Découvrez mon activité d'écrivain public agréé
Président de l'Academie des écrivains publics de France
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Ainsi, les éoliennes industrielles
seraient-elles nuisibles à l’environnement. Une fronde très (trop ?) organisée s’exprime aujourd’hui de plus en plus fortement contre ce mode de production d’énergie.
Ces grandes hélices perchées à 100 mètres de hauteur auraient l’inconvénient d’abîmer nos beaux paysages. Dans la plate plaine de Beauce notamment.
Si tant est que la morne pleine beauceronne soit un paysage à protéger d’urgence, c’est oublier un peu vite le saccage des bords de nos fleuves, et de La Loire en particulier, par les centrales
nucléaires, avec leurs très hautes tours de refroidissement fumantes, de leurs murs gris et sales, leurs barbelés… pour ne parler que de l’aspect paysager qui semble tant mobiliser les opposants
à l’éolienne. Car bien sûr les nuisances du nucléaire pour l’environnement sont elles bien plus considérables, pour des générations et des générations. Je vous invite, un jour où le ciel est bas
et lourd, à aller « flâner » à proximité d’une centrale nucléaire. C’est triste à mourir.
Rapaces. C’est faire peu de cas également des pylônes de lignes
électriques à très haute tension – et des fils qui vont avec – qui déchirent des paysages partout en France, en montagne notamment. Des structures qui – elles aussi – causent la mort de grands
oiseaux et en particulier de rapaces ou de cigognes, puisque l’on reproche aussi cela aux éoliennes. Des masses de ferrailles qui, enfin, produisent des nuisances sonores, contrairement aux
éoliennes, quoi qu’affirment ses détracteurs. Un ami, digne de foi, qui s’est rendu récemment au pied de l’une d’elle en train de fonctionner, assure n’avoir perçu aucun bruit.
On nous assure enfin que lorsqu’il n’y a pas de vent… les éoliennes ne tournent pas (sic). Comme une voiture sans essence (produite à partir du pétrole dont les réserves mondiales s’épuisent), un
réacteur sans uranium (que nous importons), une pile photovoltaïque la nuit en quelque sorte. Là encore, on force volontairement le trait. Allez faire un tour un jour « sans vent » dans un champ
d’éoliennes en Beauce. Vous verrez qu’alors que vous ne ressentez peu ou pas de vent, les hélices, elles, là haut, tournent bel et bien.
Retard. Certes, ce mode de production d’électricité n’est pas la panacée, comme
aucune des autres énergies douces prises séparément. Mais c’est justement ce modèle centralisé et unformisé – et donc contrôlé – de production électrique qu’il faut remettre en cause. Pour
consommer moins et produire mieux.
Il y a dans ce soudain combat contre les éoliennes industrielles quelque chose d’étrange. On a longtemps dit que la France, par rapport à l’Allemagne ou l’Autriche (qui en est parsemée), était en
retard dans ce domaine. Et c’est justement au moment où l’on commence à rattraper un peu ce retard que se lèvre une fronde. A qui cela profite-t-il ? Il y a en tout, pour les écologistes, des
combats bien plus urgents à mener.
Afin de s’assurer que la gauche, ne fasse pas, aux prochaines élections régionales prévues en 2010, le
même quasi grand schelem, qu’en 2004, certains, à l’UMP, imaginent carrément de supprimer les conseillers régionaux. C’est l’idée centrale de la proposition de loi déposée, notamment, par le sénateur Eric Doligé, président du Conseil général du Loiret, attelé, pour l’occasion, au peu fréquentable Charles Pasqua.
L’ancien ministre de l’Intérieur, est, il vrai passé depuis longtemps grand maître de la manipulation électorale.
Considérant, dans ses attendus que « les conseillers régionaux sont élus au scrutin de liste proportionnel. Ce type de scrutin a conduit à l'instabilité des exécutifs qu'il a fallu corriger
par un système complexe et à une faible représentativité des élus, peu connus de leurs électeurs. Au contraire, les conseillers généraux puisent leur légitimité dans le scrutin cantonal
uninominal majoritaire à deux tours qui fonde sans conteste leur représentativité », Pasqua et consorts proposent de « confier à des conseillers territoriaux le soin d'assurer à la fois
le mandat départemental et le mandat régional. Au chef-lieu de département, ils régleront par leurs délibérations les affaires départementales et les affaires régionales au chef-lieu de région,
en lieu et place des conseillers régionaux. »
« Afin de ne pas écarter le scrutin proportionnel, garant de la diversité, poursuivent les auteurs hypocritement, les communes de plus de 30 000 habitants pourront élire leurs
conseillers territoriaux sous cette forme après un découpage des territoires pour les rendre homogènes. »
Ainsi, depuis de nombreuses années, on s’interroge – on s’indigne parfois –
sur la pertinence d’un mode de scrutin départemental archaïque et injuste parce qu’il institue une surreprésentation du monde rural par rapport aux zones urbaines. Or, au lieu de tenter de
corriger cette injustice et de rééquilibrer les pouvoirs locaux, Eric Doligé et Charles Pasqua proposent ni plus ni moins d’aggraver la situation.
Minorités. Parler de « système complexe » relève de la plus
sournoise des manipulations politiques. Le mode d’élections des conseillers régionaux est en effet calqué sur celui des conseillers municipaux, selon le principe suivant : assurer une majorité
stable tout en permettant l’expression des minorités. Eric Doligé et Charles Pasqua, envisagent-ils, ensuite, de revenir aussi à une élection des conseillers municipaux par un scrutin uninominal
à deux tours ?
Chacun constatera que, sous des discours d’efficacité, ces durs de l’UMP cherchent (avec la bénédiction de Nicolas Sarkozy ?) à supprimer ces contre-pouvoirs gênants que représentent, pour eux
les conseils régionaux, de surcroit lorsqu’ils sont quasi exclusivement de gauche.
Si cette proposition de loi devait être adoptée, la démocratie locale serait menacée. Une fois de plus, comme c’est désormais fréquemment le cas depuis l’élection de Nicolas
Sarkozy.
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