être ainsi manipulée.
Une fois de plus, la ficelle de la thèse du complot est une un peu grosse. Quand des associations comme le comité de quartier Saint-Marceau ne sont pas contestataires, le premier maire adjoint
leur accorde le label indépendant. Mais que l’une d’elles ose contester les choix de la majorité et elle est immédiatement accusée d’être manipulée par ceux qui n’accepteraient pas le verdict des
unes. Il y a quelque chose de paradoxal de vouloir les associations hors du jeu politique tout en leur refusant la légitimité de contester des projets de la municipalité en place, fussent-ils
inscrits à son programme électoral.
>> Lire aussi :
- Main basse sur les régies
- Le chiffon rouge usé de Serge Grouard
Par DAZIBAO
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Mercredi 27 janvier 2010
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/2010
10:09
Lamentable plaidoirie que celle de
Me Guy Lemaignen, frère de, lundi 25 janvier devant la cour d’appel d’Orléans, contre le ci-devant Antoine Bardet qui contestait l’ordonnance prise contre lui dans l’affaire qui l’oppose à Serge Grouard. L’avocat de
ce dernier a sans gêne traité l’ancien blogueur orléanais de « lâche ». Souvenons-nous de la grande mansuétude dont avait fait preuve le maire d’Orléans lorsqu’un commentaire - anonyme
lui aussi - et hautement diffamatoire à l’encontre de Simone Veil avait été publié par l’un de ses conseillers municipaux, le villièriste Quentin Thomas, sur le blog de ce dernier. Le premier magistrat d’Orléans avait certes fini par condamner des propos qui accusaient ni
plus ni moins de génocide l’ancienne déportée, auteure de la loi sur l’avortement. C’était le moins que l’on pouvait en attendre. Pas une seule sanction en revanche contre son jeune colistier,
pas un mot pour dénoncer l’irresponsabilité – pour le moins – dont il a fait preuve en publiant sciemment un tel commentaire. Il n’y a pourtant aucune mesure entre l’humour potache d’un Antoine
Bardet et l’insulte majeure faite à l’ancienne présidente du comité de soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy. Serge Grouard a l’indignation sélective et égocentrique.
N’était le double enjeu de ce procès – réparer les torts considérables et totalement disproportionnés causés à Antoine Bardet et défendre bec et ongle
le droit inaliénable à la liberté d’expression – on s’amuserait de voir le maire d’Orléans se comparer à « un bien, un produit ou une marque » selon l’esprit de la loi sur le dénigrement
qu’il utilise pour combattre Antoine Bardet. Tant il est vrai que l’action politique de Serge Grouard est bien plus constituée de communication que de réalisations concrètes et durables. Le «
produit » Serge Grouard ne sort pas grandi de cette affaire.
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Vendredi 18 décembre 2009
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10:48
De deux choses
l’une : ou bien le tramway peut circuler, ou bien il ne le peut pas. Or, ce matin, j’ai pu me rendre à mon travail en empruntant un tram. Un rescapé ? On est tenté de le
croire au vu du très faible nombre de rames qui avaient été mises en service à 8h. Ca sent la désorganisation à plein nez. Car enfin, on ne peut pas dire que la direction de la Setao n’avait pas
les moyens d’anticiper un tant soit peu sur les difficultés à venir. Les intempéries étaient tout à fait connues d’avance.
Pourquoi, dans ces conditions, ne pas avoir mis en service le plus grand nombre possible de rames à un moment où quasiment aucun bus ne circulait et où prendre sa voiture requiert une grande
témérité voire une certaine inconscience ? En plein sommet de Copenhague, une telle incompétence fait tâche sur la neige blanche qui recouvre les rues de l’agglomération d’Orléans.
Dans les stations (où, en passant, la plupart des horloges sont toujours hors d’usage), les panneaux d’affichage électronique indiquaient de probables perturbations et vantaient l’ouverture des
parcs relais dimanche 20 décembre. Voila qui faisait une belle jambe aux usagers frigorifiés dans l’attente d’un hypothétique tram. Pas un mot pour indiquer l’heure d’arrivée de la prochaine rame.
Même le réseau d’information par haut-parleurs est resté muet. Pire qu’à la SNCF, ce qui n’est pas peu dire.
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Mercredi 18 novembre 2009
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17:51
C’est l’argument qui fait choc. Selon François Foussier, adjoint au maire d’Orléans et ancien président de l’association des commerçants du centre de la capitale
régionale, la piétonisation de la rue des Carmes nierait, notamment, aux personnes âgées qui ne pourraient alors plus venir en ville avec leur voiture (La République du Centre du 16
novembre). Quand on est à court d’arguments, on finit par dire n’importe quoi. S’il est une population pour laquelle une rue sans voiture crée une véritable utilité et une meilleure sécurité, c’est
bien celle du 3e ou du 4e âges. (avec les enfants, les parents-à-poussettes et les personnes handicapées). Et si, s’aventure, l’on objecte que la mort annoncée de Carmes en cas de piétonisation ne
supporte pas la comparaison avec la rue de la République, on nous assure que cela n’a rien à voir. A ceci près, qu’en son temps, des élus de droites, certains vendant même quelque maroquinerie dans
cette grande artère commerçante du centre-ville avaient, déjà, crié au loup et prédit la mort certaine d’une des rues aujourd’hui les plus dynamiques de la cité johannique. Si François Foussier se
préoccupait vraiment de l’essor du commerce à Orléans, il n’aurait pas laissé disparaître le dernier bar de la rue de la République (L’Eucalyptus bientôt remplace par une boutique Orange) ou
aurait, encore, enfin trouvé une solution à la verrue urbanistique que constitue la ruine de l’ancien cinéma Artistic tout proche. On a les combats qu’on peut.
>> Voir aussi le communiqué de l'opposition municipale
>> Exprimez-vous à ce sujet sur le site de La
Rep'
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Vendredi 16 octobre 2009
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/2009
12:07
Où l’on découvre de manière très
concrète l’activité de nos députés. Alors que le seul parlementaire de gauche du Loiret, le socialiste Jean-Pierre Sueur, publie chaque année deux volumineux comptes-rendus
d’activité et chaque semaine un lettre électronique d’information, il est plus difficile de savoir comment les députés d’Orléans honorent leur mandat. Dans le numéro spécial de L'Express
consacré à Orléans, on peut lire que l’UMP Serge Grouard « passe indéniablement plus de temps à l’Assemblée Nationale ». Une affirmation qu’il est désormais possible de vérifier sur un
site très bien fait, www.nosdeputes.fr, qui présente de manière détaillée, l’activité de chacun de nos députés. On constate certes un certain regain
d’activité du maire d’Orléans au Palais Bourbon… après une quasi absence de décembre 2008 à avril 2009. Sans doute son obstination à vouloir faire adopter un amendement supprimant l’avis préalable des Architectes des bâtiments de France (ABF) n’y
est-elle pas pour rien. D’ailleurs l’item « ABF » apparaît dans lle champ lexical (« ABF armée bâtiments eau livre loi de programmation madame la présidente militaire programmation
programmation militaire taxe ») du député de la 2e circonscription du Loiret. Instructif.
NB. On comparera avec intérêt l’activité de Serge Grouard avec celle de son premier maire-adjoint te député de la première
circonscription du Loiret, l’UMP Olivier Carré.
Par DAZIBAO
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Jeudi 15 octobre 2009
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15
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/2009
16:11
Qui a dit que les policiers municipaux avaient tendance à jouer les cow-boys ? Nouvelle illustration
du zèle inébranlable de nos agents locaux de tranquillité publique que nous narre Anthony Gautier dans La République du Centre de ce 15 octobre. Version : j’y suis, j’y reste. En résumé
(lire le billet) : une voiture de la police municipale en faction rue de la République a refusé de se déplacer pour
laisser passer une ambulance. Le tout, juste en face de l’agence locale du quotidien régionale. C’est quand même pas de chance !
Par DAZIBAO
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