Mercredi 26 novembre 2008

102 voix d'avance. En toute logique, le Conseil national du Parti socialiste a validé, ce mardi 25 novembre, le vote des militants intervenu le 21 novembre : Martine Aubry est désormais la Première secrétaire du principal parti de gauche en France. Elle est, depuis la création du PS en 1971, la première femme à occuper cette responsabilité. Si certains des proches (ah le vilain mot de « lieutenant ».. pourquoi pas caporal !) de la présidente de Poitou-Charente jouent encore les va-t-en guerre, Ségolène Royal elle-même semble vouloir choisir la voie de l'apaisement : « Nous ferons en sorte d'être une force de transformation à l'intérieur du PS, a-t-elle affirmé à l'issue du Conseil national (...) Nous allons continuer à nous investir dans le PS dont nous représentons la moitié des forces militantes » rapporte le quotidien Le Monde. Des propos qui contrastent fortement avec la partie de poker qu'elle avait engagée avec son équipe depuis la nuit du vendredi 21 au samedi 22 novembre. Comme si, ayant peur de perdre (ou sachant qu'elle avait perdu) elle essayait, par ce coup de bluff, de changer le cours des choses en obtenant l'organisation d'un nouveau vote, avant la réunion du Conseil national qui devait, à coup sûr, compte tenu de sa composition issue du vote du 6 novembre, et sauf fraude majeure, entériner la victoire de Martine Aubry. Le Parlement du parti l'a fait par 159 pour et 76 contre.

 

Plaies. Ainsi, après plusieurs et plusieurs nuits de grande turbulence, le Parti de François Mitterrand va pouvoir retrouver un peu de sérénité. J'en m'en réjouis pour Martine Aubry que j'ai soutenue non pas contre Ségolène Royal mais pour les idées qu'elle défend et pour la manière dont elle les défend. Je le crois capable de nous sortir de ce bourbier. Je m'en réjouis aussi pour le parti qui est le mien, tant il est vrai que le spectacle navrant de ces derniers jours va laisser des traces et des plaies qu'il faudra du temps pour cicatriser. Juste un exemple, parce qu'il me touche. Aurélien Chevallier, mon collègue assistant parlementaire au Sénat, a été envoyé par l'équipe de Martine Aubry, à Montpellier, pour s'assurer du bon déroulement du scrutin dans la très « ségolèniste » fédération de l'Hérault.

 

Fraude électorale. « Quand je suis arrivé, raconte Aurélien à Libération, un homme m'a empoigné et m'a jeté dehors ». Robert Moralès, conseiller général et secrétaire de la section où Aurélien avait été dépêché comme observateur, lui a carrément refusé l'accès au bureau de vote, avec force de grossièretés (lire ci-dessus et voir aussi ci-dessous le reportage de France 3 Langedoc-Roussillon). C'est ce genre d'événement, associé à toutes les dénonciations, avérées ou non, de fraude électorale, qui a gravement dégradé l'image de notre parti. Beaucoup plus que le score serré. Car enfin, ne sont-ce pas là les risques de la démocratie ? Des désagréments qui ne menacent en tout cas pas l'UMP où la démocratie n'est guère à la mode. Ce qui n'empêche pas certaines de ses grandes gueules de railler le PS et le triste spectacle qu'il a donné. Au royaume de Sarkozy, l'ironie est mal placée.
Heureusement, avant même d'être officiellement désignée Première secrétaire, Martine Aubry en avait endossé les habits. Elle est allée cet après-midi, en compagnie de Benoît Hamon, soutenir les salariés de l'audiovisuel en grève. C'est là que sont les vrais causes et les vrais combats. Pour la démocratie et la justice.

Le reportage de France 3 Langedoc-Roussillon sur le scrutin du 20 novembre dans l'Hérault, le département de l'infréquentable Georges Frêche... que Ségolène Royal prévoyait, en cas de victoire, de réintégrer dans le Parti socialiste.


par Pascal Martineau publié dans : Parti socialiste
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Vendredi 21 novembre 2008

Une nette majorité (61,86%) d’adhérents de la section d’Orléans du Parti socialiste m’a fait l’honneur, jeudi 20 novembre, de me réélire au poste de secrétaire de la section, pour un mandat de trois ans. Ajouté aux 60% obtenus par Baptiste Chapuis pour l’élection du premier secrétaire fédéral du Loiret et aux 52,84% totalisé par Martine Aubry, ce vote dénote une vraie cohérence des militants d’Orléans : ils ont clairement choisi des candidats qui, face à un assemblage de circonstance, se présentaient sur une ligne politique claire, celle du réformisme de gauche incarné par la maire de Lille.
Je regrette bien évidemment la défaite, au niveau départemental, de mon ami Baptiste Chapuis. Le porte-parole sortant de la fédération a fait les frais d’une coalition dont le dénominateur commun était une volonté de s’opposer plutôt que de construire, assaisonnée de vieilles rancœurs d’un autre âge. Je le regrette pour Baptiste qui n’a, loin s’en faut, pas démérité depuis qu’il a repris, au pied levé, l’animation de la fédération. Je le regrette pour notre parti socialiste qui, dans le Loiret, va devoir être animé par une équipe dont on a du mal à percevoir la ligne politique.

 

Paritaire. Déçu par le résultat mais sans esprit revanchard, c’est en tout cette volonté de construire, de combattre la droite, d’inventer l’avenir, de faire gagner la gauche et à gauche qui m’anime. Je mesure bien entendu la responsabilité qui est la mienne. Dans les jours qui viennent, je vais donc mettre en œuvre les propositions sur lesquelles j’ai été élu. A commencer par la constitution d’un bureau de section paritaire, pluraliste, largement renouvelé et accueillant en nombre significatif des adhérents récents.

Contrat. Avec eux, et après débat en assemblée générale, je présenterai dans les semaines qui viennent un cantrat de mandature élaboré autour des quatre axes que j’ai indiqué dans mon acte de candidature : participer à la reconquête d’Orléans, être particulièrement attentif à l’accueil et à la formation des nouveaux adhérents, soutenir les initiatives spontanées, favoriser l’expression plurielle et l’expression de tous à l’intérieur de la section.

>> Lire, à ce sujet, l'article de Mourad Guichard sur le site de LibéOrléans

par DAZIBAO publié dans : Parti socialiste
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Mercredi 19 novembre 2008

D'aucuns se gaussent, se répandent en petites phrases assassines dans les médias, au sujet du processus d'élection actuellement en cours au parti socialiste. Ce serait la cacophonie, l'indécision, le cafouillage, j'en passe et des plus baveux. Serait-ce par jalousie ? Car enfin, quel autre parti politique a, en France, adopté une procédure aussi démocratique de désignation de ses candidats et de ses responsables ? Petit rappel d'instruction civique : au Parti socialiste, tous les adhérents ayant au moins six mois d'ancienneté et étant à jour de leur cotisation le jour du scrutin ont le droit de voter. Le vote se fait à bulletin secret. Le vote par correspondance ou par procuration n'est pas permis. Quel drame y a-t-il alors que le congrès de Reims n'ait désigné aucun candidat : les militants trancheront, jeudi 20 novembre (et vendredi 21 en cas de très probable second tour), dans le secret de l'isoloir, en leur âme et conscience. Ça se passe comment à l'UMP ?

>> Au MoDem, en tout cas, ça se passe comme ça !

>> Le reportage France 3 Centre sur l'Assemblée générale de la section d'Orléans du Parti socialiste  diffusé le 19 novembre 2008 dans le 19/20

par DAZIBAO publié dans : Parti socialiste
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Lundi 10 novembre 2008
Après le sénateur Michel Charasse, suspendu du Parti socialiste le 15 avril dernier pour cause d’insubordination, c’est au tour du sénateur Jean-Luc Mélanchon de quitter, de son plein grè lui, le PS. La question qui se pose alors – et qui a été posée par exemple lors du congrès départemental du Parti socialiste du Loiret, samedi 8 novembre – est de savoir quelle légitimité ces deux parlementaires ont à conserver leur mandat jusqu’à son terme. Comme à tous les niveaux de notre démocratie – et le PS est le seul parti de France à le faire de manière aussi systématique – ces deux personnages ont pu être élus parce que, au préalable, ils ont été désignés à cette candidature par un vote de tous les militants concernés, à bulletin secret. Ils tiennent leur mandat de ce choix et du parti auquel ils appartenaient. Ils devraient donc, en toute logique, démissionner, et rendre ainsi leur mandat au Parti socialiste et à ses militants. On peut rêver.
par DAZIBAO publié dans : Parti socialiste
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Lundi 29 septembre 2008
Son discours empreint d’un grand humanisme en a, sans aucun doute, séduit – et convaincu – plusieurs. A deux jeunes sympathisantes sous le charme après le discours de Martine Aubry, j’expliquai que, pour moi (et la maire de Lille l’a encore prouvé ce dimanche 28 septembre à Ingré), cette dernière est d’abord une « penseuse »  politique avant d’être une communicante, qu’elle possède une véritable et solide « épaisseur politique » nourrie d'une réflexion approfondie et collective et qu’elle incarne vraiment à mes yeux l’idée que je me fais du réformisme de gauche : courageux, humaniste, ancré dans nos valeurs et soucieux de « faire avec ». A l’issue de cette journée, les deux jeunes sympathisantes envisagent d’adhérer au PS et de signer la motion de la maire de Lille. Quel plus bel hommage pourrait être fait à l’engagement et aux idées de Martine Aubry.

>> Signez et faite signer la motion "Changer à gauche" (téléchargeable sur ce même site)

>> Lire l'article de La République du Centre du 29 septembre
>> Lire l'article de LibéOrléans

>> A signaler également, en marge de cette fête de la Rose, l'interview exclusive de Martine Aubry par Miguel Texieira, publiée sur son blog "Côté Boulevard", à propos des relations entre la politique te les blog, dans le contexte très particulier d'Orléans.
par DAZIBAO publié dans : Parti socialiste
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Jeudi 15 mai 2008

François Hollane à la tribune du congrès du Mans en 2005Certains trouveront que nous n’inventons rien. Mais à l’heure où une certaine droite tente de remettre en cause jusqu’à certains acquis de la Révolution française, il n’est pas inutile - il est même salutaire - de rappeler haut et fort certains idéaux et autres convictions. C’est ce que fait le Parti socialiste avec sa « déclaration de principes » qu’il remet en débat (la version actuelle date de 1990) dans le cadres des travaux préparatoires au Congrès qui se tiendra à Reims (dont Adeline Hazan est le nouveau maire) les 14, 15 et 16 novembre prochains.
On y constate sans ambigüité, pour ceux qui en douteraient encore, que la droite et la gauche, ça n’est pas la même chose. Nous n’avons pas les mêmes valeurs !
Déclinée abondamment dans texte, la préoccupation écologique fait son entrée en force dans les principes fondamentaux du parti socialiste. On ne peut qu’applaudir à cette prise de conscience – tardive certes si l’on repense aux combats homériques d’un René Dumont dans les années 70 – mais ô combien indispensable, tant le développement durable est à la fois incompatible avec la loi du plus fort qu’impose le libéralisme et indissociable de notre projet pour l’Homme.

Monde manichéen. Mais surtout, avec ce texte, le PS affirme plus clairement que jamais sa dimension réformiste. « Le Parti socialiste est un parti républicain », « laïque », « réformiste ». Exit les « espérances révolutionnaires » au service desquelles se trouve, dans le texte de 1990, « le réformisme ». Je m’en réjouis. Je ne pense pas, en effet, que l‘on puisse décréter le bonheur pour tous de manière unilatérale et autoritaire. L’histoire est jonchée des cadavres de ceux qui, au lendemain d’une révolution violente (elles le sont toujours à quelques exceptions près), ont été les victimes d’une vision aussi radicale du progrès humain. Que l’on se souvienne, par antithèse, du sort réservé à Allende au Chili. Les Etats-Unis étaient plus effrayés par l’arrivée au pouvoir, par la voie démocratique, d’un gouvernement réformateur de gauche que par tel putsch communiste qui ne faisait en fait que renforcer leur propre radicalisme, tandis que la démocratie chilienne venait déstabiliser un monde manichéen.
Comme je l’ai écrit dans un article à propos du
retour de Martine Aubry, je crois profondément que nous devons avoir « la volonté de transformer profondément notre société pour la rendre plus libre, plus juste, plus fraternelle mais dans le respect de toutes celles et ceux qui sont concernés par les réformes et avec eux ».
Si nous voulons que le message du parti socialiste soit clair et entendu, qu’il rassemble, il est temps qu’il assume totalement son identité réformiste et qu’il range dans les rayons de son passé glorieux les grands – mais inefficaces – discours sur la rupture.

par DAZIBAO publié dans : Parti socialiste
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Jeudi 8 février 2007
Nous entrons désormais dans la dernière ligne droite. Le meeting de Ségolène Royal, ce dimanche 11 février à Villepinte, devrait marquer une étape importante dans cette campagne électorale qui a bien du mal à démarrer.
  De son côté, le candidat-ministre Sarkozy montre peu à peu son vrai visage, avec des discours populistes qui ne fleurent pas bon le « travail-famille-partie » !
  Cerise sur le gâteau, le centriste Bayrou semble faire son trou parmi les enseignants, ceux-ci (ceux qui sont sensibles à son discours) ayant sans doute – eux aussi – la mémoire courte. Comment ne pas se souvenir de son bilan désastreux et des coupes budgétaires drastiques qu’il a opérées lorsqu’il était ministre de l’Education nationale ? Mais peut-être avait-il l’avantage, aux yeux de beaucoup, et après l’épisode Allègre, de ne pas trop vouloir faire « bouger le mammouth ».
  Quoi qu’il en soit, la bataille sera rude. Et elle est essentielle pour notre pays à un triple titre : barrer la route au dangereux Sarkozy, faire élire une femme socialiste à la présidence de la République, porteuse d’une véritable alternative qui redonne espoir aux plus démunis de notre pays, et préparer la victoire de nos candidates et candidats aux législatives. <
par Pascal Martineau publié dans : Parti socialiste
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Jeudi 4 janvier 2007

Mes voeux aux socialistes d'Orléans. Je suis heureux de vous présenter à chacun et chacune d’entre vous, tous mes vœux pour 2007. Que 2007 soit pour vous et vos proches, dans votre vie familiale, votre travail, vos engagements, une belle et riche année. 
A nous tous, je souhaite une année 2007 pleine d’enthousiasme militant pour battre Sarkozy et faire gagner la gauche, avec Ségolène Royal et les députés que nous élierons. 
A nous tous, je souhaite beaucoup de rencontres avec les hommes et les femmes citoyens de notre pays. 
A nous tous, je souhaite toute la détermination et le courage nécessaires pour commencer à redonner confiance en la politique à celles et ceux qui s’en méfient et s’en défient, et en particulier les plus vulnérables, les plus démunis, les plus pauvres de nos concitoyens. 
A nous tous, je souhaite une Gauche qui sera capable de redonner de l’espérance à tous ceux qui en manquent, une Gauche capable de changer durablement la vie, une Gauche à la pointe de la construction d’une Europe qui saura peser dans les équilibres de notre monde si injuste. <

par Pascal Martineau publié dans : Parti socialiste
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