Découvrez mon activité d'écrivain public
Agréé par Plumes & Mails et l'Academie des écrivains publics de France
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L’art sous
contrôle. Nicolas Sarkozy en rêve sans doute. Peut-être même y pense-t-il le matin en se rasant. Après Eric Raoult et le prix Goncourt, c’est au tour du directeur de l’Ecole nationale des Beaux-Arts de réaliser
les rêves du président de la République. La prestigieuse institution n’a, dans un premier temps, gardé que quelques heures sur ses façades, le 12 janvier, l’œuvre d’une artiste franco chinoise
Ko Siu Lan composée de bannières reprenant chacun un des mots d’un slogan électoral : « travailler », « plus », « gagner » et « moins ». « Atteinte à la
neutralité du service public » a jugé la direction de l’école nationale. De deux choses l’une. Ou bien cette dernière a découvert l’œuvre après qu’elle a été installée et il s’agit
d’autocensure. Ou alors, plus probablement « quelqu’un » s’est ému d’une telle provocation et a exigé qu’on décrochât ce nouveau « crime de lèse-majesté ». Il est heureux que le ministre de la
Culture, Frédéric Mitterrand, ait fait remettre en place les banderoles dès le lendemain. Reste que ce nouvel incident témoigne une fois de plus de la méfiance de l’Etat Sarkozy à l’égard de l’art,
de sa volonté de le mettre au pas.
Ca ne ressemble à aucun autre magazine. Avec plus de 200 pages à lire en un trimestre, XXI est un journal qui peut
tout à la fois devenir livre de chevet et être emporté dans sa sacoche pour le lire dans le bus, le tram ou le métro. Un journalisme décalé de l’actualité qui redonne toutes ses lettres de
noblesse au grand reportage, à l’investigation, à la belle écriture. Ici pas de petites phrases ni d’actualité people. A l’ère du zapping, de l’info immédiate et non digérée, XXI nous
invite à la pause, à la réflexion, à la mise en perspective de notre monde. Avec obstination et délectation. Ainsi le numéro 7 nous parle de ce « roi qui sur l’île attendait les
Coréens » écrit et illustré comme un conte africain. Des îles toujours avec ce terrifiant papier – « 7000 Hiroshima » sur les essais nucléaires américains dans l’archipel des
Iles Marshall sacrifiées « pour le bien de l’humanité » au cours des années 50. A lire aussi ce portrait sans concession d’Antoinette Fouque, égérie controversée du mouvement
féministe.
« Tous les trimestres, des talents vous entraînent à leurs côtés pour comprendre le monde d’aujourd’hui. Des semaines de travail sur le terrain… Une étonnante récolte d’images et de
rencontres par des romanciers, des journalistes, des photoreporters, et des dessinateurs de BD » peut-on lire sur le blog de la
revue.
« Un journal, c’est une porte ouverte, écrivent Laurent Beccaria (le directeur de la publication) et Patrick de Saint-Exupéry (le rédacteur en chef). XXI a été créé pour ça : dire «
oui », offrir sa chance à tous ceux qui ont de l’énergie, du courage, des idées et du talent, sans regarder leur curriculum vitae ni leur date de naissance ». Avis aux amateurs.
« Ecrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit » : Marguerite Duras.
Le livre de Sébastien Buron-Levêque est un cri, tout droit sorti du cœur de l'adolescent qu'il était lorsqu'il a écrit ces lignes. Cette période si cruciale de la vie où, le soir au fond d'un lit
froid ou au petit matin, on ressent durement, pour la première fois, l'absence de l'être aimé. Ces moments où l'on ressent la blessure des premières séparations, la douleur de l'abandon, le
gouffre du désir inassouvi.
Avec des mots - empreints de ce romantisme qui caractérise l'âge des premiers émois - tantôt durs, tantôt doux, qui émeuvent ou font rire, Sébastien, jeune homme pudique, hurle sans
bruit.
Par ces lignes, Sébastien nous parle de ces êtres – vivants ou disparus – qui ont marqué sa vie de lycéen et qu'il garde bien enfouis, enfermés dan les recoins de son âme.
Par les photos qui accompagnent ses textes, Sébastien imprime, en filigrane, sa douceur, sa réserve, sa solitude et sa timidité. Ses photos, elles aussi, parlent de lui, assurément.
Pour financer l’édition du premier livre de Sébastien Buron-Lévêque, Enfermés, une souscription vous est proposée. Le principe est simple : acheter à l’avance et avant la date limite du 15 avril 2009 le
livre à un prix inférieur à ce que sera son prix de vente public une fois que celui-ci sera imprimé… et permettre ainsi l’édition de l’ouvrage. Le livre, numéroté, vous sera remis ou expédié dès
l’impression de celui-ci.
Au format 21 x 15 cm, composé de 76 pages reliées, dont 30 photos pleine page, il est édité par Com’In Design.
Le prix de souscription est de 9,50 € TTC (frais d’envoi non compris en cas d’expédition par voie postale). Prix de vente public (après souscription) : 15 € TTC.
>> Télécharger le bon de souscription
« C’est votre première excécution ?
» demande avec compassion le prêtre à Charles Berling, alias Robert Badinter, dans le téléfilm éponyme en deux parties adapté de L’Abolition. Dans ce livre
autobiographique, l’ancien Garde des Sceaux, père de l’abolition de la peine de mort en France en 1982, raconte son combat homérique contre cette abomination. Regardant le visage que fait
Berling-Badinter alors que son client, Bontemps, s’apprête à se faire couper la tête pour un crime qu’il n’a pas commis, regardant ce visage, on souffre avec lui et on comprend qu’à partir de ce
moment-là, celui qui est aujourd’hui sénateur socialiste des Hauts de Seine n’aura de cesse de faire disparaître de notre code pénal ce droit officiel de tuer en temps de paix. Un combat qui, dans
la lignée des Schœlcher (abolitionniste de l’esclavage) fait de Robert Badinter l’un des hommes politiques les plus courageux et les plus illustres de l’histoire de France.
L’adaptation de l’œuvre est en
cours, avec Josiane Balasko dans le rôle de la concierge érudite. Sans préjuger du résultat, une chose est indispensable : le scénario doit conserver le haut niveau de langue
française qui fait la qualité de L’élégance du hérisson. Le second roman de Muriel Barbery, prix des libraires 2007, est un pur bijou de littérature. Les mots y sont ciselés, choisis,
assemblés avec talent et audace. On s’en délecte les neurones comme d’un plat de choix dans un restaurant gastronomique. A consommer sans modération, chaud, froid ou même réchauffé.
African footprint. « Empreinte de pied
africain ». Samedi 18 octobre, Patrick Sébastien nous a encore étonnés. Parmi les trouvailles, ce soie-là, une
troupe de jeunes danseurs-bruiteurs de Soweto : African footprint. Une équipe « rouge » et une « jaune ». Du vrai spectacle. Du genre qui donne ses
lettres de noblesse à la télévision publique. Car, en voyant ces jeunes sud-africains, j'ai aussitôt pensé, par contraste, à Koh Lanta (TF1) d'une part et Incroyables talents
(M6), d'autre part. Deux facettes de cette pseudo téléréalité qui envahit nos petits écrans, les gangrène chaque jour un peu plus. Du factice, de l'émotion préfabriquée, du vrai-faux spectacle où
les images sont montées, manipulées, tronquées pour correspondre à un produit calibré destiné à trouver sa place entre plusieurs écrans publicitaires.
Névroses sublimées. A l’inverse, Patrick Sébastien – dont on peut
critiquer le style mais qui, à l’instar d’un Michel Drucker, n’a jamais succombé aux sirènes de la télévision privée – est un formidable découvreur de talents. Il nous offre chaque mois du
spectacle vivant, où les artistes ne servent ni de faire-valoir, ni de sujet de dérision et de moquerie à des pseudo-juges, artiste hasbeen en mal de notoriété, transformant les
spectateurs – consentants- en complice d’un voyeurisme malsain ; un divertissement où ceux qui se produisent sont des artistes à part entière, qui ne sont pas là pour étaler devant des millions
de téléspectateurs consommateurs passifs leurs névroses sublimées par des images trafiquées.
Marques de rouge à lèvres sur la joue en sueur du boxeur. « Je les embrasse pour m’excuser du mal que je
leur fais ». Cette phrase de Nong Toom, champion travesti de boxe thaïlandaise - interprété par Asanee Suwan - dans Beautiful boxer résume à elle seule le film qui a clos dimanche 12 octobre le 3e festival de films gays et lesbien d’Orléans : le contraste entre la violence de ce sport
et la tendresse profonde du héros.
« Alors, sans avoir rien que la force d'aimer, nous aurons dans nos mains, amis, le monde entier
». Quand on n'a que l'amour est, à mes yeux – et à mes oreilles – la plus belle
chanson d'amour du monde. Jacques Brel nous quittés il y a tout juste trente ans. J'avais 15 ans. Il aura fallu toute l'émotion de sa disparation pour que je découvre l’immense artiste qu’il était.
Avec un grand regret : ne pas l’avoir aimé suffisamment à temps pour pouvoir aller assister à un de ses concerts. Brel chantait avec ses tripes. Il disait même que je jour où il n’aurait pu envie
de vomir avant d’entrer en scène, il arrêterait d’en faire.| Février 2012 | ||||||||||
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