Jeudi 26 août 2010
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Expulsions
de roms, projet de déchéance de la nationalité française : on dira ce que l’on voudra, cette escalade sécuritaire du gouvernement pue terriblement. Elle diffuse de nauséabonds
relents d’une époque qu’on croyait révolue. Il y a une époque où l’on faisait la distinction en France entre les Français d’origine juive et les autres, entre les juifs français et les juifs
étrangers, une époque où l’on arrêtait – et déportait – des hommes, des femmes, des enfants pour leur seule appartenance à la religion juive. Comme aujourd’hui on arrête et expulse des hommes,
des femmes et des enfants pour le seul fait de leur appartenance à la communauté des roms de Roumanie. Il faut appeler un chat un chat. C’est la terrible et intolérable logique du bouc émissaire.
On fait croire aux citoyens gavés de 13h de TF1, de Koh Lanta, et autres secret story que leur sentiment d’insécurité, voire leurs difficultés économiques vont prendre fin avec l’expulsion de
quelques centaines d’être humains qui fuient la misère et la discrimination d’un état postcommuniste.
Après la gauche et le pape Benoît XVI, même une partie de la droite s’en émeut. Dominique de Villepin dénonce « une tâche de honte sur notre drapeau
».
Interrogé récemment sur France Inter, Edwy Plenel, le fondateur du site Médiapart – par qui le scandale Woerth-Bettancourt est arrivé – qualifie le
président de la République, à propos de l’annonce d’une déchéance de nationalité, de « délinquant constitutionnel ».
Comme d’autres et avec d’autres, je n’ai de cesse, ici, de tirer la sonnette d’alarme face aux coups de boutoirs qui martyrisent notre démocratie
depuis que Nicolas Sarkozy est chef de l’Etat.
Plus que jamais, il devient nécessaire de « un ruban violet pour dire stop à Sarkozy ».
Par Pascal Martineau
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Vendredi 25 juin 2010
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Didier Porte, Stéphane Guillon… les matinales de France Inter vont devenir
tristes et en tout cas beaucoup moins corrosives. Jean-Luc Hess, et l’ex impertinent qu’est Philippe Val ont décidé de débarrasser les ondes publiques de ces deux
dérangeants caricaturistes. La radio nationale pouvait pourtant s’enorgueillir, dans cette France soumise à la néomonarchie sarkozyenne, d’être un ilot de dérision des pouvoirs en place, de
liberté d’expression, d’impertinence politique. Si l’un et l’autre ont pu, rarement, paraître border line, cela ne fut jamais indécent. La vraie indécence médiatique est celle qu’étalent
à longueur de journée toutes ces émissions de pseudo réalité qui utilisent et manipulent les misères humaines pour faire de l’audience, transformant les téléspectateurs en voyeurs. Elle a encore
de « beaux » jours devant elle.
Il ne serait pas juste, bien sûr, de jeter le bébé avec l’eau du bain. France Inter reste sans doute une des radios les plus libres de note PAF. Daniel Mermet n’est pas (pas encore ?) viré. Mais
il faut cependant s’inquiéter de cette double éviction qui témoigne d’une première tentative de normalisation dont chacun sait qui est l’instigateur. Encore un contre-pouvoir qu'on tente de
museler.
>> Signez la pétition "Pour le retour de l'indépendance et
l'impertinence sur France Inter"
La dernière chronique de Stéphane Guillon, le 23 juin
Par DAZIBAO
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Mercredi 23 juin 2010
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09:31
Dans l’affaire Woerth, la question n’est évidemment pas de savoir – en
premier lieu – si la collusion entre l’ancien ministre du budget et sa femme ont pu être à l’origine de pratiques illégales. En jouant les « père la pudeur » de l’homme intègre, Eric Woerth et
tous ceux qui tentent de le défendre essaient de noyer le poisson. Le vrai scandale, d’un point de vue éthique, est que Florence Woerth ait pu accepter de s’occuper de la plus grande fortune de
France alors que son mari était à la fois trésorier de l’UMP et en charge du trésor public. De deux choses l’une : ou bien « ces gens-là » vivent dans un monde tellement différent qu’ils sont
incapables de mesurer la portée de tels agissements ; ou bien, le cynisme constituant leur pain quotidien, ils se moquent totalement de la morale publique, trop attirés par l’appât du gain,
fusse-t-il parfaitement honnête.
La même question se pose évidemment s’agissant, en vrac, de l’utilisation abusive de logements de fonction, de frais de missions démesurés, de cumul salaire de ministre – retraite de
parlementaire. Dans une France qui supprime les postes d’enseignants spécialisés, qui réduit l’accueil des enfants de moins de trois ans en maternelle, qui refuse de prendre en compte la
pénibilité au travail, qui veut faire passer les chômeurs pour des assistés et les jeunes pour des fainéants, ou encore – la liste est longue - qui met les cinquantenaires en pré retraite, dans
cette France sarkozyenne-là, l’indécence d’une certaine classe politique (qui touche malheureusement tous les partis) donne la nausée.
Par DAZIBAO
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Mardi 15 juin 2010
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12:28
« Conditions de
détention indignes ». Une nouvelle fois, après Nantes et Caen, la justice française donne raison à des détenus qui dénonçaient leurs conditions de détention. Le
tribunal administratif du Rouen vient ainsi de condamner en référé l’Etat à indemniser 38 personnes qui se plaignaient d'être incarcérées ou de l'avoir été « dans des conditions
n'assurant pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine ».
Il en est ainsi de notre système pénitentiaire. Régulièrement, et plus encore depuis la parution, en 2000,
du livre de Véronique Vasseur, Médecin-chef à la prison de la santé, le monstre hideux de notre système carcéral sort la tête des souterrains de notre République, le temps d’une
indignation. Avant que le couvercle de notre société sécuritaire ne se referme dessus. Malgré les nombreux rapports, les condamnations de la Cour européenne des droits de l’Homme et la vigilance
de l’Observatoire international des prisons.
L’indignité des conditions de détention est le signe de l’indignité générale de notre système pénitentiaire. Parce qu’il est criminogène. Parce qu’en plus de priver les détenus de liberté,
il leur retire le droit à l’intimité, au plaisir, et, souvent, à l’éducation, à l’hygiène, aux soins, à la réinsertion. On ne le redira jamais assez : à trop traiter les détenus comme des
animaux, à nier et bafouer trop souvent leur humanité, on finit par les transformer en animaux, laissant s’instaurer, au sein même des établissements, une véritable « loi de la jungle », où les
plus forts s’imposent aux plus faibles, par la violence, le racket, le viol.
Gênée aux entournures. Interrogée sur cet état des lieux le 15 juin sur
France Inter, Michèle Alliot-Marie a servi le discours politiquement correct de rigueur.
Elle est apparue beaucoup plus gênée aux entournures lorsqu’avec insistance, Nicolas Demeurant puis Thomas Legrand lui ont demandé si elle militait en faveur du non cumul de son salaire de
ministre (quelques 17 000 euros mensuels) avec sa « retraite » de parlementaire (elle a annoncé 4 000 euros). La ministre UMP de la justice a résisté tant bien que mal à l’assaut, refusant de
s’engager sur une voie aussi dangereuse… Elle s’est même défendue en affirmant sans rire qu’au nom de ses idées, elle a refusé des emplois bien plus lucratifs qu’on lui a plusieurs fois offerts
dans le privé.
A l’heure où l’on s’apprête à faire travailler plus longtemps les salariés du privé, ces derniers apprécieront.
On ne va évidemment pas résoudre la crise économique en réduisant les revenus des ministres. Mais la politique est aussi faite de symboles. Et celui-ci est désastreux.
Quelle justice – dans tous les domaines - pouvons-nous réellement créer dans notre pays quand la ministre de la justice elle-même n’a même pas le courage de remettre en cause le moindre privilège
? A force, l’indignité déborde des murs gris de nos prisons. A moins que ce ne soit l’inverse.
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Vendredi 4 juin 2010
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10:22
Le Sénat avait eu la sagesse, par des amendements de l’UMP soutenus par la gauche, de retirer le Défenseur des enfants du
dispositif fourre-tout du « défenseur des droits ». Un petit déjeuner élyséen plus tard et la Haute Assemblée s’est mise au garde à vous présidentiel. Le sénateur socialiste Robert Badinter a
dénoncé « le fait du prince » et affirmé, avec son ton des grands combats et des causes justes, que « le véritable vaincu, c’est la défense des intérêts des
enfants ». C'est « une manière de bafouer notre assemblée qui a délibéré longuement sur cette question, le Sénat s'est prononcé en connaissance de cause », s'est
exclamé son collègue Jean-Pierre Sueur. Amnesty International France « regrette fermement la volonté ainsi affichée par le gouvernement de le faire revenir sur un vote allant dans le
sens des recommandations des associations et de la Commission nationale consultative des droits de l'homme ».
L’actuelle titulaire de la fonction, Dominique Versini, a eu des mots très durs sur France Info pour dénoncer
ce revirement. Elle a balayée d’un revers de main les accusations d’intérêt partisan en rappelant qu’elle avait été secrétaire d’Etat d’un gouvernement dirigé par Jean-Pierre Raffarin. Pour
l’ancienne candidate UMP aux législatives à Paris, ce qui dérange avant tout le pouvoir en place, ce sont les positions prises par l’institution dont elle a la charge sur des questions aussi
délicates que la justice des mineurs ou la rétention administrative d’enfants de sans-papier. C’est bien là le fond du problème. Nicolas Sarkozy ne supporte aucun contre-pouvoir. Alors quand il
ne parvient pas à les confondre, il les noie, les délite, les vide de leur substance. Jouant les « Tontons flingueurs » de notre démocratie, il dynamite, il disperse, il ventile...
Inlassablement, Nicolas Sarkozy poursuit son travail de sape contre ce qui fonde notre République. Jusqu’à quand ?
Lire aussi :
Mise au pas de l'art
Attention police
La confusion des pouvoirs
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Mercredi 2 juin 2010
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11:12
« Quand on ouvre une école, on ferme une prison
». La phrase de Victor Hugo est bien connue. L’Histoire lui a largement donné raison. Et pourtant, en France, en 2010, Nicolas Sarkozy ouvre des prisons et ferme
des écoles. La nouvelle idée géniale de Luc Châtel, contenue dans le « schéma d’emploi 2011-2013» pour l’éducation nationale envisage ainsi de faire de économies de profs
(15 000 à 17 000 postes en 2011) en ajoutant un élève supplémentaire dans chaque classe. Le ministre, qui ne manque pas d’aplomb, affirme sans rire que cela n’aurait pas pour
conséquence de « dégrader les performances globales ». Alors même que toutes les études menées depuis de nombreuses années démontrent évidemment le contraire. L’effectif d’une
classe est un facteur de réussite ou d’échec des élèves et en particulier de ceux qui rencontrent des difficultés. Pire encore, cette mesure s’accompagnerait d’une réduction – ah ! Parce qu’il en
reste encore ? - du nombre d’enseignants spécialisés dans les Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED) et d’une diminution de la scolarisation à deux ans. Deux dispositifs
qui, là aussi, ont fait toutes leurs preuves pour réduire et rattraper les inégalités et les difficultés scolaires des enfants les plus défavorisés et en particulier, ceux issus de familles non
francophones.
Mais, cyniquement, Luc Châtel n’a malheureusement pas tort. En effet, dans un système qui réduit son soutien aux élèves en difficulté, l’élite républicaine, ceux qui ont l’entourage familial,
social et culturel adapté continueront à tirer leur épingle du jeu, assurant à notre société la reproduction d’une classe dirigeante conservatrice et politiquement correcte. Pour les autres, il
reste les prisons, les ghettos urbains, le repli identitaire, les policiers référents et les caméras de surveillance.
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Vendredi 9 avril 2010
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11:00
S’il fallait se convaincre de l’amoralité du ministre de
l’Immigration (etc.), il suffisait de regarder le « portrait » d’Eric Besson diffusé ce 8 avril dans Envoyé spécial sur France 2. L’homme qui renvoya sans vergogne
des sans-papiers en Afghanistan y apparaît suffisant. La seule morale quoi anime le transfuge du Parti socialiste est celle qui sert son goût démesuré pour le pouvoir. Eric Besson explique ainsi
que tout cela ne relève que d’un jeu – et du « je » sans aucune doute – et d’une faculté d’adaptation. Il ne voit ainsi aucune contradiction, par exemple, à dénoncer le bouclier fiscal un jour
pour le défendre le lendemain. Les convictions politiques n’auraient rien à y voir. Tout est question de point de vue : suivant qu’il parle au nom du parti socialiste ou pour défendre le
président de la République, il ne fait qu’adapter son discours. On voudrait donner une définition imagée de l’opportunisme qu’on ne s’y prendrait pas mieux. On comprend mieux, en tout cas, après
avoir vu ce reportage, pourquoi Nicolas Sarkozy a nommé Eric Besson à cet ignoble ministère. Qui mieux que cet homme sans morale pour appliquer sans états d’âme une politique qui déshonore notre
démocratie ?
Il faut voir et revoir la chronique de Stéphane Guillon sur Eric Besson
Le Pen, Besson et Zemmour !
envoyé par franceinter. - Plus de vidéos fun.
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Mardi 23 février 2010
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23
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/2010
17:21
Elle venait pour éviter d’être mariée de force et se protéger de son frère
violent. Le vendredi 19 février, Najlae Lhimer, jeune lycéenne sans papier d’origine marocaine âgée de 19 ans s’est présentée à la gendarmerie de Château-Renard dans le
Loiret pour pour porter plainte contre son frère. Selon RESF 45, « les gendarmes lui conseillent de récupérer ses affaires chez son frère et l’y accompagnent un peu plus tard. Ils en profitent pour prendre son
passeport et la placent en garde à vue à 15 h 30. Vers 23 h, elle est transférée à la gendarmerie de Montargis ». Dans la nuit du samedi au dimanche, elle était expulsée vers le Maroc.
Il y a décidément quelque chose de pourri au royaume de Sarkozy. Comment des gendarmes ont-ils pu n’avoir aucune compassion pour la jeune fille victime de violence, ne voyant dans la lycéenne qui
s’est volontairement présentée à eux qu’une énième sans-papier ? Comment le préfet du Loiret a-t-il pu signer l’arrêté d’expulsion, indifférent aux menaces qui pèsent sur la tête de
Najlae ? Il a, sans doute, comme tous les préfets de notre pays, des quotas à respecter. Comment a-t-on pu en arriver là en France, terre des Droits de l’Homme, soixante-cinq ans après la fin de
la Seconde Guerre mondiale ? En quoi la lycéenne studieuse et dévouée menace-t-elle l’ordre de notre République ? On ne peut qu’être effaré devant une telle décadence de notre démocratie, devant
le recul insidieux et quotidien des valeurs de fraternité et de liberté qui sont les nôtres. Jusqu’où iront-ils ?

>> Une « manifestation virtuelle et citoyenne pour exiger une véritable protection des femmes étrangères
victimes de violences » est organisée à la suite de l’expulsion de Najlae Lhimer.
>> Lire le communiqué du Réseau Education Sans Frontière - 45
>> Lire l'article sur LibéOrléans
>>
Voir aussi l'intervention du sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur à ce sujet
Par DAZIBAO
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Mardi 9 février 2010
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/2010
11:30
Aux petits maux, les grands
moyens. La Police nationale française ne reculant devant aucune démesure, elle a débarqué de mardi 9 février au domicile d’une adolescente parisienne de 14 ans pour
l’arrêter. Sans même lui laisser le temps de se changer, raconte
France Info qui a révélé l'information, elle a été emmenée au commissariat menottée et en pyjama. Elle y est restée onze heures. Objet du délit : sa « participation » à une bagarre
dans son collège. La jeune fille affirme avoir seulement tenté de séparer les protagonistes. A la préfecture de police, on ne trouve rien à redire. La procédure a été respectée : examen
médical, garde à vue filmée, parents prévenus par téléphone. Ouf ! Voila qui va sans aucun doute rassurer tous les parents d’adolescents. Au moment où Brice Hortefeux nous prépare son couvre feux,
on peut douter que la police soit la plus apte à protéger nos enfants.
Par DAZIBAO
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Lundi 8 février 2010
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08
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/2010
17:35
Chaque semaine nous apporte une pièce supplémentaire au puzzle de la monarchisation de notre République à
laquelle s’active doucement mais sûrement son président. Tenez ce matin encore sur France Inter. Dans son édito politique, l’excellent Thomas Legrand nous apprend qu’une « partie de chasse présidentielle » était organisée le
week-end dernier au Château de Chambord. Maître d’œuvre de l’événement : Pierre Charon, tout nouveau « Monsieur Chasse » de Nicolas Sarkosy. Objectif : « En faire un objet
d’influence et d’entretien de réseaux » explique le chroniqueur du « 6h30-10h » de l’impertinente radio. « Tout le décorum le plus éculé, le plus clinquant le plus monarchique, le plus
impérial, le plus déplacé pour ne pas dire le plus obscène est réhabilité. Tout ça bien sûr, dans la confidentialité et l’opacité la plus totale. On ne sait pas combien ça coute. Le contribuable
n’a pas le droit de savoir qui est invité. Pas de listes, pas de photos. C’est clinquant, pompeux et dépensier et c’est secret comme une réunion de secte. » s’indigne Thomas Legrand.

En 1981, Alain Bombard, éphémère ministre de l’environnement de François Mitterrand, avait tenté en vain (avant d’être promptement remercié), de supprimer la chasse à cour. La chasse
présidentielle, « elle, avait partiellement disparu sous Jacques Chirac qui, sous l’influence moderniste de sa fille Claude, avait supprimé les chasses de Marly et Rambouillet »
rappelle Thomas Legrand.
Il y a, dans notre France léthargique, des hommes et des femmes qui osent penser que l’esprit revanchard de la droite qu’incarne Nicolas Sarkozy a pour cible bien plus que de remettre en cause les
acquis démocratiques du Conseil national de la Résistance et du Front Populaire : en pratiquant la confusion
des pouvoirs et en rétablissant des privilèges , c’est la Révolution française qui est visée.
Par DAZIBAO
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